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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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   <title>•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité</title>
   <updated>2024-04-19T18:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Avec-Le-Mardi-a-Monoprix--le-rire-eclot-de-la-banalite_a3884.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-04-18T07:45:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Rien n'est plus délicatement corrosif que l'humour niché dans le quotidien. C'est l'alchimie à laquelle parvient Thierry de Pina avec le texte d'Emmanuel Darley. Un texte qui raconte un état, l'état d'un instant suspendu entre vide et culpabilité, entre manque et perdition, entre amour et haine. L'histoire du "Mardi à Monoprix" est celle d'un rituel familial, d'une recherche de contact, de reconnaissance. Cette soif inextinguible de reconnaissance que notre part d'enfance réclame à ses parents. Un coup à se fiche l'air lorsque le regard du père sur le fils n'est pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79591456-57622771.jpg?v=1685718137" alt="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Il est dit que les enfants sont rarement tels que les parents les rêvaient. À l'inverse, les parents sont aussi rarement ceux dont rêvent les enfants. Marché de dupes, mais marché vital, essentiel, quête impossible, mais toujours renouvelée du regard de l'un sur l'autre, car à la fin, il faut bien casser le rêve de l'autre pour exister.       <br />
              <br />
       Le mardi, tous les mardis, Marie-Pierre se rend chez son vieux père et passe la journée avec lui. Elle fait ce que faisait sa mère pour cet homme fatigué. Elle fait son ménage, sa lessive, son repassage, sa lessive, ses courses, au Monoprix. Elle s'habille bien, une jolie robe, des talons hauts, un peu de maquillage pour sortir avec lui faire les courses à Monoprix. Elle cherche à alléger sa vie à ce vieux père devenu solitaire, elle cherche aussi un peu de reconnaissance, un peu d'affection, au moins un regard. Mais celui-ci ne la regarde pas, ne la voit pas, ne l'appelle même pas par son prénom. Il l'appelle Jean-Pierre. Il est vrai, c'est le nom qu'ils lui avaient donné à sa naissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79591456-57622772.jpg?v=1685718158" alt="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Mais Jean-Pierre est devenu Marie-Pierre. En vérité, à l'intérieur, il s'était toujours senti femme. Maintenant, il a décidé de vivre cette réalité. Et l'on assiste au refus têtu, humiliant, de ce père pour la nouvelle identité de Marie-Pierre. Même constat pour les regards, les mots, les sous-entendus des passants, des voisinages, des clients et des employés du supermarché, mais, de cela, elle fait mine de s'amuser. Toute cette bordée de fiel qu'elle déclenche tous les mardis, chaque fois qu'elle vient s'occuper de son père…       <br />
              <br />
       Le texte d'Emmanuel Darley passe par la fiction douce pour évoquer cette question très à la mode du genre et c'est un bonheur de passer par l'émotion, la pudeur et la délicatesse pour évoquer ce déni. L'écriture est simple, mais concise, expressive, imagée. Elle privilégie les silences, les non-dits, les petites blessures qu'on voit à peine saigner. Elle met en scène un monologue qui est en fait un dialogue avec un personnage enfoncé dans son silence, son refus. C'est un drame doux et touchant que vivent ces deux personnages presque ordinaires, des antihéros dans lesquels on s'identifie facilement.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina qui interprète et met en scène le personnage de Marie-Pierre nous offre une multitude de jeux, d'expressions et de dérisions violentes. Il crée un personnage de grand caractère sans jamais tomber dans l'excès facile que le transgenre ou la transsexualité peut engendrer. Aucune caricature, aucune vulgarité ne traverse son interprétation, mais un sens comique certain et un sens tragique égal. L'incarnation qu'il propose est si vivante et possède tant de facettes qu'on ne voit pas le spectacle passer. Et l'on se sent proche de ce personnage, car il ne tente jamais d'aller dans l'outrance artificielle des travestis, au contraire, tout est banal, tout est ordinaire dans cette journée de mardi et c'est cette banalité, cet ordinaire qui en fait toute la beauté, étrangement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mardi à Monoprix"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79591456-57622773.jpg?v=1685718189" alt="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2024• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuel Darley, (édité chez Actes Sud-papier, septembre 2009).       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jeu : Thierry de Pina.       <br />
