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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T20:27:11+01:00</dc:date>
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   <title>"Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel</title>
   <pubDate>Fri, 26 Sep 2025 07:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa dernière création théâtrale, Alexis Michalik traite de l'identité en abordant le racisme au travers de ses reniements, raccourcis et contradictions. Avec, entre autres, les personnages d'Issa, venu d'Érythrée, et de Lucas, né à Mayotte, c'est toute la question de l'appartenance et de l'acceptation de soi et de l'autre qui est posée dans un cadre géographique qui aurait pu donner lieu toutefois à beaucoup plus de véracité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217352.jpg?v=1724178261" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Plongée dans une fable théâtrale où le décor est la jungle de Calais avec, entre autres, Issa (Jean-Louis Garçon), venu d'Érythrée. De l'autre, Lucas (Christopher Bayemi), gendarme noir, né à Mayotte et adopté par un couple blanc de la métropole. Tous les ingrédients des identités croisées sont présents avec, en trame de fond, un racisme larvé autour d'eux, sans jamais être assumé, sa spécificité étant d'être refoulé par celui qui le porte.       <br />
               <br />
       La fable se déroule à différents endroits. De la jungle de Calais, on se retrouve à Paris sous un pont, dans un petit logis, une bibliothèque ou dans les cuisines d'un restaurant. Par son thème et son lieu, la pièce est politique bien que l'humour s'immisce souvent et à différentes reprises.       <br />
               <br />
       Comme à son habitude, Michalik mélange les caractères et les situations. Le temps est bousculé pour faire coller la disparition du gendarme Lucas à celle d'une renaissance d'un migrant érythréen, Issa. Celui-ci, victime d'un traumatisme, a perdu la mémoire. Il est obligé de réapprendre l'histoire et la géographie, ainsi que les us et coutumes de son pays, et d'imaginer le périple qu'il a vécu pour arriver à Calais afin de convaincre l'administration française de l'obtention de son passeport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217353.jpg?v=1724178406" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      On bascule ainsi dans une vue ironique de la situation dans laquelle un migrant est dans l'obligation de réinventer ce qu'il est. Michalik montre que chaque être est déterminé essentiellement par ce qu'il fait et non uniquement par sa provenance. Lucas, en tant que gendarme, fait preuve au début d'une tolérance des migrants. Puis il bascule vers une violence à leur égard pour ensuite en incarner un afin de retrouver ce qui bat profondément en lui, à savoir son rapport avec Mayotte, et qui fait souche avec sa nationalité française.       <br />
              <br />
       Le recensement de différents démographes et historiens de l'immigration évalue, en 2020, selon les différents travaux effectués à ce sujet, une moyenne d'un peu plus de 21 % de Français ayant une origine étrangère sur deux générations.       <br />
               <br />
       Lucas représente l'ordre afin de réguler l'immigration tout en étant perçu comme un étranger par son collègue. Il est le précipité de tous ses éléments composites et disparates. L'exclusion et ce qui peut rattacher une personne à ses origines, dans sa perception autant intérieure qu'extérieure, sont posés et Michalik montre très bien le racisme ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217354.jpg?v=1724178441" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      C'est dans ce contexte dramaturgique que se situe Lucas, notre jeune Mayotte, considéré &quot;uniquement français&quot; par son père adoptif, comme il aime le rappeler, pour lui en dénier toute différence comme si l'essence &quot;française&quot; existait elle-même sans l'once d'une histoire, d'un vécu et d'une provenance qui pourrait être, entre autres, basque, bretonne, gasconne, parisienne, maghrébine, orientale, malgache, asiatique, d'Afrique Noire ou mahoraise. L'essence précède l'existence pour ce père adoptif, pour inverser le célèbre aphorisme de Sartre (1905-1980).       <br />
              <br />
       Toutefois, le cadre ne se prête pas réellement à la jungle de Calais. On ne la reconnaît ni par l'atmosphère, ni par ses éléments contextuels tels que ses conditions très difficiles d'existence. De même, les protagonistes ne sont pas barométriques d'une réalité de terrain. La souffrance dans &quot;Passeport&quot; apparaît par intermittence. La violence, même si elle apparaît de façon furtive, est peu convaincante. Elle est ensuite quelque peu occultée par l'amour et la réussite d'Issa qui a fini par tomber amoureux et ouvrir un restaurant. Ce parti pris dramaturgique finit par occulter la réalité d'une détresse sociale des migrants, car elle est souvent vue par le biais de l'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217355.jpg?v=1724178488" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Il y a de très belles scènes comme cette discussion tendue finissant en tirade de Jeanne (Manda Touré), petite amie noire de Lucas, bousculant les raccourcis et préjugés racistes de Michel (Patrick Blandin), le père adoptif de Lucas, lors d'un dîner.       <br />
