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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T18:07:02+02:00</updated>
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   <title>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite</title>
   <updated>2025-05-23T11:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-11-Radio-Lapin-Histoires-de-luttes-Une-radio-pirate-ephemere-qui-revele-les-luttes-environnementales_a4223.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-05-23T11:07:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la 11ᵉ édition de GrandreporTERRE, série de spectacles performances qui parcourent les thématiques fortes de l'actualité en donnant les manettes des projets à un binôme formé d'un journaliste et d'un ou plusieurs artistes. Leurs regards croisés sur ce qui agite nos sociétés parviennent ainsi, après une petite semaine de répétition, à créer ces spectacles impromptus qui sont sortis du four à peine forgé, encore brûlants, souvent incendiaires, toujours percutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812722.jpg?v=1747991578" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Radio Lapin s'inscrit totalement dans ce concept. Le sujet de la fournée : l'Histoire des luttes, celles qui soulèvent les résistances populaires que nos sociétés connaissent depuis quelques générations, en particulier celles qui concernent l'écologie, mais pas que. Aux manettes, Antoine Chao, journaliste-reporter radio spécialisé depuis quelques années dans les luttes environnementales pour France Inter, et Alice Vannier et Sacha Ribeiro pour la mise en scène et le jeu.       <br />
              <br />
       La scène représente principalement le studio d'émission d'une radio. Ce sera la Radio Lapin. Titre trouvé en référence à une phrase de Daniel Mermet en évoquant le travail de Howard Zinn : <span style="font-style:italic">&quot;Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs.&quot;</span> Une évocation surenchérie par l'évocation d'une chanson de Chantal Goya qui reviendra régulièrement dans la mise en scène : <span style="font-style:italic">&quot;Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin qui avait un fusil…&quot;</span> Le ton est donné et l'émission de radio peut commencer avec des reportages, des enregistrements et interviews qui relatent tous des événements de luttes sociales qui ont eu lieu depuis plus d'un demi-siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812725.jpg?v=1747991627" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Les trois interprètes font ainsi revivre ces luttes, qu'elles soient contemporaines contre les méga-bassines, les déforestations, Notre-Dame des Landes, les pollutions environnementales, mais aussi anciennes, celles des années soixante-dix et quatre-vingt, plus rapidement évoquées. C'est le ton dynamique et d'un joli bordelisme d'une radio pirate qui ordonne le spectacle. Toutes sortes de luttes sont ainsi catapultées soit par la narration, le jeu ou l'insertion d'enregistrements qui proviennent de la collection pléthorique d'Antoine Chao, reporter de longue date pour Radio France dans l'émission &quot;Là-bas si j'y suis&quot; et &quot;Comme un bruit qui court&quot;, puis &quot;C'est bientôt demain&quot;. Une dernière émission que France Inter vient de déprogrammer.       <br />
               <br />
       C'est aussi là, un sujet, et peut-être l'une des principales leçons qu'apporte ce spectacle : l'espèce d'acharnement que les luttes sociales pour l'environnement subissent de la part des pouvoirs, qu'ils soient nationaux ou locaux. Car l'impression globale qui ressort de ces différentes interventions donne bien le ton du bras de fer engagé entre les défenseurs du bien commun qu'est la planète contre les puissants qui veulent l'accaparer en le dégradant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812729.jpg?v=1747991651" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Pour aller plus loin dans cette idée, il sera aussi question de mettre en lumière ces forces qui s'opposent aux luttes sociales : celles de l'extrême droite qui récupère le symbole féministe fort de Jeanne d'Arc et qui détourne (via Marion Maréchal Le Pen) les pensées d'Antonio Gramsci, philosophe communiste italien emprisonné 11 ans pour ses idées. On y apprend aussi les manœuvres de défiguration de l'histoire organisées par le parc du Puy du Fou, mais aussi par le subventionnement à hauteur de 500 000 euros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la direction de Laurent Wauquiez, qui a par ailleurs supprimé cinq millions d'euros aux structures culturelles, d'un spectacle sur l'histoire de France revisitée ou bien plutôt revisitée : &quot;Raconte-moi la France&quot;.       <br />
               <br />
