© Pamisire.
Dans ce one-woman-show au titre racoleur et polysémique, créé en 2024, Audrey Perrin explose littéralement et hurle ce qu'est être une femme de cinquante ans. Elle ne mâche pas ses mots du haut de son humour frontal et sans filtre, loin de là ! Le ton est volontairement assumé, cash et parfois cru, loin pourtant de la provocation vulgaire gratuite ou du trash. La frontière était fine, cela dit, et l'ensemble aurait pu tomber largement dans l'écueil du grivois et de l'indécent. Mais c'était sans compter sans la démarche théâtralement sincère et ô combien expérimentée de la comédienne, et sans son talent… Au Théâtre, une certaine vérité conjuguée à une foi non moins transparente ne laissent jamais le spectateur indifférent.
Dans "Je ne simule plus", Audrey Perrin n'a plus envie de faire semblant. Encore une fois, le titre fonctionne à plusieurs niveaux, et dans cet acte créatif, elle monte sur les planches sans faux-semblants ni tromperie sur quiconque, à commencer par elle-même. Et elle exulte. Le public l'a bien compris, qui, à plusieurs moments, se reconnaît largement, surtout les femmes, bien entendu.
Dans "Je ne simule plus", Audrey Perrin n'a plus envie de faire semblant. Encore une fois, le titre fonctionne à plusieurs niveaux, et dans cet acte créatif, elle monte sur les planches sans faux-semblants ni tromperie sur quiconque, à commencer par elle-même. Et elle exulte. Le public l'a bien compris, qui, à plusieurs moments, se reconnaît largement, surtout les femmes, bien entendu.
© Pamisire.
Entre humour et confession intime, Audrey Perrin parle de toutes ces choses bien souvent tues, sans aucune censure, notamment autour du sexe et de l'acte sexuel. Ce pan intime de chacune et chacun d'entre nous dont on parle du bout des lèvres entre copines, par exemple, mais que l'on transfigure bien fréquemment, afin de dire que les choses "roulent correctement", alors que bien généralement ce n'est pas le cas.
Faire bonne figure, parce que le sexe occupe une place importante dans la vie, mais une place pour le moins paradoxale. Ras-le-bol de faire semblant. Alors Audrey Perrin a écrit ses maux intimes de femme, parce que ça va bien maintenant ! Sa coupe est archi-pleine de mots qui sautillent sans relâche comme des popcorns ! Avec Audrey Perrin, on est loin d'un Ovide, certes, pour qui la sexualité conjugale devient un art social, presque une rhétorique du plaisir et de la séduction.
La comédienne ose dire, avec un humour déjanté et hautement pétillant, ces espaces normés du sexe, de la ménopause ou de la libido et les hurle haut et fort. C'est jouissif… d'une grande maîtrise de jeu, à la frontière du militantisme par moments, et le public rit à gorge déployée. Entre mimiques et gestuelles d'une grande maîtrise clownesque, la comédienne nous emporte de façon virevoltante. Nos cinquante ans et plus redeviennent nos années de jeunesse, le sexe se partage savoureusement, la ménopause est légère, voire n'a jamais existé.
Et on rit d'un rire de connivence, de refoulement ou d'un simple rire naturel à travers lesquels la gravité du sujet n'a plus sa place, mais procure un espace de permission collectif salvateur. "Je ne simule plus" au Théâtre du Marais vous soulagera de certaines conventions. Cette femme sur le plateau, c'est sans doute un peu de vous aussi. La pantomime hilarante autour du clitoris ne vous laissera pas de marbre. Celle de l'évocation polysémique de la poitrine non plus, ni celle de l'expérience de la mammographie !
La musique salsa du début est à l'image de l'ensemble : confidentiellement libératoire et jubilatoire. Gageons toutefois que le message pourrait passer encore davantage si Audrey Perrin parvenait à moduler davantage le ton très aigu de sa voix, et à le tendre quelque peu vers moins de tonalités tonitruantes…
◙ Brigitte Corrigou
Faire bonne figure, parce que le sexe occupe une place importante dans la vie, mais une place pour le moins paradoxale. Ras-le-bol de faire semblant. Alors Audrey Perrin a écrit ses maux intimes de femme, parce que ça va bien maintenant ! Sa coupe est archi-pleine de mots qui sautillent sans relâche comme des popcorns ! Avec Audrey Perrin, on est loin d'un Ovide, certes, pour qui la sexualité conjugale devient un art social, presque une rhétorique du plaisir et de la séduction.
La comédienne ose dire, avec un humour déjanté et hautement pétillant, ces espaces normés du sexe, de la ménopause ou de la libido et les hurle haut et fort. C'est jouissif… d'une grande maîtrise de jeu, à la frontière du militantisme par moments, et le public rit à gorge déployée. Entre mimiques et gestuelles d'une grande maîtrise clownesque, la comédienne nous emporte de façon virevoltante. Nos cinquante ans et plus redeviennent nos années de jeunesse, le sexe se partage savoureusement, la ménopause est légère, voire n'a jamais existé.
Et on rit d'un rire de connivence, de refoulement ou d'un simple rire naturel à travers lesquels la gravité du sujet n'a plus sa place, mais procure un espace de permission collectif salvateur. "Je ne simule plus" au Théâtre du Marais vous soulagera de certaines conventions. Cette femme sur le plateau, c'est sans doute un peu de vous aussi. La pantomime hilarante autour du clitoris ne vous laissera pas de marbre. Celle de l'évocation polysémique de la poitrine non plus, ni celle de l'expérience de la mammographie !
La musique salsa du début est à l'image de l'ensemble : confidentiellement libératoire et jubilatoire. Gageons toutefois que le message pourrait passer encore davantage si Audrey Perrin parvenait à moduler davantage le ton très aigu de sa voix, et à le tendre quelque peu vers moins de tonalités tonitruantes…
◙ Brigitte Corrigou
"Je ne simule plus"
Texte : Audrey Perrin.
Avec : Audrey Perrin.
À partir de 16 ans.
Durée : 1 h 10.
Du 1ᵉʳ avril au 24 juin 2026.
Mercredi à 19 h 30.
Théâtre du Marais, 37, rue Volta, Paris 3ᵉ.
Téléphone : 01 71 73 97 83.
>> Billetterie en ligne
>> theatredumarais.fr
Avec : Audrey Perrin.
À partir de 16 ans.
Durée : 1 h 10.
Du 1ᵉʳ avril au 24 juin 2026.
Mercredi à 19 h 30.
Théâtre du Marais, 37, rue Volta, Paris 3ᵉ.
Téléphone : 01 71 73 97 83.
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