               <br />
       Le cadre se veut réaliste et, pourtant, les racines de l'histoire prennent leur source via un autre affluent. L'écheveau construit par Michalik aurait trouvé toute sa pertinence dans un autre lieu avec les mêmes personnages. Le cadenas de la pièce aurait, peut-être, gagné plus en profondeur avec une scénographie beaucoup plus proche du terrain. Ou alors, traiter réellement la jungle de Calais en la déclinant comme un personnage, elle qui a fait l'actualité politique en France pendant de longues années avec un ramassis de raccourcis et une récupération sans vergogne des politiques à son sujet.       <br />
               <br />
       Celle-ci résonne de trop de combats associatifs généreux ou de discours d'extrême droite, de poncifs et de perceptions négatives pour qu'elle puisse n'être qu'une pâle et très timide représentation scénographique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passeport"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217356.jpg?v=1724225668" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Auteur et metteur en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Clotilde Daniault.       <br />
       Avec (en alternance) : Christopher Bayemi ou Clyde Yeguete ou Olivier Dote Doevi ; Patrick Blandin ou Marc Fayet ou Julien Muller ; Jean-Louis Garçon ou Ibrahima Ba ou Gaël Tavares ; Kevin Razy ou Kinsley Camachee ou Nathanaël Kaulanjan ; Fayçal Safi ou Idir Chender ou Kamel Isker ; Manda Touré ou Brenda Broohm ou Tracy Gotoas ; Ysmahane Yaqini ou Nouritza Emmanuelian ou Sheraze Saïd       <br />
       Musiques : Sly Johnson.       <br />
       Décor : Juliette Azzopardi, assistée d'Arnaud de Segonzac.       <br />
       Accessoires : Pauline Gallot.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann, assistée de Violaine de Maupeou.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol, assistée de Jérémy Secco.       <br />
       Lumières : François Leneveu.       <br />
       Sons : Julius Tessarech.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217357.jpg?v=1724225715" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 1er octobre 2025 au 18 janvier 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 21 h, samedi à 16 h 30 et 21 h, dimanche à 14 h 30.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, 20, boulevard Saint-Martin, Paris 10e,        <br />
       Téléphone : 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-theatredelarenaissance.tickandlive.com/evenement/passeport" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91312725-64217356.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-Un-regard-necessaire-qui-aurait-gagne-a-avoir-un-ancrage-plus-profond-dans-le-reel_a4364.html</link>
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   <title>"Passeport"… À bas le racisme !</title>
   <pubDate>Wed, 21 Aug 2024 08:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa dernière création théâtrale, Alexis Michalik traite de l'identité en abordant le racisme au travers de ses reniements, raccourcis et contradictions. Avec, entre autres, les personnages d'Issa, venu d'Érythrée, et de Lucas, né à Mayotte, c'est toute la question de l'appartenance et de l'acceptation de soi et de l'autre qui est posée dans un cadre géographique qui aurait pu donner lieu toutefois à beaucoup plus de véracité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069178.jpg?v=1724178261" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      Plongée dans une fable théâtrale où le décor est la jungle de Calais avec, entre autres, Issa (Jean-Louis Garçon), venu d'Érythrée. De l'autre, Lucas (Christopher Bayemi), gendarme noir, né à Mayotte et adopté par un couple blanc de la métropole. Tous les ingrédients des identités croisées sont présents avec en trame de fond un racisme larvé autour d'eux, sans jamais être assumé, sa spécificité étant d'être refoulé par celui qui le porte.       <br />
               <br />
       La fable se déroule à différents endroits. De la jungle de Calais, on se retrouve à Paris sous un pont, dans un petit logis, une bibliothèque ou dans les cuisines d'un restaurant. Par son thème et son lieu, la pièce est politique bien que l'humour s'immisce souvent et à différentes reprises.       <br />
               <br />