       Bref, ce qui marque et trouble le plus au sortir de ce déferlement d'actions, c'est bien l'organisation silencieuse qui, en face des luttes environnementales ou autres, agit pour circonvenir le plus étroitement possible ces actions et finalement les empêcher.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre du Point, Lyon, le 5 mai 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812741.jpg?v=1747991673" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène de l'actualité : Alice Vannier et Sacha Ribeiro avec le journaliste Antoine Chao.       <br />
       Avec : Antoine Chao, Sacha Ribeiro, Alice Vannier.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.       <br />
       Scénographie : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Régie générale et son : Marine Iger.       <br />
       Collaboration technique : Thierry Pertière, Christophe Reboul.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour, Lyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juillet 2025 : Festival Contre-courant, CCAS La Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 3 au 4 novembre 2025 : Théâtre des Célestins (en coréalisation avec le Théâtre du Point du Jour), Lyon (69).       <br />
       Du 10 au 14 novembre 2025 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée</title>
   <updated>2024-10-07T17:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-gens-comme-eux-Un-fait-divers-miroir-d-une-societe-mal-mixee_a4056.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83332391-59679766.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-07T16:32:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une histoire vraie dont est extraite cette pièce. Un drame qui eut lieu en 2003 au Grand-Bornand, duquel l'autrice et comédienne Samira Sedira a d'abord tiré un roman (publié aux Éditions du Rouergue), puis cette adaptation pour la scène à la demande d'Éric Massé, metteur en scène et codirecteur du Théâtre du Point du Jour. Une histoire qui glaça le sang de toute une région.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83332391-59679766.jpg?v=1728315055" alt=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" title=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" />
     </div>
     <div>
      Histoire complexe dans ses leviers d'action puisque dans ce fait divers, rien ne prédisposait le coupable à ce qu'il accomplisse le crime qu'il finit par accomplir. Pour en saisir tous les tenants et les aboutissants, Samira Sedira revient aux origines mêmes de la rencontre entre victimes et meurtrier et le spectacle va dérouler, action après action, tous les rouages qui vont mener ces gens ordinaires au drame sanguinaire.       <br />
              <br />
       Tout commence dans un petit village de montagne, Carmac, le jour où le couple Langlois et ses enfants arrivent. Ce sont des citadins, fortunés, qui font construire un immense chalet pour s'installer là et y continuer leurs activités lucratives : une société qui propose des voyages touristiques exceptionnels à une clientèle en quête d'originalité. Dans ce petit village où le quotidien sent le train-train, où tout le monde se connaît, où la vie ne semble ne faire que se répéter depuis des siècles sans jamais espérer changer d'un iota le rythme des saisons, des mariages, des naissances, des enterrements, l'arrivée de ces nouveaux habitants va vite créer des remous.       <br />
              <br />
       Leur richesse apparente, leurs grosses voitures (un Hummer, entre autres), leurs réceptions dont ils font profiter leurs nouveaux voisins font jazzer et attirent certains quand d'autres se prennent à jalouser. Mais c'est surtout l'affabilité débordante de ce couple, en particulier de cet homme, Bakari Langlois, qui attire le voisinage autant qu'il déclenche des rivalités entre les gens du village.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83332391-59679767.jpg?v=1728315084" alt=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" title=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" />
     </div>
     <div>
      Un détail qui a toute son importance dans ce schéma qui mène de la tranquillité à la tragédie sociale, Bakari est noir.       <br />
              <br />
       La pièce met en particulier l'accent sur deux couples de villageois, des voisins proches, qui finissent par devenir des intimes des nouveaux arrivants. C'est au travers du regard de la femme d'un des deux couples que l'on suit le déroulement de l'histoire. Que l'on découvre petit à petit la manière dont les relations entre ces trois couples évoluent, s'éloignent, se rapprochent, se détériorent.       <br />
              <br />
       Ce sont d'abord les différences de classe sociale qui vont empoisonner ces relations. Le mépris de classe, comme on dit, que surtout l'un des personnages va éprouver. Il s'appelle Constant. Il fut dans sa jeunesse un espoir de l'athlétisme professionnel dont la carrière fut brisée par une chute et, avec sa carrière, tous ses rêves de réussite. Sur ce ferment de rêves brisés, vite devenus meurtrissures, vite transformée en désabusement, puis en acidité, va alors pousser subitement une rage folle et meurtrière dans l'esprit de ce Constant.       <br />
