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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T04:18:46+01:00</updated>
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   <title>La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon</title>
   <updated>2023-05-09T11:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-fabrique-de-la-domination-sujet-de-Grand-ReporTERRE-7-au-Theatre-du-Point-de-Jour-de-Lyon_a3581.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72683304-50565052.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-08T07:49:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà le septième volet de cette série de "mise en pièces de l'actualité" imaginée par Angélique Clairand et Éric Massé, les deux codirecteurs du Théâtre du Point du Jour. Depuis 2020, à raison de deux créations par saison, ce rendez-vous est proposé au public lyonnais, avant de tourner en France et à l'étranger. Le principe est toujours le même. Les deux directeurs proposent à une artiste de créer un spectacle en co-conception avec une ou un journaliste et de s'emparer pour cela d'un thème actuel ou d'un questionnement social qui fait débat. Pour réaliser ces spectacles, le duo artiste-journaliste a une semaine de mise à disposition du théâtre et une enveloppe budgétaire qu'ils utilisent comme bon leur semble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565052.jpg?v=1683483304" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Tout le reste est laissé à leur totale liberté. Ces spectacles naissent ainsi de la combinaison de deux subjectivités : l'une plus artistique, l'autre plus analytique. Les six premiers opus de ces Grands ReporTERRE ont vu des thématiques fortes et variées : la Désobéissance civile, le Cyberféminisme (voir article RDS de janvier 21), les mouvements citoyens au Burkina Faso, l'Écologie et l'Énergie (article RDS de novembre 21), ainsi que des questionnements brûlants comme : faut-il séparer l'homme de l'artiste (voir article RDS de janvier 22), etc.       <br />
               <br />
       &quot;Grand ReporTERRE #7&quot; est l'occasion d'une rencontre entre Carole Thibaut et Lorraine de Foucher. La première est à la fois metteuse en scène, comédienne et directrice du Centre Dramatique National de Montluçon. C'est à elle que fut proposé ce principe de création. C'est elle aussi qui décida de placer cette création sous la bannière du large concept de &quot;La fabrique de la domination&quot;. Lorraine de Foucher est journaliste et réalisatrice. Elle travaille pour France télévision et pour le service enquête du Monde. Ses sujets de prédilection sont la violence, notamment celle faite aux femmes avec différentes enquêtes dont &quot;Féminicides&quot; pour le Monde et France 2. Les deux femmes ne se connaissaient pas avant cette rencontre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565053.jpg?v=1683483325" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il nous a fallu le temps de la rencontre. Ça prend du temps une rencontre. Ça tâtonne, ça cherche l'autre et l'écho de l'autre en soi. Il fallait défricher un possible terrain commun où faire germer ce sujet : la fabrique de la domination&quot;</span>, raconte Carole Thibaut.       <br />
              <br />
       C'est l'histoire de cette rencontre qui va servir de fil conducteur au spectacle. Et l'on assiste presque en direct à la fabrication de cette performance scénique, la création de cet objet théâtral à la fois informel, mais très construit. Les deux conceptrices, après avoir été à l'œuvre d'écriture, se retrouvent sur scène dans leur propre rôle, retraçant l'histoire de la découverte de l'autre, mais aussi et surtout du dévoilement de chacune de leur vie. Des vies qui semblent avoir été quasiment définies par le thème même du projet : &quot;la fabrique de la domination&quot;.       <br />
               <br />
       Dans cet échange, mis en scène simplement avec deux chaises de bistrot, quelques effets de lumière et quelques projections vidéo, il sera essentiellement question de la violence faite aux femmes. C'est un des sujets de prédilection que les deux femmes ont en commun dans leurs différentes carrières. Elles reviennent ainsi sur quelques enquêtes menées par Lorraine de Foucher : les féminicides, les violences du cinéma porno, les plaintes contre Patrick Poivre d'Arvor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mais ce qui fait originalité et divergence de ces enquêtes, c'est l'axe par lequel celles-ci nous sont racontées. Loin, très loin de l'objectivité journalistique si rebattue, le spectacle s'attache essentiellement au sensible, aux émotions, aux ressentis que la journaliste a vécus et vit encore lorsqu'elle enquête sur ces sujets graves et douloureux. Nous est révélé par le biais de questions-réponses ou par de courts monologues, les combats, les doutes et les frustrations parfois que ces investigations demandent ou provoquent.       <br />