       Comme à son habitude, Michalik mélange les caractères et les situations. Le temps est bousculé pour faire coller la disparition du gendarme Lucas à celle d'une renaissance d'un migrant érythréen, Issa. Celui-ci, victime d'un traumatisme, a perdu la mémoire. Il est obligé de réapprendre l'histoire et la géographie, ainsi que les us et coutumes de son pays, et d'imaginer le périple qu'il a vécu pour arriver à Calais afin de convaincre l'administration française de l'obtention de son passeport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069223.jpg?v=1724178406" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      On bascule ainsi dans une vue ironique de la situation dans laquelle un migrant est dans l'obligation de réinventer ce qu'il est. Michalik montre que chaque être est déterminé essentiellement par ce qu'il fait et non uniquement par sa provenance. Lucas, en tant que gendarme, fait preuve au début d'une tolérance des migrants. Puis il bascule vers une violence à leur égard pour ensuite en incarner un afin de retrouver ce qui bat profondément en lui, à savoir son rapport avec Mayotte, et qui fait souche avec sa nationalité française.       <br />
              <br />
       Le recensement de différents démographes et historiens de l'immigration évalue, en 2020, selon les différents travaux effectués à ce sujet, une moyenne d'un peu plus de 21 % de Français ayant une origine étrangère sur deux générations.       <br />
               <br />
       Lucas représente l'ordre afin de réguler l'immigration tout en étant perçu comme un étranger par son collègue. Il est le précipité de tous ses éléments composites et disparates. L'exclusion et ce qui peut rattacher une personne à ses origines, dans sa perception autant intérieure qu'extérieure, sont posés et Michalik montre très bien le racisme ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069233.jpg?v=1724178441" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      C'est dans ce contexte dramaturgique que se situe Lucas, notre jeune Mayotte, considéré &quot;uniquement français&quot; par son père adoptif, comme il aime le rappeler, pour lui en dénier toute différence comme si l'essence &quot;française&quot; existait par elle-même sans l'once d'une histoire, d'un vécu et d'une provenance qui pourrait être, entre autres, basque, bretonne, gasconne, parisienne, maghrébine, orientale, malgache, asiatique, d'Afrique Noire ou mahoraise. L'essence précède l'existence pour ce père adoptif, pour inverser le célèbre aphorisme de Sartre (1905-1980).       <br />
              <br />
       Toutefois, le cadre ne se prête pas réellement à la jungle de Calais. On ne la reconnaît ni par l'atmosphère, ni par ses éléments contextuels tels que ses conditions très difficiles d'existence. De même, les protagonistes ne sont pas barométriques d'une réalité de terrain. La souffrance dans &quot;Passeport&quot; apparaît par intermittence. La violence, même si elle apparaît de façon furtive, est peu convaincante. Elle est ensuite quelque peu occultée par l'amour et la réussite d'Issa qui a fini par tomber amoureux et ouvrir un restaurant. Ce parti pris dramaturgique finit par occulter la réalité d'une détresse sociale des migrants, car elle est souvent vue par le biais de l'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069234.jpg?v=1724178488" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      Il y a de très belles scènes comme cette discussion tendue finissant en tirade de Jeanne (Manda Touré), petite amie noire de Lucas, bousculant les raccourcis et préjugés racistes de Michel (Patrick Blandin), le père adoptif de Lucas, lors d'un dîner.       <br />
               <br />
       Le cadre se veut réaliste et, pourtant, les racines de l'histoire prennent leur source via un autre affluent. L'écheveau construit par Michalik aurait trouvé toute sa pertinence dans un autre lieu avec les mêmes personnages. Le cadenas de la pièce aurait, peut-être, gagné plus en profondeur avec une scénographie beaucoup plus proche du terrain. Ou alors, traiter réellement la jungle de Calais en la déclinant comme un personnage, elle qui a fait l'actualité politique en France pendant de longues années avec un ramassis de raccourcis et une récupération sans vergogne des politiques à son sujet.       <br />
               <br />
       Celle-ci résonne de trop de combats associatifs généreux ou de discours d'extrême droite, de poncifs et de perceptions négatives pour qu'elle puisse n'être qu'une pâle et très timide représentation scénographique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passeport"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59078498.jpg?v=1724225668" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
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      Auteur et metteur en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Clotilde Daniault.       <br />
       Avec : Christopher Bayemi ou Clyde Yeguete, Patrick Blandin ou Marc Fayet, Jean-Louis Garçon ou Ibrahima Ba, Kevin Razy ou Kinsley Camachee, Fayçal Safi ou Idir Chender, Manda Touré ou Brenda Broohm, Ysmahane Yaqini ou Nouritza Emmanuelian.       <br />
