<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-10T19:47:01+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile</title>
   <updated>2023-07-07T15:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Detours-et-autres-digressions-Le-theatre-et-sa-doublure-drole-sensible-subtile_a3652.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73926660-51422884.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-07T15:41:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Faire théâtre du théâtre en train de se faire, en y associant le public complice de cette gestation hautement artistique devant accoucher d'un méga spectacle outre-Atlantique est un exercice de funambule. En maîtres des chimères, Ève Bonfanti et Yves Hunstad nous convient à participer à leur workshop pour faire avancer leur work in progress (idiomes anglais branchés, en référence au parler de l'équipe technique). C'est que le temps presse : au début du mois qui vient, ils sont attendus au Canada pour ce qui s'annonce être un événement…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73926660-51422884.jpg?v=1658385958" alt="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Jouant sur tous les tableaux, ils sont concomitamment les personnages, les comédiens qui auront à endosser leurs rôles (rôles restant à définir, à la même enseigne que l'intrigue) et, éventuellement, eux-mêmes. Jonglant en permanence sur ces niveaux de réalité et de fiction dédoublés pour ne pas dire détriplés, on est pris dans un mouvement hallucinatoire faisant vaciller tous repères. D'autant plus que, facétieux comme pas deux, ils feignent eux-mêmes ne plus savoir parfois si leur partenaire à qui il s'adresse est l'acteur ou le personnage ou la personne, créant des quiproquos garantis.       <br />
              <br />
       Tout commence par un exercice d'échauffement collectif, une expérience immersive à but intégratif visant à créer une seule communauté, fondant salle et plateau dans la même unité de recherche… Un choux-fleur présenté sur un piédestal devient par la grâce de l'imaginaire un cerveau humain, apte très vite à parler par imitation des sons entendus, mais prenant plus de temps pour acquérir la capacité d'écrire… C'est donc difficile d'écrire un spectacle à écrire, en conclut la comédienne, l'air penaud, d'où la participation bienvenue du public impliqué dans l'écriture de cette œuvre titanesque.       <br />
              <br />
       Chacun se sentant désormais embarqué dans la même galère - sauf le décor et les machineries acheminés en avance par voie maritime -, il va falloir ramer dur pour que le spectacle, dont des fragments vont être présentés ce soir, soit au rendez-vous du Festival Contemporain International du Québec. Des papiers et crayons sont distribués pour permettre aux participants associés de noter leurs questions à poser ensuite autour du bar. Dernière précision : une interview avec Radio Canada est prévue en direct d'ici trois quarts d'heure une heure, c'est gênant, on sait, mais le créneau a été imposé…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73926660-51422885.jpg?v=1658385998" alt="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Au moment où les deux premières scènes s'apprêtent à être jouées, première interruption. Lui coupe net sa partenaire, conscient de ne pas avoir présenté les personnages ni la situation… C'est la nuit. Un auteur insomniaque qui n'écrit pas. C'est un auteur qui attend d'écrire. Elle le contredit. C'est pas ça. Ça serait mieux de commencer avant. Le régisseur intervient de son pupitre en haut des gradins pour mettre un terme à la discussion en lançant le noir du plateau. Courte scène, la femme venue du ciel est attirée par le désir de cet homme pour arriver dans son imagination. Lumières aveuglantes. Noir.       <br />
              <br />
       Débriefing. Lui, commente. L'homme serait assis dans un fauteuil rouge. Et découvrant qu'il est lui-même assis dans un fauteuil… rouge, il ajoute… Ce type pourrait bien être moi. Et même si ça se trouve, c'est peut-être quelqu'un qui écrit ce que je dis ! L'acteur soupçonnant le personnage auteur insomniaque qu'il incarne de lui piquer son texte… Du Raymond Devos pur jus jouant avec des dimensions parallèles à rendre fou… C'est-à-dire jouer avec &quot;l'illusion comique&quot; du théâtre, lieu par excellence des représentations.       <br />
              <br />
