© Christophe Raynaud de Lage.
Une petite voix d'enfant (ou pas), au verbe généreux, accueille le public dans une ambiance lumineuse et un décor coloré. Ainsi est la méduse "électrique" luminescente, posée en suspension dans son aquarium, qui nous accompagnera tout le long du spectacle et dont le rôle salvateur apparaîtra à la fin, mais nous ne vous le révélerons pas… Mystère… À vous le découvrir ! Le préambule étant consommé, elle donne le top départ au récit fictionnel (mais pas que) avec un tendre "Un petit bisou et on démarre !".
Intérieur nuit, salle polyvalente au petit matin, un homme dort sur le sol… Ceci n'est pas une méduse, c'est Bobby, membre du club Les amis de mer, allongé sur un gonflable rouge pétant figurant un homard. Levée exécutée, arrivée des autres membres. Dans un élan typiquement associatif, une collation (verre de cidre) est proposée au public, ce dernier étant là dans son hypothétique et potentiel rôle d'assemblée présente à une réunion.
Le postulat étant planté, la narration nous fait découvrir les objectifs de l'association dont le principal est d'organiser de grands spectacles thématiques lors de soirées visant à réunir et réjouir la population villageoise. La prochaine sera axée sur la paella ou ne sera pas. L'organisation de cette dernière s'élabore dans une ambiance enthousiaste, chamarrée avec paillettes assumées, entre chanson interprétée en chœur et chorégraphies adaptées… le tout dans une démonstration festive et burlesque à seule fin d'affirmer la nécessité du vivre ensemble !
Intérieur nuit, salle polyvalente au petit matin, un homme dort sur le sol… Ceci n'est pas une méduse, c'est Bobby, membre du club Les amis de mer, allongé sur un gonflable rouge pétant figurant un homard. Levée exécutée, arrivée des autres membres. Dans un élan typiquement associatif, une collation (verre de cidre) est proposée au public, ce dernier étant là dans son hypothétique et potentiel rôle d'assemblée présente à une réunion.
Le postulat étant planté, la narration nous fait découvrir les objectifs de l'association dont le principal est d'organiser de grands spectacles thématiques lors de soirées visant à réunir et réjouir la population villageoise. La prochaine sera axée sur la paella ou ne sera pas. L'organisation de cette dernière s'élabore dans une ambiance enthousiaste, chamarrée avec paillettes assumées, entre chanson interprétée en chœur et chorégraphies adaptées… le tout dans une démonstration festive et burlesque à seule fin d'affirmer la nécessité du vivre ensemble !
© Christophe Raynaud de Lage.
Cette allégresse non feinte est brusquement interrompue par une annonce du maire, en une forme officielle et dramatique, de l'application des restrictions budgétaires gouvernementales à sa commune dont la conséquence immédiate est la fermeture, puis vente (à d'autres fins commerciales) de la salle polyvalente, cœur des joyeuses réunions divertissantes du village. Et là s'inscrit la signature spécifique du spectacle et de l'art théâtral du Mustang Collectif : associer des problématiques actuelles – dont les dérives de la politique culturelle en cours –, éminemment sérieuses, dans un format clownesque, frisant le psychédélique, l'abus de strass et le music-hall déjanté.
Face à la disparition de leur havre de jeu où se construisent leurs projets de divertissements, la résistance s'organise et le cabaret, initialement prévu avec des artistes embauchés, sera intégralement créé grâce aux ressources humaines et financières internes. Chacun, dans une naïve sincérité, va chercher à apporter, après hésitation et tâtonnement, le meilleur de lui-même, chantant, dansant, improvisant, trouvant leur force dans l'élan collectif… puisant une nouvelle énergie dans l'urgence et le dépassement de soi pour une liberté d'agir, d'oser, retrouvée.
Face à la disparition de leur havre de jeu où se construisent leurs projets de divertissements, la résistance s'organise et le cabaret, initialement prévu avec des artistes embauchés, sera intégralement créé grâce aux ressources humaines et financières internes. Chacun, dans une naïve sincérité, va chercher à apporter, après hésitation et tâtonnement, le meilleur de lui-même, chantant, dansant, improvisant, trouvant leur force dans l'élan collectif… puisant une nouvelle énergie dans l'urgence et le dépassement de soi pour une liberté d'agir, d'oser, retrouvée.