       Musiques : Sly Johnson.       <br />
       Décor : Juliette Azzopardi, assistée d'Arnaud de Segonzac.       <br />
       Accessoires : Pauline Gallot.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann, assistée de Violaine de Maupeou.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol.       <br />
       Assistant vidéo : Jérémy Secco.       <br />
       Lumières : François Leneveu.       <br />
       Sons : Julius Tessarech.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59078499.jpg?v=1724225715" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 20 août 2024 au 5 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 21 h, samedi  à 16 h 30 et 21 h, dimanche à 17 h sauf les diamches 24 novembre, 8 et 15 décembre à 16 h. Exceptionnellement le lundi 30 décembre à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, Paris 10e, 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82298791-59069178.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-A-bas-le-racisme-_a4027.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration</title>
   <pubDate>Fri, 16 Feb 2024 16:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Issa, jeune Érythréen, laissé pour mort dans la "jungle" de Calais, mâchoire fracturée, a perdu la mémoire. Alors que le seul élément tangible de son passé est son passeport, il entame une longue quête semée d'embûches afin d'obtenir un titre de séjour, entouré de compagnons d'infortune, Ali et Arun, un Tunisien, ancien professeur d'anglais en Syrie, et un Indien tamoul, mais surtout pour rechercher son identité. Parallèlement, Lucas, jeune gendarme débutant, adopté par une famille française et originaire de Mayotte, affecté à la surveillance de la jungle de Calais, est, lui aussi, à la recherche de ses origines. Leurs destins vont se croiser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909974.jpg?v=1708103759" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Pour peu que la pratique de la scène ait pu être, un temps, dans nos us et coutumes, et que les notions de scénographie ne nous soient pas totalement étrangères, ou quand bien même ce ne serait pas le cas, il est impossible de rester de marbre face aux exploits scéniques du travail d'Alexis Michalik. On ne présente plus ce metteur en scène franco-britannique exceptionnel, bardé déjà de 11 Molière, véritable prodige de notre théâtre français et du théâtre privé… S'il fait ses débuts en tant que comédien sous la direction d'Irina Brook, dans le rôle titre de &quot;Juliette et Roméo&quot;, c'est à la télévision qu'Alexis Michalik prend ses quartiers.       <br />
              <br />
       Au théâtre, il est remarqué d'emblée grâce à sa pièce &quot;Le Porteur d'histoires&quot; qui cumule à ce jour plus de 2 500 représentations. En 2020, avec &quot;Une Histoire d'amour&quot;, il remporte le Molière du meilleur metteur en scène. Il est probable que notre génie des planches décroche à nouveau quelques Molière lors de la prochaine cérémonie dédiée au théâtre, tant son nouveau spectacle, aux allures de fable politico-sociale, est exceptionnelle à de nombreux égards.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909982.jpg?v=1708103794" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau, pas de déploiements extravagants de décors, bien au contraire, mais, à nouveau, la &quot;recette Michalik&quot; opère, savoureuse, bien rodée et ingénieuse, grâce à des choix pertinents de la part de Juliette Azzopardi aux côtés du metteur en scène, notamment dans le fait d'avoir privilégié une sorte de grand conteneur qui transporte le public dans des univers différents, ou encore des pianos de cuisine et des rayonnages de livres qui roulent, se déplacent et créent en un temps records des transportations contextuelles époustouflantes. Juliette Azzopardi mériterait, elle aussi, un nouveau Molière pour ce spectacle !       <br />
              <br />
       De très belles vidéos, pour la plupart très colorées, sont projetées sur une paroi grise et confèrent au spectacle des allures hyperréalistes fort convaincantes.        <br />
              <br />
       Les changements de costumes à vue des sept comédiennes et comédiens sont rodés à la vitesse de la lumière. Chacun et chacun virevoltent d'un rôle à un autre avec une grande agilité à l'image d'un ballet chorégraphié avec élégance. Ça va vite, ça galope, ça déménage, à la différence du traitement de la lenteur administrative d'Issa pour obtenir sa naturalisation qui, quant à elle, piétine allègrement.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909985.jpg?v=1708103822" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Le public est à nouveau emporté par l'histoire évoquée qui le transporte de la jungle de Calais à Mignaloux-Beauvoir dans la Vienne, ou à travers le long périple d'Issa à travers le monde. Celui-ci côtoie un CAO (Centre d'Accueil et d'Orientation) dans lequel il découvrira les méandres des longues démarches qui l'attendent. Soulignons ici le jeu remarquable de la comédienne Ysmahane Yaqini interprétant une employée comme automatisée, qui déverse son flot de paroles aux côtés du jeune homme éberlué.       <br />