              <br />
       Sous une apparence très simple, dépouillée et hétéroclite, le spectacle prouve, au fur et à mesure de son avancée, une réelle construction dramatique, un rythme qui évite toute lourdeur, toute sensation de longueur. Le jeu s'invite partout et Lorraine de Foucher, pour une première sur une scène de théâtre, est très touchante, très juste, très assurée. La mise en scène de Carole Thibaut est une belle réussite, car elle donne de la vie et même de l'humour à un sujet pourtant dramatique. En tant qu'interprète, elle est parfaitement à l'aise. Son passage dansé sur une chanson totalement misogyne apporte soudain un visuel violent qui marque.       <br />
               <br />
       La performance est belle, car elle apporte de l'eau au moulin de la lutte contre la domination masculine totale que nos sociétés perpétuent, mais belle également parce qu'elle est spectacle en cela qu'elle ne parle pas uniquement à l'intelligence mais aussi au sensible, aux corps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #7"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565084.jpg?v=1683483402" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en pièce de l'actualité : Carole Thibau et la journaliste Lorraine de Foucher.       <br />
       Avec : Carole Thibaut et Lorraine de Foucher.       <br />
       Création vidéo : Benoît Lahoz.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.        <br />
       Collaboration technique : Fabienne Gras, Thierry Pertière.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A été présenté les 3 et 4 mai 2023 au Théâtre du Point du Jour, Lyon 5e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mai et 11 mai à 20 h :</span> Théâtre Des Îlets - CDN, Montluçon (03).       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesilets.fr/evenement/grand-reporterre-7-la-fabrique-de-la-domination/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesilets.fr</a>       <br />
              <br />
       À lire aussi :       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grands-ReporTERRE-2-Une-exploration-eclairante-du-cyberfeministe_a2860.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #2&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Deadline-Voyage-climatique-entre-France-et-Allemagne-une-enquete-coup-de-poing_a3116.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #4&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Alternatives-et-resistances-pour-relever-le-defi-climatique_a3122.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #4 Action !&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-Reporterre-5-Faut-il-separer-l-homme-de-l-artiste_a3159.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #5&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-fabrique-de-la-domination-sujet-de-Grand-ReporTERRE-7-au-Theatre-du-Point-de-Jour-de-Lyon_a3581.html" />
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  <entry>
   <title>•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant</title>
   <updated>2019-07-23T10:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2019-Outside-Les-chattes-sur-un-toit-brulant_a2509.html</id>
   <category term="Avignon 2019" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35834799-32256814.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-23T09:55:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Suspendu par des harnais à des cordes d'alpiniste, un petit groupe revêtu de combinaisons noires tapisse d'immenses lés le mur du fond de L'Autre Scène du Grand Avignon. La gigantesque photographie reconstituée révèle deux jeunes femmes entièrement nues, le corps magnifiquement cambré, posant fièrement sur chacun des deux pans d'un toit dominant en arrière-plan les immeubles d'une métropole contemporaine. C'est par cette œuvre, que l'on attribue à Ren Hang, que le spectateur est accueilli.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256814.jpg?v=1563869649" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      Ainsi &quot;Outside&quot; se présente-t-il d'emblée comme la fête des corps sensuels mis à nu par l'objectif du dissident chinois faisant éclater le corset de la Chine psycho(f)rigide. La liberté des créations photographiques de l'artiste iconoclaste (non pas au sens premier de &quot;qui condamne le culte des images&quot;, mais au sens second de &quot;qui attaque violemment les traditions établies&quot;), esthète de l'art &quot;porno&quot; (sic) autant dans ses clichés que dans ses poèmes, l'exposera à une surveillance en règle de la part du régime politique de Pékin.       <br />
