La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Paroles & Musique

Les Divalala… Délicieusement féminines, un rien féministe et surtout très "Femmes" - 28/01/2017

Elles sont ravissantes, taquines mais surtout leur art virtuose tient plus aux capacités de leur voix, à celle de réaliser des harmonisations réussies, le tout associées à l'espièglerie et au sérieux de leurs interprétations qu'à une quelconque fonction de cruches chantantes sur plateau télé ! C'est un trio au chœur féminin qui, durant une heure vingt, dans un univers aux reflets parfois...  

Nouveau spectacle Chanson Plus Bifluorée : Une cuvée spéciale... à fredonner sans modération - 06/01/2017

Issue de la fusion artistique du Gong du Balayeur et du Mécanophone (1985), le quatuor Chanson Plus Bifluorée poursuit depuis 1997* sa belle aventure vocale et musicale en trio. Ainsi, depuis plus de vingt-cinq ans, ils pratiquent à merveille l'art du détournement (qui fut l'apanage à la Belle Époque de nombreux chansonniers), les reprises de classiques et la création de compositions...  

Barber Shop Quartet… L'art sublimé et tellement désopilant de la chansonnette a cappella - 06/10/2016

Reprise ! C'est frais, joyeusement impertinent et gaiement irrespectueux… À la quintessence de l'humour, de l'harmonie vocale et de la gestuelle burlesque. Comme un doux et délicieux nectar, cela se déguste lentement, les oreilles grandes ouvertes, les zygomatiques en parfait état de fonctionnement et le cerveau disponible aux intelligentes mélodies et autres chansonnettes… Le nez est fleuri,...  

Concert exceptionnel et unique des Yeux Noirs pour l'Association Coline en Ré - 30/09/2016

La musique sauve des enfants, tel est la baseline de Coline en Ré. Pour cela, l'association sollicite la musique au plus haut niveau pour sauver des enfants en danger. C'est en soutien aux actions menées que le groupe "Les Yeux Noirs" se produira le 10 octobre aux Folies Bergère pour une soirée caritative. Créé par Éric et Olivier Slabiak en 1992, Les Yeux Noirs associe, depuis le début, un...  

● Avignon Off 2016 ● Petit voyage musical, à la fois festif et intime, dans l'univers de Brel - 27/07/2016

Après avoir connu un joli succès l'année dernière à Avignon, Jef, ses amis Jacky et Pierre, personnages échappés des chansons de Jacques Brel, sont de retour pour cette nouvelle édition du Off. Création de Sebastião Saramago, "J'vous ai apporté des bonbons" est un voyage original et surprenant au pays du poète bruxellois pour une rencontre musicale et théâtrale avec trois "amis" typiquement...  

Voyage au bout de la nuit avec Rodolphe Burger - 17/02/2016

Dans le silence vespéral de la nuit des marécages de Whitefish Lake, un cerf nous regarde majestueux. Ses yeux sont troubles comme l'eau de cette maudite rivière, dans laquelle nous allons peut-être y laisser la peau. "Kid tu sais? The river wants to trap me!". Mon appareil est prêt et moi aussi. Billy surveille les alentours pâteux de la barque. Il y a sûrement des crocodiles dans cette garbure...  

Sanseverino prend un nouvel envol du côté du bluegrass, façon "Papillon"… - 11/01/2016

"Papillon", tel est le titre du nouvel album de Sanseverino et de sa tournée. Un spectacle musical tout droit inspiré de ses souvenirs d'enfance en matière de lecture. En effet, "Papillon", alias Henri Charrière, est le surnom d'un forçat du bagne de Cayenne, né en 1906 en Ardèche. Son récit d'aventures et d'évasion autobiographique fut un best-seller en librairie en 1969. Sanseverino, après...  

Barcella : Entre chansons intimistes mélodiques et titres slamés poétiques - 21/11/2015

Barcella joue à 20 h 30 ce vendredi 13 novembre 2015 à Saint-Lô, dans la Manche, dans le cadre du festival "Les Rendez-Vous Soniques". C'est sous de vifs sourires que le public ressort de la salle arborant un bonheur partagé suite à la très réussie prestation de l'artiste. Cette bouffée d'humanité, de plaisir musical et partage culturel, hélas, ne sera que de courte durée. À peine sortis dans le...  

