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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T03:47:22+01:00</dc:date>
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   <title>"Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…</title>
   <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 09:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque, surgissant de l'ombre des coulisses, Jérôme Rouger, apparaît sur la scène du Carré-Colonnes de Blanquefort, ses premiers mots vont au chantre de l'humour (caustique), Pierre Desproges, dont, annonce-t-il avec entrain, "on fêtera le quarantième anniversaire de la mort… dans quatre ans". Sa filiation ainsi bel et bien établie, l'humoriste (bienveillant) se lance, paperboard en appui, à une vraie fausse conférence propre à dévoiler aux spectateurs leurs faces cachées. Et, ce que l'on apprendra effectivement sur l'art d'être spectateur désacralisera à jamais le statut (déboulonné) des quidams fréquentant les lieux nommés théâtres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929906.jpg?v=1763627515" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Vivre en direct la condition de spectateur en bénéficiant du bonus offert d'une critique savoureuse des faits, gestes et motivations diverses et variées de &quot;la bête de salle&quot; qu'est ledit spectateur, telle est l'expérience proposée in situ. Enchainant avec vélocité les différents cas de figure, &quot;la bête de scène&quot; qu'est Jérôme Rouger, dont l'animalité vive de routard des plateaux produit irrésistiblement son effet hypnotique sur l'assistance, déroule ses observations à l'usage des spectateurs, partie prenante de ce qui va advenir dans le présent partagé de cette représentation.       <br />
              <br />
       En effet, s'il est une évidence c'est celle de la consanguinité du couple acteur-spectateur d'un soir, accouchant ensemble de par son union (contre nature ?) d'un spectacle unique, différent de ceux qui l'ont précédé et de ceux qui le suivront. Et ce miracle de la Nativité &quot;spectaculaire&quot; n'a rien à envier à celui de la Nativité christique tant la dose d'illusions partagées est à la source du miracle à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929907.jpg?v=1763627572" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Oscillant entre humour vif et critique de la raison pure appliquée à l'objet spectacle, l'acteur de tréteaux va s'amuser (et nous amuser) à rapprocher les paradoxes inhérents aux arts vivants. Ainsi, savoir accueillir l'ennui au théâtre n'est-il pas promesse inépuisable de joie intense… lorsque la représentation arrivera à son terme, la chute étant alors synonyme de la délivrance attendue ? De même, pour éviter de &quot;mourir de rire&quot;, comme cette malheureuse spectatrice restée inerte dans son fauteuil alors que la salle s'était vidée de ses âmes vivantes, l'humoriste humaniste ne se doit-il pas (ce sera le cas ce soir…) de supprimer les parties trop drôles de son spectacle ?       <br />
              <br />
       Poursuivant son exégèse de la représentation théâtrale, l'humoriste, ayant au préalable juré fidélité au serment de Shakespeare, se lance dans une sociologie de l'entité &quot;Public&quot; propre à décoiffer les têtes majoritairement chenues des &quot;assistants émotionnels&quot; venus là… (l') assister. Le public donc, pris comme un conglomérat d'individus sans autre cohésion que de se retrouver dans la même salle, le même soir, mais avec des attentes et regards singuliers, va alors pouvoir bénéficier de ses précieux conseils.       <br />
              <br />
       D'abord, pour rendre hommage à sa grand-mère privée trop tôt d'école, mais aucunement d'intelligence, et en fonction des pouvoirs qu'il s'accorde ici et maintenant, le maître des chimères artistiques décrète la règle de la primauté du féminin, renvoyant aux oubliettes de l'Histoire la règle des accords grammaticaux consacrant la primauté du genre masculin. Mine de rien, en déminant là un terrain occupé par les tenants d'un ordre conservateur entendant perpétuer au travers de la langue le pouvoir de domination du patriarcat, et s'adressant désormais aux &quot;spectatrices&quot; que nous sommes tous et toutes devenues, l'humoriste rejoint la tradition de celles et ceux qui s'appuient sur le ridicule existant pour mieux le faire rejaillir en pleine face.       <br />
