Connectez-vous S'inscrire

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Pas de culture sans droits sociaux - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle





Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Théâtre

La chambre des merveilles… Acrobatie et humour en points d’orgue

"Wunderkammer - La chambre des merveilles", Parc de la Villette, Paris

"Wunderkammer" - qui signifie "chambre des merveilles" -, spectacle de la compagnie australienne Circa, allie force, adresse, beauté et humour dans des numéros acrobatiques de toute beauté, et réussit la fusion d'expressions artistiques différentes telles que danse, trapèze, théâtre, mât chinois et acrobaties, sur des mixes de musiques classique et électronique.



© Sean Young.
© Sean Young.
Le spectacle est découpé en scénettes aux aspects acrobatiques, physiques ou humoristiques, à caractère rapide ou lent, rythmé ou non, sensuel ou fort. Ce sont des jeux d’équilibres et de déséquilibres. Les mouvements physiques s’enchaînent dans des "lâchers prises" de toute beauté. Le physique s’associe aux mouvements artistiques qui sont à la fois courbes, tendus et relâchés.

Ce qui retient l’attention n’est pas forcément les acrobaties effectués, c’est aussi la beauté de chacune des figures, ainsi que cette "solidarité" où chaque interprète devient nécessaire, certes, pour la beauté du spectacle mais surtout pour la sécurité de chaque artiste. Un interprète retient un autre interprète, le met en exergue, met une touche de danger supplémentaire à son numéro tout en lui apportant une sérénité dans celui-ci. Il devient son pendant, son prolongement, une aide, un appui.

© Sean Young.
© Sean Young.
Ce sont des "lâchers prises", des corps qui s’escaladent parfois les uns sur les autres avec ce sentiment étrange que le corps de l’autre peut devenir une marche à écraser, un palier à franchir pour monter vers des sommets imaginaires bien que celui-ci devient aussi un allié, un appui pour y parvenir. Il n’y a pas de solo dans les acrobaties. Les seuls solos sont dans les numéros humoristiques où l’intimité est de mise.

Nous sommes dans une gymnastique de tous les instants où les corps deviennent agiles et forts avec deux versants opposés, celui du lancé et du relâché dans les mouvements. Tout est en opposition mais une opposition harmonieuse avec une musique très présente, à la fois Classique, Rock ou Pop Rock, qui donne au spectacle une atmosphère, un relief que l’on retrouve dans les acrobaties où cohabitent plusieurs tendances artistiques.

Le spectacle est beau, très bien mené dans chaque numéro acrobatique et l’étonnement tient lieu de compagnon de chaise du spectateur.

"Wunderkammer"

© Sean Young.
© Sean Young.
Spectacle créé par Yaron Lifschitz, The Circa Ensemble.
Mise en scène : Yaron Lifschitz.
Avec : Lewis West, Freyja Edney, Scott Grove, Valérie Doucet, Jarred Dewey, Todd Kilby, Alice Muntz.
Création lumières : Jason Organ.
Création costumes : Libby Mc Donnell.
Durée : 1 h 25.

Du 27 novembre au 30 décembre 2012.
Du mardi au samedi à 20 h 30, le jeudi à 19 h 30, dimanche à 16 h.
Relâches exceptionnelles les mardis 4 et 25 décembre.
Parc de la Villette, Grande Halle, Paris 19e, 01 40 03 75 75.
>> villette.com

© Sean Young.
© Sean Young.

© Sean Young.
© Sean Young.

Safidine Alouache
Mardi 11 Décembre 2012

Nouveau commentaire :

Théâtre | À l'affiche | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | CédéDévédé | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Trib'Une | Archives | Concerts & Lyrique




S'identifier

Dans la boutique

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.





Publicité



À découvrir

En tournée : Voyage poétique sur les îles romantiques du Lion

"Des voyageurs dans ta voix... Ferré", Théâtre Traversière, Paris

[Reprise] Interpréter Ferré, la belle affaire, et au féminin qui plus est ! De Pia Colombo à Mama Béa, Renée Claude, Ann Gaytan, Juliette Gréco, Catherine Ribeiro, Sapho, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, etc., la liste est longue et le résultat à l'appréciation de chacun. Mais ici, c'est Sandra Aliberti qui pose avec délicatesse sa voix et son interprétation sur l'univers poétique de Léo en choisissant, non pas de sortir les griffes sur les coups de gueules célèbres du lion, mais de poser plutôt pattes et cœur de velours sur les mots les plus sensibles et les plus tendres de celui qui écrivit "L'Amour Fou".