              <br />
       L'analyse des ressorts de cette macération de la rancune est finement amenée par le texte de la pièce. Ponctuée, comme en contrepoints, par des fêtes, des réceptions, des réjouissances, toutes célébrations qui rythment la vie des villages. La mise en scène d'Éric Massé donne un souffle intense à ce long pourrissement des relations. On ne sait jamais trop qui, de ces six personnages, répand ces graines malsaines : les nouveaux arrivés ou les habitants de longue date ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83332391-59679784.jpg?v=1728315108" alt=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" title=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" />
     </div>
     <div>
      Comme il est annoncé dès le début du spectacle par le personnage de la femme de Constant, la tragédie finit par arriver, puis l'histoire bascule d'un coup sur le procès du meurtrier. On découvre alors la vérité sur Bakari et sa femme, ainsi que sur les derniers faits qui jetèrent Constant dans une folie meurtrière qui lui fit décimer toute la famille, enfants compris. Et l'on sent alors qu'une forme de racisme presque jamais mise au jour a bien participé au déclenchement de la haine et de la violence. Un racisme ordinaire qui fait froid dans le dos.       <br />
              <br />
       La pièce dessine ainsi le paysage d'une société observée à la loupe, une société dont certains pans obscurs sont parfois mis en lumière par des actes violents qui défraient la chronique. La mise en scène fluide et scénographie bien symbolisée, le jeu et le rythme des scènes ainsi que les changements de décors vifs et sans temps morts apportent au spectacle une dynamique de course vers l'abîme qui tient en haleine jusqu'au bout. C'est l'action, les actions qui sont mises en avant, quitte à perdre parfois un peu de profondeur dans l'analyse des personnages qui restent un peu trop symboliques, extérieurs. On aurait aimé un peu plus d'expressions de leurs tourments intimes qui se dévoilent plus par les actes que par les mots.       <br />
              <br />
       Reste que la pièce expose avec finesse les ressorts parfois ambigus des relations sociales et des clivages entre les classes, de même qu'elle fait bien entendre le fait que le racisme ordinaire rôde encore partout comme un prédateur dans la nuit, prêt à engendrer la violence.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des gens comme eux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83332391-59679785.jpg?v=1728315133" alt=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" title=""Des gens comme eux" Un fait divers, miroir d'une société mal mixée" />
     </div>
     <div>
      Texte et adaptation : Samira Sedira.       <br />
       Mise en scène : Éric Massé.       <br />
       Avec : Laure Barida, Louis Ferrand, Étienne Galharague, Gaëtan Kondzot, Marianne Pommier, Amélie Zekri et Éric Massé/Selena Hernandez en alternance.       <br />
       Collaboration artistique : Selena Hernandez.       <br />
       Coach vocal : Myriam Djemour.       <br />
       Scénographie : Kinga Sagi.       <br />
       Création sonore : Marc Chalosse.       <br />
       Création lumière : Rodolphe Martin.       <br />
       Création costumes : Loïs Heckendorn.       <br />
       Production : Théâtre Point du Jour, Lyon ; Compagnie des Lumas.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 11 octobre 2024.</span>       <br />
       Lundi, mardi, jeudi, vendredi à 20 h, samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Point du Jour, 7 rue des Aqueducs, Lyon 5e, 04 78 25 27 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.pointdujourtheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pointdujourtheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon</title>
   <updated>2023-05-09T11:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-fabrique-de-la-domination-sujet-de-Grand-ReporTERRE-7-au-Theatre-du-Point-de-Jour-de-Lyon_a3581.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-05-08T07:49:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà le septième volet de cette série de "mise en pièces de l'actualité" imaginée par Angélique Clairand et Éric Massé, les deux codirecteurs du Théâtre du Point du Jour. Depuis 2020, à raison de deux créations par saison, ce rendez-vous est proposé au public lyonnais, avant de tourner en France et à l'étranger. Le principe est toujours le même. Les deux directeurs proposent à une artiste de créer un spectacle en co-conception avec une ou un journaliste et de s'emparer pour cela d'un thème actuel ou d'un questionnement social qui fait débat. Pour réaliser ces spectacles, le duo artiste-journaliste a une semaine de mise à disposition du théâtre et une enveloppe budgétaire qu'ils utilisent comme bon leur semble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565052.jpg?v=1683483304" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Tout le reste est laissé à leur totale liberté. Ces spectacles naissent ainsi de la combinaison de deux subjectivités : l'une plus artistique, l'autre plus analytique. Les six premiers opus de ces Grands ReporTERRE ont vu des thématiques fortes et variées : la Désobéissance civile, le Cyberféminisme (voir article RDS de janvier 21), les mouvements citoyens au Burkina Faso, l'Écologie et l'Énergie (article RDS de novembre 21), ainsi que des questionnements brûlants comme : faut-il séparer l'homme de l'artiste (voir article RDS de janvier 22), etc.       <br />