              <br />
       Quant à la qualité des publics, elle est, comme celle des produits de première nécessité, soumise à variations… <span style="font-style:italic">&quot;Il arrive que le public soit mauvais, fatigué, ou pire… bête&quot;.</span> Et l'humoriste de passer en revue la typologie des &quot;spectatrices&quot;. Des consommatrices (qui revendiquent d'avoir rien préparé, laissant cette charge au bouffon sur scène), aux molles et éteintes qui donnent envie de s'endormir sur scène.       <br />
              <br />
       Un sort particulier sera réservé aux élues, dont l'appel ce soir aboutit à la conclusion d'un certain désintérêt pour la chose culturelle. Les &quot;spectatrices&quot; du premier rang, elles aussi, auront droit à un traitement de faveur ; prises comme &quot;mur émotionnel&quot; où vient s'écraser le reste de la salle, prisonnière de leurs réactions, elles seront rendues pleinement responsables de la réussite ou de l'échec de la performance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929935.jpg?v=1763627602" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Toujours sur un ton (faussement) détaché fuseront des considérations sur le public des scènes nationales dont le portrait-robot épingle en creux les travers de la culture de l'entre-soi et du mieux-disant culturel propres à d'autres structures… pour faire ressortir que, si, là aussi, on trouve de gros lourdauds (le féminin n'existerait-il pas ?), ils sont éduqués. Ainsi, tout en restant bienveillant, par pointes ajustées, l'humour se fera un brin plus critique des comportements et motivations rencontrés chez les &quot;spectatrices&quot;, même si, dans l'instant même, des numéros de cabarets joyeux viendront recolorer en rose (vif) le spectacle.       <br />
              <br />
       On se délecte de l'humour (r)affiné de Jérôme Rouger, expert en l'art de démonter les ressorts animant le sérail constitué par le chœur des &quot;spectatrices&quot;, son allié envers et contre tout. On sourit et rit de bon cœur à ses saillies délivrées avec un naturel confondant et une bienveillance au-dessus de tous soupçons.       <br />
              <br />
       Cependant – ah décidément, il y aura donc toujours un spectateur en-vieux trouvant à redire… –, même si on apprécie à sa valeur la richesse de ses points de vue aiguisés sur le monde du spectacle et de ses adeptes, on se prend parfois à regretter que l'humoriste semble retenir ses flèches… Il est vrai que l'humour noir et la causticité sans retenue, propres au mentor de l'humour cité en préambule, se sont au cours des temps édulcorés, signes d'une époque (cf. les humoristes débarqués de France Inter pour avoir exercé sans filtre l'art de leur humour débridé) où l'on tient à ménager – coûte que coûte – l'artistiquement correct.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 12 novembre 2025 au Carré-Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Conseils aux spectateurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929943.jpg?v=1763627626" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jérôme Rouger.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Rouger.       <br />
       Avec : Jérôme Rouger.       <br />
       Lumières : Mathieu Marquis.       <br />
       Regard intérieur : Patrice Jouffroy dit Jouf'.       <br />
       Par Cie La Martingale.       <br />
       Durée : 1 h15.       <br />
              <br />
       <b>Représenté mercredi 12 et jeudi 13 novembre 2025 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 novembre 2025 :</span> Théâtre Béhéria - Les Escales, Réseau 535, Bidart (64).       <br />
       14 janvier 2026 : Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).       <br />
       29 janvier 2026 : Espace des Augustins, Montauban (82).       <br />
       31 janvier 2026 : La Saison Sud-Hérault - L'Étape, Pierrerue (34).       <br />