       À l'instar de l'humoriste belge, lui aussi se met à prendre la voix d'un spectateur irrité pour questionner véhémentement le concept même de leur spectacle… Mais oui Monsieur, c'est qui cette femme venue de nulle part ? Et les autres personnages qui sont-ils ? C'est tout de même pas à nous de vous le dire !!! Lui, sourire débonnaire accroché à ses lèvres, confie… Je sais pas où je vais. La nuit j'arrive pas à dormir. Je me demande où elle peut bien être. J'essaie de voir les étoiles. J'étais sur ma terrasse. Je mets un sucre dans mon café… Et là glissement vers un délire abracadabrantesque autour de l'impact d'un sucre dans une tasse de café créant une réaction en chaîne propre à dissocier l'ordre des molécules… et à provoquer l'élément déclencheur de l'action dramatique… Elle a dû décoller au moment du sucre dans la tasse… Plongée au cœur même du noyau cellulaire nucléaire de la création artistique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73926660-51422886.jpg?v=1658386029" alt="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Clap, on tourne. Elle descend lentement de la grande échelle (le ciel, c'est très haut), nimbée dans un nuage de fumée, séductrice, pour venir le surprendre, lui, allongé dans son fauteuil rouge… Et là vous me regardez, dit-elle à l'acteur, et vous me dites quoi ? Et les comédiens inventent ensemble le dialogue entre leurs personnages dans un jeu de séduction impliquant aussi leurs personnes. Le théâtre dans le théâtre dans le théâtre… Le régisseur criera qu'il est un peu perdu par ces changements incessants qui perturbent les techniciens.       <br />
              <br />
       Autre moment fort parmi d'autres encore, celui où elle croit s'adresser à lui, son partenaire, alors que lui, joue déjà l'auteur insomniaque… Ça se voit pas quand je suis l'auteur ? Ça m'inquiète si on ne voit pas quand c'est moi, et quand c'est pas moi… Il appelle son chien (qui est assurément quelqu'un, comme celui de Devos) et joue avec lui une nouvelle séquence hallucinatoire où nous, comme lui, savons pertinemment que de chien, il n'y en a pas sur le plateau, mais, où d'un pacte tacite, nous le voyons exister.       <br />
              <br />
       Et puis il y aura en dernière minute l'inénarrable interview du speaker de Radio Canada suscitant les réponses d'une &quot;Fabrique imaginaire&quot; n'en manquant pas pour botter en touche. De cette heure et demie menée tambour battant par deux comédiens irradiant de plaisir de jouer, on ressort comme d'un bain régénérant émergeant de l'offre pléthorique des spectacles du Off. Les coulisses d'une création, ses interrogations, ses flashs lumineux, le pacte secret entre l'acteur et son personnage, tout cela est une scène en soi, la partie immergée de l'iceberg Théâtre dont habituellement on ne perçoit qu'un petit dixième.       <br />
              <br />
       Quant à l'humour tout en finesse subtile de ces deux Belges, Dionysos, dieu du théâtre (c'est tout de même une référence dans le domaine des Arts et Lettres), clame de sa voix de stentor - et ce, depuis le 7 juillet, date de la première à Avignon - qu'il vaut le Détour(s). Alors si le vieux le dit…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Détours et autres digressions"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73926660-51422887.jpg?v=1658386062" alt="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2023• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Conception, écriture : Ève Bonfanti, Yves Hunstad.       <br />
       Mise en scène : Ève Bonfanti, Yves Hunstad.       <br />
       Avec : Ève Bonfanti, Yves Hunstad.       <br />
       Création lumière et son : Léonard Clarys.       <br />
       Direction d'acteur : Monique Cappeau.       <br />
       Musique originale : &quot;Queen of Jupiter&quot; de Lola Bonfanti.       <br />
       Voix de l'enfant : Moïno Bonfanti.       <br />
       Par la Cie La Fabrique Imaginaire.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 45, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre du Girasole, 24 bis, Rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 74 42.       <br />
       <a class="link" href="http://theatredugirasole.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredugirasole.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Detours-et-autres-digressions-Le-theatre-et-sa-doublure-drole-sensible-subtile_a3652.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon</title>
   <updated>2023-05-09T11:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-fabrique-de-la-domination-sujet-de-Grand-ReporTERRE-7-au-Theatre-du-Point-de-Jour-de-Lyon_a3581.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72683304-50565052.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-05-08T07:49:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà le septième volet de cette série de "mise en pièces de l'actualité" imaginée par Angélique Clairand et Éric Massé, les deux codirecteurs du Théâtre du Point du Jour. Depuis 2020, à raison de deux créations par saison, ce rendez-vous est proposé au public lyonnais, avant de tourner en France et à l'étranger. Le principe est toujours le même. Les deux directeurs proposent à une artiste de créer un spectacle en co-conception avec une ou un journaliste et de s'emparer pour cela d'un thème actuel ou d'un questionnement social qui fait débat. Pour réaliser ces spectacles, le duo artiste-journaliste a une semaine de mise à disposition du théâtre et une enveloppe budgétaire qu'ils utilisent comme bon leur semble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565052.jpg?v=1683483304" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Tout le reste est laissé à leur totale liberté. Ces spectacles naissent ainsi de la combinaison de deux subjectivités : l'une plus artistique, l'autre plus analytique. Les six premiers opus de ces Grands ReporTERRE ont vu des thématiques fortes et variées : la Désobéissance civile, le Cyberféminisme (voir article RDS de janvier 21), les mouvements citoyens au Burkina Faso, l'Écologie et l'Énergie (article RDS de novembre 21), ainsi que des questionnements brûlants comme : faut-il séparer l'homme de l'artiste (voir article RDS de janvier 22), etc.       <br />