               <br />
       &quot;Grand ReporTERRE #7&quot; est l'occasion d'une rencontre entre Carole Thibaut et Lorraine de Foucher. La première est à la fois metteuse en scène, comédienne et directrice du Centre Dramatique National de Montluçon. C'est à elle que fut proposé ce principe de création. C'est elle aussi qui décida de placer cette création sous la bannière du large concept de &quot;La fabrique de la domination&quot;. Lorraine de Foucher est journaliste et réalisatrice. Elle travaille pour France télévision et pour le service enquête du Monde. Ses sujets de prédilection sont la violence, notamment celle faite aux femmes avec différentes enquêtes dont &quot;Féminicides&quot; pour le Monde et France 2. Les deux femmes ne se connaissaient pas avant cette rencontre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565053.jpg?v=1683483325" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il nous a fallu le temps de la rencontre. Ça prend du temps une rencontre. Ça tâtonne, ça cherche l'autre et l'écho de l'autre en soi. Il fallait défricher un possible terrain commun où faire germer ce sujet : la fabrique de la domination&quot;</span>, raconte Carole Thibaut.       <br />
              <br />
       C'est l'histoire de cette rencontre qui va servir de fil conducteur au spectacle. Et l'on assiste presque en direct à la fabrication de cette performance scénique, la création de cet objet théâtral à la fois informel, mais très construit. Les deux conceptrices, après avoir été à l'œuvre d'écriture, se retrouvent sur scène dans leur propre rôle, retraçant l'histoire de la découverte de l'autre, mais aussi et surtout du dévoilement de chacune de leur vie. Des vies qui semblent avoir été quasiment définies par le thème même du projet : &quot;la fabrique de la domination&quot;.       <br />
               <br />
       Dans cet échange, mis en scène simplement avec deux chaises de bistrot, quelques effets de lumière et quelques projections vidéo, il sera essentiellement question de la violence faite aux femmes. C'est un des sujets de prédilection que les deux femmes ont en commun dans leurs différentes carrières. Elles reviennent ainsi sur quelques enquêtes menées par Lorraine de Foucher : les féminicides, les violences du cinéma porno, les plaintes contre Patrick Poivre d'Arvor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mais ce qui fait originalité et divergence de ces enquêtes, c'est l'axe par lequel celles-ci nous sont racontées. Loin, très loin de l'objectivité journalistique si rebattue, le spectacle s'attache essentiellement au sensible, aux émotions, aux ressentis que la journaliste a vécus et vit encore lorsqu'elle enquête sur ces sujets graves et douloureux. Nous est révélé par le biais de questions-réponses ou par de courts monologues, les combats, les doutes et les frustrations parfois que ces investigations demandent ou provoquent.       <br />
              <br />
       Sous une apparence très simple, dépouillée et hétéroclite, le spectacle prouve, au fur et à mesure de son avancée, une réelle construction dramatique, un rythme qui évite toute lourdeur, toute sensation de longueur. Le jeu s'invite partout et Lorraine de Foucher, pour une première sur une scène de théâtre, est très touchante, très juste, très assurée. La mise en scène de Carole Thibaut est une belle réussite, car elle donne de la vie et même de l'humour à un sujet pourtant dramatique. En tant qu'interprète, elle est parfaitement à l'aise. Son passage dansé sur une chanson totalement misogyne apporte soudain un visuel violent qui marque.       <br />
               <br />
       La performance est belle, car elle apporte de l'eau au moulin de la lutte contre la domination masculine totale que nos sociétés perpétuent, mais belle également parce qu'elle est spectacle en cela qu'elle ne parle pas uniquement à l'intelligence mais aussi au sensible, aux corps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #7"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72683304-50565084.jpg?v=1683483402" alt="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" title="La fabrique de la domination, sujet de "Grand ReporTERRE #7" au Théâtre du Point de Jour de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en pièce de l'actualité : Carole Thibau et la journaliste Lorraine de Foucher.       <br />
       Avec : Carole Thibaut et Lorraine de Foucher.       <br />
       Création vidéo : Benoît Lahoz.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.        <br />