Le Toulouse Con Tour : Art Mengo, Magyd Cherfi et Yvan Cujious… L’histoire d’un trio improbable ! - 30/10/2015

Pour monter ce répertoire, les trois chanteurs Toulousains ont mis en place une trame et sélectionné en priorité des artistes avant les titres. Parmi ces artistes repris : Carlos Gardel, Francis Cabrel, Pierre Perret, Nino Ferrer, Pierre Vassiliu, Les Fabulous trobadors, sans oublier Claude Nougaro et bien d’autres… L’idée initiale était également qu’ils soient accompagnés uniquement par...  

Détour scénique avec la pétillante Billie, fille de Peter Pan ! - 26/10/2015

La chanteuse Billie fait partie du noyau musical Lyonnais. Son premier album "Le Baiser", sorti en 2014, suivi d’une tournée, l’a installée directement sur la nouvelle scène française. Elle est rapidement repérée suite à son passage au Chantier des Francofolies de La Rochelle ainsi qu’aux Transmusicales de Rennes. Mélodique est sans doute le terme qui qualifie le mieux la chanteuse, tant...  
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À découvrir

"Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !

"Le Mariage de Figaro ou la folle journée", Théâtre Le Ranelagh, Paris

Reprise S'ils œuvrent avec excellence dans l’univers des spectacles Jeune Public*, les Nomadesques savent aussi nous régaler avec quelques classiques "revisités". Après le très western "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare en 2010, les voici de retour sur la scène du Ranelagh avec un très coloré "Mariage de Figaro" de Beaumarchais à la tonicité revigorante.

La fin de l'Ancien Régime est proche quand Pierre Augustin Caron de Beaumarchais écrit en 1784 "Le Mariage de Figaro". Après la Révolution de 1789 (et l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août), plus rien ne sera comme avant. Beaumarchais l'avait bien pressenti et Marivaux avant lui. Le théâtre ici aussi, sous ses aspects de farce, marque au fer rouge la disparition d'un monde, celui des privilèges et du système monarchique où des relents de féodalité subsistaient encore.

Marivaux rêve et écrit l'utopie d'une inversion des classes dans "L'île des esclaves" en 1725 où le valet prenait la place du maître et le maître se retrouvait à la merci du valet. Mais l'absence du savoir brise l'utopie. Beaumarchais ne tombe pas dans le piège et, hardie anticonformiste, aventurier et libertin, fait de son valet Figaro un contestataire cultivé maîtrisant le langage et donc à même de s'opposer au comte Almaviva, son maître... Duel à fleurets mouchetés pour qu'un beau épouse sa belle sans que vilaine noblesse y exerce droit de cuissage et pour qu'amoureuse mais vengeresse comtesse punisse mari volage.

Gil Chauveau
15/02/2015
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles

"Stavanger", Studio Hébertot, Paris

Qui est-elle ? Florence Bernstein, avocate… mais encore ? Lui, Simon, qui est-il ? Ex, réel ou futur suicidé ferroviaire ? A-t-il tué sa mère ? Est-elle une amante ou une sœur ? S'aiment-ils ? Iront-ils à Stavanger ? Tout cela est-il bien réel ?

J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles
Répondre à ces questions reviendrait à dévoiler une histoire qui repose sur un mystère construit notamment sur les réponses à ces interrogations. Le texte d'Olivier Sourisse est le type même de ceux dont on ne peut pas parler, au risque de glisser vers la fin et dévoiler la "surprise" finale… Découverte qui ferait perdre, au spectateur, l'intérêt principal de cette étrange pièce.

Ainsi donc, nulle réponse vous aurez. Mais il vous sera bon de savoir que Stavanger, improbable destination dont nos protagonistes se découvrent un goût commun de villégiature, est un petit port norvégien dont les sites touristiques sont aussi nombreux que ceux de Randaberg sa voisine, hormis peut-être sa spectaculaire falaise et son musée du pétrole. Ceci étant dit, son ciel étoilé et pur est sans aucun la douce image virtuelle que nous laisse la pièce en sortant de la salle.

Une fois mis de côté le titre à la consonance scandinave, les premières répliques posent très vite une situation peu banale où une avocate à la réussite sociale acquise réussit à convaincre un jeune homme au succès suicidaire inachevé de ne pas rester allonger sur des rails où le passage régulier de trains n'est pas inhabituel. Cela posé, se met en place une mécanique des relations toute en nuances, même dans leurs violences. Petit à petit, entre ces deux êtres solitaires, que rien ne semble a priori lier (quoique !), se construit une trame tissée des fils de l'écoute, de l'échange, de la découverte de l'autre, dessinant doucement mais sûrement l'inattendu dessin d'une réconciliation.

Gil Chauveau
25/01/2017