               <br />
       &quot;Grand ReporTERRE #7&quot; est l'occasion d'une rencontre entre Carole Thibaut et Lorraine de Foucher. La première est à la fois metteuse en scène, comédienne et directrice du Centre Dramatique National de Montluçon. C'est à elle que fut proposé ce principe de création. C'est elle aussi qui décida de placer cette création sous la bannière du large concept de &quot;La fabrique de la domination&quot;. Lorraine de Foucher est journaliste et réalisatrice. Elle travaille pour France télévision et pour le service enquête du Monde. Ses sujets de prédilection sont la violence, notamment celle faite aux femmes avec différentes enquêtes dont &quot;Féminicides&quot; pour le Monde et France 2. Les deux femmes ne se connaissaient pas avant cette rencontre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565053.jpg?v=1683483325" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il nous a fallu le temps de la rencontre. Ça prend du temps une rencontre. Ça tâtonne, ça cherche l'autre et l'écho de l'autre en soi. Il fallait défricher un possible terrain commun où faire germer ce sujet : la fabrique de la domination&quot;</span>, raconte Carole Thibaut.       <br />
              <br />
       C'est l'histoire de cette rencontre qui va servir de fil conducteur au spectacle. Et l'on assiste presque en direct à la fabrication de cette performance scénique, la création de cet objet théâtral à la fois informel, mais très construit. Les deux conceptrices, après avoir été à l'œuvre d'écriture, se retrouvent sur scène dans leur propre rôle, retraçant l'histoire de la découverte de l'autre, mais aussi et surtout du dévoilement de chacune de leur vie. Des vies qui semblent avoir été quasiment définies par le thème même du projet : &quot;la fabrique de la domination&quot;.       <br />
               <br />
       Dans cet échange, mis en scène simplement avec deux chaises de bistrot, quelques effets de lumière et quelques projections vidéo, il sera essentiellement question de la violence faite aux femmes. C'est un des sujets de prédilection que les deux femmes ont en commun dans leurs différentes carrières. Elles reviennent ainsi sur quelques enquêtes menées par Lorraine de Foucher : les féminicides, les violences du cinéma porno, les plaintes contre Patrick Poivre d'Arvor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mais ce qui fait originalité et divergence de ces enquêtes, c'est l'axe par lequel celles-ci nous sont racontées. Loin, très loin de l'objectivité journalistique si rebattue, le spectacle s'attache essentiellement au sensible, aux émotions, aux ressentis que la journaliste a vécus et vit encore lorsqu'elle enquête sur ces sujets graves et douloureux. Nous est révélé par le biais de questions-réponses ou par de courts monologues, les combats, les doutes et les frustrations parfois que ces investigations demandent ou provoquent.       <br />
              <br />
       Sous une apparence très simple, dépouillée et hétéroclite, le spectacle prouve, au fur et à mesure de son avancée, une réelle construction dramatique, un rythme qui évite toute lourdeur, toute sensation de longueur. Le jeu s'invite partout et Lorraine de Foucher, pour une première sur une scène de théâtre, est très touchante, très juste, très assurée. La mise en scène de Carole Thibaut est une belle réussite, car elle donne de la vie et même de l'humour à un sujet pourtant dramatique. En tant qu'interprète, elle est parfaitement à l'aise. Son passage dansé sur une chanson totalement misogyne apporte soudain un visuel violent qui marque.       <br />
               <br />
       La performance est belle, car elle apporte de l'eau au moulin de la lutte contre la domination masculine totale que nos sociétés perpétuent, mais belle également parce qu'elle est spectacle en cela qu'elle ne parle pas uniquement à l'intelligence mais aussi au sensible, aux corps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #7"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565084.jpg?v=1683483402" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en pièce de l'actualité : Carole Thibau et la journaliste Lorraine de Foucher.       <br />
       Avec : Carole Thibaut et Lorraine de Foucher.       <br />
       Création vidéo : Benoît Lahoz.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.        <br />
       Collaboration technique : Fabienne Gras, Thierry Pertière.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A été présenté les 3 et 4 mai 2023 au Théâtre du Point du Jour, Lyon 5e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mai et 11 mai à 20 h :</span> Théâtre Des Îlets - CDN, Montluçon (03).       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesilets.fr/evenement/grand-reporterre-7-la-fabrique-de-la-domination/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesilets.fr</a>       <br />
