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Paroles & Musique

L'ancien café des bouchers de la Villette se met à la chanson - 03/04/2013

La chanson en rêvait, Serge Hureau l'a fait... Le 4 avril sera inauguré le premier lieu culturel entièrement dédié aux répertoires de la chanson. Le Hall, Centre National du Patrimoine de la Chanson, ouvrira ses portes au Pavillon du Charolais (1), ancien café des bouchers de la Villette qui a successivement abrité le TILF puis Le Tarmac. Depuis plus de vingt ans, Serge Hureau - que nous...  

Rover, le vagabond des cordes vocales - 13/02/2013

Rover est de retour... de retour de voyages. Après s'être baladé de pays en aventures musicales, d'un retour forcé en France, Timothée Régnier naissait Rover. C'était en 2008. Depuis le "géant" songwriter a peaufiné son univers musical et aiguisé ses particularités vocales. Nous l'avons vu sur scène fin janvier à Auxerre et rêvé pour lui d'une Victoire. Celle-ci ne fut pas au rendez-vous mais...  

Victoires de la Musique 2013 - 08/02/2013

En direct... Radio Victoires... Les professionnels parlent aux professionnels... Épisode 28 ! Après une édition 2012 marquée par la reconnaissance tardive mais ô combien justifiée de Hubert-Félix Thiéfaine, Jean-Louis Aubert et Catherine Ringer, 2013 semble plus tournée vers les révélations puisqu'on en trouve 8 parmi les 33 artistes "nominées". Cette vingt-huitième cérémonie des Victoires de la...  

Yalta Club : Un cocktail pop-rock aux saveurs californiennes - 06/02/2013

Novembre 2012... La Ruda tire sa révérence... Le Silex d'Auxerre est enfin officiellement labellisée "Scène de Musiques Actuelles"... et, en première partie de cette soirée mémorable, Yalta Club (ex Stones Popes), groupe français parisien, marque les esprits et pose un premier doigt de pied dans la cour des grands ! Au départ, il y a neuf ans, étaient les Stones Popes... Groupe qui se forme à...  

Isabelle Aubret, entre légèreté et puissance, une voix au cœur de l'émotion - 15/01/2013

Le week-end des 15-16 décembre 2012, le cabaret de L'Escale à Migennes recevait, pour deux concerts, Isabelle Aubret. Salle comble dans ce cabaret mythique qui organisera une grande fête en mars 2013 liée à son incroyable histoire : celle d'une ancienne salle de music-hall qui a vu passer les plus grands noms de la chanson en son temps. Ces festivités seront aussi l'occasion de fêter les...  

Du chaos naissent les étoiles et de la scène naît Carmen Maria Vega - 23/11/2012

Du chaos naissent les étoiles et de la scène est née une chanteuse qui s'est affranchie du cliché réducteur de "Piaf Manouche" acquis lors de ses débuts en 2010 (nommée pour le Prix Constantin cette même année). Elle est de retour avec un nouveau disque (sorti au printemps) plus personnel, plus flamboyant et surtout un show au registre plus large (tant au niveau des textes que de la musique) et...  

Billie, un groove séduisant et sensuel comme un baiser électrique et envoûtant - 13/11/2012

Il y a des artistes qui jouent l'endurance et tiennent la distance sur les nombreuses et différentes scènes nationales où ils traînent leurs musicales guêtres. Billie, artiste encore peu connu - qui sortira son premier album au printemps prochain -, est de cette trempe-là... Et fut une belle et nouvelle découverte à la SMAC Le Silex d'Auxerre, le 26 octobre dernier. Jeune femme brune aux cheveux...  

Fred Pellerin, entre malice et tendresse, le conteux venu du Québec - 12/10/2012

Fred Pellerin, le jaseux québécois revient en France avec son nouveau spectacle "De peigne et de misère", le cinquième volet de sa saga où cette fois il nous présente Méo, le décoiffeur, "le cubiste de la frange", "le barbier de sévices", vivant toujours dans le village d'enfance de Fred Pellerin : Saint-Élie-de-Caxton. Saviez-vous que le patron des coiffeurs est Saint Ignace ! Avec l'accent...  

Victoires de la Musique 2012... Hubert-Félix Thiefaine, Catherine Ringer, Jean-Louis Aubert, Brigitte et Izia - 03/03/2012

Radio Victoires... Les professionnels parlent aux professionnels... 27e du nom ! Après l'échec du dédoublement l'année dernière, l'édition 2012 a subi une nouvelle refonte réunissant à nouveau "révélations" et talents confirmés. Près de quatre heures de show très parisien en direct sur France 2 et sur France Inter. C'est sur cette dernière que les commentaires furent les plus "croustillants"...  