       6 février 2026 : Le Pays Valois - Communauté de Communes, Lévignen (60).       <br />
       28 février 2026 : R2B, Vouneuil-sous-Biard (86).       <br />
       13 mars 2026 : Festival Quand on conte, Nouaille-Maupertuis (86).       <br />
       21 mai 2026 : Rencontres Théâtrales, Saint-Jean-de-Boiseau (44).       <br />
       4 juin 2026 : Festival Ah !, Parthenay (79).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Conseils-aux-spectateurs-Rire-au-Carre-une-equation-gagnante_a4409.html</link>
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   <title>Quelles pratiques culturelles des français pour le spectacle vivant en 2023 ?</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jan 2024 20:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coulisses &amp; Cie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le PRODISS a dévoilé ce jour son baromètre annuel du spectacle vivant à l'occasion des BIS de Nantes. Réalisé par l'institut de sondage Harris Interactive, ce baromètre propose, depuis 2014, un instantané des pratiques et attentes des Français en matière de spectacles vivants. Cette édition s'inscrit dans un contexte particulier puisque le PRODISS s'est transformé au 1er janvier 2024 et intègre désormais dans son champ les secteurs du théâtre et du cabaret. Ainsi, avec l'élargissement de son périmètre, le baromètre du spectacle vivant permet aux professionnels de mieux connaitre les publics et les défis à relever. L'enquête de l'année 2023 révèle que, malgré les conséquences de la crise sanitaire et le contexte d'inflation, l'attrait des Français pour les spectacles ne se dément pas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77881239-56566789.jpg?v=1705606299" alt="Quelles pratiques culturelles des français pour le spectacle vivant en 2023 ?" title="Quelles pratiques culturelles des français pour le spectacle vivant en 2023 ?" />
     </div>
     <div>
      <b>Une image positive du secteur des spectacles en France</b>       <br />
              <br />
       À une très large majorité, les Français se déclarent satisfaits de l'offre de spectacles : 88 % d'entre eux considèrent que des spectacles variés, de qualité et pour tous les publics, sont proposés. Par ailleurs, 85 % estiment que le secteur des spectacles est dynamique et évolue avec son temps. Cette image favorable est stable dans le temps long. On note également la forte progression de la perception du spectacle comme un remède à la crise (75 %, en hausse de 18 points par rapport à 2014).       <br />
              <br />
       <b>La moitié des Français se rend régulièrement à des spectacles et des festivals</b>       <br />
              <br />
       51 % des Français déclarent assister à l'un des 5 types de spectacles du périmètre du PRODISS au moins une fois par an : ils sont 36 % pour les concerts de musiques actuelles, 29 % pour les spectacles d'humour, 29 % pour les pièces de théâtre, 16 % pour les comédies musicales et 13 % pour le cabaret. Ces indicateurs sont stables ou en hausse par rapport à 2019. En ce qui concerne les festivals, la moitié des Français déclarent assister à l'un des 3 types de festivals du périmètre PRODISS au moins tous les 2 ou 3 ans (musiques actuelles, humour, théâtre). Ce sont particulièrement les jeunes qui assistent le plus régulièrement à ces différents d'événements. Dans un contexte d'inflation généralisée, les Français considèrent que les billets pour les spectacles et les festivals ont été un peu moins touchés que d'autres produits ou services de loisirs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>La recherche d'émotions et de moments de convivialité, première raison pour se rendre à un spectacle</b>       <br />
              <br />
       Les spectateurs sondés avancent comme principales motivations pour assister à un spectacle ou un festival se changer les idées (91 %), ressentir des émotions et vivre quelque chose d'exceptionnel (91 %) et partager des moments avec des proches (90 %). Interrogés sur la place des nouvelles technologies, plus de 6 spectateurs sur 10 se montrent intéressés par l'intégration d'expériences interactives ou de réalité augmentée dans le cadre des spectacles et festivals. Les publics les plus jeunes y sont particulièrement sensibles.       <br />