       Jeu : Thierry de Pina.         <br />
       Création lumière : Julien Musquin       <br />
       Univers sonore : David Mus et Emma Catlin.       <br />
       Costume : Jean-Paul Gaultier by Glenn Martens.       <br />
       Regards extérieurs : Isabelle Bondiau-Moinet, Sylvie Dutheil, Carole Scotto Di Fasano, Isabelle Tosi.       <br />
       Production : Ah le Zèbre !       <br />
       Durée 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le jeudi.       <br />
       BA Théâtre (ex Sham's Théâtre), 25, rue Saint-Jean-le-Vieux, Place Pie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 54 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Avec-Le-Mardi-a-Monoprix--le-rire-eclot-de-la-banalite_a3884.html" />
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   <title>•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité</title>
   <updated>2023-06-06T15:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Avec-Le-Mardi-a-Monoprix--le-rire-eclot-de-la-banalite_a3597.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
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   <published>2023-06-06T15:37:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
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    <![CDATA[
Rien n'est plus délicatement corrosif que l'humour niché dans le quotidien. C'est l'alchimie à laquelle parvient Thierry de Pina avec le texte d'Emmanuel Darley. Un texte qui raconte un état, l'état d'un instant suspendu entre vide et culpabilité, entre manque et perdition, entre amour et haine. L'histoire du "Mardi à Monoprix" est celle d'un rituel familial, d'une recherche de contact, de reconnaissance. Cette soif inextinguible de reconnaissance que notre part d'enfance réclame à ses parents. Un coup à se fiche l'air lorsque le regard du père sur le fils n'est pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326255-51033909.jpg?v=1685718137" alt="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
     </div>
     <div>
      Il est dit que les enfants sont rarement tels que les parents les rêvaient. À l'inverse, les parents sont aussi rarement ceux dont rêvent les enfants. Marché de dupes, mais marché vital, essentiel, quête impossible, mais toujours renouvelée du regard de l'un sur l'autre, car à la fin, il faut bien casser le rêve de l'autre pour exister.       <br />
              <br />
       Le mardi, tous les mardis, Marie-Pierre se rend chez son vieux père et passe la journée avec lui. Elle fait ce que faisait sa mère pour cet homme fatigué. Elle fait son ménage, sa lessive, son repassage, sa lessive, ses courses, au Monoprix. Elle s'habille bien, une jolie robe, des talons hauts, un peu de maquillage pour sortir avec lui faire les courses à Monoprix. Elle cherche à alléger sa vie à ce vieux père devenu solitaire, elle cherche aussi un peu de reconnaissance, un peu d'affection, au moins un regard. Mais celui-ci ne la regarde pas, ne la voit pas, ne l'appelle même pas par son prénom. Il l'appelle Jean-Pierre. Il est vrai, c'est le nom qu'ils lui avaient donné à sa naissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73326255-51033910.jpg?v=1685718158" alt="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" title="•Off 2023• Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité" />
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     <div>
      Mais Jean-Pierre est devenu Marie-Pierre. En vérité, à l'intérieur, il s'était toujours senti femme. Maintenant, il a décidé de vivre cette réalité. Et l'on assiste au refus têtu, humiliant, de ce père pour la nouvelle identité de Marie-Pierre. Même constat pour les regards, les mots, les sous-entendus des passants, des voisinages, des clients et des employés du supermarché, mais, de cela, elle fait mine de s'amuser. Toute cette bordée de fiel qu'elle déclenche tous les mardis, chaque fois qu'elle vient s'occuper de son père…       <br />
              <br />