Un petit coin de Paradis, contre un coin de parapluie... on ne perd pas au change ! - 01/03/2012

[Reprise.] Avec son bel accent argentin, Susana Lastreto, dans le rôle de meneuse de revue déjantée d’un improbable théâtre forain, raconte avec ses comparses - qui le sont tout autant (déjantés) - la vie en chansons d’un certain George B. Illustre personnage que le temps a réduit à l’état muséal d’une pipe, d’une moustache, d’une guitare, d’une chaise, quelques tics et quelques refrains. En...  
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À découvrir

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique

Reprise 2013, "À toi, pour toujours, ta Marie Lou", Théâtre Lucernaire, Paris

[2e Reprise] Né en 1942, Michel Tremblay est un auteur québécois touche à tout de théâtre, romans, chansons, scénarios, etc. Son premier succès, "Les belles sœurs" en 1968, traduit dans près de cinquante langues, a fait le tour du monde. Il est quelque peu oublié en France depuis.

Une comédie de mœurs où le comique purifie le tragique
"À toi, pour toujours, ta Marie Lou", œuvre de jeunesse (écrite en 1971), est présentée pour la première fois en France. Elle traite de la guerre impitoyable aggravée par la pauvreté qui règne au sein des familles. Le père qui boit (Yves Collignon), la mère qui accable (Cécile Magnet), les enfants qui se planquent. L’une, crâne et bravache (Sophie Parel), choisit la liberté ; l’autre (Marie Mainchin), repliée et craintive, choisit la sainteté. Les frères sont étrangement absents. Il est vrai que la mère tricote trop... Tous sont démangés par une envie de tuer.

La pièce pourrait n’être qu’une pochade prolétarienne, elle s’avère être une formidable machine théâtrale à la belle inventivité langagière. Elle est charpentée par des chassés croisés entre le passé et le présent, un peu comme le ferait un jeu de cartes dont les figures retomberaient invariablement sur le pique : une réussite qui ne réussirait jamais. Elle distribue les morceaux de bravoure aux comédiens et leur procure des manières de profondeur et d’humanité. Chacun a sa part de vérité.

Jean Grapin
15/12/2011
Spectacle à la Une

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...

Reprise 2013, "Marie Tudor", Le Lucernaire, Paris

Dans "Marie Tudor" de Victor Hugo, une reine et son amant sont emportés par le tourbillon mortel du désir et du pouvoir. Au rythme talentueux d’un bonimenteur, d’un bateleur, l’auteur, qu’il faut savoir découvrir hors de tout fatras patrimonial, enchaine les scènes et livre une extraordinaire lecture de la société. Le mépris exercé par la caste aristocratique, les ostracismes ordinaires, la foule instrumentalisée. L’auteur sait comme personne conjuguer archétypes et réalisme dans une tension dramatique croissante qui n’exclut pas le rire et la beauté.

Histoire d'une chute annoncée... Du monarque au tyran...
Le spectateur découvre comment, des salles du palais royal aux places de Londres plongées dans la nuit et le brouillard, se tissent les liens entre des personnes que tout sépare, découvre les effets de démultiplication dévastateurs que provoque l’idéal de vertu qui fonde un peuple... lorsque se cristallisent les forces de la raison d’État, de l’Amour confrontés à la jalousie, la cupidité, la voracité et la vengeance. L’histoire de Marie Tudor est celle d’une chute annoncée. Du monarque au tyran.

Marie Tudor se présente comme un conte populaire qui dévoile le dessous des cartes. Précis et toujours actuel…

Victor Hugo théorisa le drame, enfanta le théâtre populaire, le roman populaire et le roman policier. Il rêva peut-être le cinéma.

C’est cette intuition que Pascal Faber concrétise dans sa mise en scène. Avec une grande justesse et délicatesse dans la forme.

Jean Grapin
26/10/2011
Sortie à la Une

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !

Reprise 2013, "Moi, Caravage", Théâtre de la Gaîté Montparnasse, Paris

Lorsqu'une pièce rencontre son public, on a la chance de la voir reprise et prolongée. C’est le cas de "Moi, Caravage", une des réussites d’Avignon 2010, écrite et en partie interprétée par Cesare Capitani, dans le rôle-titre du célèbre peintre italien Michelangelo Merisi da Caravaggio (dit Caravage).

Quand Caravaggio nous est conté… la beauté fait rage !
A priori, la pièce n’avait pas tous les ingrédients pour soulever un tel enthousiasme. Ni décor, ni machinerie, une mise en scène réduite à son strict minimum : deux comédiens, un texte et une mise en lumière. Et c’est à peine s’il s’établit un dialogue entre les deux interprètes. Long soliloque (ou long monologue, au choix, ce n’est qu’une question de point de vue), le texte est essentiellement construit sous forme de narration, celle d’une vie poignante et passionnante, mais bien trop courte.

Si le plateau est rendu à sa plus simple expression, le jeu habile des lumières de Bernard Martinelli enserre les comédiens, baignés tour à tour par la noirceur des démons ou par l’aura des anges. Mais au-delà du bel hommage rendu aux fameux clairs-obscurs du peintre, les contrastes, loin de s’estomper, révèlent l’ange perfide ou le démon loyal qui habitent chacun de ses tableaux. Comme sa vie, l’œuvre de Caravaggio est dénuée de tout jugement moral, c’est ce qui fait (entre autres) la puissance et la modernité de son œuvre. Et avoir compris cela force déjà le respect du critique.

Sheila Louinet
23/02/2012