La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Pièce du boucher

Épisode n° 3 pour basculer dans l'optimisme actif… quelques pistes - 11/07/2017

Il est temps de changer de registre et d'inciter les organisateurs et les compagnies à explorer des modes résolument alternatifs. Le théâtre tel que nous le connaissons dans ses bâtiments et sa forme artistique a été conçu aux XIXe et XXe siècles et repose sur une certaine utilisation de l'énergie, une certaine ostentation de gaspillage qui ne sont plus soutenables. Lorsque Alain Léonard et...  

Épisode n° 2 Victime de son succès et de son aura le festival d'Avignon vit un accroissement de l'inconfort à rebours des intentions - 08/07/2017

Un cercle vicieux peut il être rompu ? Le festival couplé avec tous les problèmes de circulation associés (embouteillages, nervosité des conducteurs) est probablement un monstre énergétique. Sur un mode qui n'est pas simplement anecdotique, le spectateur se montre inquiet devant les climatisations, tous les dispositifs de réfrigérations qui ont un effet de réchauffements violent et de pollutions...  

Épisode n° 1 - Le festival d'Avignon à l'heure de l'accord de Paris sur le climat - 07/07/2017

Avignon Off n'est plus la joyeuse improvisation voulue par Alain Léonard et Julien Blaine qui accueillait déjà pas moins de trois ou quatre cent spectacles. La formule est simple et lui a permis de durer. Elle repose sur le bénévolat, sur le soutien du public, et aussi quelquefois très discret du festival officiel (notamment lors de la direction de Bernard Faivre d'Arcier). Comme le rappelait...  

Le festival d'Avignon à l'heure de l'accord de Paris sur le climat… Pour un plan "Planète Avignon" - 05/07/2017

Les rues historiques d'Avignon vont connaître dans la foulée du festival officiel la frénésie annuelle de son festival Off de théâtre, un des principaux marchés mondiaux du spectacle vivant. Une foultitude de spectacles (1500 en 2017) y est présentée. De ces spectacles que l'on verra partout dans les mois prochains en France (du moins pour ceux qui auront trouvé des acheteurs et des diffuseurs)...  

Lettre ouverte à un monsieur tout gris - 04/12/2015

Je suis par hasard tombée sur un article du quotidien "Le Progrès", en date du 13 novembre 2015, dans lequel Laurent Wauquiez proposait, dans le cadre des élections régionales, de "fermer les formations fantaisistes comme celles des métiers du cirque et des marionnettistes"... Je n'ai pas pu m'empêcher de réagir face aux propos de Monsieur Wauquiez... Jusqu’à quand allons-nous devoir répéter que...  

François Rancillac, serviteur de l'État - 07/10/2015

Nous étions à la présentation de saison du Théâtre de l’Aquarium et nous sommes bien tristes d’apprendre que pour le moment la situation de François Rancillac et de son équipe n’a pas vraiment bougé. Englué dans une décision (a priori arbitraire de la DGCA) qui mettrait fin au formidable travail de toute une équipe, le théâtre attend. Il attend que le Ministère de la Culture et le gouvernement se...  

Avignon selon Barnabé ou le massacre des innocents - 10/07/2015

Ça y est ! La foule revient en nombre. Mais ne nous voilons pas la face pour autant. Alors que certains spectacles affichent complets ("Célimène et le cardinal", succès Avignon 2014), d’autres envisagent d’arrêter pour cause de salles complètement vides ("Loustic ou les ambivalences d’un leader charismatique"). Avignon, c’est le miroir aux alouettes et ça peut être dur, très dur… Côté In, tout...  

Avignon selon Barnabé ou le drame du moustique-tigre - 08/07/2015

C’est terrible, ils sont partout. Ils nous sucent jusqu’au sang et ne semblent jamais repus. De plus en plus, ce fléau s’abat sur Avignon et son festival. Et chaque année, le nombre de ces moustiques-tigres augmente. Résultat : les compagnies en ressortent souvent exsangues… Une solution s’est donc imposée à nous : son nom est Barnabé et c’est notre super héros. Ces petites bébêtes ont des pattes...  

Fermer un théâtre est inadmissible... Fermer l'Aquarium serait une faute inexcusable ! - 01/07/2015

À l'annonce de la décision du gouvernement de révoquer l'actuel directeur François Rancillac d'ici l'été prochain, le monde de la culture se révolte. La décision est injuste, d'autant que le bilan affiché est positif. François Rancillac avait quitté la direction de La Comédie de Saint-Étienne qu'il co-dirigait au côté de Jean-Claude Berutti pour celle de l'Aquarium. En quelques années, ce metteur...  

Dites, c’est grave docteur ? - 06/05/2015

Ce matin, je me suis réveillée avec la gueule enfarinée, le ventre bourdonnant et surtout la mâchoire décrochée. J’ai donc appelé mon médecin pour qu’il vienne me la remettre en place. Il m’a demandé ce que j’avais mangé la veille… Je lui dis une pièce montée par Benjamin Guillard au Théâtre de l’Atelier. Ah ? répondit-il, et le morceau était-il trop dur ? Pensez-vous ! Avec Pennac et Saladin en...  
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À découvrir

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre

"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", Théâtre Essaïon, Paris

Reprise Il caracole à la tête de son troupeau de chevaux qu'il va vendre, béat à la pensée de son futur bénéfice. Michael Kohlhaas, héros du roman éponyme de Henrich von Kleist, aime les chevaux, la liberté et l'aisance.

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre
Un mauvaise douane, mauvaise farce, loi privée improvisée et vraie confiscation, le prive de sa liberté de circuler et de ses plus beaux chevaux. Perdant sa joie et raison de vivre, d'avanies en déconvenues, l'homme va demander justice, implorer, s'emporter, poursuivre les méchants, ignorer les pondérés, proclamer son droit, réclamer son dû, se faire justice.

Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.

Gilbert Ponté est seul en scène. Dans son adaptation du récit, il est rayonnant, scintillant de tous les états d'âme du personnage. Il est aussi, tour à tour, tous les personnages, tous les paysages, tous les rythmes et sensations, dans l'immédiateté du geste.

Jean Grapin
13/10/2017
Spectacle à la Une

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

"F(l)ammes", Maison des Métallos, Paris, puis tournée

Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple
Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.

Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.

Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.

Jean Grapin
15/10/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016