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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <pubDate>Thu, 15 Jun 2023 06:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153868.jpg?v=1647530547" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153869.jpg?v=1647530584" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153870.jpg?v=1647530613" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Victor Duez, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Réalisation des costumes : Nolwenn Caudan, Eline Cottenceau, Morgane Lissonde.       <br />
       Assitante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Décors : Laura Krompholtz (Atelier Förma).       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153871.jpg?v=1647530639" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 50, relâche le mercredi.       <br />
       Fabrik'Théâtre, 70, impasse Favot, route de Lyon, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 47 81.       <br />
       <a class="link" href="http://fabriktheatre.fr/festival-off-2023/fantasio/" target="_blank">&gt;&gt; fabriktheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73503471-51153868.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3610.html</link>
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   <title>•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <pubDate>Thu, 23 Jun 2022 16:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769266.jpg?v=1647530547" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769267.jpg?v=1647530584" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769268.jpg?v=1647530613" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Lionel Fournier, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Réalisation des costumes : Nolwenn Caudan, Eline Cottenceau, Morgane Lissonde.       <br />
       Décors : Laura Krompholtz (Atelier Förma).       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Tout public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769269.jpg?v=1647530639" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 05, relâche le lundi.       <br />
       La Factory, Théâtre de L'Oulle, 19, place Crillon (en juillet), Avignon.       <br />
       Réservations : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeloulle.com/fantasio/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloulle.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65595286-46769266.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <pubDate>Thu, 17 Mar 2022 16:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   "Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570859.jpg?v=1647530547" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570874.jpg?v=1647530584" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570879.jpg?v=1647530613" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Lionel Fournier, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 janvier au 27 mars 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h ou 17 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570884.jpg?v=1647530639" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63099211-45570859.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3202.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-56337435</guid>
   <title>Phénix Festival, premier vol confirmé dans quinze jours</title>
   <pubDate>Sun, 16 May 2021 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 1er au 20 juin 2021, dans six théâtres de Paris et un théâtre de l'est parisien, dix-huit spectacles vont pouvoir éclore avant de se rendre à Avignon pour le Off. Cette première édition est le fruit du travail acharné et continu de Sandra Vollant, fondatrice et directrice, assistée de Véronique Boutonnet, collaboratrice artistique et coordinatrice, d'une équipe de professionnels bénévoles (trésorière, graphiste, conseiller technique, etc.) et d'un comité de sélection de 20 membres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56337435-41949874.jpg?v=1621441008" alt="Phénix Festival, premier vol confirmé dans quinze jours" title="Phénix Festival, premier vol confirmé dans quinze jours" />
     </div>
     <div>
      Pour rappel, le Phénix se démarque de nombreux événements par sa philosophie et ses engagements. Il se veut une rampe de lancement et plus particulièrement un &quot;pré-festival d'Avignon&quot; exclusivement dédié à la création. Souhaitant soutenir et valoriser les nouveaux spectacles, le Phénix est le moyen pour ceux-ci de s'offrir un dossier construit avant de participer au Off d'Avignon tout en bénéficiant d'un modèle économique équitable et d'un entourage solidaire.       <br />
              <br />
       La constitution d'un dossier passe par la présentation des créations, dans des conditions optimales, aux &quot;3 P&quot; : programmateurs, presse et public. Économiquement, il s'agit de protéger les comédiens en faisant profiter aux compagnies d'un système égalitaire permettant une juste rémunération des artistes ; et la protection des compagnies passe, elle, par une mise en relation avec le collectif de prestataires éthiques du Phénix Festival constitué de photographes, graphistes, caméramans, etc., optimisant ainsi la construction de leur communication (photos de scène, affiche, captation).       <br />
