La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle





Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Théâtre

Témoignages et moments forts pendant les Molière...

Quelques interviews audio, agrémentées de petites confidences des primés. Confusions et brouhaha, mais petites perles interceptées à la volée…



Léa Drucker et Zabou Breitman © D.R.
Léa Drucker et Zabou Breitman © D.R.
À commencer par Zabou Breitman qui sortait tout juste de la représentation Jeux de scène de Victor Haïm. À ce moment-là, Lea et Zabou portaient toutes les deux leur perruque de la représentation. L’une jouait Gertrude, la metteuse en scène, l’autre l’actrice. Elles avaient eu la bonne idée d’inverser leur rôle. L’illusion a tellement bien fonctionné qu’au milieu de la précipitation, il y a eu une petite confusion… Comme quoi !

Zabou Breitman et Léa Drucker © D.R.
Zabou Breitman et Léa Drucker © D.R.
Puis, Léa Drucker, bien entendu, d’un naturel à toute épreuve. Fraîcheur et spontanéité caractérisent cette comédienne remarquable qu’on avait beaucoup aimé voir cette saison dans l’Amant de Harold Pinter, mis en scène par Didier Long au Théâtre Marigny.

Julien Sibre © D.R.
Julien Sibre © D.R.
Nous n’avons pu résister à l’envie ni au plaisir d’interviewer Julien Sibre. Énorme succès remporté pour le Repas des fauves (trois Molière tout de même !). Grosse surprise (apparemment) pour ce comédien, metteur en scène et adaptateur :

Catherine Hiegel © Gil Chauveau
Catherine Hiegel © Gil Chauveau
Catherine Hiegel, ancienne doyenne de la Comédie Française, a reçu le Molière de la comédienne pour la Mère, mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo. Une grande dame, sans amertume, pour qui il n’était pas question d’évoquer les sujets qui fâchent… et pas un soir de fête !

Peter Brook © Gil Chauveau
Peter Brook © Gil Chauveau
Peter Brook, bien entendu, qui a reçu le Molière d’honneur. Mais aussi celui du Théâtre musical pour Une flûte enchantée de Mozart, sa toute dernière mise en scène aux Bouffes du Nord. Émouvant. Très grand monsieur qu’on approche avec le plus grand respect. Nous avons été heureux de pouvoir l’interviewer. Merci.

Et si c’était ça le mot de la fin. Avec Michel Galabru, cette année président d’honneur de la cérémonie, le ton est donné. Plus tout jeune, certes. Mais toujours aussi drôle et cocasse !

interview_de_michel_galabru,_realisee_pour_la_ceremonie_des_moliere_le_17_avril_2011.mp3 Interview de Michel Galabru, réalisée pour la cérémonie des Molière le 17 avril 2011.mp3  (2.78 Mo)


interview_de_zabou_breitman,_realisee_le_17_avril_2011_pour_les_moliere.mp3 Interview de zabou Breitman, réalisée le 17 avril 2011 pour les Molière.mp3  (9.78 Mo)

interview_lea_druker,_realisee_le_17_avril_2011pour_la_ceremonie_des_moliere.mp3 Interview Léa Druker, réalisée le 17 avril 2011pour la cérémonie des Molière.mp3  (5.33 Mo)

interview_de_julien_sibre,_realisee_le_17_avril_2011_pour_la_ceremonie_des_moliere.mp3 Interview de Julien Sibre, réalisée le 17 avril 2011 pour la cérémonie des Molière.mp3  (4.36 Mo)

interview_de_catherine_hiegel,_realisee_le_17_avril_pour_les_moliere_1_.mp3 Interview de Catherine Hiegel, réalisée le 17 avril pour les Molière(1).mp3  (626.08 Ko)

interview_de_peter_brook,_realisee_le_17_avril_2011_pour_la_ceremonie_des_moliere.mp3 Interview de Peter Brook, réalisée le 17 avril 2011 pour la cérémonie des Molière.mp3  (5.75 Mo)


Sheila Louinet
Vendredi 22 Avril 2011

Nouveau commentaire :

Théâtre | Avignon 2017 | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives





    Aucun événement à cette date.

Publicité



À découvrir

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre

"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", Théâtre Essaïon, Paris

Reprise Il caracole à la tête de son troupeau de chevaux qu'il va vendre, béat à la pensée de son futur bénéfice. Michael Kohlhaas, héros du roman éponyme de Henrich von Kleist, aime les chevaux, la liberté et l'aisance.

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre
Un mauvaise douane, mauvaise farce, loi privée improvisée et vraie confiscation, le prive de sa liberté de circuler et de ses plus beaux chevaux. Perdant sa joie et raison de vivre, d'avanies en déconvenues, l'homme va demander justice, implorer, s'emporter, poursuivre les méchants, ignorer les pondérés, proclamer son droit, réclamer son dû, se faire justice.

Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.

Gilbert Ponté est seul en scène. Dans son adaptation du récit, il est rayonnant, scintillant de tous les états d'âme du personnage. Il est aussi, tour à tour, tous les personnages, tous les paysages, tous les rythmes et sensations, dans l'immédiateté du geste.

Jean Grapin
13/10/2017
Spectacle à la Une

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

"F(l)ammes", Maison des Métallos, Paris, puis tournée

Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple
Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.

Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.

Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.

Jean Grapin
15/10/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016