              <br />
       <b>L'engagement environnemental, un point d'attention pour le public</b>       <br />
              <br />
       Comme l'an dernier, plus de 7 Français sur 10 jugent que l'engagement des spectacles et festivals en faveur de l'environnement est important (71%). Il l'est encore davantage pour les plus jeunes. Parmi les mesures jugées les plus prioritaires figurent le tri des déchets (63 %) et leur réduction (56 %), la préservation du site (61 %) et la bonne gestion de l'eau (51 %). Toutefois, seule une minorité de spectateurs se sent bien informée sur les mesures environnementales prises par les organisateurs de spectacles (46 %) et de festivals (52 %). Enfin, plus de la moitié des spectateurs déclare qu'elle pourrait renoncer à se rendre à un spectacle ou à un festival pour des questions d'impact environnemental, même si peu en sont &quot;certains&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle vivant, un moyen de faire société</b>       <br />
              <br />
       Les Français estiment que les spectacles et festivals organisés près de chez eux ont un impact positif sur la vie locale, notamment sur son animation (77 %), son économie (75 %), le tourisme (74 %), l'image du lieu (73 %), mais aussi la création artistique (68 %) et la création d'emplois (64 %). Par ailleurs, une majorité de spectateurs a constaté que les salles de spectacles et les festivals s'étaient mobilisés pour mettre en place des mesures de sécurité et de prévention contre les violences sexistes et sexuelles (58 %) et les trois quarts d'entre eux ont fait le même constat sur les mesures d'accessibilité pour les personnes en situation de handicap (73 %).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Communiqué de presse du PRODISS diffusé le 17 janvier 2024.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Comment est réalisé le Baromètre du spectacle vivant ?</b>       <br />
       1) Enquête réalisée en ligne du 4 au 6 décembre 2023 par Harris Interactive France, institut d'études et de sondages d'opinions.       <br />
       2) Échantillon de 1 042 personnes représentatif des Français âgés de 15 ans et plus.       <br />
       3) Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l'interviewé(e).       <br />
              <br />
       <b>À propos du PRODISS</b> - <span style="font-style:italic">Le PRODISS élargi réunit trois syndicats majeurs du spectacle vivant privé (PRODISS, SNDTP et CAMULC). Avec plus de 600 entreprises adhérentes, le syndicat est aujourd'hui le premier réseau d'entreprises privées du spectacle vivant, présentes sur tout le territoire. Le PRODISS élargi représente et accompagne producteurs de spectacles, exploitants de salles de concert, directeurs de théâtres ou de cabarets, diffuseurs et organisateurs de festivals pour encourager et soutenir la création dans un écosystème en profonde mutation. Le PRODISS élargi est aussi un lieu de plaidoyer auprès des acteurs publics, un réseau au service de ses membres, et un lieu pour faire rayonner nos scènes en France et à l'international. Pour remplir sa mission, le PRODISS élargi s'appuie sur trois valeurs : passion de la création, audace pragmatique et esprit collectif.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77881239-56566789.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quelles-pratiques-culturelles-des-francais-pour-le-spectacle-vivant-en-2023_a3793.html</link>
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   <title>Théâtre du Rond-Point : diffusion de deux spectacles en direct…</title>
   <pubDate>Fri, 04 Dec 2020 18:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En attendant la réouverture du Théâtre du Rond-Point (Paris 8e) le 15 décembre, celui-ci propose deux spectacles en direct sur leur site Internet, sur Facebook et Youtube !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/52052289-39804527.jpg?v=1607102476" alt="Théâtre du Rond-Point : diffusion de deux spectacles en direct…" title="Théâtre du Rond-Point : diffusion de deux spectacles en direct…" />
