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RV du Jour

Épisode 2 : Jacques Gamblin : "L'improvisation, c'est un autre muscle..."

Épisode 2

Deuxième épisode de notre interview réalisée avec Jacques Gamblin en ce moment au Centquatre avec "1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes". La leçon est toujours aussi intense... surtout quand il nous parle d'improvisation... Écoutez, c'est du petit lait.



© Pascal Gely.
© Pascal Gely.
Dans cette partie, Jacques Gamblin nous donne une leçon (sans tout à fait en être une) - mais tout de même la leçon est magistrale ! - sur ce qu’est l’improvisation et de l’intérêt d’un artiste d’accepter de se lâcher et de marcher sur une corde raide jusqu’à trouver le bon mot, le bon geste, le bon regard…

D’une exigence rare, l'artiste se livre sur la manière dont ses spectacles se "fabriquent" ou comment se mettre "dans l'impossibilité d'être dans la permanence de l'imprévu".

Deuxième partie à écouter sans modération !

Générique de l'interview composé et interprété par Pierre-Yves Plat.

>> Écouter la première partie
Deuxième Partie >>

jacques_gamblin,_partie_2,_itv.mp3 Jacques Gamblin, partie 2, itv.mp3  (4.62 Mo)



"1 heure 23’ 14’’ et 7 centièmes"

Textes : Jacques Gamblin.
De et avec : Jacques Gamblin et Bastien Lefèvre.
Chorégraphie et sélection musicale : Bastien Lefèvre.
Assistante à la mise en scène : Domitille Bioret.
Assistante à la chorégraphie : Catherine Gamblin-Lefèvre.
Scénographie : Alain Burkath.
Lumières : Laurent Béal.
Costumes : Marilyne Lafay.
Staff d'entrainement : Anne Bourgeois et Yannick Hugron.
Son : Marc de Frutos.
Durée : 1 h 20.

Du 12 au 24 janvier 2016.
Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.
Le Centquatre-Paris, Salle 400, Paris 19e, 01 53 35 50 00.
>> 104.fr

Tournée
26 et 27 janvier 2016 : Théâtre Anthea, Antibes (06).
31 janvier 2016 : Théâtre municipal Ducourneau, Agen (47).
3 au 6 février 2016 : Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées, Toulouse (31).
9 février 2016 : Théâtre municipal, Cahors (46).
11 février 2016 : Le Théâtre - Scène nationale, Narbonne (11).
19 février 2016 : Théâtre Jean Arp, Clamart (92).
29 février 2016 : L’Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).
3 et 4 mars 2016 : Théâtre municipal, Grasse (06).
8 mars 2016 : Théâtre de l’Olivier, Istres (13).
10 mars 2016 : Théâtre Casino, Le Locle (Suisse).
15 et 16 mars 2016 : Théâtre Beausobre, Morges (Suisse).
18 et samedi 19 mars 2016 : Maison des Arts du Léman, Thonon-les-Bains (74).
22 et 23 mars 2016 : Le Carré, Les Colonnes, Saint-Médard-en-Jalles (33).
25 mars 2016 : Espace culturel Capellia, La Chapelle-sur-Erdre (44).

Sheila Louinet
Mardi 19 Janvier 2016

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À découvrir

"Le Mariage de Figaro" par les Nomadesques... Le choix du burlesque pour dépeindre le grotesque des cuistres !

"Le Mariage de Figaro ou la folle journée", Théâtre Le Ranelagh, Paris

Reprise S'ils œuvrent avec excellence dans l’univers des spectacles Jeune Public*, les Nomadesques savent aussi nous régaler avec quelques classiques "revisités". Après le très western "Beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare en 2010, les voici de retour sur la scène du Ranelagh avec un très coloré "Mariage de Figaro" de Beaumarchais à la tonicité revigorante.

La fin de l'Ancien Régime est proche quand Pierre Augustin Caron de Beaumarchais écrit en 1784 "Le Mariage de Figaro". Après la Révolution de 1789 (et l'abolition des privilèges dans la nuit du 4 août), plus rien ne sera comme avant. Beaumarchais l'avait bien pressenti et Marivaux avant lui. Le théâtre ici aussi, sous ses aspects de farce, marque au fer rouge la disparition d'un monde, celui des privilèges et du système monarchique où des relents de féodalité subsistaient encore.

Marivaux rêve et écrit l'utopie d'une inversion des classes dans "L'île des esclaves" en 1725 où le valet prenait la place du maître et le maître se retrouvait à la merci du valet. Mais l'absence du savoir brise l'utopie. Beaumarchais ne tombe pas dans le piège et, hardie anticonformiste, aventurier et libertin, fait de son valet Figaro un contestataire cultivé maîtrisant le langage et donc à même de s'opposer au comte Almaviva, son maître... Duel à fleurets mouchetés pour qu'un beau épouse sa belle sans que vilaine noblesse y exerce droit de cuissage et pour qu'amoureuse mais vengeresse comtesse punisse mari volage.

Gil Chauveau
15/02/2015
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Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
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Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
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J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles

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J'aimerais tant voir Stavanger... En écoutant chanter les étoiles
Répondre à ces questions reviendrait à dévoiler une histoire qui repose sur un mystère construit notamment sur les réponses à ces interrogations. Le texte d'Olivier Sourisse est le type même de ceux dont on ne peut pas parler, au risque de glisser vers la fin et dévoiler la "surprise" finale… Découverte qui ferait perdre, au spectateur, l'intérêt principal de cette étrange pièce.

Ainsi donc, nulle réponse vous aurez. Mais il vous sera bon de savoir que Stavanger, improbable destination dont nos protagonistes se découvrent un goût commun de villégiature, est un petit port norvégien dont les sites touristiques sont aussi nombreux que ceux de Randaberg sa voisine, hormis peut-être sa spectaculaire falaise et son musée du pétrole. Ceci étant dit, son ciel étoilé et pur est sans aucun la douce image virtuelle que nous laisse la pièce en sortant de la salle.

Une fois mis de côté le titre à la consonance scandinave, les premières répliques posent très vite une situation peu banale où une avocate à la réussite sociale acquise réussit à convaincre un jeune homme au succès suicidaire inachevé de ne pas rester allonger sur des rails où le passage régulier de trains n'est pas inhabituel. Cela posé, se met en place une mécanique des relations toute en nuances, même dans leurs violences. Petit à petit, entre ces deux êtres solitaires, que rien ne semble a priori lier (quoique !), se construit une trame tissée des fils de l'écoute, de l'échange, de la découverte de l'autre, dessinant doucement mais sûrement l'inattendu dessin d'une réconciliation.

Gil Chauveau
25/01/2017