       Collaboration technique : Fabienne Gras, Thierry Pertière.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A été présenté les 3 et 4 mai 2023 au Théâtre du Point du Jour, Lyon 5e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mai et 11 mai à 20 h :</span> Théâtre Des Îlets - CDN, Montluçon (03).       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesilets.fr/evenement/grand-reporterre-7-la-fabrique-de-la-domination/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesilets.fr</a>       <br />
              <br />
       À lire aussi :       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grands-ReporTERRE-2-Une-exploration-eclairante-du-cyberfeministe_a2860.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #2&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Deadline-Voyage-climatique-entre-France-et-Allemagne-une-enquete-coup-de-poing_a3116.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #4&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Alternatives-et-resistances-pour-relever-le-defi-climatique_a3122.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #4 Action !&quot;</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-Reporterre-5-Faut-il-separer-l-homme-de-l-artiste_a3159.html" target="_blank">&quot;Grands ReporTERRE #5&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-fabrique-de-la-domination-sujet-de-Grand-ReporTERRE-7-au-Theatre-du-Point-de-Jour-de-Lyon_a3581.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?</title>
   <updated>2022-01-27T19:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-Reporterre-5-Faut-il-separer-l-homme-de-l-artiste_a3159.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61918817-45022088.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-27T18:28:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà la cinquième étape de ce concept inventé par les deux directeurs du Théâtre du Point du Jour de Lyon, Angélique Clairand et Éric Massé. L'idée phare de ces créations éphémères est l'envie de ne pas attendre les chroniques, les rétrospectives, ni l'oubli, mais de battre le fer de l'actualité tant qu'il est chaud et prendre, le temps d'une représentation, un moment pour poser les faits, les questions, pour évaluer les conséquences de ces faits. Choses que la soif de vitesse du monde moderne bannit de ses colonnes qui n'existent quasiment plus. Bref : parvenir à poser le problème, le poser, bien comme il faut, en connivence avec un public questionnant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022088.jpg?v=1643305869" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      Pour le principe ? Il s'agit d'inviter une ou un journaliste et une ou un metteur en scène à embrasser un sujet médiatique, mais surtout une question sociale contemporaine. Ils n'ont qu'une semaine pour créer un spectacle qui ne se jouera que quelques représentations. Un challenge qui, pour ce &quot;Grand Reporterre #5&quot;, repose sur une question : faut-il séparer l'homme de l'artiste ?       <br />
               <br />
       On sait la pertinence de cette interrogation donnée par le mouvement Metoo, Metoo Théâtre et surtout l'embrasement de la cérémonie des Césars autour de Roman Polanski. Effectivement, l'affaire Polanski est comme une traînée de poudre que vont suivre Giulia Foïs et Étienne Gaudillère, les deux concepteurs du spectacle, comme un fil rouge brûlant. Mais cette affaire n'est pas la seule à être mise à la question et à peser d'un côté de la balance : les figures de Wajdi Mouawad et de la manière dont il a défendu la présence de Cantat sur sa mise en scène, celles de Woody Allen, de Michael Jackson, de Verlaine, de Gauguin… la liste est longue de ces artistes dont les vies sont notoirement tâchées d'ombres dissimulant pédophilie, agression, viol.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022255.jpg?v=1643306162" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      Mais faut-il jeter l'œuvre avec l'homme, car il n'est question ici que du prédateur masculin ? Et peut-on garder l'une tout en condamnant leur auteur ? Dilemme complexe que va tenter d'éclairer cette performance en tentant de ne pas fournir une réponse catégorique, mais en argumentant le pour et le contre. Ceci n'est pas un procès, mais une interrogation en profondeur que les deux créateurs du spectacle ont construite comme un dialogue illustré par de courtes scènes jouées.       <br />
              <br />
       Quelques arguments au passage : faut-il que ces artistes qui, comme Verlaine, comme Cantat, qui ont payé leurs forfaits à la société, reprennent une vie normale ? Contrairement à ceux qui ont échappé à la justice ? Que faire des œuvres des pédophiles et autres criminels ? Et surtout cette habile pensée au sujet des droits d'auteur : l'artiste et l'homme ont le même compte en banque…       <br />
              <br />