       Pour des informations plus complètes, lisez nos deux précédents articles :       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-premier-envol-du-phenix-pour-porter-haut-la-creation-dans-un-monde-voulu-solidaire-et-equitable_a2784.html" target="_blank">&gt;&gt; Un premier envol du phénix pour porter haut la création dans un monde voulu solidaire et équitable</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Phenix-Festival-Programmation-devoilee-_a2890.html" target="_blank">&gt;&gt; Phénix Festival… Programmation dévoilée !</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Programmation</b></div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Bouffon Théâtre</strong></span>       <br />
       <b>"La fragilité des choses"</b>       <br />
       D'Antoine Lemaire. Mis en scène par Antoine Lemaire. Avec Maxime Guyon et Paloa-Lili Ribeiro.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 juin au 13 juin 2021.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Moi vivante"</b>       <br />
       De Marie-Hélène Goudet. Mis en scène par Emmanuel Besnault. Avec Marie-Hélène Goudet.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Comédie Bastille</strong></span>       <br />
       <b>"Amour Amère"</b>       <br />
       De Neil Labute, adapté par Dominique Piat. Mis en scène par Jean-Pierre Bouvier. Avec Jean-Pierre Bouvier.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, samedi à 21 h, jeudi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Cendres sur les mains"</b>       <br />
       De Laurent Gaudé. Mis en scène par Alexandre Tchobanoff. Avec Arnaud Carbonnier, Olivier Hamel et Prisca Lona.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, dimanche à 19 h, jeudi à 21 h, samedi à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Chaplin 1939"</b>       <br />
       De Cliff Paillé. Mis en scène par Cliff Paillé et assisté de Sophie Poulain. Avec Romain Arnaud-Kneisky, Swan Starosta et Alexandre Cattez.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, vendredi à 19 h, jeudi à 21 h, samedi à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Astrid"</b>       <br />
       De Marc Tournebœuf. Mis en scène par Marc Tournebœuf. Avec Basile Alaimalais, Clémentine Aussourd, Ronan Bacikova, Damien Bellard, Pierre Besson, Baptiste Carrion Weiss, Romain Company, Sébastien Giacomoni, Julia Mevel, Jeanne Pajon, Jean-Philippe Renaud et Alexiane Torres.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, vendredi, samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>La Huchette</strong></span>       <br />
       <b>"Quelque chose au côté gauche"</b>       <br />
       De Léon Tolstoï. Adapté par Hervé Falloux. Mis en scène par Séverine Vincent. Avec Hervé Falloux.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 juin au 21 juin 2021.</span>       <br />
       Lundi à 19 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>La Nouvelle Seine</strong></span>       <br />
       <b>"Ah ! vous dirai-je mamans"</b>       <br />
       De Laura Elko. Mis en scène par Victoire Berger-Perrin. Avec Laura Elko.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 juin au 19 juin 2021.</span>       <br />
       Lundi, jeudi, samedi à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Studio Hébertot</strong></span>       <br />
       <b>"Caligula"</b>        <br />
       d'Albert Camus. Mis en scène par Bruno Dairou et Édouard Dossetto. Avec Antoine Laudet, Pablo Eugène Chevalier, Céline Jorrion, Antoine Robinet, Édouard Dossetto et Josselin Girard.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 19 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 19 h.       <br />
              <br />
       <b>"L'un est l'autre"</b>       <br />
       D'après le roman "Mari et Femme" de Régis de Sá Moreira. Adapté par Benjamin Boyer, Marine Montaut et Éric Verdin. Mis en scène par Éric Verdin. Avec Benjamin Boyer et Marine Montaut.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h.       <br />
              <br />
       <b>"Le Souffleur"</b>       <br />
       De Emmanuel Vacca. Mis en scène par Paolo Crocco. Avec Paolo Crocco.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 19 h.       <br />
              <br />
       <b>"Martin Eden"</b>		       <br />
       De Jack London. Adapté par Véronique Boutonnet. Mis en scène par Richard Arselin. Avec Franck Etenna, Luca Lomazzi, Véronique Boutonnet et Olivier Deville.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er juin au 04 juin 2021.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 19 h.       <br />
              <br />
       <b>"Sur un air de Tango"</b>       <br />
       De Isabelle De Toledo. Mis en scène par Pascal Faber et Bénédicte Bailby. Avec Michel Papineschi, Chloé Froget et Damien Boisseau.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 19 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Théâtre La Bruyère</strong></span>       <br />
