© Lucas Santos.
Lumière sombre sur quatre chaises au centre de la scène où sont disposés un chanteur (Ismael "El Bola"), une chanteuse (Rocío Luna), un guitariste (Francisco Vinuesa), un danseur (Alfonso Losa) et une danseuse (Paula Comitre). Le spectacle démarre avec Alfonso Losa. Seul sur scène, il semble défier, par son geste et ses postures, le vide pour exprimer son existence. Paula Comitre est dans la même approche, tous deux prenant possession de leur espace. À tour de rôle, de façon séparée au début puis en face à face, ils se confrontent.
Un duo naît entre eux où, dans une lumière sombre, ils se rejoignent dans un tempo ralenti. Leurs membres supérieurs ont des trajectoires angulaires, parfois plongeantes, avec des gestiques où le temps semble s'écouler doucement. De la distance et de la tension qui existaient précédemment, tout s'évanouit, le contact physique se nouant dans une complicité naissante puis assumée. Les gestuelles, de même intensité, sont unisexes.
Sans parler de modernité, celles-ci étant homogènes entre hommes et femmes depuis de nombreuses années, la représentation oscille entre une approche traditionnelle du flamenco avec chant, danse et guitare, et moderne, avec de façon continue, une présence scénique de même acabit pour les deux sexes. Paula Comitre et Alfonso Losa sont en reflet l'un de l'autre. Un moment, une jambe s'ouvre sur le côté pour former un arc de près de quatre-vingt-dix degrés avec le tronc. L'angle devient rotation pour laisser découvrir une chorégraphie où les mouvements sont, à dessein, ramassés. Les gestuelles, entre les deux artistes, s'enchaînent à tour de rôle ou parfois de manière synchronisée.
Un duo naît entre eux où, dans une lumière sombre, ils se rejoignent dans un tempo ralenti. Leurs membres supérieurs ont des trajectoires angulaires, parfois plongeantes, avec des gestiques où le temps semble s'écouler doucement. De la distance et de la tension qui existaient précédemment, tout s'évanouit, le contact physique se nouant dans une complicité naissante puis assumée. Les gestuelles, de même intensité, sont unisexes.
Sans parler de modernité, celles-ci étant homogènes entre hommes et femmes depuis de nombreuses années, la représentation oscille entre une approche traditionnelle du flamenco avec chant, danse et guitare, et moderne, avec de façon continue, une présence scénique de même acabit pour les deux sexes. Paula Comitre et Alfonso Losa sont en reflet l'un de l'autre. Un moment, une jambe s'ouvre sur le côté pour former un arc de près de quatre-vingt-dix degrés avec le tronc. L'angle devient rotation pour laisser découvrir une chorégraphie où les mouvements sont, à dessein, ramassés. Les gestuelles, entre les deux artistes, s'enchaînent à tour de rôle ou parfois de manière synchronisée.
© Lucas Santos.
Les taconeos sont rapides et très sonores. Les bras sont volontairement rigides, avec les coudes qui font souvent des angles droits. Les floreos, mouvements expressifs des mains et des doigts, accompagnent naturellement les taconeos quand les braceos, mouvements structurels des bras, posent une attitude distante entre les danseurs. Les gestuelles, très expressives, sont vives, sèches et peu amples. La tension est toujours présente, sauf dans une scène où l'ombre des danseurs se détache pour faire naître une intimité entre eux.
Ainsi, un tempo et une atmosphère autres habillent le spectacle, loin d'une technicité où la sonorité des taconeos faisait le rythme des solos. Là, une temporalité s'approche de la lenteur, avec une tension qui disparaît. Les chorégraphies sont accompagnées par la voix grave et profonde du cantaor Ismael "El Bola" et intense et légèrement mélodieuse de Rocío Luna.
Les émotions deviennent paroles quand elles n'étaient que corps jusque-là. La création d'Alfonso Losa et Patricia Guerrero nous plonge dans un duel qui devient duo et où leur relation s'inverse pour devenir complicité. Cette création est une belle rencontre chorégraphique où, entre tradition et modernité, le poing, symboliquement, s'ouvre pour se tendre vers l'autre, cet(te) inconnu(e) qui devient ami(e).
◙ Safidin Alouache
Ainsi, un tempo et une atmosphère autres habillent le spectacle, loin d'une technicité où la sonorité des taconeos faisait le rythme des solos. Là, une temporalité s'approche de la lenteur, avec une tension qui disparaît. Les chorégraphies sont accompagnées par la voix grave et profonde du cantaor Ismael "El Bola" et intense et légèrement mélodieuse de Rocío Luna.
Les émotions deviennent paroles quand elles n'étaient que corps jusque-là. La création d'Alfonso Losa et Patricia Guerrero nous plonge dans un duel qui devient duo et où leur relation s'inverse pour devenir complicité. Cette création est une belle rencontre chorégraphique où, entre tradition et modernité, le poing, symboliquement, s'ouvre pour se tendre vers l'autre, cet(te) inconnu(e) qui devient ami(e).
◙ Safidin Alouache
"Alter Ego"
© Lucas Santos.
Création : Alfonso Losa et Patricia Guerrero.
Danse : Alfonso Losa et Paula Comitre.
Chant : Rocío Luna et Ismael "El Bola".
Guitare : Francisco Vinuesa.
Durée : 1 h 10.
Le Festival Flamenco s'est déroulé du 16 juin au 5 juillet 2026 à la Villette.
Grande Halle, Salle Boris Vian, 211, avenue Jean Jaurès, Paris 19ᵉ.
>> lavillette.com
Danse : Alfonso Losa et Paula Comitre.
Chant : Rocío Luna et Ismael "El Bola".
Guitare : Francisco Vinuesa.
Durée : 1 h 10.
Le Festival Flamenco s'est déroulé du 16 juin au 5 juillet 2026 à la Villette.
Grande Halle, Salle Boris Vian, 211, avenue Jean Jaurès, Paris 19ᵉ.
>> lavillette.com