              <br />
       Ses six partenaires de jeu, dont la diversité des origines apporte incontestablement à la pièce un souffle inégalé, sont également remarquables et honorent haut la main les intentions de leur metteur en scène.       <br />
              <br />
       Vaste sujet que l'immigration en France, sujet clivant et toujours d'actualité. <span style="font-style:italic">&quot;Je ne pars jamais d'un thème, c'est l'histoire qui me mène au thème et très souvent, je pars de la fin de cette histoire. Je lis beaucoup de livres, de BD, des témoignages, visionne des documentaires et, là, je commence à écrire une histoire, et dans ce spectacle, la thématique est plus large que la seule question de l'immigration : celle de l'identité et, inévitablement, du racisme&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56909991.jpg?v=1708103847" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      D'aucuns jugeront cette nouvelle pièce d'Alexis Michalik pleine de bons sentiments et de sentimentalisme, trop sourde à la réalité intrinsèque des migrants, targueront Michalik de trop forcer sur l'eau de rose ou encore, compareront son spectacle aux romans &quot;page turner&quot;. C'est leur droit le plus légitime. Il est toujours facile de juger.       <br />
              <br />
       Cela dit, &quot;Passeport&quot; reste du théâtre, et ce dernier, à preuve du contraire, n'a jamais prétendu à une transposition fine du réel… Sans quoi, ce ne serait plus du Théâtre…       <br />
              <br />
       &quot;Passeport&quot; n'est pas du théâtre engagé et, en plein cœur de la promulgation de la loi sur l'immigration, le public assiste avec ravissement à une histoire ficelée de main de maître par le virtuose des planches françaises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passeport"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56910082.jpg?v=1708104418" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexis Michalik.       <br />
       Mise en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Clothilde Daniault.       <br />
       Avec : Christopher Bayemi, Patrick Blandin, Jean-Louis Garçon, Kévin Razi, Fayçal Safi, Manda Touré, Ysmahane Yaqini.       <br />
       Décor : Juliette Azzopardi assistée de Arnaud de Segonzac.       <br />
       Musiques : Sly Jonhson.       <br />
       Son : Julius Tessarech.       <br />
       Accessoires : Pauline Gallot.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann, assistée de Violaine de Maupeou.       <br />
       Vidéos : Nathalie Cabrol assistée de Jérémy Secco.       <br />
       Lumières : François Leneveu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78405288-56910088.jpg?v=1708104458" alt=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" title=""Passeport" Sous un angle théâtral virtuose, plongée au cœur de la problématique de l'immigration" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 30 juin 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, samedi à 16 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, Paris 10e, 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ce spectacle a pour partenaire le Musée de l'Histoire de l'immigration et l'association Les Cuistots migrateurs.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78405288-56909974.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-Sous-un-angle-theatral-virtuose-plongee-au-coeur-de-la-problematique-de-l-immigration_a3822.html</link>
  </item>

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   <title>"Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais</title>
   <pubDate>Thu, 14 Nov 2019 11:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'apparition s'est déroulée dans l'après-midi du vendredi 31 octobre, jour de la fête d'Halloween. Mais ce n'était ni un fantôme ni un mort-vivant qui gisait dans le sable, gros comme une baleine. Il évoque pourtant un squelette - si courant dans cette nuit de la peur - par certains côtés de son anatomie faite de saillies, de crêtes et de vertèbres mais on reconnaît surtout une créature mythologique échouée là comme jetée sur les rives d'un drôle de rêve.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39509171-33980647.jpg?v=1573729217" alt=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" />
     </div>
     <div>
      Elle est inanimée cette créature, mais pas inerte. Régulièrement, de sourdes ondes sonores dispersent des ronflements énormes. Par moments, un crépitement sec accompagne une apparition de vapeur qui sort de ses naseaux comme un souffle dans un air froid. C'est un dragon d'une énorme taille, éclairée par des braseros qui jettent sur son visage aux yeux clos des ombres changeantes alimentant encore l'impression de vie endormie qui en émane.       <br />
