© Thomas Amouroux.
"Les Affamés", c'est une ambiance, une lumière, une scénographie, un rythme, une gestuelle, bref un cocktail artistique où la danse, le cirque, les chansons de rap et la musique se marient avec force et harmonie. Tout s'agence pour donner, au-delà des gestuelles et de la théâtralité des scènes, un sentiment dans lequel se mêle la sensation de voir une violence sourde alliée à une force qui s'attife d'une poésie où ce qui s'exprime rejoint un point de jonction entre l'humain et l'animal. Les protagonistes sont gouvernés par des pulsions dénuées d'humanité sans qu'ils puissent être taxés de sauvages. Ils prennent en effet différents visages expressifs, comme celui du rire sardonique ou de contentements presque enfantins.
Les lumières sombres de Louis Choisy apportent une touche extrêmement importante à la création, avec la voix puissante et enveloppée du rappeur londonien Gaika qui participent à une atmosphère de tension. Les costumes très caractéristiques de couleurs rouges et parfois noires habillent, dans de nombreuses scènes, nos protagonistes. Ceux-ci incarnent une violence habillée de l'empreinte de la mort.
Les lumières sombres de Louis Choisy apportent une touche extrêmement importante à la création, avec la voix puissante et enveloppée du rappeur londonien Gaika qui participent à une atmosphère de tension. Les costumes très caractéristiques de couleurs rouges et parfois noires habillent, dans de nombreuses scènes, nos protagonistes. Ceux-ci incarnent une violence habillée de l'empreinte de la mort.
© Thomas Amouroux.
Cette tension est aussi représentée par des figures d'opposition dans des tableaux qui s'enchaînent en tissant une trame dans laquelle les danseurs sont dans une configuration d'ensemble sans que chacun d'entre eux soit, à dessein, en communion. La solitude psychologique est leur compagnon. Ils sont un groupe, mais avant tout une bande, voire une meute quand un moment, on les voit et on les entend rugir tels des chiens ou des fauves face au public, comme se délectant de proies vivantes ou déjà mortes.
C'est un spectacle à plusieurs entrées. Marion Motin marie de façon remarquable la danse, la musique, le cirque et le chant. L'acrobatie aérienne, avec Quentin Signori, fait des apparitions qui contrebalancent la tension des tableaux. Il est ce point d'équilibre, découplé des uns et des autres, sauf au final où il embrasse tout le plateau avec ses figures aériennes.
Les chorégraphies se découpent en plusieurs tempos et configurations autour d'un couple de danseurs où viennent se greffer, selon les scènes, les autres artistes. Dans l'une d'elles, les gestiques et la gestuelle des membres supérieurs sont vives et rapides, suivies par des déplacements courts et hachés. Elles combinent précision et rapidité, où les membres inférieurs et supérieurs se découplent. Un moment, la chorégraphie devient virevoltante, presque joyeuse, quand les danseurs se mettent en cercle autour de Gaika qui chante, pour se retrouver à voltiger tous ensemble en cercle.
C'est un spectacle à plusieurs entrées. Marion Motin marie de façon remarquable la danse, la musique, le cirque et le chant. L'acrobatie aérienne, avec Quentin Signori, fait des apparitions qui contrebalancent la tension des tableaux. Il est ce point d'équilibre, découplé des uns et des autres, sauf au final où il embrasse tout le plateau avec ses figures aériennes.
Les chorégraphies se découpent en plusieurs tempos et configurations autour d'un couple de danseurs où viennent se greffer, selon les scènes, les autres artistes. Dans l'une d'elles, les gestiques et la gestuelle des membres supérieurs sont vives et rapides, suivies par des déplacements courts et hachés. Elles combinent précision et rapidité, où les membres inférieurs et supérieurs se découplent. Un moment, la chorégraphie devient virevoltante, presque joyeuse, quand les danseurs se mettent en cercle autour de Gaika qui chante, pour se retrouver à voltiger tous ensemble en cercle.
© Thomas Amouroux.
Gaika apporte de la profondeur avec sa voix grave et rauque. Chaque tableau est un moment fort où selon la gestuelle, la configuration scénique des artistes et leur nombre, ainsi que le tempo de la musique et le chant, racontent un bout d'histoire, l'ensemble des séquences devenant presque un film, inspiré de "Mad Max" de George Miller (1979) et de "Blade Runner" de Ridley Scott (1982).
La scénographie est composée d'un étage sur lequel le batteur et percussionniste anglais Clive Deamer est côté cour quand le guitariste du groupe Portishead, Adrian Utley, est côté jardin. Le mot "PARADISE" est affiché en grandes lettres lumineuses pour rapidement devenir "PRAISE" durant toute la représentation. À même le sol, il y a un tapis roulant sur lequel glissent, entre autres et selon les séquences, une moto avec une personne, la tête en arrière comme morte, habillée de son casque, des corps féminins dévêtus recroquevillés et un homme qui court. Cet élément devient un lieu de passage dans lequel les événements s'enchaînent et les êtres existent juste le temps de disparaître.
