© Morgane Dupré.
La fumée… Tiens ! Cela m'évoque Londres, le fog, mais surtout le décor de cette pièce, extrêmement bien restitué d'un quartier londonien insalubre et mal éclairé. Décor dans lequel a très vite plongé le public, venu nombreux, ce dimanche en matinée. "Les Oubliées de Londres" est le titre du spectacle que je viens, ici, vivement conseiller.
Ces "oubliées" de Londres sont cinq prostituées (recensées) assassinées par le légendaire tueur en série qui a semé la terreur des mois durant, serial killer nommé "Jack l'Éventreur".
Cinq femmes, dont peu se souciaient, qu'on appelait aussi les "cinq canoniques", retrouvées mortes à quelques semaines d'intervalle entre août et novembre 1888. 138 années se sont donc écoulées et ce dont je me souviens, en particulier, c'est de lui. Des cinq victimes, quasi rien ! "Shame on me" (honte à moi), pour rester dans le contexte londonien. Quand je pense que certains ou certaines politiques se demandent à quoi sert encore le spectacle vivant… S'attaquer à des thématiques comme la pauvreté, la prostitution ou la précarité, it's not fun et moins stylé que la rénovation de l'Élysée ! For sure.
Ces "oubliées" de Londres sont cinq prostituées (recensées) assassinées par le légendaire tueur en série qui a semé la terreur des mois durant, serial killer nommé "Jack l'Éventreur".
Cinq femmes, dont peu se souciaient, qu'on appelait aussi les "cinq canoniques", retrouvées mortes à quelques semaines d'intervalle entre août et novembre 1888. 138 années se sont donc écoulées et ce dont je me souviens, en particulier, c'est de lui. Des cinq victimes, quasi rien ! "Shame on me" (honte à moi), pour rester dans le contexte londonien. Quand je pense que certains ou certaines politiques se demandent à quoi sert encore le spectacle vivant… S'attaquer à des thématiques comme la pauvreté, la prostitution ou la précarité, it's not fun et moins stylé que la rénovation de l'Élysée ! For sure.
© Bertrand Exertier.
Je m'égare dans ce brouillard du XXIᵉ siècle qui n'est finalement pas si éloigné de celui du XIXᵉ et de ces cinq femmes mortes auxquelles personne, et encore moins Scotland Yard, ne s'intéressait. Des femmes qui, en plus, étaient des prostituées. Qui pour en parler ? Pour s'apitoyer ? La police ? La reine (un peu) ? La famille ? Elles n'en avaient pas ou plus. Il aura fallu du temps pour que les médias sèment les dramatiques nouvelles et que de ces meurtres découlent quelques réformes, notamment redonner au quartier de Whitechapel des logements décents aux ouvriers.
Cette pièce est réussie pour sa modernité, non seulement pour mettre en lumière les thèmes précédemment cités, mais aussi pour sa mise en scène, son casting et sa drôlerie. Oui, car on rit, beaucoup même. Le rythme est soutenu, les comédiennes et comédiens s'en donnent à cœur et à corps joie. Ce n'est pas une mince affaire que d'endosser autant de rôles à la fois. Ils sont six sur scène et se partagent soixante-treize personnages. "Success" (pour rester dans l'english).
De Jack l'Éventreur, je me souviens. Ce tueur en série a souvent été évoqué. Je garde à l'esprit Londres et ce quartier malfamé, les films, les livres ou les séries B. Je me rappelle même des costumes déguisés pour faire peur en soirée. Je me remémore des histoires qui effrayaient et les couvertures sous lesquelles je me cachais. Je n'avais pas oublié Jack l'Éventreur, mais jamais personne ne m'avait raconté les prostituées. Cent trente-huit années auront suffi pour que ces cinq femmes, prostituées rêvant à mieux que la misère et la pauvreté, soient mises en lumière.
Au Palais des Glaces, six magnifiques artistes sur scène offrent, à ces cinq victimes, cinq belles couronnes de beauté et un hommage en or afin de ne jamais plus les oublier.
Se souvenir, se rappeler, se remémorer, évoquer, garder à l'esprit… j'en passe et d'autres synonymes pour arriver à celui-ci : ne pas oublier. I have finished (pour clore ce papier).
◙ Isabelle Lauriou
* Citation de Gisèle Halimi.
Cette pièce est réussie pour sa modernité, non seulement pour mettre en lumière les thèmes précédemment cités, mais aussi pour sa mise en scène, son casting et sa drôlerie. Oui, car on rit, beaucoup même. Le rythme est soutenu, les comédiennes et comédiens s'en donnent à cœur et à corps joie. Ce n'est pas une mince affaire que d'endosser autant de rôles à la fois. Ils sont six sur scène et se partagent soixante-treize personnages. "Success" (pour rester dans l'english).
De Jack l'Éventreur, je me souviens. Ce tueur en série a souvent été évoqué. Je garde à l'esprit Londres et ce quartier malfamé, les films, les livres ou les séries B. Je me rappelle même des costumes déguisés pour faire peur en soirée. Je me remémore des histoires qui effrayaient et les couvertures sous lesquelles je me cachais. Je n'avais pas oublié Jack l'Éventreur, mais jamais personne ne m'avait raconté les prostituées. Cent trente-huit années auront suffi pour que ces cinq femmes, prostituées rêvant à mieux que la misère et la pauvreté, soient mises en lumière.
Au Palais des Glaces, six magnifiques artistes sur scène offrent, à ces cinq victimes, cinq belles couronnes de beauté et un hommage en or afin de ne jamais plus les oublier.
Se souvenir, se rappeler, se remémorer, évoquer, garder à l'esprit… j'en passe et d'autres synonymes pour arriver à celui-ci : ne pas oublier. I have finished (pour clore ce papier).
◙ Isabelle Lauriou
* Citation de Gisèle Halimi.
"Les Oubliées de Londres"
© Bertrand Exertier.
Autrice : Alexandra Bialy.
Metteuse en scène : Alexandra Bialy.
Assistant à la mise en scène : Jordan Topenas.
Avec : Dorothée Moreau, Benjamin Alazraki, Fabienne Tendille, Antoine Bordes, Alexandra Bialy et Léo Grêlé.
Création sonore et musicale : Dominique Mattei.
Lumières : Tristan Mouget.
Costumes : Christine Vilers.
Décors : François Iafrate.
Durée : 1 h 20.
Du 8 septembre au 30 décembre 2026.
Mardi et mercredi à 19 h, dimanche à 17 h.
Palais des Glaces, 37, rue du Faubourg du Temple, Paris 10ᵉ.
Téléphone : 01 42 02 27 17.
>> Billetterie en ligne
>> palaisdesglaces.com
Metteuse en scène : Alexandra Bialy.
Assistant à la mise en scène : Jordan Topenas.
Avec : Dorothée Moreau, Benjamin Alazraki, Fabienne Tendille, Antoine Bordes, Alexandra Bialy et Léo Grêlé.
Création sonore et musicale : Dominique Mattei.
Lumières : Tristan Mouget.
Costumes : Christine Vilers.
Décors : François Iafrate.
Durée : 1 h 20.
Du 8 septembre au 30 décembre 2026.
Mardi et mercredi à 19 h, dimanche à 17 h.
Palais des Glaces, 37, rue du Faubourg du Temple, Paris 10ᵉ.
Téléphone : 01 42 02 27 17.
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