              <br />
       Tout autour, la foule des curieux se presse alors que la nuit tombe. Des centaines de smartphones pointillent les ténèbres de leurs éclats bleutés, télévisuels, qui semblent vouloir renvoyer le monstre dans son univers virtuel  et le faire échapper ainsi au réel.       <br />
              <br />
       Pourtant, ce réel n'est qu'à l'état de sculpture, œuvre d'art fascinante par sa taille et la finesse de ses détails : ses écailles de reptile, ses pattes griffues comme celles d'un aigle, ses ailes déplumées de chauve-souris, sa queue ressemblante à celles d'un scorpion. Un assemblage génétique délirant, fruit d'un scientifique fou puisant à dix espèces différentes les matériaux pour sa créature androgyne, fruit surtout de mythologies ancestrales nées aux quatre points cardinaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39509171-33980700.jpg?v=1573729254" alt=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" />
     </div>
     <div>
      C'est dans cette profusion d'histoires et de croyances que François Delarozière a puisée pour créer sa nouvelle machine gigantesque pour la ville de Calais, comme il avait créé d'autres machines de spectacles pour les villes de Nantes, et plus récemment de Toulouse, sans compter les nombreuses autres créations qui arpentent le monde depuis vingt ans, de la Chine au Québec, en passant par le Japon, le Chili, l'Argentine…       <br />
              <br />
       La fabrication de ce mastodonte de 72 tonnes a demandé, aux ingénieurs et aux constructeurs de La Machine, des milliers d'heures de travail et d'inventivité d'autant que la créature, mélange d'espèces différentes, possède plus d'éléments vivants qu'un animal plus conventionnel : une queue et une tête flexibles et totalement articulés, des ailes capables de se déployer et de battre, des systèmes de propulsion pour animer les pattes et de quoi cracher de la fumée, de l'eau, du feu, du vent, car l'animal est symboliquement façonné par les trois élément : feu, eau, air.       <br />
              <br />
       Mais il s'agissait aussi pour les artistes de la compagnie de lui donner une carapace résistante aux conditions maritimes qu'il va devoir subir tout au long de sa vie : le sel, l'humidité, le vent. Ils ont choisi le bois pour réaliser les écailles de l'animal. Des écailles peintes de couleurs vives, harmonieuses, qui donnent au dragon des tons chatoyants et font complètement oublier toute la mécanique de métal qu'elles recouvrent. La technique particulière du lavis a été employé ici, en couches successives pour donner aux couleurs un effet de transparence mais également une solidité capable de résister aux intempéries.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39509171-33980703.jpg?v=1573729287" alt=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" />
     </div>
     <div>
      Mais revenons au spectacle de rue qui a traversé Calais trois jours durant. Avec chaque jour, trois avancées du Dragon dans la ville et différentes épreuves qui l'attendaient, et autant de surprises pour les dizaines de milliers de spectateurs qui ont suivi son évolution. François Delarozière nous a raconté un conte : l'arrivée, la rencontre et l'adoption du dragon par la ville.       <br />
              <br />
       Un spectacle impressionnant par la taille mais aussi par l'extrême et étonnante douceur dont cette machine pourtant énorme est capable. Très vite, le regard oublie les rouages, les vérins hydrauliques et toute la technologie pour donner vie à la machine et en dégager une sorte d'empathie palpitante, un peu effrayante comme face à une divinité ou à un animal sauvage. Une fascination, en fait.       <br />
              <br />
       Tous les parcours sont accompagnés par un orchestre de dix musiciens juché sur des élévateurs. Une composition musicale créée spécialement pour le spectacle, entre musique classique, rock et vagues romantiques portées en particulier par le violoncelliste et la harpiste. C'est tout un environnement artistique humain qui participe également au spectacle. Ainsi les manipulateurs juchés sur le dos et la tête du dragon, tous vêtus de cache-poussière en peaux couleur beige, caramel, semblent eux aussi surgis d'un rêve d'aventure, faisant corps avec la machine comme de joyeux cavaliers des steppes sur des monstres d'acier : autant de capitaines Nemo guidant la machine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39509171-33980710.jpg?v=1573729343" alt=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" />
     </div>
     <div>
      En attendant la vie future du Dragon dans sa nouvelle ville, ce sont 400 000 spectateurs qui ont pu assister au spectacle durant ce weekend unique, sans compter peut-être les milliers de passagers qui, à bord des ferries quittant le port, ont aperçu au loin l'étrange animal crachant feu et vapeur surgir d'entre les immeubles de la ville.       <br />