              <br />
       Un autre dissident, Russe celui-ci, Kirill Serebrennikov, actuellement assigné à Moscou pour un procès kafkaïen à qualifier de &quot;politique&quot;, met en scène les tableaux vivants de son ami chinois avec lequel des correspondances électives existent au-delà de son suicide. En effet, si la rencontre entre ces deux hommes est restée virtuelle, alors qu'une ébauche de projet théâtral était en cours, c'est que - à quarante-huit heures près - la mort par défenestration du Chinois en a interdit la réalisation.       <br />
              <br />
       Quand, sur une petite musique envoûtante jouée en live, la lumière ouatée se fait, baignant de sa douce étrangeté le plateau, un homme les jambes repliées devant lui regarde derrière une fenêtre donnant sur les toits. Comme dans un flash, le tableau d'Edward Hopper, Morning Sun - où une femme dans une posture similaire, figée dans la solitude, dirige son regard fixe vers une fenêtre, l'intérieur et l'extérieur étant saisis dans le même instant - se superpose. Énigmatique, l'ombre étalée aux pieds de l'homme va délivrer son secret.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256821.jpg?v=1563869684" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      La référence à l'allégorie de la caverne platonicienne pose les conditions de la liberté de l'être, condamné à l'enfermement dans un espace clos <span style="font-style:italic">&quot;tu ne vois que le mur du fond… tu ne vois que ton ombre… le savoir est dehors…&quot;</span>. Ombres et lumières, dédoublement du dissident Kirill Serebrennikov condamné à voir la vie de sa fenêtre ; et pensant, par l'avatar de son ombre, à l'existence interrompue de l'autre dissident, Ren Hang, photographiant ses sujets nus sur les toits avant de se défénestrer.       <br />
              <br />
       Si la rencontre n'a pu s'effectuer dans la réalité, elle sera rendue effective sur le plateau où le poète chinois mort revit dans un échange direct avec son metteur en scène, incarné lui aussi par un prodigieux comédien du Gogol Center, troupe de Kirill Serebrennikov &quot;retenu&quot; à Moscou. Les deux histoires à distance, réunies par la magie de la représentation, sont si intriquées que l'une répond à l'autre.       <br />
              <br />
       Les toits photographiés par le Chinois où hommes et femmes confondus s'adonnent au plaisir, un couple faisant l'amour au bord du vide, la police politique débarquant pour arracher la photo gigantesque du mur, la citation de Ren Hang &quot;la liberté, c'est quand tu es prêt à tout&quot;, et la perquisition manu militari de l'appartement du russe par le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, successeur du KGB soviétique) ne font qu'un.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256827.jpg?v=1563869725" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      La scène de la fouille de l'appartement moscovite, &quot;enrichie&quot; de celle du corps de son occupant, donne lieu à une chorégraphie esthétiquement époustouflante doublée d'un humour déconcertant. Le parti pris qui traversera toute la représentation, de créer du sublime avec les corps certes, magnifiquement dénudés et érotisés jusqu'à &quot;l'incan(in)décence&quot; gaiement assumée, mais aussi avec les moments dramatiques comme celui de la perquisition ou de la défenestration, tournée en envol poétique, est d'emblée palpable.       <br />
              <br />
       Voler et mourir, mourir et rester comme suspendu dans l'air flottant, s'élancer soi-même dans le vide en étant retenu par la main du poète mort pour éprouver la même sensation. Peur du noir et du vide, peur du vagin. Les niveaux d'interprétation, les sujets s'interpénètrent comme un regard poétique ouvrant l'imaginaire au réel et les confondant tous les deux dans le même mouvement.       <br />
              <br />
       D'autres fantômes sont convoqués comme celui du danseur russe Noureev (doté ici d'un faux gros cul pour mieux dire sa grâce intérieure), figure de proue de la marginalité libertaire et réalisateur du grand saut vers la liberté pendant la guerre froide, ou encore celui de ce photographe d'outre-Atlantique au travers du tableau d'une boîte berlinoise accueillant une cérémonie SM hard sur fond de musique techno.       <br />
