© Rachid El Ouali.
Dès les premiers instants de la pièce, l'émotion est palpable grâce, en grande partie, aux lumières ocre et chaleureuses de Denis Schlepp et à la musique orientale de Fabien Martin. Trois élégants panneaux brillent de mille feux et côtoient de grands voiles projetant immédiatement le public vers l'Algérie et l'incontournable Constantine.
Puis, au fil du spectacle, les lumières se ternissent passablement autour de l'évocation de la guerre d'Algérie, du FLN, du communisme, mais ne tardent cependant pas à se rallumer rapidement via des clins d'œil à Albert Camus ou encore à l'éducation judéo-musulmane joyeusement chatoyante.
"Comme tu pleures, comme tu ris… C'était ça l'Algérie. Une anisette, mon trésor !
Et puis on est partis un peu comme des souris. Adieu parfums d'orangers, senteurs d'oliviers.
L'Algérie, c'est fini. À nous Villeurbanne, le béton et la France".
Puis, au fil du spectacle, les lumières se ternissent passablement autour de l'évocation de la guerre d'Algérie, du FLN, du communisme, mais ne tardent cependant pas à se rallumer rapidement via des clins d'œil à Albert Camus ou encore à l'éducation judéo-musulmane joyeusement chatoyante.
"Comme tu pleures, comme tu ris… C'était ça l'Algérie. Une anisette, mon trésor !
Et puis on est partis un peu comme des souris. Adieu parfums d'orangers, senteurs d'oliviers.
L'Algérie, c'est fini. À nous Villeurbanne, le béton et la France".
© Rachid El Ouali.
Il y a quelque chose de Roger Hanin et d'Enrico Macias chez Marc Samuel qui, dès les premiers instants de la pièce, captive le public par sa présence bien ancrée sur les planches. Plus tard, il se révélera tantôt narrateur, tantôt personnage, en ne perdant rien de son jeu juste et authentique. Sur le plateau épuré de décors superflus, il virevolte sobrement et élégamment en établissant une relation de confiance immédiate avec le public, en émaillant son jeu de tendresse et d'humanité émouvantes.
Très vite, à ses côtés, apparaît une bien jolie silhouette. Celle de la comédienne Magali Bonfils, chanteuse et directrice musicale aussi, que l'on retrouvera cet été au festival d'Avignon dans "La Plume et l'épée", ainsi que dans la reprise de "Caruso" aux côtés de Roberto Alagna.
Ici, c'est une mère chaleureuse et protectrice qu'elle incarne avec justesse. Une mère que l'on aimerait toutes et tous avoir ancrée dans la réalité et empêchant l'effondrement de son enfant. Tenace et concrète dans son jeu, Magali Bonfils séduit le public en habitant véritablement ce rôle de mère, sans démonstration ni ostentation, mais en la rendant largement crédible.
Les deux partenaires pétillent de mille feux dès leurs premiers échanges, entre tendresse, poésie et humour libérateur. En parvenant à ne pas seulement "se montrer ensemble", Marc Samuel, dans le rôle du fils, et Magali Bonfils dans celui de la mère, font exister un lien sincère fait d'écoute et de confiance mutuelle auréolées d'un amour sans failles.
La petite salle intimiste de la Scène Parisienne renforce particulièrement cet angle tout particulier, et octroie à ce récit autobiographique des échos universels fort émouvants.
Incontestablement touché par le jeu des deux comédiens complices, il est probable que le spectateur pourrait être encore plus sensible à des évocations moins linéaires du point de vue dramaturgique, ce qui apporterait à cette bien jolie pièce encore plus de saveur.
D'une sincérité incontestable, l'écriture reste par moments trop proche du simple témoignage personnel et peine à s'émanciper d'un simple registre narratif pour accéder à des moments d'émotions plus palpables encore, notamment lors des évocations historiques.