              <br />
       Le spectacle de la Compagnie La Machine a eu lieu du 1er au 3 novembre 2019 dans les rues de Calais.       <br />
              <br />
       Après un spectacle triomphal dans les rues de Calais… Le Dragon est visible dans son abri provisoire installé sur le front de mer de Calais. <span class="fluo_jaune">Dès le 17 décembre</span>, il embarquera sur sa terrasse panoramique 50 passagers par tour de 20 minutes… une expérience unique au rythme de cet animal mécanique imaginé par François Delaroziere. <b>Les réservations sont ouvertes dès le 9 décembre 2019.</b>       <br />
              <br />
       Une société a été créée pour l'exploitation du dragon :        <br />
       la Compagnie du Dragon,       <br />
       201, Avenue Winston Churchill, Calais (62).       <br />
       Tél. : 03 21 46 20 55.       <br />
       <a class="link" href="https://compagniedudragon.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagniedudragon.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://compagniedudragon.com/la-compagnie-du-dragon/contact/" target="_blank">&gt;&gt; Contact.</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Dragon-de-Calais-Le-Projet-Une-creation-spectaculaire-pour-redorer-l-image-de-Calais_a2593.html" target="_blank">&gt;&gt; &quot;Le Dragon de Calais&quot; Le Projet</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39509171-33981273.jpg?v=1573731436" alt=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Spectacle : Naissance du Dragon de La Machine sur la plage de Calais" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39509171-33980647.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Dragon-de-Calais-Le-Spectacle-Naissance-du-Dragon-de-La-Machine-sur-la-plage-de-Calais_a2596.html</link>
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   <title>"Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais</title>
   <pubDate>Tue, 12 Nov 2019 09:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est à la demande de la mairie de Calais que la Compagnie La Machine et François Delarozière ont créé son Dragon. À Calais, comme à Nantes et à Toulouse, le projet s'étend bien au-delà du grand spectacle de rue sur les trois jours du week-end de la Toussaint. Il s'agit d'une implantation beaucoup plus vaste et pérenne, en totale collaboration avec la ville (le financeur) et en cohésion avec les travaux d'aménagement du front de mer que celle-ci entreprend.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39414544-33927590.jpg?v=1573548223" alt=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" />
     </div>
     <div>
      Le projet s'étale sur plusieurs années. Il a pour but de redéfinir l'architecture de tout le littoral calaisien. Il a aussi pour mission de remettre au grand jour le patrimoine architectural de cette ville dont l'image a été ternie par l'actualité dramatique de la jungle de Calais. Il s'agit également de faire de ce port (qui voit passer plus de 17 millions de personnes chaque année) une escale capable d'intéresser un tourisme de passage en lui donnant des infrastructures divertissantes et culturelles.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne le Dragon de Calais, celui-ci a été conçu pour rester sur place et devenir un attrait culturel aussi bien qu'un objet de divertissement puisque, dès le 17 décembre prochain, le Dragon emportera sur son dos, pour un périple sur le front de mer, une cinquantaine de personnes à chaque balade.       <br />
              <br />
       Le projet établi avec la municipalité calaisienne n'en est ici qu'à sa première phase. À terme, d'ici quelques années, ce seront une dizaine de machines qui viendront rejoindre les zones du réaménagement balnéaire de la ville. Sauriens, iguanes et varans géants, eux aussi à même, pour certains, d'emporter des spectateurs sur leurs dos, s'ajouteront au paysage du front de mer et viendront animer d'autres lieux patrimoniaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39414544-33927750.jpg?v=1573548529" alt=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" />
     </div>
     <div>
      Calais a depuis plusieurs années l'ambition de créer dans son enceinte des attraits culturels. Entre autres, la Cité de la Dentelle et de la Mode, inaugurée en 2009 dans une ancienne usine de dentelles. Celle-ci est alors devenue lieu de culture. On y découvre des expositions mais aussi les machines - les premières ont été importées d'Angleterre, il y a deux siècles - qu'un démonstrateur fait fonctionner devant le public. Ce sont des monstres mécaniques de plusieurs tonnes posés sur des planchers eux-mêmes soutenus par des colonnes en fonte.       <br />
              <br />