              <br />
       D'autres tableaux encore, mettant en scène les shooting photos du poète chinois, montrent l'éclatante beauté des corps nus mis en exergue par des compositions florales à longues tiges, sous l'œil amusé et attendri de Ren Hang. Et même lorsque les deux artistes libertaires complices vont très loin dans l'évocation du corps exalté comme une source de plaisir et de beauté fragile (vagin s'ouvrant, anus papillon tremblant au rythme des vagues du tissu pelvien, bite érigée ou affaiblie par un filet de sang qui s'en écoule), ils évitent toute trivialité tant la transcendance poétique exalte le propos.       <br />
              <br />
       L'oppression du régime dictatorial - bien présente au travers du portrait tendre de la mère du poète protégée par le déni, de celui de l'imprimeur des photographies &quot;scandaleuses&quot; tremblant d'être poursuivi, ou encore la mention du Weibo chinois veillant &quot;à la moralité&quot; des contenus échangés - est facétieusement moquée par celui qui disait de ses œuvres qu'elles étaient comme des oiseaux vivants qui, sur le Cloud, continueraient à outrepasser les frontières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256834.jpg?v=1563869760" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      Cette mise en abyme de deux histoires de reclus politiques - celui qui met en scène, celui qui est mis en scène - s'entrelaçant dans un hymne à la liberté des corps et des esprits hors de tout tabou, où poétique et politique se confondent, où souffle un esprit d'avant-garde artistique hors normes, fera sans nul doute date dans l'histoire du festival… Comme restera ancré le salut final de la troupe du Gogol Center unie autour du grand absent et arborant un immaculé t-shirt frappé de l'inscription &quot;Free Kirill&quot; soulignant le portrait du mentor &quot;empêché&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Outside"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256839.jpg?v=1563869814" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kirill Serebrennikov (Moscou).       <br />
       Création 2019.       <br />
       Mise en scène, scénographie, dramaturgie : Kirill Serebrennikov.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anna Shalashova.       <br />
       Avec : Odin Lund Biron, Alexey Bychkov, Yang Ge, Gueorgui Koudrenko, Nikita Kukushkin, Julia Loboda, Daniil Orlov, Andrey Petrouchenkov, Andrey Poliakov, Evgeny Romantsov, Anastassia Radkova, Evgeny Sangadzhiev, Igor Sharoïko.       <br />
       Chorégraphie : Ivan Estegneev, Evgeny Kulagin.       <br />
       Musique : Ilya Demutsky.       <br />
       Costumes : Tatiana Dolmatovskaya.       <br />
       Lumière : Serguey Koucher.       <br />
       Spectacle en russe surtitré en français et anglais.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 23 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h, relâche le 18.       <br />
       <b>L'Autre Scène du Grand Avignon</b>        <br />
       Avenue Pierre de Coubertin, Vedène.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256876.jpg?v=1563870024" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité</title>
   <updated>2017-05-14T17:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Erich-von-Stroheim--une-allegorie-de-la-marchandisation-des-corps-de-la-standardisation-de-la-mediocrite_a1793.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/12903924-19700832.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-02T06:19:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur le plateau, dans la mise en scène de Stanislas Nordey, pour la pièce de Christophe Pellet "Erich von Stroheim", un paravent, ou plutôt un retable géant, s'ouvre et se ferme de manière répétitive. Lorsque le retable s'ouvre une femme et deux hommes apparaissent, dans une alternance de duos. Présentés dans une simplicité d'appareil. Elle est dominatrice. L'un est mûr et soumis et probable géniteur. L'autre a l'allure d'un éphèbe grec : c'est un apprenti.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12903924-19700832.jpg?v=1493699092" alt=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" title=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" />
     </div>
     <div>
      À l'évidence du texte, la scène se situe au sein d'une entreprise de production de films X. Le dialogue renvoie aux métiers de la pornographie. Et le personnage masculin qui trouve très beau l'uniforme d'officier germanique qu'il endosse pour ses prestations ignore tout de la biographie du vrai comédien allemand Erich von Stroheim qu'il évoque pour annoncer sa journée de travail… (Au spectateur attentif d'apprécier la violence de l'allusion).       <br />