       <b>"Climax"</b>       <br />
       De Ludovic Pitorin. Mis en scène par Ludovic Pitorin. Avec Aline Barré, Benjamin Scampini, Xavier Pierre et Ludovic Pitorin.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juin au 13 juin 2021.</span>       <br />
       Vendredi, samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
              <br />
       <b>"Rave 1995"</b>       <br />
       De Pierrot Corpel. Mis en scène par Pierrot Corpel. Avec Maxime Calvet, Rose-Hélène Michon, Sylvain Baurens, Ibrahim Hadj Taieb, Fabrice Chikhaoui, Magalie Lopez et Samuel Mathieu.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 juin au 16 juin 2021.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi à 20 h.       <br />
              <br />
       <b>"La grande musique"</b>       <br />
       De Stéphane Guérin. Mis en scène par Salomé Villiers. Avec Hélène Degy, Raphaëline Goupilleau, Pierre Hélie, Brice Hillairet, Étienne Launay et Bernard Malaka.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Espace Michel-Simon (Noisy-le-Grand)</strong></span>       <br />
       <b>"Un pas après l'autre"</b>       <br />
       De Fabio Marra. Mis en scène par Fabio Marra. Avec Catherine Arditi, Nathalie Cerda, Sonia Palau et Fabio Marra.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 juin au 16 juin 2021.</span>       <br />
       Mardi, mercredi à 20 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#752700;"><strong>Vous pouvez déjà réserver en suivant le lien suivant :</strong></span>       <br />
       <a class="link" href="https://phenixfestival.com/reservations" target="_blank">>> phenixfestival.com/reservations</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/56337435-41949874.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Phenix-Festival-premier-vol-confirme-dans-quinze-jours_a2939.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-9328999</guid>
   <title>"Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions</title>
   <pubDate>Mon, 18 Apr 2016 12:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Opéra national de Paris programme le quinzième opéra de Giuseppe Verdi jusqu'au 30 mai 2016 dans une lecture sobre et intelligente du metteur en scène allemand Claus Guth. Avec une distribution de haut vol et la direction experte du chef Nicola Luisotti, le drame du bouffon Rigoletto revit avec l'exaltation sombre propre au grand théâtre verdien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14917232.jpg?v=1460975336" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je désire des sujets neufs, grands, beaux, variés, audacieux, avec des formes nouvelles&quot;</span>, écrit Verdi à Cesare de Sanctis en 1853. C'est ce à quoi il s'occupe depuis 1851 en inaugurant avec le premier volet consacré au bouffon Rigoletto sa trilogie des parias, qui comprendra aussi &quot;Le Trouvère&quot; et &quot;La Traviata&quot;.       <br />
              <br />
       Le compositeur, déjà célèbre, lit passionnément Shakespeare et Hugo. Du second, il adopte le personnage du bouffon Triboulet du &quot;Roi s'amuse&quot; dont l'intrigue se passe à la cour de François Ier. Triboulet deviendra Rigoletto, bouffon du Duc de Mantoue, transposition que la censure de l‘époque exige du fidèle librettiste Francesco Maria Piave, mais toujours au XVIe siècle comme leur &quot;Ernani&quot; de 1844 (inspiré déjà du chef de file du romantisme français).       <br />
              <br />
       Lumineux et ténébreux, sublime et grotesque, tragique et comique, &quot;Rigoletto&quot; est un mélodrame transcendé par le génie musical et théâtral de Verdi qui le compose (affirma-t-il) en quarante jours. Densité de l'inspiration, densité d'un théâtre des passions pour un trio de personnages aux contours violemment contrastés : Rigoletto, bouffon sarcastique et méchant, secrètement déchiré par l'amour qu'il porte à sa fille - la pure et candide Gilda -, doit affronter la légèreté irresponsable de son libertin de maître et une cour de courtisans venimeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14917258.jpg?v=1460975734" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      Ayant cruellement moqué un père blessé par le déshonneur de sa fille - le Comte de Monterone - le bouffon difforme sera maudit par lui <span style="font-style:italic">(1)</span> et les trois actes du drame suivront l'exact déroulé de son chemin de croix dans une œuvre où tout est soumis (chant et orchestration) aux plus efficaces des situations dramatiques. Verdi réalisant ainsi une radicale révolution de l'opéra italien.        <br />
              <br />