     </div>
     <div>
      Premier rendez-vous le <span class="fluo_jaune">samedi 5 décembre à 20 h</span> avec Élise Noiraud pour son spectacle &quot;Pour que tu m'aimes encore&quot;. Attendu initialement en novembre 2020, dans le cadre d'une trilogie de ses pièces réunis sous le titre &quot;Élise&quot; (&quot;La Banane américaine&quot;, &quot;Pour que tu m'aimes encore&quot; et &quot;Le Champ des possibles&quot;), découvrez en exclusivité ce seul en scène qui retrace son adolescence, moment de la vie où chaque petite chose porte en elle le sentiment merveilleux et vertigineux des premières fois.       <br />
              <br />
       Élise Noiraud signe une comédie humaine, épopée autofictionnelle qu'elle assume seule en scène, déchirante de drôlerie et de tendresse. Elle a raconté son enfance et son adolescence dans &quot;La Banane américaine&quot; puis dans &quot;Pour que tu m'aimes encore&quot;, spectacles joués près de trois cents fois. Le troisième chapitre de cette trilogie (publiée dans son intégralité chez Actes Sud) ferme la boucle avec l'âge adulte, et raconte son parcours de combattante, une sortie de l'enfance non sans mal ni humour.       <br />
              <br />
       Vous pourrez aussi retrouver Élise Noiraud durant la saison 21/22. Elle présentera son nouveau spectacle &quot;Le Champ des possibles&quot;. Concernant ce dernier spectacle, vous pouvez relire la chronique d'Isabelle Lauriou <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-champ-des-possibles-et-le-meilleur-pour-la-fin_a2429.html" target="_blank">&gt;&gt; Le champ des possibles et le meilleur pour la fin…</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/52052289-39804561.jpg?v=1607102607" alt="Théâtre du Rond-Point : diffusion de deux spectacles en direct…" title="Théâtre du Rond-Point : diffusion de deux spectacles en direct…" />
     </div>
     <div>
      Le <span class="fluo_jaune">samedi 12 décembre à 20 h</span>, c'est Pierre Notte, auteur associé du Théâtre du Rond-Point, qui proposera une représentation en direct de son spectacle &quot;L'Effort d'être spectateur&quot;, joué en 2019 au Rond-Point. Acteur, performeur ou conférencier, Pierre Notte met à l'épreuve la salle, propose une étude de la sociologie du public et de ses comportements, met en demeure chaque spectateur d'y penser et d'en rire avec lui.       <br />
              <br />
       Les spectacles sont disponibles gratuitement sur Facebook, Youtube et notre site, à 20 h en direct, puis en replay pendant 24 h.       <br />
              <br />
       Production : Golgota Production.       <br />
              <br />
       Théâtre du Rond-Point, Paris 8e, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/52052289-39804527.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Theatre-du-Rond-Point-diffusion-de-deux-spectacles-en-direct_a2845.html</link>
  </item>

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   <title>Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant</title>
   <pubDate>Sun, 19 Jan 2020 09:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une fois n'est pas coutume pour ce billet d'année nouvelle et 2020, ma chronique est adressée au public. Plus précisément aux quelques têtes à claques qui composent parfois la jauge d'une salle de spectacle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41917960-35071507.jpg?v=1579422014" alt="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" title="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" />
     </div>
     <div>
      Qu'elle soit grande, petite, connue, nouvelle ou carrément classée - je parle de la salle… et non de la tête à claques - chacune a un véritable point commun : l'emmerdeur(euse), le ou la chiant(e), le ou la surexcité(e) ou souvent le ou la grippé(e), stade 12 ou division 1 qui ne lâche rien sauf ses postillons et autres régalades salivaires. Il a payé sa place depuis des semaines, rien à faire. Il a un bon 39 de fièvre, des suées dont peuvent encore se rappeler quelques fauteuils un peu rouillés par le temps et les fessiers, et une toux à perdre haleine… qui de temps en temps, vient directement se coller à vos oreilles.       <br />