       Giulia Foïs, journaliste et productrice sur France Inter, en charge de l'émission &quot;Pas son genre&quot;, est fortement interpellée par ce sujet, elle qui a écrit &quot;Je suis une sur deux&quot; où est révélé le viol qu'elle a subi dans sa jeunesse. Elle est sur scène installée comme dans son bureau à la Maison de la Radio. Le metteur en scène, Étienne Gaudillère, lui aussi au plateau, recrée ainsi la situation des rencontres qu'ils eurent pour concevoir ce spectacle. Ce dialogue entre elle, riche de toutes les références, de tous les chiffres concernant les violences faites aux femmes, aux enfants, et lui, comme découvreur de l'ampleur du problème, un peu naïf, sera le fil conducteur de la pièce. Et sa prise de conscience de l'ampleur du problème, la progression de la représentation.       <br />
               <br />
       Ce sera aussi le cas de la plupart des spectateurs, un peu étourdis par une telle avalanche d'informations, mais surtout par une telle prolifération d'œuvres aux auteurs suspects. Quant à répondre à la question initiale, la balance pèse lourd vers le oui, mais &quot;que faire de ces œuvres&quot; demeure une question ouverte.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théâtre du Point du jour, Lyon, lors de la création qui s'est déroulée du 20 au 23 janvier 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand Reporterre #5 : Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022386.jpg?v=1643307015" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en pièce de l'actualité : Étienne Gaudillère et Giulia Foïs.       <br />
       Jeu : Jean-Philippe Salério et Marion Aeschlimann.       <br />
       Lumières, vidéo, son : Romain de Lagarde.       <br />
       Scénographie : Étienne Gaudillère, Romain de Lagarde, Claire Rolland.       <br />
       Régie : Sandrine Sitter.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand et Éric Massé.       <br />
       Collaboration technique : Quentin Chambeaud, Bertrand Fayolle, Thierry Pertière.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour • Compagnie des Lumas.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.pointdujourtheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pointdujourtheatre.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 avril 2022 : Villefranche-sur-Saône (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61918817-45022388.jpg?v=1643307065" alt=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" title=""Grand Reporterre #5" Faut-il séparer l'homme de l'artiste ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-Reporterre-5-Faut-il-separer-l-homme-de-l-artiste_a3159.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique</title>
   <updated>2021-12-07T10:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Alternatives-et-resistances-pour-relever-le-defi-climatique_a3122.html</id>
   <category term="Coulisses &amp; Cie" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60824028-44464117.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-07T10:54:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Le but de nos actions, de nos interventions, est de contribuer à l'émergence d'un mouvement populaire radical non-violent, un mouvement de masse." À la suite du spectacle "Grand ReporTERRE #4", une initiation à l'action non-violente était proposée aux spectateurs qui le souhaitaient par l'association Alternatiba ANV Lyon en partenariat avec le Théâtre Point du Jour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60824028-44464117.jpg?v=1638871088" alt=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" title=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" />
     </div>
     <div>
      Alternatiba ANV Rhône organise régulièrement des formations pour faire de l'action non-violente et de la désobéissance civile un moyen d'action légitime et efficace, accessible au plus grand nombre, et ainsi contribuer à l'émergence d'un large mouvement citoyen populaire, radical et non-violent pour relever le défi climatique !       <br />
              <br />
       Pendant deux heures, le public est invité à passer du statut de témoin à celui d'acteur, en enclenchant une réflexion sur la non-violence puis en s'appropriant des postures pour désamorcer des tensions au cours de mises en situation.       <br />
              <br />
       Un mouvement radical de masse pour changer le système, mouvement avant tout démocratique en lutte contre le dérèglement climatique. Mais action non-violente ne veut pas dire passivité. <span style="font-style:italic">&quot;Contrairement aux mouvements pacifistes, la recherche du conflit fait partie des moyens d'action mis en place&quot;,</span> annonce Anne-Sophie, l'une des intervenantes de la formation.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans le hall du théâtre, une heure avant la représentation. Anne-Sophie et Xavier préparent les derniers détails de la formation qu'ils donneront ensuite. <span style="font-style:italic">&quot;Nous pratiquons la parité, cela fait partie de la philosophie du mouvement. Lors de nos formations, il y a systématiquement une femme et un homme. D'autre part, nous avons en permanence un cercle de veille féministe.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60824028-44464211.jpg?v=1638871333" alt=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" title=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" />