En tournée : Voyage poétique sur les îles romantiques du Lion
Comédienne, danseuse, chanteuse, Sandra Aliberti a fait d'emblée le choix de la féminité et, parcourant son chemin passionné sur les mots du monégasque révolté devenu toscan, a choisi sa face la plus méconnue en sélectionnant des chansons et des textes où la poésie se dévoile sur une trame romantique, sensible et presque amoureuse... laissant ainsi se reposer l'anarchiste qui portait sa révolte d'une voix insoumise et libertaire.

Se basant sur une interprétation quasi millimétré, maîtrisé mais extrêmement sensible et en nuances d'émotions, Sandra Aliberti joue la phrase intime, tisse sur les mots du poète (des poètes) une frise sensible, posant sa voix d'un voile aérien sur chaque note. Le fil musical de son chant se pare d'une délicate rythmique où pointe de fins silences où naissent l'émotion de la femme découvrant la poétique amoureuse.

L'univers chanté ainsi créé nous fait redécouvrir la fracture sensible des "Romantiques", de "La solitude" ou de "L'Amour Fou". La relecture "tout en retenue", mais non dénuée d'une certaine sensualité, de certaines chansons profite de la présence savamment dosée de Bertrand Ravalard au piano et de Lionel Mendousse au violon avec lesquels, comédienne oblige, elle établie une complicité et un jeu, dessinant ainsi une légère mais réelle théâtralité au voyage poétique et féminin qui nous emmène sur les îles romantiques du Lion qui déclarait : "Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche..."

Gil Chauveau
14/01/2012
Spectacle à la Une

Ici, la polyphonie des chœurs/cœurs prend le pas sur la dureté, l'âpreté du texte de Gogol

"Dîtes-moi que je rêve", Théâtre Daniel Sorano, Vincennes (94)

Effectuer une nouvelle "lecture" du "Journal d'un fou" de Gogol n'est pas en soi une performance exceptionnelle tant cette pièce fait l'objet de l'intérêt régulier de nombreux metteurs en scène. Mais lorsque cette relecture passe par le filtre d'une jeune compagnie qui nous gratifia précédemment d'une adaptation plus qu'originale - et jubilatoire - de "La Surprise de l'amour" de Marivaux, il fut une quasi évidence pour nous de nous y intéresser... Et grand bien nous en fît !

Ici, la polyphonie des chœurs/cœurs prend le pas sur la dureté, l'âpreté du texte de Gogol
Traiter de la folie de l'homme n'est pas chose aisée, tant au théâtre qu'au cinéma, et le "Journal d'un fou" de Nicolas Gogol contient tous les ingrédients de la difficulté : le récit à la première personne, l'absence de récitant extérieur, la trame narrative au jour le jour, la perte des repères spatio-temporels, etc.

C'est dans la réponse à ces difficultés que va résider le génie de cette adaptation par la Compagnie Le Fil a tissé. Entre rêve et folie, la mise en scène de Gaëlle Hermant (assisté d'Aude Macé) nous invite à visiter une des strates de la folie émergente du personnage : univers décalé plein poésie et d'humanité mais surtout plein de questionnements existentiels d'une cruelle et violente modernité.

Gil Chauveau
14/02/2014
Sortie à la Une

Le Petit Poucet version cailloux blancs, harmonica et fraises Tagada !

"Il était une fois... le Petit Poucet", Le Lucernaire, Paris

Après avoir passé avec succès l'été à Avignon, Le Petit Poucet s'installe au Lucernaire. Dans une version revisitée du conte de Charles Perrault, écrite par Gérard Gelas et mis en scène par Emmanuel Besnault, la dynamique compagnie L'Éternel Été nous propose un conte moderne, revisité en mode délirant et humoristique, à l'énergie communicative qui ravira enfants et parents.

Le Petit Poucet version cailloux blancs, harmonica et fraises Tagada !
Il était une fois un très vieux marquis qui a été le petit Poucet mais qui a complètement perdu la mémoire… Il était une fois des valets, prêts à toutes les ruses pour aider leur vieux maître à raconter son histoire… Il était une fois des parents pas très futés, des frères vraiment pas gentils, un ogre pas tout à fait végétarien, une forêt pas accueillante du tout, un loup-garou pas trop effrayant, une fée très tête en l'air, un roi pas très sympathique, une princesse un peu énervée, et une lavandière en mission secrète…

Il était une fois une troupe de sept comédiens, musiciens, chanteurs, bien décidés à vous entraîner dans ce tourbillon de joie ! Il était une fois un décor qui tourne, qui tourne, à la recherche des souvenirs d'enfance perdus… Il était une fois une heure de gags, de chansons et de rires, au service d'un conte traditionnel comme vous ne l'avez jamais vu.

Gil Chauveau
27/12/2014