              <br />
       La pièce montre un trio, en recherche de couple. Le texte de Christophe Pellet, au langage simple et direct, joue les antagonismes, refuse tout signe d'échange, de symbiose. S'y discerne une difficulté manifeste à dire une impossible enfance, une impossible tendresse, d'impossibles sentiments.       <br />
              <br />
       Les personnages sont prisonniers d'une chair sans imaginaire. Objets du regard, les comédiens sont contraints à une dureté du jeu. Ils n'offrent que l'intensité de leur présence, leur corps en offrande, une tension de la voix. Quasi automates.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12903924-19700838.jpg?v=1493699126" alt=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" title=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" />
     </div>
     <div>
      Dans la scénographie, l'ouverture et la fermeture du retable sont accompagnés par la voix de Maria Callas dans l'air de &quot;Samson et Dalila&quot; : &quot;Mon cœur s'ouvre à ta voix…&quot;. Le leitmotiv est lancinant, impose sa sur-présence.       <br />
              <br />
       Lorsque le retable est fermé, le spectateur voit la projection de l'image de deux corps enlacés. La présentation en est appuyée, ostensible, immense. Il s'agit de deux icônes de cinéma : Montgomery Clift et Lee Remick dans &quot;le Fleuve sauvage&quot;, d'Elia Kazan. Ce sont deux amants fusionnels. La femme est forte, l'homme fragile.       <br />
              <br />
       Dans la mise en scène de Stanislas Nordey, il est mis en œuvre un entre-deux de l'image et de la voix. Ou plutôt de l'icône à la chair. Ou plutôt du mensonge de l'image. C'est ainsi qu'il faut comprendre le titre de la pièce &quot;Erich von Stroheim&quot; qui n'est qu'une convention arbitraire pour exprimer l'écart entre le mythe et la réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12903924-19700841.jpg?v=1493699172" alt=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" title=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" />
     </div>
     <div>
      La boucle est bouclée, et la leçon du spectacle assénée. Le monde qui est présenté tourne en rond sans rêve ni échappatoire. Un couple s'est formé sur scène, éloigné, très éloigné des icônes d'Elia Kazan ou de Camille Saint-Saëns.       <br />
              <br />
       Ce théâtre se veut allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité. Il révèle même l'absence de quête d'une humanité perdue, l'impuissance à produire de la singularité et de la beauté. C'est un miroir tendu sans autre capacité de divertissement que l'ennui.       <br />
              <br />
       L'éphèbe lui est parti ailleurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Erich von Stroheim"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12903924-19700844.jpg?v=1493699224" alt=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" title=""Erich von Stroheim", une  allégorie de la marchandisation des corps, de la standardisation de la médiocrité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Christophe Pellet.       <br />
       Mise en scène : Stanislas Nordey.       <br />
       Avec : Emmanuelle Béart, Thomas Gonzalez et Laurent Sauvage, en alternance avec Victor de Oliveira.       <br />
       Collaboration artistique : Claire Ingrid Cottanceau.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumière : Stéphanie Daniel.       <br />
       Son : Michel Zurcher.       <br />
       Vidéo : Claire Ingrid Cottanceau, Stéphane Pougnand.       <br />
       Décor et costumes : ateliers du Théâtre National de Strasbourg.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 avril au 21 mai 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche :  30 avril et 2 mai.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Erich-von-Stroheim--une-allegorie-de-la-marchandisation-des-corps-de-la-standardisation-de-la-mediocrite_a1793.html" />
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   <title>Les Onze Mille Verges, conte merveilleux et licencieux... à bien des égards moral !</title>