       Le texte d'Emmanuel Darley passe par la fiction douce pour évoquer cette question très à la mode du genre et c'est un bonheur de passer par l'émotion, la pudeur et la délicatesse pour évoquer ce déni. L'écriture est simple, mais concise, expressive, imagée. Elle privilégie les silences, les non-dits, les petites blessures qu'on voit à peine saigner. Elle met en scène un monologue qui est en fait un dialogue avec un personnage enfoncé dans son silence, son refus. C'est un drame doux et touchant que vivent ces deux personnages presque ordinaires, des antihéros dans lesquels on s'identifie facilement.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina qui interprète et met en scène le personnage de Marie-Pierre nous offre une multitude de jeux, d'expressions et de dérisions violentes. Il crée un personnage de grand caractère sans jamais tomber dans l'excès facile que le transgenre ou la transsexualité peut engendrer. Aucune caricature, aucune vulgarité ne traverse son interprétation, mais un sens comique certain et un sens tragique égal. L'incarnation qu'il propose est si vivante et possède tant de facettes qu'on ne voit pas le spectacle passer. Et l'on se sent proche de ce personnage, car il ne tente jamais d'aller dans l'outrance artificielle des travestis, au contraire, tout est banal, tout est ordinaire dans cette journée de mardi et c'est cette banalité, cet ordinaire qui en fait toute la beauté, étrangement.
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     <div><b>"Le Mardi à Monoprix"</b></div>
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     <div>
      Texte : Emmanuel Darley, (édité chez Actes Sud-papier, septembre 2009).       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jeu : Thierry de Pina.       <br />
       Jeu : Thierry de Pina.         <br />
       Création lumière : Julien Musquin       <br />
       Univers sonore : David Mus et Emma Catlin.       <br />
       Costume : Jean-Paul Gaultier by Glenn Martens.       <br />
       Regards extérieurs : Isabelle Bondiau-Moinet, Sylvie Dutheil, Carole Scotto Di Fasano, Isabelle Tosi.       <br />
       Production : Ah le Zèbre !       <br />
       Durée 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Phénix Festival</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mai, 10 et 17 juin 2023.</span>       <br />
       Mardi à 19 h.       <br />
       La Nouvelle Seine, quai de Montebello, Paris 5e, 01 43 54 08 08.       <br />
       <a class="link" href="https://lanouvelleseine.com/" target="_blank">&gt;&gt; lanouvelleseine.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le lundi.       <br />
       BA Théâtre (ex Sham's Théâtre), 25, rue Saint-Jean-le-Vieux, Place Pie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 54 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Phénix Festival Avec "Le Mardi à Monoprix", le rire éclot de la banalité</title>
   <updated>2023-06-02T17:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Phenix-Festival-Avec-Le-Mardi-a-Monoprix--le-rire-eclot-de-la-banalite_a3594.html</id>
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   <published>2023-06-02T16:39:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
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Rien n'est plus délicatement corrosif que l'humour niché dans le quotidien. C'est l'alchimie à laquelle parvient Thierry de Pina avec le texte d'Emmanuel Darley. Un texte qui raconte un état, l'état d'un instant suspendu entre vide et culpabilité, entre manque et perdition, entre amour et haine. L'histoire du "Mardi à Monoprix" est celle d'un rituel familial, d'une recherche de contact, de reconnaissance. Cette soif inextinguible de reconnaissance que notre part d'enfance réclame à ses parents. Un coup à se fiche l'air lorsque le regard du père sur le fils n'est pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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      Il est dit que les enfants sont rarement tels que les parents les rêvaient. À l'inverse, les parents sont aussi rarement ceux dont rêvent les enfants. Marché de dupes, mais marché vital, essentiel, quête impossible, mais toujours renouvelée du regard de l'un sur l'autre, car à la fin, il faut bien casser le rêve de l'autre pour exister.       <br />
              <br />
       Le mardi, tous les mardis, Marie-Pierre se rend chez son vieux père et passe la journée avec lui. Elle fait ce que faisait sa mère pour cet homme fatigué. Elle fait son ménage, sa lessive, son repassage, sa lessive, ses courses, au Monoprix. Elle s'habille bien, une jolie robe, des talons hauts, un peu de maquillage pour sortir avec lui faire les courses à Monoprix. Elle cherche à alléger sa vie à ce vieux père devenu solitaire, elle cherche aussi un peu de reconnaissance, un peu d'affection, au moins un regard. Mais celui-ci ne la regarde pas, ne la voit pas, ne l'appelle même pas par son prénom. Il l'appelle Jean-Pierre. Il est vrai, c'est le nom qu'ils lui avaient donné à sa naissance.