       Claus Guth <span style="font-style:italic">(2)</span> choisit avec son dramaturge Konrad Kuhn de faire rejouer, à un Rigoletto <span style="font-style:italic">(3)</span> hanté par la catastrophe, dévasté et à la rue, le drame de sa crucifixion et des traumas qui en découlent. Le pauvre carton qu'il traîne devient la scène vouée aux enfers d'une éternelle malédiction nouée à la cour du Duc, se réalisant dans sa propre maison (où le tyran de Mantoue séduit sous une fausse identité sa fille) jusqu'à sa conclusion ironique et sanglante dans l'auberge borgne du spadassin Sparafucile. La vidéo poétique de A. Müller, illustrant les souvenirs heureux de la vie du bouffon avec sa femme et sa petite fille, intervenant parfois pour nous extraire de la prison mentale étouffante dans laquelle nous sommes plongés avec les personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14917300.jpg?v=1460975959" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      Une production à la hauteur des enjeux de l'opéra verdien bien servie aussi par une troupe de chanteurs au sommet : la direction d'acteur au cordeau du metteur en scène allemand dessine admirablement ces caractères extrêmes, mais aussi quelles performances ! Le baryton Quinn Kelsey est un Rigoletto abyssal et impressionnant, un bloc de minéralité que la souffrance et l'amertume brisent net. La Gilda d'Olga Peretyatko réunit les moyens vocaux d'une soprano dramatique à la plus expressive virtuosité. L'innocence du personnage s'enrichit de tout le piquant de la soprano russe au fier caractère.        <br />
              <br />
       Michael Fabiano est un Duc de Mantoue parfait. Il n'a pas que le physique du rôle mais aussi sa faconde, avec une puissance et une séduction vocales évidentes (Il parvient même à faire oublier ses imposants prédécesseurs). Entre deux rails de coke et trois galipettes, ce nouveau James Dean est un agent du destin d'une telle inconscience qu'on ne saurait le détester. Il faudrait par ailleurs citer toute la distribution d'un réel talent pour ce spectacle marquant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Le premier titre de l'opéra était &quot;La Malédiction&quot;.       <br />
       (2) Avec trente de carrière et peu d'invitations en France jusqu'à ce jour, Claus Guth effectue ses débuts à l'Opéra de Paris où il reviendra en 2017 monter &quot;Lohengrin&quot;.       <br />
       (3) Le personnage est dédoublé entre un comédien et le chanteur Quinn Kelsey.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14919221.jpg?v=1460985216" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      <b>Spectacle vu le 11 avril 2016.</b>       <br />
              <br />
       Opéra retransmis en direct au cinéma le <span class="fluo_jaune">26 avril 2016.</span>       <br />
       Sur le site de Culturebox à partir du <span class="fluo_jaune">28 avril 2016.</span>       <br />
       Retransmis en différé sur France Musique le <span class="fluo_jaune">28 mai 2016.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 avril au 30 mai 2016.</span>       <br />
       Opéra national de Paris, place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Rigoletto&quot; (1851).</b>       <br />
       Drame en trois actes.       <br />
       Musique de Giuseppe Verdi (1813-1901).       <br />
       Livret de Francesco Maria Piave.       <br />
       En italien surtitré en français et en anglais.        <br />
       Durée : 2 h 45 avec un entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14919270.jpg?v=1460985340" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      Nicola Luisotti, Pier Giorgio Morandi (du 14 au 30 mai), direction musicale.       <br />
       Claus Guth, mise en scène.       <br />
       Christian Schmidt, décors et costumes.       <br />
       Olaf Winter, lumières.       <br />
       Andi A. Müller, vidéo.       <br />
       Teresa Rotemberg, chorégraphie.       <br />
              <br />
       Michael Fabiano (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2 et 5 mai), Francesco Demuro (20, 28 avril, 10, 14, 16, 21, 24, 27 et 30 mai), Le Duc de Mantoue.       <br />
       Quinn Kelsey (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Franco Vassallo (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Rigoletto.       <br />
       Olga Peretyatko (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Irina Lungu (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Gilda.       <br />
       Rafal Siwek (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Andrea Mastroni (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Sparafucile.       <br />
       Vesselina Kasarova, Maddalena.       <br />
       Isabelle Druet, Giovanna.       <br />
       Mikhail Kolelishvilli, Le Comte de Monterone.       <br />
       Michal Partyka, Marullo.       <br />
       Christophe Berry, Matteo Borsa.       <br />
       Tiago Matos, Le Comte de Ceprano.       <br />
       Andreea Soare, La Comtesse.       <br />
       Adriana Gonzalez, Le Page de la Duchesse.       <br />
       Florent Mbia, Usciere di Corte.       <br />
       Henri Bernard Guizirian (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Pascal Lifschutz (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Double de Rigoletto.        <br />
              <br />
       Chœurs et Orchestre de l'Opéra de Paris.       <br />
       José Luis Basso, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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