              <br />
       Pour moins que ça, le médecin affilié CPAM refourgue un certificat médical et un arrêt de travail ! Qu'est-ce qu'un <span style="font-style:italic">&quot;specta-bronchite, spectangine, spectaryngite ou spectagrippe&quot;</span> viennent faire dans une salle obscure, au bout de la vie de son poumon droit, de sa bronchiole gauche et de ses ganglions suspendus au cou taille XXL ? Bordel ! Pourquoi est-il là assis à se demander s'il ne serait plutôt pas mieux dans son lit parce que, en plus, à cause des anti-bios son tympan bourdonne et qu'il ne comprend pas tous les mots du texte de Claudel… qui en plus dure trois heures. Une chance ! À l'Olympia, c'était Commandeur…       <br />
              <br />
       Malades, si un satané virus d'hiver squatte votre gorge et vous titille le lob, restez tranquilles ! Chez vous. Le spectacle vivant, ses actrices et acteurs se prennent au passage des microbes, d'autres parasites assez désagréables au confort scénique.       <br />
              <br />
       Notre santé n'étant déjà matériellement pas au top ces temps-ci, soyez gentils ! Optez pour le bon grog de mamie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41917960-35071508.jpg?v=1579422047" alt="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" title="Année 2020, rouge rosé ou blanc, avec ou sans les bulles… modérément avant le spectacle vivant" />
     </div>
     <div>
      Dans un autre genre, il y a aussi le mec ou la nana bourrés. Comme ce 2 janvier, boulevard des Capucines… dans cette salle mythique, fut-elle, au temps de Piaf ou Brel.       <br />
       Une femme portant un grand chapeau masquant la vue des voisins arrière mais pas son haleine malheureusement.       <br />
       - Vin rouge ?       <br />
       - Blanc ?        <br />
       - Les deux ! Avec des cocktails molotov de rhum ! Pari ? Paris…       <br />
              <br />
       Commandeur a atterri. On a ri. C'était le but ! Mais depuis que mon meilleur ami s'est endormi au one woman show d'Axelle Laffont, je me méfie.       <br />
              <br />
       Le spectacle de Jérôme - ça y est ! On est pote. Je l'appelle Jérôme… - a démarré avec 15 minutes de retard et elle, elle a passé les minutes à boire des coups au bar ! Évidemment saoule comme une polonaise, elle riait à tue-tête gesticulant de droite à gauche, un coup sur un ami - un ami de comptoir -, un autre coup sur le voisin qui se retenait de dire quoi que ce soit car sa dulcinée était très enceinte et qu'il la surveillait.       <br />
              <br />
       Et moi… derrière. Comme par hasard ! Le spectateur relou, jamais loin. Trop près quoi !        <br />
       Cette femme se gossait même quand Jérôme n'était pas sur scène c'est dire qu'elle en avait sniffé de l'alcool !       <br />
              <br />
       Vapeurs et hauts de coeur dépassés, Commandeur est vraiment drôle et l'Olympia parfaitement à sa hauteur ! L'ivrogne s'est levée mais ne s'est pas cassé la gueule ! Dommage ! On lui aurait mis des sous dans le chapeau pour la chute tant espérée de la fin de soirée.       <br />
              <br />
       Difficile donc d'éviter le spectateur ingérable ou malade.       <br />
       Sur ce point au moins nous voilà, comédiennes, comédiens, tous égaux !        <br />
              <br />
       Bonne année 2020… et vin avec modération… surtout.        <br />
              <br />
       Spéciales dédicaces à mon chéri et à mon meilleur ami.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le corps sur scène au XXIe siècle</title>
   <pubDate>Fri, 26 May 2017 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La scène est à l'origine le reflet de la société. Les corps handicapés, difformes, différents, les corps en marge des standards esthétiques de leur époque étaient sous-représentés ou alors relégués aux rôles mineurs. Il faut attendre les années 2000 pour voir accepter les physiques atypiques. C'est en montrant ces corps hors normes que l'artiste place le spectateur face à la réalité de la société et face à lui-même, lui qui est membre de celle-ci. Le XXIe siècle semble avoir pour champ de prédilection la critique de la société de consommation et la mondialisation ; et quoi de mieux que le corps pour l'illustrer ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13921524-20103505.jpg?v=1495728752" alt="Le corps sur scène au XXIe siècle" title="Le corps sur scène au XXIe siècle" />