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      Mais Jean-Pierre est devenu Marie-Pierre. En vérité, à l'intérieur, il s'était toujours senti femme. Maintenant, il a décidé de vivre cette réalité. Et l'on assiste au refus têtu, humiliant, de ce père pour la nouvelle identité de Marie-Pierre. Même constat pour les regards, les mots, les sous-entendus des passants, des voisinages, des clients et des employés du supermarché, mais, de cela, elle fait mine de s'amuser. Toute cette bordée de fiel qu'elle déclenche tous les mardis, chaque fois qu'elle vient s'occuper de son père…       <br />
              <br />
       Le texte d'Emmanuel Darley passe par la fiction douce pour évoquer cette question très à la mode du genre et c'est un bonheur de passer par l'émotion, la pudeur et la délicatesse pour évoquer ce déni. L'écriture est simple, mais concise, expressive, imagée. Elle privilégie les silences, les non-dits, les petites blessures qu'on voit à peine saigner. Elle met en scène un monologue qui est en fait un dialogue avec un personnage enfoncé dans son silence, son refus. C'est un drame doux et touchant que vivent ces deux personnages presque ordinaires, des antihéros dans lesquels on s'identifie facilement.       <br />
              <br />
       Thierry de Pina qui interprète et met en scène le personnage de Marie-Pierre nous offre une multitude de jeux, d'expressions et de dérisions violentes. Il crée un personnage de grand caractère sans jamais tomber dans l'excès facile que le transgenre ou la transsexualité peut engendrer. Aucune caricature, aucune vulgarité ne traverse son interprétation, mais un sens comique certain et un sens tragique égal. L'incarnation qu'il propose est si vivante et possède tant de facettes qu'on ne voit pas le spectacle passer. Et l'on se sent proche de ce personnage, car il ne tente jamais d'aller dans l'outrance artificielle des travestis, au contraire, tout est banal, tout est ordinaire dans cette journée de mardi et c'est cette banalité, cet ordinaire qui en fait toute la beauté, étrangement.
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     <div><b>"Le Mardi à Monoprix"</b></div>
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      Texte : Emmanuel Darley, (édité chez Actes Sud-papier, septembre 2009).       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jeu : Thierry de Pina.       <br />
       Jeu : Thierry de Pina.         <br />
       Création lumière : Julien Musquin       <br />
       Univers sonore : David Mus et Emma Catlin.       <br />
       Costume : Jean-Paul Gaultier by Glenn Martens.       <br />
       Regards extérieurs : Isabelle Bondiau-Moinet, Sylvie Dutheil, Carole Scotto Di Fasano, Isabelle Tosi.       <br />
       Production : Ah le Zèbre !       <br />
       Durée 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Phénix Festival</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mai, 10 et 17 juin 2023.</span>       <br />
       Mardi à 19 h.       <br />
       La Nouvelle Seine, quai de Montebello, Paris 5e, 01 43 54 08 08.       <br />
       <a class="link" href="https://lanouvelleseine.com/" target="_blank">&gt;&gt; lanouvelleseine.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le lundi.       <br />
       BA Théâtre (ex Sham's Théâtre), 25, rue Saint-Jean-le-Vieux, Place Pie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 54 40.
