© Fabien Débrabandère.
NDLR (1) à destination de celles et ceux que leur gentil papa ou leur gentille maman auraient omis naguère d'en faire état en oubliant de la glisser au creux de leurs oreilles d'adorables bambins réclamant avant de s'endormir une petite histoire, un bref rappel du conte des origines… Le substrat de ce roman familial freudien (sic) pourrait être résumé en quelques mots : Ma (belle) mère m'a tué, mon père m'a mangé, je me suis vengé… et tout va bien.
Affublée d'une paire de bottes prolongeant des jambes nues émergeant sous une chemise de nuit de collection, visage passé au blanc (de clown) surplombé d'une crête rouge, l'étrange créature – mi-effrayante, mi-hilarante – fait son apparition en empruntant tout naturellement le chemin des poutres métalliques surplombant le théâtre… Un espace que le clown en verve va s'employer à habiter en toute (in)conscience en faisant d'emblée éclater le quatrième mur afin d'inclure la salle et son public dans son délirium (cf. "Le délirium du papillon", l'un des volets du triptyque) aux allures débonnaires et aux résonances tragi-comiques. Lui et ses fantômes – deux en un pour dire la complexité inhérente à la nature humaine – ne vont alors avoir de cesse de présenter in situ la version remastérisée à leur sauce (c'est-à-dire à base d'hémoglobine concentrée) du fameux conte de Grimm.
Affublée d'une paire de bottes prolongeant des jambes nues émergeant sous une chemise de nuit de collection, visage passé au blanc (de clown) surplombé d'une crête rouge, l'étrange créature – mi-effrayante, mi-hilarante – fait son apparition en empruntant tout naturellement le chemin des poutres métalliques surplombant le théâtre… Un espace que le clown en verve va s'employer à habiter en toute (in)conscience en faisant d'emblée éclater le quatrième mur afin d'inclure la salle et son public dans son délirium (cf. "Le délirium du papillon", l'un des volets du triptyque) aux allures débonnaires et aux résonances tragi-comiques. Lui et ses fantômes – deux en un pour dire la complexité inhérente à la nature humaine – ne vont alors avoir de cesse de présenter in situ la version remastérisée à leur sauce (c'est-à-dire à base d'hémoglobine concentrée) du fameux conte de Grimm.
© Fabien Débrabandère.
Ames sensibles s'abstenir… D'ailleurs le programme de salle mentionne, non sans prudence, "déconseillé au moins de douze ans"… On ne "contera" pas, près de deux heures durant, le nombre de doudous sacrifiés sur l'autel de la dramaturgie fabulatrice… Innocents doudous décapités, explosés au couteau, exhibant leurs viscères à l'air et leur jugulaire tranchée avant d'être projetés dans le public comme des offrandes sacrées… NDLR (2) cependant, si d'aventure, sous l'effet d'une dénonciation de très mauvais goût, elle avait connaissance de ce carnage, rassurons l'honorable société protectrice des doudous : aucun de ceux présents sur scène ce soir-là n'a été maltraité… sans que n'ait été recueilli au préalable son consentement.
La "soirée pyjama", inaugurée par un premier jet de doudous, se poursuivra par la mise en actes sanguinolents du synopsis des frères Grimm, revus et corrigés.… Le sang des doigts coupés (pour de vrai… enfin pour de faux) de la première jeune femme très belle du père… La césarienne au couteau… La boule vagissante et sanguinolente du petit garçon naissant… Le chagrin du père pleurant la mort en couches de son épouse très belle et aux viscères à l'air avant d'être enterrées sous le genévrier, lui, priant de désespoir Dieu "personne ne lui ayant dit que ça ne servait à rien"… Le remariage du père (consolé) avec une marâtre qui, si elle aimait leur fille, détestait le petit garçon du premier mariage, mis dans une machine à laver et repassé à vif avec sa chemise…
Les tribulations du pauvre petit garçon mal aimé et autres péripéties hautes en couleur rouge écarlate se précipiteront, toujours exposées à deux voix se recouvrant, en s'étayant l'une l'autre ; paroles lénifiantes énoncées sur un ton enfantin contrastant avec la cruauté décomplexée qu'elles véhiculent. Double voix comme haut-parleur des tensions contradictoires traversant tout un chacun, tensions ici mises en lumière (surexposée) pour rendre hilarant le syndrome Docteur Jekill - Mister Hyde.