       Des pistons, des fils par centaines, des engrenages huilées au graphite, des cartes perforées comme celles des orgues de barbarie qui dirigent chaque passage des fils de chaîne. À l'époque, ces machines étaient actionnées par la vapeur. Il y a, dans ces machines industrielles, énormes et assourdissantes, créées pour fabriquer le tissus le plus fin et le plus délicat, comme une parenté involontaire avec le Dragon de François Delarozière : sa force, sa matière, sa démesure, ses éléments et l'infinie délicatesse qui s'en dégage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39414544-33928286.jpg?v=1573550992" alt=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" />
     </div>
     <div>
      Après un spectacle triomphal dans les rues de Calais… Le Dragon est visible dans son abri provisoire installé sur le front de mer de Calais. Dès le 17 décembre, il embarquera sur sa terrasse panoramique 50 passagers pour un tour de 20 minutes… une expérience unique au rythme de cet animal mécanique imaginé par François Delaroziere. Les réservations sont ouvertes dès le 9 décembre 2019.       <br />
              <br />
       Une société a été créée pour l'exploitation du dragon :        <br />
       <b>la Compagnie du Dragon,</b>       <br />
       201, Avenue Winston Churchill, Calais (62).       <br />
       Tél. : 03 21 46 20 55.       <br />
       <a class="link" href="https://compagniedudragon.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagniedudragon.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://compagniedudragon.com/la-compagnie-du-dragon/contact/" target="_blank">&gt;&gt; Contact.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le projet</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39414544-33928820.jpg?v=1573553390" alt=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" />
     </div>
     <div>
      Le projet met en scène plusieurs types de créatures dans différents lieux emblématiques de Calais. Les machines vivent et évoluent dans l’espace urbain. Elles interagissent avec leur environnement proche : le mobilier urbain, la circulation, les passants, créant ainsi un spectacle quotidien permanent.       <br />
       Chaque machine est attachée à un lieu mais elle se déplace dans la ville, à la rencontre des autres machines.       <br />
              <br />
       <b>I - Le Dragon de Calais sur le front de mer et à Risban       <br />
       II - Les Varans de voyage au Dombunker       <br />
       III - La famille des Iguanes au Fort Nieulay et Le Grand Iguane à Saint-Pierre</b>       <br />
              <br />
       <b>I - Fiche d’identité du dragon</b>       <br />
       Hauteur : 10 à 15 m.       <br />
       Largeur : 5 à 17,5 m ailes déployées.       <br />
       Longueur : 25 m.       <br />
       Poids : 72 tonnes.       <br />
       Vitesse : 0 à 4 km/h.       <br />
       Fluides : eau, air, électricité, hydraulique.       <br />
       Matériaux : bois, métal, cuir, toile, cuivre.       <br />
       Effets : respiration, fumée, flamme, jet d'eau, son.       <br />
       Manipulation : 4 à 17 personnes (spectacle).       <br />
       Capacité : 50 à 60 personnes transportées.       <br />
       Propulsion hybride.       <br />
       Site internet : <a class="link" href="https://compagniedudragon.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagniedudragon.com</a>       <br />
              <br />
       Est également prévu l'abri du dragon, modulable, lieu de repos quotidien de celui-ci. Le dragon vient se lover dans ce parapluie de verre, d’acier et de bois sculpté. Le soir, la serre laisse transparaître une douce lumière. Le Dragon est là qui veille sur le port.       <br />
              <br />
       <b>II - Fiche d’identité des Varans</b>       <br />
       Hauteur : 6,5 m.       <br />
       Largeur : 2,5 m.       <br />
       Longueur : 13 m.       <br />
       Poids : 20 à 25 tonnes.       <br />
       Vitesse : 0 à 4 km/h.       <br />
              <br />
       <b>III - Fiche d’identité des Iguanes</b>       <br />
       Hauteur : 0,9 à 1,50 m.       <br />
       Largeur : 2 m.       <br />
       Longueur : 4 à 6 m.       <br />
       Poids : à déterminer.       <br />
       Vitesse : 0 à 4 km/h.       <br />
              <br />
       Coût global de l'opération : 27 000 000 €.       <br />
       Création d’emplois directs à l'issue du projet : 70.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Dragon-de-Calais-Le-Spectacle-Naissance-du-Dragon-de-La-Machine-sur-la-plage-de-Calais_a2596.html" target="_blank">&gt;&gt; &quot;Le Dragon de Calais&quot; Le Spectacle.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39414544-33929633.jpg?v=1573555536" alt=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" title=""Le Dragon de Calais" Le Projet : Une création spectaculaire pour redorer l'image de Calais" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Dragon-de-Calais-Le-Projet-Une-creation-spectaculaire-pour-redorer-l-image-de-Calais_a2593.html</link>
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