   <updated>2012-04-22T17:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Onze-Mille-Verges-conte-merveilleux-et-licencieux-a-bien-des-egards-moral-_a595.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4113032-6241428.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-20T15:56:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Écrit en 1907 (alors qu'il a 27 ans), publié en 1970 (par Régine Desforges), présenté pour la première fois sur scène en 2012 par Godefroy Ségal, le texte de Guillaume Apollinaire, "Les Onze Mille Verges", a une réputation sulfureuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4113032-6241428.jpg?v=1334932134" alt="Les Onze Mille Verges, conte merveilleux et licencieux... à bien des égards moral !" title="Les Onze Mille Verges, conte merveilleux et licencieux... à bien des égards moral !" />
     </div>
     <div>
      Il est vrai que le récit de la vie sexuelle du prince roumain Vibescu est sans équivoque. Le vocabulaire tout autant (vous avez dit vit baise cul ?). &quot;Les Onze Mille Verges&quot; mêle tous les ingrédients du feuilleton, du fait divers et ce à un niveau rarement atteint de verdeur et de crudité exhibées.       <br />
              <br />
       Dans cette version scénique le metteur en scène a choisi de faire jouer tous les rôles par quatre jeunes femmes. Il y a le moustachu performeur sexuel surentraîné jamais assouvi (car du côté de la barbe est la toute puissance), les filles de joie goulues et enragées et un conteur qui relate les épisodes frénétiques qui se déroulent sous les yeux des spectateurs. Tous les poncifs de la pornographie.       <br />
              <br />
       Les postures en mimodrame sont explicites, démesurées et mécaniques. Enchaînées à un rythme endiablé, elles produisent un effet comique dévastateur. Le lit comme centre du monde et du fait divers. À partir de ce tréteau qui est posé ostensiblement en scène primitive, la forme théâtrale s’impose avec son contrepied le rire, et contrebat efficacement les canons d’une théâtralité fascinatoire et esthétisante que les plasticiens utilisent d’ordinaire.*
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4113032-6241484.jpg?v=1334933596" alt="Les Onze Mille Verges, conte merveilleux et licencieux... à bien des égards moral !" title="Les Onze Mille Verges, conte merveilleux et licencieux... à bien des égards moral !" />
     </div>
     <div>
      L’œuvre est ainsi révélée dans toute sa force. Elle est celle d’une extraordinaire parodie du journal de faits divers tenu par un échotier particulièrement pipelette (peoplette ?). Apollinaire présente, dans &quot;Les Onze Mille Verges&quot;, comme une inversion zutiste des usages pervers du récit et des fantasmes, et propose un roman photo, un théâtre joyeux sur le sexe et pour le coup réellement jubilatoire.       <br />
              <br />
       À forte valeur ajoutée littéraire, l’œuvre d’Apollinaire se révèle dans la provocation de sa forme comme un extraordinaire reportage sur un monde interlope et canaille. Un témoignage.       <br />
              <br />
       Étonnamment même, &quot;Les Onze Mille Verges&quot; peuvent être vues comme un conte merveilleux et licencieux, à bien des égards moral.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Le critique pense à Roméo Castelluci.</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.larevueduspectacle.fr/8-12-au-17-12-2011-Theatre-du-Rond-Point-Paris-Golgota-picnic_a441.html" target="_blank">&gt;&gt; Voir aussi &quot;Golgota Picnic&quot;</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Onze Mille Verges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4113032-6241531.jpg?v=1334934342" alt="Les Onze Mille Verges, conte merveilleux et licencieux... à bien des égards moral !" title="Les Onze Mille Verges, conte merveilleux et licencieux... à bien des égards moral !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Guillaume Apollinaire.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Godefroy Ségal.       <br />
       Scénographie : Godefroy Ségal et Benjamin Yvert.       <br />
       Création lumière : Émeric Thiénot et Benjamin Yvert.       <br />
       Réalisation des costumes : Séverine Thiébault.       <br />
       Avec : Géraldine Asselin, Barbara Ferraggioli, Nathalie Hanrion et Mathilde Priolet.       <br />
       Spectacle interdit aux moins de 18 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
               <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 14 au 22 avril et du 23 mai au 3 juin 2012.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Maison de la Poésie, Grande Salle, Paris 3e, 01 44 54 53 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondelapoesieparis.com/" target="_blank">&gt;&gt; maisondelapoesieparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Onze-Mille-Verges-conte-merveilleux-et-licencieux-a-bien-des-egards-moral-_a595.html" />
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