Gore c'est gore – ainsi de la blague (suisse…) de l'immolation par le feu du public, blague d'actualité incandescente aussitôt annulée que tentée – comme ligne directrice d'un projet artistique soigneusement "pansé" (cf. les trois volets de "Full Bronx") incluant les spectateurs comme complices consentants (ou pas…) de ce jeu iconoclaste à résonances plus qu'humaines. Le dernier quart d'heure de la performance – c'en est une, même si ses fils pourraient parfois faire figure de cordes – amplifie à l'envi les ressorts de la dramaturgie en nous réservant là une très, très belle surprise (que l'on ne révélera pas), clôturant en beauté ce délire d'hémoglobine… à déguster à plus soif.
◙ Yves Kafka
Vu le jeudi 22 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort (33).
La "soirée pyjama", inaugurée par un premier jet de doudous, se poursuivra par la mise en actes sanguinolents du synopsis des frères Grimm, revus et corrigés.… Le sang des doigts coupés (pour de vrai… enfin pour de faux) de la première jeune femme très belle du père… La césarienne au couteau… La boule vagissante et sanguinolente du petit garçon naissant… Le chagrin du père pleurant la mort en couches de son épouse très belle et aux viscères à l'air avant d'être enterrées sous le genévrier, lui, priant de désespoir Dieu "personne ne lui ayant dit que ça ne servait à rien"… Le remariage du père (consolé) avec une marâtre qui, si elle aimait leur fille, détestait le petit garçon du premier mariage, mis dans une machine à laver et repassé à vif avec sa chemise…
Les tribulations du pauvre petit garçon mal aimé et autres péripéties hautes en couleur rouge écarlate se précipiteront, toujours exposées à deux voix se recouvrant, en s'étayant l'une l'autre ; paroles lénifiantes énoncées sur un ton enfantin contrastant avec la cruauté décomplexée qu'elles véhiculent. Double voix comme haut-parleur des tensions contradictoires traversant tout un chacun, tensions ici mises en lumière (surexposée) pour rendre hilarant le syndrome Docteur Jekill - Mister Hyde.
Gore c'est gore – ainsi de la blague (suisse…) de l'immolation par le feu du public, blague d'actualité incandescente aussitôt annulée que tentée – comme ligne directrice d'un projet artistique soigneusement "pansé" (cf. les trois volets de "Full Bronx") incluant les spectateurs comme complices consentants (ou pas…) de ce jeu iconoclaste à résonances plus qu'humaines. Le dernier quart d'heure de la performance – c'en est une, même si ses fils pourraient parfois faire figure de cordes – amplifie à l'envi les ressorts de la dramaturgie en nous réservant là une très, très belle surprise (que l'on ne révélera pas), clôturant en beauté ce délire d'hémoglobine… à déguster à plus soif.
◙ Yves Kafka
Vu le jeudi 22 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort (33).
"La petite histoire qui va te faire flipper (tellement qu'elle fait peur)"
© Fabien Débrabandère.
Conte à frémir debout d'à(peu)près les frères Grimm.
Écriture et jeu : Emmanuel Gil (alias Typhus Bronx).
Mise en scène : Marek Kastelnik, assisté de Lisa Peyron.
Collaboration artistique : Lisa Peyron, Marek Kastelnik, Agnès Tihov.
Technique : Ludovic Pédoussaud.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
Durée : 1 h 45.
La trilogie "Full Bronx" – "Le Delirium du papillon", "La petite histoire qui va te faire flipper" et "Trop près du mur" – a été représenté du 21 au 23 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort, Scène Nationale Carré-Colonnes Saint-Médard-Blanquefort (33).
Tournée "La petite histoire qui va te faire flipper"
4 mars 2026 : Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).
8 mars 2026 : Maison de la Culture et des Loisirs, Beaucouzé (49).
14 mars 2026 : Espace Beausoleil - Centre Culturel, Pont Péan (35).
Du 7 au 16 mai 2026 : CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).
Tournée "Le delirium du Papillon"
28 janvier 2026 : Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).
6 février 2026 : Centre Culturel Jean Carmet, Mûrs-Erigné (49).
13 mars 2026 : Centre culturel, Noyal-sur-Vilaine (35).
15 mars 2026 : Théâtre Victor Hugo, Fougères (35).
19 mars 2026 : Centre Culturel Mosaïque, Le Mené (22).
20 mars 2026 : Centre Henri Queffélec, Gouesnou (29).
21 mars 2026 : Le Grain de Sel, Séné (56).
7 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).
18 et 19 avril 2026 : Festival des Arts de la Rue, Huy (Belgique).
25 avril 2026 : Espace Simone Signoret, Cenon (33).
26 mai 2026 : Langres (52).
27 et 28 juin 2026 : ACB - Scène Nationale, à Bar-le-Duc (55).
Écriture et jeu : Emmanuel Gil (alias Typhus Bronx).