              <br />
       À lire aussi :       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grands-ReporTERRE-2-Une-exploration-eclairante-du-cyberfeministe_a2860.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #2&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Deadline-Voyage-climatique-entre-France-et-Allemagne-une-enquete-coup-de-poing_a3116.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #4&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Alternatives-et-resistances-pour-relever-le-defi-climatique_a3122.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #4 Action !&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-Reporterre-5-Faut-il-separer-l-homme-de-l-artiste_a3159.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #5&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-fabrique-de-la-domination-sujet-de-Grand-ReporTERRE-7-au-Theatre-du-Point-de-Jour-de-Lyon_a3581.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière</title>
   <updated>2023-04-23T17:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-encyclopedie-du-geste-ouvrier-Miseres-et-splendeurs-de-la-geste-ouvriere_a3575.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72357497-50353756.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-04-24T07:25:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si l'on s'en réfère aux origines de la geste - corpus d'écrits épiques de l'époque féodale relatant les hauts faits de personnages historiques ou légendaires -, la forme chorégraphiée mise en jeu et interprétée par Sylvie Balestra de la Cie Sylex s'inscrit pleinement dans le droit fil des "exploits" de la geste ouvrière. En effet, est-il encore utile de le rappeler à une époque vibrant au rythme frénétique de l'indice du CAC 40, ce qui fabrique la richesse d'un pays, c'est la force fabuleuse déployée sans relâche par des milliers d'anonymes, travailleurs de l'ombre éclipsés par les gesticulations aveuglantes des performeurs boursiers.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72357497-50353756.jpg?v=1682265368" alt=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" title=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" />
     </div>
     <div>
      Si l'artiste, chorégraphe, performeuse et passionnée d'ethnographie - elle s'est notamment penchée sur les rituels à fortes charges symboliques du monde du rugby en en livrant un état des lieux percutant comme une charge de mêlée - choisit là comme &quot;sujet&quot; d'étude le geste ouvrier dans le dessein d'en faire la matière vivante d'une encyclopédie, c'est tout… sauf un hasard. En effet, ayant eu pour géniteurs une mère femme de ménage dans un hôtel de luxe et un père plombier l'emmenant sur ses chantiers, elle était &quot;tout naturellement&quot; prédestinée à se pencher sur le geste ouvrier, sujet constituant de son histoire, sujet faisant corps avec elle. Une sorte de retour aux sources de ce qui a nourri l'enfant en elle.       <br />
              <br />
       Alors qu'en contre-point une vidéo diffuse en abyme les images d'engins élévateurs transportant les poutres métalliques ayant servi à la rénovation du bâtiment du Glob Théâtre, lieu de la représentation, la chorégraphe endossant la posture d'une conférencière dévoile &quot;la petite fabrique&quot; de son intervention… Observer des communautés en adoptant le point de vue d'un objectif libre de tout &quot;pré-jugé&quot; afin de saisir au mieux la réalité des scènes qu'il capte dans son viseur. Puis, traduire ce réel dans un spectacle qui ne soit ni hommage, ni critique savante, mais traduction fidèle aux choses vues et entendues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72357497-50353760.jpg?v=1682265402" alt=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" title=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" />
     </div>
     <div>
      Le corps au travail, le corps engagé dans le labeur, tel est le thème de ce parcours (ré)initiatique mêlant souvenirs familiers et recherches de terrain. Ainsi, de sa mère confectionnant avec grand soin les bouquets destinés aux stars du Festival de Cannes, pliant impeccablement leurs précieuses robes dans leurs valises luxueuses, nettoyant leur salle de bain sans laisser trace de la moindre gouttelette sur leur beau miroir. Ranger, balayer, nettoyer sans relâche, tâches répétitives, travail de Sisyphe - mots écrits à la craie sur le sol témoin - qu'elle accomplissait actionnée par l'amour du travail bien fait. Jusqu'au jour où, nouvelles méthodes de management obligent, on l'a privé du sens de son labeur en lui intimant des procédures édictées par des technocrates soucieux du seul rendement.       <br />
              <br />