Mais "Mon Trésor", actuellement à l'affiche de la Scène Parisienne, a l'énorme mérite de mettre l'amour filial au sommet de l'affiche, cet amour maternel qui a fondé l'existence même de l'auteur et d'aucuns d'aucunes pourraient être jaloux(ses)…
Le tout est auréolé avec rigueur par la mise en scène de Raphaëlle Cambray, également comédienne, laquelle a décroché l'an dernier le Molière de la comédienne dans un second rôle pour la pièce de Jean-Philippe Daguerre, "Du charbon dans les veines".
◙ Brigitte Corrigou
Très vite, à ses côtés, apparaît une bien jolie silhouette. Celle de la comédienne Magali Bonfils, chanteuse et directrice musicale aussi, que l'on retrouvera cet été au festival d'Avignon dans "La Plume et l'épée", ainsi que dans la reprise de "Caruso" aux côtés de Roberto Alagna.
Ici, c'est une mère chaleureuse et protectrice qu'elle incarne avec justesse. Une mère que l'on aimerait toutes et tous avoir ancrée dans la réalité et empêchant l'effondrement de son enfant. Tenace et concrète dans son jeu, Magali Bonfils séduit le public en habitant véritablement ce rôle de mère, sans démonstration ni ostentation, mais en la rendant largement crédible.
Les deux partenaires pétillent de mille feux dès leurs premiers échanges, entre tendresse, poésie et humour libérateur. En parvenant à ne pas seulement "se montrer ensemble", Marc Samuel, dans le rôle du fils, et Magali Bonfils dans celui de la mère, font exister un lien sincère fait d'écoute et de confiance mutuelle auréolées d'un amour sans failles.
La petite salle intimiste de la Scène Parisienne renforce particulièrement cet angle tout particulier, et octroie à ce récit autobiographique des échos universels fort émouvants.
Incontestablement touché par le jeu des deux comédiens complices, il est probable que le spectateur pourrait être encore plus sensible à des évocations moins linéaires du point de vue dramaturgique, ce qui apporterait à cette bien jolie pièce encore plus de saveur.
D'une sincérité incontestable, l'écriture reste par moments trop proche du simple témoignage personnel et peine à s'émanciper d'un simple registre narratif pour accéder à des moments d'émotions plus palpables encore, notamment lors des évocations historiques.
Mais "Mon Trésor", actuellement à l'affiche de la Scène Parisienne, a l'énorme mérite de mettre l'amour filial au sommet de l'affiche, cet amour maternel qui a fondé l'existence même de l'auteur et d'aucuns d'aucunes pourraient être jaloux(ses)…
Le tout est auréolé avec rigueur par la mise en scène de Raphaëlle Cambray, également comédienne, laquelle a décroché l'an dernier le Molière de la comédienne dans un second rôle pour la pièce de Jean-Philippe Daguerre, "Du charbon dans les veines".
◙ Brigitte Corrigou
"Mon Trésor"
© Rachid El Ouali.
Texte : Marc Samuel en co-écriture avec Raphaëlle Cambray.
Mise en scène : Raphaëlle Cambray.
Avec : Magali Bonfils et Marc Samuel.
Scénographie : Pauline Gallot.
Bande son : Fabien Martin.
Lumières : Denis Schlepp.
Costumes : Agnès Falque.
Compagnie Samich-Michèle Loho.
Durée : 1 h 10.
Du 12 janvier au 1er avril 2026.
Lundi à 19h 30 et mercredi à 21 h.
La Scène Parisienne, Salle 2, 34, rue Richer, Paris 4e.
Téléphone : 01 42 46 03 63.
>> Billetterie en ligne
>> lasceneparisienne.com
Mise en scène : Raphaëlle Cambray.
Avec : Magali Bonfils et Marc Samuel.
Scénographie : Pauline Gallot.
Bande son : Fabien Martin.
Lumières : Denis Schlepp.
Costumes : Agnès Falque.
Compagnie Samich-Michèle Loho.
Durée : 1 h 10.
Du 12 janvier au 1er avril 2026.
Lundi à 19h 30 et mercredi à 21 h.
La Scène Parisienne, Salle 2, 34, rue Richer, Paris 4e.
Téléphone : 01 42 46 03 63.
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