Mise en scène : Marek Kastelnik, assisté de Lisa Peyron.
Collaboration artistique : Lisa Peyron, Marek Kastelnik, Agnès Tihov.
Technique : Ludovic Pédoussaud.
Déconseillé aux moins de 12 ans.
Durée : 1 h 45.
La trilogie "Full Bronx" – "Le Delirium du papillon", "La petite histoire qui va te faire flipper" et "Trop près du mur" – a été représenté du 21 au 23 janvier 2026 aux Colonnes de Blanquefort, Scène Nationale Carré-Colonnes Saint-Médard-Blanquefort (33).
Tournée "La petite histoire qui va te faire flipper"
4 mars 2026 : Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).
8 mars 2026 : Maison de la Culture et des Loisirs, Beaucouzé (49).
14 mars 2026 : Espace Beausoleil - Centre Culturel, Pont Péan (35).
Du 7 au 16 mai 2026 : CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).
Tournée "Le delirium du Papillon"
28 janvier 2026 : Théâtre de Gascogne, Mont de Marsan (40).
6 février 2026 : Centre Culturel Jean Carmet, Mûrs-Erigné (49).
13 mars 2026 : Centre culturel, Noyal-sur-Vilaine (35).
15 mars 2026 : Théâtre Victor Hugo, Fougères (35).
19 mars 2026 : Centre Culturel Mosaïque, Le Mené (22).
20 mars 2026 : Centre Henri Queffélec, Gouesnou (29).
21 mars 2026 : Le Grain de Sel, Séné (56).
7 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).
18 et 19 avril 2026 : Festival des Arts de la Rue, Huy (Belgique).
25 avril 2026 : Espace Simone Signoret, Cenon (33).
26 mai 2026 : Langres (52).
27 et 28 juin 2026 : ACB - Scène Nationale, à Bar-le-Duc (55).
© Fabien Débrabandère.
Tournée "Trop près du mur"
27 janvier 2026 : Un Chapiteau en Hiver, Bègles (33).
6 mars 2026 : La Palène, Rouillac (16).
7 mars 2026 : La Canopée, Ruffec (16).
10 mars 2026 : Espace Festif et Culturel Les Pierres Blanches, Saint-Jean-de-Boiseau (44).
12 mars 2026 : Espace Culturel Saint-Clément, Craon (53).
17 mars 2026 : Le Dôme - Centre Culturel, Saint-Avé (56).
18 mars 2026 : Centre Culturel Bleu Pluriel, Trégueux (22).
24 mars 2026 : L'Odyssée, Orvault (44).
25 mars 2026 : La Pléiade, La Riche (37).
27 mars 2026 : Sous les Pylônes (Cie Dodeka), Coutances (50).
8 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).
22 avril 2026 : Le Péglé, Mont de Marsan (40).
24 avril 2026 : La Manufacture Médocaine, Pauillac (33).
30 et 31 mai 2026 : Demandez nous la lune, Meisenthal (57).
2 juin 2026 : L'étincelle - scène de la communauté d'agglomération, Saint-Dié-des-Vosges (88).
4 juin 2026 : Centre Culturel La Ricamarie, La Ricamarie (42).
Du 15 au 17 avril 2026 : Full Bronx (les trois spectacles), Salle Le Monty, Genappe (Belgique).
27 janvier 2026 : Un Chapiteau en Hiver, Bègles (33).
6 mars 2026 : La Palène, Rouillac (16).
7 mars 2026 : La Canopée, Ruffec (16).
10 mars 2026 : Espace Festif et Culturel Les Pierres Blanches, Saint-Jean-de-Boiseau (44).
12 mars 2026 : Espace Culturel Saint-Clément, Craon (53).
17 mars 2026 : Le Dôme - Centre Culturel, Saint-Avé (56).
18 mars 2026 : Centre Culturel Bleu Pluriel, Trégueux (22).
24 mars 2026 : L'Odyssée, Orvault (44).
25 mars 2026 : La Pléiade, La Riche (37).
27 mars 2026 : Sous les Pylônes (Cie Dodeka), Coutances (50).
8 avril 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).
22 avril 2026 : Le Péglé, Mont de Marsan (40).
24 avril 2026 : La Manufacture Médocaine, Pauillac (33).
30 et 31 mai 2026 : Demandez nous la lune, Meisenthal (57).
2 juin 2026 : L'étincelle - scène de la communauté d'agglomération, Saint-Dié-des-Vosges (88).
4 juin 2026 : Centre Culturel La Ricamarie, La Ricamarie (42).
Du 15 au 17 avril 2026 : Full Bronx (les trois spectacles), Salle Le Monty, Genappe (Belgique).