       Ainsi, de son père lui faisant découvrir très tôt le monde des chantiers. Univers peuplé d'hommes avares de paroles ou alors seulement des bribes échappées de plusieurs langues comme naguère dans la tour de Babel où le Patron Dieu dispersa le langage commun en une multitude afin de diviser pour mieux régner. Absorbé tout entier dans sa tâche, le travailleur appliqué n'a pas le loisir de se laisser distraire… Une vidéo tournée en 2012 dans une usine de métallurgie montre un fondeur plongeant sa perche dans un brasier ardent pendant que l'interprète du monde ouvrier écrit en majuscules sur le sol les mots &quot;MÉTAL - FEU - MALADIE - MORT&quot;. Aujourd'hui l'usine a fermé ses portes et ses quelques machines rouillées, témoins de ce temps oublié, ne pourront à jamais parler la condition ouvrière.       <br />
              <br />
       Le corps engagé, c'est aussi la troublante beauté du geste du travailleur manuel et de ses mains enfilant instinctivement ses gants, les retirant, comme une chorégraphie apprise et répétée sans faillir. Cependant, les mains-outils portent les stigmates du labeur intensif qu'elles s'emploient à exécuter en trouvant empiriquement le bon geste, celui qui résulte d'une savante alchimie entre force et douceur.       <br />
              <br />
       Fidèle au contrat annoncé d'une encyclopédie à écrire, la chorégraphe commence par la lettre A, début des mots Apprentissage, et Automatiser… Suivront les autres lettres, P comme Professionnel, S comme Sensations… Autant d'occasions pour la chorégraphe - ayant réuni au plateau les objets reliques de la condition ouvrière : masque du soudeur, boîtier commande des élévateurs, gants protecteurs - de recomposer artistiquement, sans les imiter pour autant, les gestes précieusement documentés comme autant de mots articulant les phonèmes d'une geste ouvrière dont elle est en train d'écrire la syntaxe sous nos yeux, témoins de cette Histoire considérée comme bien trop peu glorieuse pour être habituellement racontée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72357497-50353770.jpg?v=1682265435" alt=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" title=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" />
     </div>
     <div>
      Ce qui marque la prime jeunesse génère des vertus durables lorsqu'il s'agit d'émotions positives transcendant la suite des jours. Héritière d'une mémoire ouvrière &quot;encrée&quot; en elle, faisant corps - celui de la danseuse qu'elle est devenue - avec la petite et la grande Histoire des travailleurs de l'ombre dont elle se fait la passeuse attentive, Sylvie Balestra livre dans son &quot;Encyclopédie du geste ouvrier&quot; l'énergie du bel ouvrage… l'énergie vitale des travailleurs de tous les pays. Par vagues successives, ses échos énergisants atteignent à leur tour les spectateurs, embarqués les yeux grand ouverts dans cette odyssée aux horizons régénérateurs.       <br />
              <br />
       <b>Création vue le jeudi 6 avril 2023 au Glob Théâtre de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'encyclopédie du geste ouvrier"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72357497-50353771.jpg?v=1682265459" alt=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" title=""L'encyclopédie du geste ouvrier" Misères et splendeurs de la geste ouvrière" />
     </div>
     <div>
      Conférence dansée de la Compagnie Sylex, Sylvie Balestra.       <br />
       Conception et mise en scène : Sylvie Balestra.       <br />
       Avec : Sylvie Balestra.       <br />
       Créateur lumière : Éric Blosse.       <br />
       Accompagnement et développement : Vanessa Vallée.       <br />
       Production : Compagnie Sylex.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 27 au 29 avril 2023 : &quot;Grrrrr&quot; au Point Fabre, Chêne-Bourg (Suisse).       <br />
       20 et 21 mai 2023 : Rencontres et Performances, Théâtre du Cloître, Bellac (87).       <br />
       4 juillet 2023 : Vieillesse &amp; Élégance - Festival de Bellac, Théâtre du Cloître, Bellac (87).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-encyclopedie-du-geste-ouvrier-Miseres-et-splendeurs-de-la-geste-ouvriere_a3575.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose</title>
   <updated>2023-01-11T20:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Blizzard-Tempete-de-neige-au-coeur-de-l-hiver-pour-un-tourbillon-de-poesie-visuelle-et-de-folie-acrobatique-virtuose_a3487.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70070145-48914294.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-12T07:25:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un vent glacial souffle sous le chapiteau de FLIP Fabrique, de ce souffle plein de froidure hivernale québécoise qui vous emporte dans de blanches contrées oubliées où le monde revêt de lourds manteaux neigeux… l'occasion rêvée pour les artistes la la compagnie circassienne basée à Québec d'imaginer un spectacle sous les flocons… plein de poésie et de virtuosité acrobatique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914294.jpg?v=1673463385" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      Comment raconter l'effroyable blizzard si ce n'est en imaginant une exploration poétique de son univers fait d'un immense décor de neige et d'un rideau vibrant, envoûtant, hypnotique de flocons blancs dansant de façon permanente comme de petites fées clochettes hivernales domptant le froid et la tempête ; et des attitudes spécifiques qu'il génère, de l'habillement multicouche qu'il impose aux pratiques ludiques ou sportives (bataille de boules de neiges, hockey sur glace, etc.) qu'il crée.       <br />
