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Théâtre

La chambre des merveilles… Acrobatie et humour en points d’orgue

"Wunderkammer - La chambre des merveilles", Parc de la Villette, Paris

"Wunderkammer" - qui signifie "chambre des merveilles" -, spectacle de la compagnie australienne Circa, allie force, adresse, beauté et humour dans des numéros acrobatiques de toute beauté, et réussit la fusion d'expressions artistiques différentes telles que danse, trapèze, théâtre, mât chinois et acrobaties, sur des mixes de musiques classique et électronique.



© Sean Young.
© Sean Young.
Le spectacle est découpé en scénettes aux aspects acrobatiques, physiques ou humoristiques, à caractère rapide ou lent, rythmé ou non, sensuel ou fort. Ce sont des jeux d’équilibres et de déséquilibres. Les mouvements physiques s’enchaînent dans des "lâchers prises" de toute beauté. Le physique s’associe aux mouvements artistiques qui sont à la fois courbes, tendus et relâchés.

Ce qui retient l’attention n’est pas forcément les acrobaties effectués, c’est aussi la beauté de chacune des figures, ainsi que cette "solidarité" où chaque interprète devient nécessaire, certes, pour la beauté du spectacle mais surtout pour la sécurité de chaque artiste. Un interprète retient un autre interprète, le met en exergue, met une touche de danger supplémentaire à son numéro tout en lui apportant une sérénité dans celui-ci. Il devient son pendant, son prolongement, une aide, un appui.

© Sean Young.
© Sean Young.
Ce sont des "lâchers prises", des corps qui s’escaladent parfois les uns sur les autres avec ce sentiment étrange que le corps de l’autre peut devenir une marche à écraser, un palier à franchir pour monter vers des sommets imaginaires bien que celui-ci devient aussi un allié, un appui pour y parvenir. Il n’y a pas de solo dans les acrobaties. Les seuls solos sont dans les numéros humoristiques où l’intimité est de mise.

Nous sommes dans une gymnastique de tous les instants où les corps deviennent agiles et forts avec deux versants opposés, celui du lancé et du relâché dans les mouvements. Tout est en opposition mais une opposition harmonieuse avec une musique très présente, à la fois Classique, Rock ou Pop Rock, qui donne au spectacle une atmosphère, un relief que l’on retrouve dans les acrobaties où cohabitent plusieurs tendances artistiques.

Le spectacle est beau, très bien mené dans chaque numéro acrobatique et l’étonnement tient lieu de compagnon de chaise du spectateur.

"Wunderkammer"

© Sean Young.
© Sean Young.
Spectacle créé par Yaron Lifschitz, The Circa Ensemble.
Mise en scène : Yaron Lifschitz.
Avec : Lewis West, Freyja Edney, Scott Grove, Valérie Doucet, Jarred Dewey, Todd Kilby, Alice Muntz.
Création lumières : Jason Organ.
Création costumes : Libby Mc Donnell.
Durée : 1 h 25.

Du 27 novembre au 30 décembre 2012.
Du mardi au samedi à 20 h 30, le jeudi à 19 h 30, dimanche à 16 h.
Relâches exceptionnelles les mardis 4 et 25 décembre.
Parc de la Villette, Grande Halle, Paris 19e, 01 40 03 75 75.
>> villette.com

© Sean Young.
© Sean Young.

© Sean Young.
© Sean Young.

Safidine Alouache
Mardi 11 Décembre 2012

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Accorder mémoire et souvenirs pour composer une nouvelle mélodie réconciliatrice

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[Reprise] Sur le fil tendu de l'émotion distillée par les nombreux questionnements sur nos chemins de vie et sur la volatilité de l'éther des souvenirs qui en émane, Julien Séchaud, après "Aimez-vous la nuit ?", nous offre un nouveau texte délicat et d'une toujours même profondeur : "Un mardi en novembre". Dans cette pièce mise en scène par Annie Vergne, l'absence et la mémoire sont les problématiques qui aideront à ressouder une famille désunie.

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Ici, la polyphonie des chœurs/cœurs prend le pas sur la dureté, l'âpreté du texte de Gogol
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Gil Chauveau
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Un hommage aux femmes résistantes qui ont surmonté la guerre et ses atrocités

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Un hommage aux femmes résistantes qui ont surmonté la guerre et ses atrocités
Au départ, il y a une femme : Gisèle Giraudeau. Arrêtée en 1944 pour faits de résistance à Nantes, complice de son frère - Joseph Fraud, grande figure de la résistance et ami de Libertaire Rutigliano. Elle a écrit un témoignage bouleversant en 2000 qui relate son parcours du jour de son arrestation à la Libération. Elle y raconte sa jeunesse (elle a 20 ans quand elle est arrêtée), son entrée en résistance et l’amitié immense qu’elle a tissée avec celle qui deviendra sa "meilleure amie de déportation" : Marcelle Baron.

Et puis il y a Marcelle baron, déjà arrêtée, jetée dans un placard dans les bureaux de la Gestapo où Gisèle va la rejoindre quelques heures plus tard.

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À ne pas manquer où que vous soyez !

La Rédaction
25/02/2015