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   <title>Phénix Festival, premier vol confirmé dans quinze jours</title>
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   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Phenix-Festival-premier-vol-confirme-dans-quinze-jours_a2939.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2021-05-16T11:07:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 1er au 20 juin 2021, dans six théâtres de Paris et un théâtre de l'est parisien, dix-huit spectacles vont pouvoir éclore avant de se rendre à Avignon pour le Off. Cette première édition est le fruit du travail acharné et continu de Sandra Vollant, fondatrice et directrice, assistée de Véronique Boutonnet, collaboratrice artistique et coordinatrice, d'une équipe de professionnels bénévoles (trésorière, graphiste, conseiller technique, etc.) et d'un comité de sélection de 20 membres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56337435-41949874.jpg?v=1621441008" alt="Phénix Festival, premier vol confirmé dans quinze jours" title="Phénix Festival, premier vol confirmé dans quinze jours" />
     </div>
     <div>
      Pour rappel, le Phénix se démarque de nombreux événements par sa philosophie et ses engagements. Il se veut une rampe de lancement et plus particulièrement un &quot;pré-festival d'Avignon&quot; exclusivement dédié à la création. Souhaitant soutenir et valoriser les nouveaux spectacles, le Phénix est le moyen pour ceux-ci de s'offrir un dossier construit avant de participer au Off d'Avignon tout en bénéficiant d'un modèle économique équitable et d'un entourage solidaire.       <br />
              <br />
       La constitution d'un dossier passe par la présentation des créations, dans des conditions optimales, aux &quot;3 P&quot; : programmateurs, presse et public. Économiquement, il s'agit de protéger les comédiens en faisant profiter aux compagnies d'un système égalitaire permettant une juste rémunération des artistes ; et la protection des compagnies passe, elle, par une mise en relation avec le collectif de prestataires éthiques du Phénix Festival constitué de photographes, graphistes, caméramans, etc., optimisant ainsi la construction de leur communication (photos de scène, affiche, captation).       <br />
       Pour des informations plus complètes, lisez nos deux précédents articles :       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-premier-envol-du-phenix-pour-porter-haut-la-creation-dans-un-monde-voulu-solidaire-et-equitable_a2784.html" target="_blank">&gt;&gt; Un premier envol du phénix pour porter haut la création dans un monde voulu solidaire et équitable</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Phenix-Festival-Programmation-devoilee-_a2890.html" target="_blank">&gt;&gt; Phénix Festival… Programmation dévoilée !</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Programmation</b></div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Bouffon Théâtre</strong></span>       <br />
       <b>"La fragilité des choses"</b>       <br />
       D'Antoine Lemaire. Mis en scène par Antoine Lemaire. Avec Maxime Guyon et Paloa-Lili Ribeiro.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 juin au 13 juin 2021.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Moi vivante"</b>       <br />
       De Marie-Hélène Goudet. Mis en scène par Emmanuel Besnault. Avec Marie-Hélène Goudet.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Comédie Bastille</strong></span>       <br />
       <b>"Amour Amère"</b>       <br />
       De Neil Labute, adapté par Dominique Piat. Mis en scène par Jean-Pierre Bouvier. Avec Jean-Pierre Bouvier.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, samedi à 21 h, jeudi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Cendres sur les mains"</b>       <br />
       De Laurent Gaudé. Mis en scène par Alexandre Tchobanoff. Avec Arnaud Carbonnier, Olivier Hamel et Prisca Lona.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, dimanche à 19 h, jeudi à 21 h, samedi à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Chaplin 1939"</b>       <br />
       De Cliff Paillé. Mis en scène par Cliff Paillé et assisté de Sophie Poulain. Avec Romain Arnaud-Kneisky, Swan Starosta et Alexandre Cattez.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, vendredi à 19 h, jeudi à 21 h, samedi à 17 h.       <br />
              <br />
       <b>"Astrid"</b>       <br />