              <br />
       Au centre de la scène, un cube - en forme de conteneur - partiellement évidé, les parois restantes étant translucides… Grand froid par temps de blizzard, il neige sous le chapiteau… le conteneur servira d'illusoire protection avant de devenir un étonnant agrès accueillant quelques équilibres pyramidaux ou devenant l'instrument et/ou le support de ceux-ci ou d'autres performances équilibristes et acrobatiques. Le piano est à proximité et les autres agrès se positionnent au fur et à mesure en devant de scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914311.jpg?v=1673463481" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      Les sept acrobates de FLIP Fabrique s'emparent du thème qu'ils ont créé avec énergie, enthousiasme et espièglerie (celle-ci alimentant les séquences clownesques hilarantes, notamment le numéro consistant à vêtir de façon exagérée l'un d'entre eux), encouragés, stimulés par un chanteur musicien (piano, guitare, banjo) d'une redoutable efficacité tant sur ses interprétations vocales et l'attrait mélodique que sur l'apport rythmique toujours très pertinent.       <br />
              <br />
       Double mât pour portées aériennes pleines de fougue, trampoline générant de spectaculaires envols, mains à mains sur fond de mélodie douce et mélancolique, gestes acrobatiques variés et précis, jonglages usant de pelles et boules de neige, ou, plus classique, avec des balles, mais à sept jongleurs - dont une séquence dans le cube en utilisant les parois transparentes -, acrobaties à la sangle, seul puis en couple. Ces dernières se révèlent être un très beau numéro d'une grande élégance, très athlétique, d'où émerge beaucoup de délicatesse entre les deux partenaires. Jeu avec de grands cerceaux lumineux (à leds, changements de couleurs, visuellement bluffant), effet spectaculaire et magique, d'une grande force graphique, optique, entre merveilleux et féérique, virtuose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914325.jpg?v=1673463551" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      La marque de fabrique de FLIP est l'émanation constante d'effluves poétiques issues de personnalités artistiques à la fois espiègles, vives et profondément généreuses… tout en étant des performeuses et performeurs circassien(ne)s confirmé(e)s réalisant des séquences très techniques, parfaitement maîtrisées. Les numéros acrobatiques ont réellement un niveau international. L'aisance dans la réalisation des figures (saut, salto, jetée, chutes, etc.) n'a d'égal que la fluidité des enchaînements. Chacun est toujours très aérien dans la réalisation d'un échange, d'une performance. Les sept membres maîtrisent tous à la perfection les différents arts du cirque (acrobatie, voltige, jonglage, clown, etc.) et il y a quasiment en permanence une vraie jubilation sur le plateau.       <br />
              <br />
       Blizzard, vous avez dit blizzard ! Dans une cohérence théâtrale bienvenue et pour un apport comique jouissif, trois-quatre capsules aux sonorités publicitaires sont réparties dans le déroulement du spectacle. Ces interventions &quot;à l'initiative&quot; de l'improbable ministère canadien du froid, de la froidure et du &quot;brrr&quot; accentuent l'approche décalée et volontairement dédramatisante d'un phénomène météorologique pas toujours bienveillant comme nous avons pu le voir récemment en Amérique du Nord.       <br />
              <br />
       L'univers, les ambiances, les atmosphères et les situations burlesques, avec leurs prodigieuses envolées, leurs tableaux théâtraux, poétiques et intemporels ne sont pas sans rappeler la magie, la féérie d'un &quot;Slava'Snowshow&quot; ! Les artistes québécois associent avec talent, souvent avec virtuosité, humour jubilatoire et tendre lyrisme, usant de la magie du geste, de l'adrénaline des fragiles corps-à-corps tout en légèreté et de la beauté chorégraphique des acrobaties… Un spectacle hivernal qui réchauffe les cœurs et nos imaginaires les jours de grisouille et de brrr !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Blizzard"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914643.jpg?v=1673466512" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      Concept original : FLIP Fabrique.       <br />
       Direction générale et artistique : Bruno Gagnon.       <br />
       Mise en scène : Olivier Normand.       <br />
       Distribution originale : Camila Comin, Bruno Gagnon, William Jutras, Justine Méthé-Crozat, Hugo Ouellet-Côté, Samuel Ramos, Jérémy Saint-Jean.       <br />
       Distribution actuelle : Justine Méthé-Crozat, Alana Moggridge, Ben Nesrallah, Hugo Ouellet-Côté, Thierry Proulx, Samuel Ramos, Jérémy Saint-Jean, Daniel Sullivan.       <br />