     </div>
     <div>
      Le réseau ANV-COP21, autre bannière dont la signification est Action Non Violente (qui rassemble plus de 60 groupes d’action), exprime le sens de l'action de ces associations citoyennes : agir pour que mobiliser toujours plus de personnes à l'urgence climatique et créer des alternatives économiques.       <br />
              <br />
       Des actions qui peuvent prendre toutes les formes possibles, massives ou isolées. Des exemples : le vol des chaises dans les agences bancaires principalement la BNP pour dénoncer les fraudes financières de cette banque via les îles Caïmans (les bien nommés : &quot;Faucheurs de chaises&quot;), le blocage de quatre tours à la Défense en 2019 (2 000 personnes et des alliances avec Greenpeace, Attack, etc.), l'occupation du tarmac de Roissy et… le décrochage des portraits de Macron dans les mairies sur tout le territoire.       <br />
              <br />
       &quot;Nos actions sont non-violentes, mais déterminées. Le but n'est pas d'effrayer, mais si jamais les employés stressent, les anges gardiens interviennent pour faire baisser la tension et leur expliquer nos buts&quot;, explique Xavier.       <br />
              <br />
       Actions non-violentes, maîtrisées, responsables, et à visages découverts du côté des ANV. La réponse gouvernementale est plutôt violente puisqu'elle est judiciaire. Pour les décrochages de portraits de Macron dans les mairies, 83 procès ont été déclenchés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60824028-44464232.jpg?v=1638810419" alt=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" title=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Souvent les maires ne portent pas plainte, c'est alors le procureur général qui déclenche la procédure&quot;,</span> explique Anne-Sophie qui a dû subir elle-même un procès pour décrochage. On les accuse de vol en réunion. Avec pour butin le portrait officiel de Macron. La justice se ridiculise toute seule. Malgré cela, il a fallu faire appel puis poursuivre en cassation pour que tous soient relaxés. Ces procès sont des actions violentes contre des individus, et contre un mouvement qui se veut grandissant et de plus en plus exigeant vis-à-vis des décisions gouvernementales (voir le procès du siècle).       <br />
              <br />
       Voilà pour le chapitre &quot;désobéissance civile&quot;. Mais les associations citoyennes qui font partie d'Alternatiba ne se contentent pas d'agir pour éveiller les consciences et mobiliser les volontés, elles organisent comme c'était le cas au théâtre Point du Jour ce dimanche 21 novembre, des formations…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Et aussi des camps climats par exemple. L'été dernier, ces camps ont réuni plus de 4 000 personnes. C'est l'occasion de se former à une économie responsable, à viser la sobriété et à développer des idées pour lutter contre les dérèglements climatiques. Et nous avons aussi créé sur Lyon un lieu, l'Alternatibar, lieu d'échanges, de rencontre et de convivialité&quot;,</span> raconte Xavier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60824028-44464254.jpg?v=1638871480" alt=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" title=""Grand ReporTERRE #4" Alternatives et résistances pour relever le défi climatique" />
     </div>
     <div>
      Soutien aux monnaies locales comme l'Eusko au pays Basque, la plus grande monnaie locale d'Europe, ou à la Gonette pour Lyon, organisation d'un festival sur la région lyonnaise en juillet prochain, actions chocs encore en préparation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;En 2016, des militantes des faucheurs de chaise ont transformé une agence BNP en crèche, dans le XIXe arrondissement pour dénoncer l'évasion fiscale. Dans ce cas-là, c'est la directrice d'agence qui a négocié avec la police pour que l'action se termine dans le calme&quot;,</span> ajoute encore Anne-Sophie.       <br />
              <br />
       Le mouvement se refuse pourtant à devenir véritablement politique. Mouvement de masse oui, mais il n'est pas ici question de centralisation des pouvoirs. Simplement une galaxie de petites associations qui s'accordent sur des idées, une urgence, un respect de chacun.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://alternatiba.eu/rhone/" target="_blank">&gt;&gt; alternatiba.eu/rhone</a>       <br />
       <a class="link" href="https://alternatiba.eu/" target="_blank">&gt;&gt; alternatiba.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-4-Alternatives-et-resistances-pour-relever-le-defi-climatique_a3122.html" />
  </entry>
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