       De Marc Tournebœuf. Mis en scène par Marc Tournebœuf. Avec Basile Alaimalais, Clémentine Aussourd, Ronan Bacikova, Damien Bellard, Pierre Besson, Baptiste Carrion Weiss, Romain Company, Sébastien Giacomoni, Julia Mevel, Jeanne Pajon, Jean-Philippe Renaud et Alexiane Torres.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, vendredi, samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>La Huchette</strong></span>       <br />
       <b>"Quelque chose au côté gauche"</b>       <br />
       De Léon Tolstoï. Adapté par Hervé Falloux. Mis en scène par Séverine Vincent. Avec Hervé Falloux.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 juin au 21 juin 2021.</span>       <br />
       Lundi à 19 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>La Nouvelle Seine</strong></span>       <br />
       <b>"Ah ! vous dirai-je mamans"</b>       <br />
       De Laura Elko. Mis en scène par Victoire Berger-Perrin. Avec Laura Elko.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 juin au 19 juin 2021.</span>       <br />
       Lundi, jeudi, samedi à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Studio Hébertot</strong></span>       <br />
       <b>"Caligula"</b>        <br />
       d'Albert Camus. Mis en scène par Bruno Dairou et Édouard Dossetto. Avec Antoine Laudet, Pablo Eugène Chevalier, Céline Jorrion, Antoine Robinet, Édouard Dossetto et Josselin Girard.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 19 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 19 h.       <br />
              <br />
       <b>"L'un est l'autre"</b>       <br />
       D'après le roman "Mari et Femme" de Régis de Sá Moreira. Adapté par Benjamin Boyer, Marine Montaut et Éric Verdin. Mis en scène par Éric Verdin. Avec Benjamin Boyer et Marine Montaut.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h.       <br />
              <br />
       <b>"Le Souffleur"</b>       <br />
       De Emmanuel Vacca. Mis en scène par Paolo Crocco. Avec Paolo Crocco.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juin au 12 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 19 h.       <br />
              <br />
       <b>"Martin Eden"</b>		       <br />
       De Jack London. Adapté par Véronique Boutonnet. Mis en scène par Richard Arselin. Avec Franck Etenna, Luca Lomazzi, Véronique Boutonnet et Olivier Deville.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er juin au 04 juin 2021.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 19 h.       <br />
              <br />
       <b>"Sur un air de Tango"</b>       <br />
       De Isabelle De Toledo. Mis en scène par Pascal Faber et Bénédicte Bailby. Avec Michel Papineschi, Chloé Froget et Damien Boisseau.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 juin au 19 juin 2021.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Théâtre La Bruyère</strong></span>       <br />
       <b>"Climax"</b>       <br />
       De Ludovic Pitorin. Mis en scène par Ludovic Pitorin. Avec Aline Barré, Benjamin Scampini, Xavier Pierre et Ludovic Pitorin.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juin au 13 juin 2021.</span>       <br />
       Vendredi, samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
              <br />
       <b>"Rave 1995"</b>       <br />
       De Pierrot Corpel. Mis en scène par Pierrot Corpel. Avec Maxime Calvet, Rose-Hélène Michon, Sylvain Baurens, Ibrahim Hadj Taieb, Fabrice Chikhaoui, Magalie Lopez et Samuel Mathieu.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 juin au 16 juin 2021.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi à 20 h.       <br />
              <br />
       <b>"La grande musique"</b>       <br />
       De Stéphane Guérin. Mis en scène par Salomé Villiers. Avec Hélène Degy, Raphaëline Goupilleau, Pierre Hélie, Brice Hillairet, Étienne Launay et Bernard Malaka.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 juin au 20 juin 2021.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Espace Michel-Simon (Noisy-le-Grand)</strong></span>       <br />
       <b>"Un pas après l'autre"</b>       <br />
       De Fabio Marra. Mis en scène par Fabio Marra. Avec Catherine Arditi, Nathalie Cerda, Sonia Palau et Fabio Marra.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 juin au 16 juin 2021.</span>       <br />
       Mardi, mercredi à 20 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#752700;"><strong>Vous pouvez déjà réserver en suivant le lien suivant :</strong></span>       <br />
       <a class="link" href="https://phenixfestival.com/reservations" target="_blank">>> phenixfestival.com/reservations</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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