       Scénographie : Marie-Renée Bourget Harvey.       <br />
       Éclairages : Caroline Ross.       <br />
       Costumes : Erica Schmitz.       <br />
       Musique : Ben Nesrallah.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 8 au 31 décembre 2022. </b>       <br />
       À l'Espace Chapiteaux, Parc de la Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/programmation/flip-fabrique_e1421" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70070145-48914783.jpg?v=1673466632" alt=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" title=""Blizzard" Tempête de neige au cœur de l'hiver pour un tourbillon de poésie visuelle et de folie acrobatique virtuose" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 janvier 2023 :</span> Agora Desnos - Scène nationale de l'Essonne, Évry-Courcouronnes (91).       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 et 21 janvier 2023 :</span> Maison des arts, Créteil (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 janvier 2023 :</span> Palais du Littoral, Grande-Synthe(59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Blizzard-Tempete-de-neige-au-coeur-de-l-hiver-pour-un-tourbillon-de-poesie-visuelle-et-de-folie-acrobatique-virtuose_a3487.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile</title>
   <updated>2022-07-21T08:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Detours-et-autres-digressions-Le-theatre-et-sa-doublure-drole-sensible-subtile_a3359.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66193531-47073324.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-21T08:15:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Faire théâtre du théâtre en train de se faire, en y associant le public complice de cette gestation hautement artistique devant accoucher d'un méga spectacle outre-Atlantique est un exercice de funambule. En maîtres des chimères, Ève Bonfanti et Yves Hunstad nous convient à participer à leur workshop pour faire avancer leur work in progress (idiomes anglais branchés, en référence au parler de l'équipe technique). C'est que le temps presse : au début du mois qui vient, ils sont attendus au Canada pour ce qui s'annonce être un événement…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66193531-47073324.jpg?v=1658385958" alt="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Jouant sur tous les tableaux, ils sont concomitamment les personnages, les comédiens qui auront à endosser leurs rôles (rôles restant à définir, à la même enseigne que l'intrigue) et, éventuellement, eux-mêmes. Jonglant en permanence sur ces niveaux de réalité et de fiction dédoublés pour ne pas dire détriplés, on est pris dans un mouvement hallucinatoire faisant vaciller tous repères. D'autant plus que, facétieux comme pas deux, ils feignent eux-mêmes ne plus savoir parfois si leur partenaire à qui il s'adresse est l'acteur ou le personnage ou la personne, créant des quiproquos garantis.       <br />
              <br />
       Tout commence par un exercice d'échauffement collectif, une expérience immersive à but intégratif visant à créer une seule communauté, fondant salle et plateau dans la même unité de recherche… Un choux-fleur présenté sur un piédestal devient par la grâce de l'imaginaire un cerveau humain, apte très vite à parler par imitation des sons entendus, mais prenant plus de temps pour acquérir la capacité d'écrire… C'est donc difficile d'écrire un spectacle à écrire, en conclut la comédienne, l'air penaud, d'où la participation bienvenue du public impliqué dans l'écriture de cette œuvre titanesque.       <br />
              <br />
       Chacun se sentant désormais embarqué dans la même galère - sauf le décor et les machineries acheminés en avance par voie maritime -, il va falloir ramer dur pour que le spectacle, dont des fragments vont être présentés ce soir, soit au rendez-vous du Festival Contemporain International du Québec. Des papiers et crayons sont distribués pour permettre aux participants associés de noter leurs questions à poser ensuite autour du bar. Dernière précision : une interview avec Radio Canada est prévue en direct d'ici trois quarts d'heure une heure, c'est gênant, on sait, mais le créneau a été imposé…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66193531-47073335.jpg?v=1658385998" alt="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Au moment où les deux premières scènes s'apprêtent à être jouées, première interruption. Lui coupe net sa partenaire, conscient de ne pas avoir présenté les personnages ni la situation… C'est la nuit. Un auteur insomniaque qui n'écrit pas. C'est un auteur qui attend d'écrire. Elle le contredit. C'est pas ça. Ça serait mieux de commencer avant. Le régisseur intervient de son pupitre en haut des gradins pour mettre un terme à la discussion en lançant le noir du plateau. Courte scène, la femme venue du ciel est attirée par le désir de cet homme pour arriver dans son imagination. Lumières aveuglantes. Noir.       <br />
              <br />