La force du spectacle est cet équilibre constant entre cinq disciplines artistiques qui deviennent sœurs, sans qu'aucune ne prenne à elle seule le gouvernail. Chaque art se met en relais et en écho des autres. Le chant rap s'immisce naturellement dans les chorégraphies, jouées sans réplique mais de façon théâtrale, quand la musique débute et que les acrobaties aériennes ponctuent leurs entrées.
Le spectacle est magnifique dans sa conception car il est à la fois poétique, intense et gracieux en mariant de façon audacieuse différents univers.
◙ Safidin Alouache
Spectacle vu le 22 mai 2026.
La scénographie est composée d'un étage sur lequel le batteur et percussionniste anglais Clive Deamer est côté cour quand le guitariste du groupe Portishead, Adrian Utley, est côté jardin. Le mot "PARADISE" est affiché en grandes lettres lumineuses pour rapidement devenir "PRAISE" durant toute la représentation. À même le sol, il y a un tapis roulant sur lequel glissent, entre autres et selon les séquences, une moto avec une personne, la tête en arrière comme morte, habillée de son casque, des corps féminins dévêtus recroquevillés et un homme qui court. Cet élément devient un lieu de passage dans lequel les événements s'enchaînent et les êtres existent juste le temps de disparaître.
La force du spectacle est cet équilibre constant entre cinq disciplines artistiques qui deviennent sœurs, sans qu'aucune ne prenne à elle seule le gouvernail. Chaque art se met en relais et en écho des autres. Le chant rap s'immisce naturellement dans les chorégraphies, jouées sans réplique mais de façon théâtrale, quand la musique débute et que les acrobaties aériennes ponctuent leurs entrées.
Le spectacle est magnifique dans sa conception car il est à la fois poétique, intense et gracieux en mariant de façon audacieuse différents univers.
◙ Safidin Alouache
Spectacle vu le 22 mai 2026.
"Les Affamés"
© Thomas Amouroux.
Chorégraphie, conception : Marion Motin.
Mise en scène : Marion Motin.
Assistant chorégraphe : Julien Ramade.
Assistant mise en scène : Alexis Sequera.
Avec : Gaika (rappeur et chanteur), Clive Deamer (batterie), Adrian Utley (guitare), Quentin Signori (acrobate aérien).
Danseuses et danseurs : Azuli Anastasio, Téo Cellier, Naomi Charlot, Lina Degelder, Chris Fargeot, Anne Fotso, Gaspard Guerault, Maharu Kumakawa, Jocelyn Laurent, Jay Jamandra, Marie-Lou Pivoteau, Martin Mauriès, Philomène Portebois.
Création musicale : Micka Luna.
Assistante : Ina Rodrikson.
Scénographie : Camille Dugas.
Création lumière : Louis Choisy.
Assistant : Cyrian Dard.
Costumes : Claude Payen De Lapierre.
Assistante : Lisa Leblanc.
Durée : 1 h 15.
Mise en scène : Marion Motin.
Assistant chorégraphe : Julien Ramade.
Assistant mise en scène : Alexis Sequera.
Avec : Gaika (rappeur et chanteur), Clive Deamer (batterie), Adrian Utley (guitare), Quentin Signori (acrobate aérien).
Danseuses et danseurs : Azuli Anastasio, Téo Cellier, Naomi Charlot, Lina Degelder, Chris Fargeot, Anne Fotso, Gaspard Guerault, Maharu Kumakawa, Jocelyn Laurent, Jay Jamandra, Marie-Lou Pivoteau, Martin Mauriès, Philomène Portebois.
Création musicale : Micka Luna.
Assistante : Ina Rodrikson.
Scénographie : Camille Dugas.
Création lumière : Louis Choisy.
Assistant : Cyrian Dard.
Costumes : Claude Payen De Lapierre.
Assistante : Lisa Leblanc.
Durée : 1 h 15.
© Thomas Amouroux.
A été représenté du 21 mai au 24 mai 2026.
Au Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1ᵉʳ.
>> chatelet.com
•Avignon Off 2026•
Du 4 au 12 juillet 2026.
Tous les jours à 16 h 15. Relâche le lundi.
Théâtre La Scala, Salle 600, 3, rue Pourquery de Boisserin, Avignon.
Réservation : 04 65 00 00 90.
>> Billetterie en ligne
>> lascala-provence.fr
Au Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1ᵉʳ.
>> chatelet.com
•Avignon Off 2026•
Du 4 au 12 juillet 2026.
Tous les jours à 16 h 15. Relâche le lundi.
Théâtre La Scala, Salle 600, 3, rue Pourquery de Boisserin, Avignon.
Réservation : 04 65 00 00 90.
>> Billetterie en ligne
>> lascala-provence.fr