© Christophe Raynaud de Lage.
"Paëlla" est une œuvre populaire au sens noble, au sens fondamental et citoyen du terme. Agrémenté de chansons issues d'une variété française bien connue, de chorégraphies effectuées avec humour, mais très bien réglées, et des répliques hilarantes bien senties, la narration captive et l'ensemble des comédiennes et comédiens nous emportent dans leur aventure.
Leur enthousiasme débordant de générosité et leur évidente complicité adhèrent parfaitement au rythme d'enfer que la mise en scène (de Gabriella Rault, Claire Faugouin et Aurélien Fontaine) "soumet" au récit. La musique, avec notamment un "The Show Must Go On" (Queen, 1991) bienvenu, nous bouscule, mais finalement donne aussi envie au public de rire et de chanter.
Puisant dans l'art du masque grotesque propre à la Commedia dell'arte, aux effets clownesques espiègles et à une palette de jeu issue du cabaret et du music-hall, "Paëlla" est une aventure humaine et rurale réussie, parfois déjantée, souvent joyeusement décalée, mais toujours sensible et tendre, valorisant la solidarité et la puissance du collectif. Dans le contexte actuel, "porter haut" la valeur des moments partagés et la puissance salvatrice de la fête est déjà une forme de résistance !
◙ Gil Chauveau
Leur enthousiasme débordant de générosité et leur évidente complicité adhèrent parfaitement au rythme d'enfer que la mise en scène (de Gabriella Rault, Claire Faugouin et Aurélien Fontaine) "soumet" au récit. La musique, avec notamment un "The Show Must Go On" (Queen, 1991) bienvenu, nous bouscule, mais finalement donne aussi envie au public de rire et de chanter.
Puisant dans l'art du masque grotesque propre à la Commedia dell'arte, aux effets clownesques espiègles et à une palette de jeu issue du cabaret et du music-hall, "Paëlla" est une aventure humaine et rurale réussie, parfois déjantée, souvent joyeusement décalée, mais toujours sensible et tendre, valorisant la solidarité et la puissance du collectif. Dans le contexte actuel, "porter haut" la valeur des moments partagés et la puissance salvatrice de la fête est déjà une forme de résistance !
◙ Gil Chauveau
"Paëlla"
© Christophe Raynaud de Lage.
Texte : Gabriella Rault, Aurélien Fontaine, Claire Faugouin.
Mise en scène : Gabriella Rault, Aurélien Fontaine, Claire Faugouin.
Avec : Nusch Batut-Guiraud, Mathilde Bellanger, Louis Loutz, Myra Zbib, Aurélien Fontaine, Gabriella Rault.
Musique : Aurélien Fontaine.
Collaboration artistique et régie : Camille Monchy.
Création masques : Estelle Clément.
Scénographie : Agathe Roger (Interlude décors).
Production : Bureau des Paroles, Mustang Collectif.
Tout public à partir de 7 ans.
Durée : 1 h 20.
•Avignon Off 2026•
Du 4 au 21 juillet 2026.
Tous les jours à 21 h15. Relâche le jeudi.
Théâtre La Manufacture, L'Intra, 2, rue des Écoles, Avignon.
Réservation : 06 75 32 10 29/06 80 26 17 27.
>> Billetterie en ligne
>> lamanufacture.org
Mise en scène : Gabriella Rault, Aurélien Fontaine, Claire Faugouin.
Avec : Nusch Batut-Guiraud, Mathilde Bellanger, Louis Loutz, Myra Zbib, Aurélien Fontaine, Gabriella Rault.
Musique : Aurélien Fontaine.
Collaboration artistique et régie : Camille Monchy.
Création masques : Estelle Clément.
Scénographie : Agathe Roger (Interlude décors).
Production : Bureau des Paroles, Mustang Collectif.
Tout public à partir de 7 ans.
Durée : 1 h 20.
•Avignon Off 2026•
Du 4 au 21 juillet 2026.
Tous les jours à 21 h15. Relâche le jeudi.
Théâtre La Manufacture, L'Intra, 2, rue des Écoles, Avignon.
Réservation : 06 75 32 10 29/06 80 26 17 27.
>> Billetterie en ligne
>> lamanufacture.org