       Débriefing. Lui, commente. L'homme serait assis dans un fauteuil rouge. Et découvrant qu'il est lui-même assis dans un fauteuil… rouge, il ajoute… Ce type pourrait bien être moi. Et même si ça se trouve, c'est peut-être quelqu'un qui écrit ce que je dis ! L'acteur soupçonnant le personnage auteur insomniaque qu'il incarne de lui piquer son texte… Du Raymond Devos pur jus jouant avec des dimensions parallèles à rendre fou… C'est-à-dire jouer avec &quot;l'illusion comique&quot; du théâtre, lieu par excellence des représentations.       <br />
              <br />
       À l'instar de l'humoriste belge, lui aussi se met à prendre la voix d'un spectateur irrité pour questionner véhémentement le concept même de leur spectacle… Mais oui Monsieur, c'est qui cette femme venue de nulle part ? Et les autres personnages qui sont-ils ? C'est tout de même pas à nous de vous le dire !!! Lui, sourire débonnaire accroché à ses lèvres, confie… Je sais pas où je vais. La nuit j'arrive pas à dormir. Je me demande où elle peut bien être. J'essaie de voir les étoiles. J'étais sur ma terrasse. Je mets un sucre dans mon café… Et là glissement vers un délire abracadabrantesque autour de l'impact d'un sucre dans une tasse de café créant une réaction en chaîne propre à dissocier l'ordre des molécules… et à provoquer l'élément déclencheur de l'action dramatique… Elle a dû décoller au moment du sucre dans la tasse… Plongée au cœur même du noyau cellulaire nucléaire de la création artistique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66193531-47073336.jpg?v=1658386029" alt="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Clap, on tourne. Elle descend lentement de la grande échelle (le ciel, c'est très haut), nimbée dans un nuage de fumée, séductrice, pour venir le surprendre, lui, allongé dans son fauteuil rouge… Et là vous me regardez, dit-elle à l'acteur, et vous me dites quoi ? Et les comédiens inventent ensemble le dialogue entre leurs personnages dans un jeu de séduction impliquant aussi leurs personnes. Le théâtre dans le théâtre dans le théâtre… Le régisseur criera qu'il est un peu perdu par ces changements incessants qui perturbent les techniciens.       <br />
              <br />
       Autre moment fort parmi d'autres encore, celui où elle croit s'adresser à lui, son partenaire, alors que lui, joue déjà l'auteur insomniaque… Ça se voit pas quand je suis l'auteur ? Ça m'inquiète si on ne voit pas quand c'est moi, et quand c'est pas moi… Il appelle son chien (qui est assurément quelqu'un, comme celui de Devos) et joue avec lui une nouvelle séquence hallucinatoire où nous, comme lui, savons pertinemment que de chien, il n'y en a pas sur le plateau, mais, où d'un pacte tacite, nous le voyons exister.       <br />
              <br />
       Et puis il y aura en dernière minute l'inénarrable interview du speaker de Radio Canada suscitant les réponses d'une &quot;Fabrique imaginaire&quot; n'en manquant pas pour botter en touche. De cette heure et demie menée tambour battant par deux comédiens irradiant de plaisir de jouer, on ressort comme d'un bain régénérant émergeant de l'offre pléthorique des spectacles du Off. Les coulisses d'une création, ses interrogations, ses flashs lumineux, le pacte secret entre l'acteur et son personnage, tout cela est une scène en soi, la partie immergée de l'iceberg Théâtre dont habituellement on ne perçoit qu'un petit dixième.       <br />
              <br />
       Quant à l'humour tout en finesse subtile de ces deux Belges, Dionysos, dieu du théâtre (c'est tout de même une référence dans le domaine des Arts et Lettres), clame de sa voix de stentor - et ce, depuis le 7 juillet, date de la première à Avignon - qu'il vaut le Détour(s). Alors si le vieux le dit…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Détours et autres digressions"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66193531-47073337.jpg?v=1658386062" alt="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" title="•Off 2022• "Détours et autres digressions" Le théâtre et sa doublure… drôle, sensible, subtile" />
     </div>
     <div>
      Conception, écriture : Ève Bonfanti, Yves Hunstad.       <br />
       Mise en scène : Ève Bonfanti, Yves Hunstad.       <br />
       Avec : Ève Bonfanti, Yves Hunstad.       <br />
       Création lumière et son : Léonard Clarys.       <br />
       Direction d'acteur : Monique Cappeau.       <br />
       Musique originale : &quot;Queen of Jupiter&quot; de Lola Bonfanti.       <br />
       Voix de l'enfant : Moïno Bonfanti.       <br />
       Régie : Gaétan van der Berg ou Baptiste Leclere.       <br />
       Par la Cie La Fabrique Imaginaire.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h, relâche le mercredi.       <br />
       La Fabrik Théâtre, 10, route de Lyon, impasse Favot, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 47 81.       <br />
       <a class="link" href="http://fabriktheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; fabriktheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Detours-et-autres-digressions-Le-theatre-et-sa-doublure-drole-sensible-subtile_a3359.html" />
  </entry>
</feed>