     </div>
     <div>
      Les notions d'identité et d'identitaire sont mises à mal, synonymes d'engagement radical contre les tabous sociaux et culturels. La performance de l'artiste oscille entre minimalisme et excès. Peut-on y voir le reflet d'une société manichéenne ? Elle se calque également sur la télévision avec l'apparition du numérique sur scène. De nombreux metteurs en scène ont recours à l'écran dans leur spectacle.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, le chorégraphe, le régisseur, etc., ne sont plus les seuls à monter le spectacle. Aujourd'hui, les artistes participent pleinement à la création de l'œuvre, c'est une œuvre collective. Ils ne sont plus des pantins qui s'adaptent aux exigences du metteur en scène ; ils sont devenus des artistes-artisans. Actuellement, ce n'est plus l'artiste qui s'adapte à l'œuvre mais l'œuvre à l'artiste ; beaucoup de spectacles sont créés en fonction de l'artiste qui est choisi à l'avance. C'est le personnage qui est créé pour l'homme et non l'homme qui incarne le personnage.       <br />
              <br />
       Actuellement, on peut parler d'un théâtre de l'instantané, de la spontanéité avec une primauté du présent. On observe un rejet de la société, de l'éducation, de la culture telle qu'elle nous est imposée car elle ne correspond pas à la réalité. Le public est à la recherche d'autre chose. On repousse la bourgeoisie, le corps éduqué pour se tourner vers quelque chose de plus authentique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13921524-20103637.jpg?v=1495729066" alt="Le corps sur scène au XXIe siècle" title="Le corps sur scène au XXIe siècle" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre ne raconte plus l'histoire d'un corps dépourvu de tout passé mais celle d'un corps psychologique que les événements antérieurs ont pu marquer, un corps soumis à des lois scientifiques, un corps appréhendé sociologiquement, un corps dont nous avons une connaissance de plus en plus précise et avancée. Un corps que l'on peut situer dans un contexte précis en incluant les variables qui peuvent le toucher.       <br />
              <br />
       Ce nouveau corps cherche à se débarrasser des filtres apposés par les médias, il se démarque des clichés, il n'est plus un produit de consommation. Il invente une nouvelle forme de communication, il ne répond plus aux codes enseignés dans les écoles ou les conservatoires, il s'émancipe et démontre qu'il n'existe pas qu'une seule voie d'expression. L'art ne doit plus être élitiste mais une représentation de la vie pour être accessible, percutant et remplir son rôle. Les spectateurs doivent être en capacité de s'identifier aux interprètes. Les conventions ne sont plus de rigueur. Sur scène, plus d'espace, plus de temps, plus d'histoires, juste le corps, le corps qui dit tout, le corps par quoi tout passe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13921524-20112547.jpg?v=1495784124" alt="Le corps sur scène au XXIe siècle" title="Le corps sur scène au XXIe siècle" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre n'est plus désormais un <span style="font-style:italic">theatron</span>, un lieu où l'on voit mais un théâtre où l'on ressent. Le théâtre n'a jamais été plus un lieu d'échanges et de partage que maintenant. Le spectateur reçoit et même plus, subit ce que le comédien ressent et offre à la fois. Le théâtre n'est plus seulement de l'ordre du visuel, il est perceptif, sensitif, kinesthésique. C'est un théâtre qui se matérialise par le corps, que ce soit celui du personnage, du comédien ou du spectateur. Parce qu'on a plus les mots, parce qu'ils ne suffisent plus pour rendre compte de la pensée alors le corps prend le relais pour matérialiser toutes ces émotions et ces sensations. On a épuisé le langage, il faut trouver un autre matériau pour s'exprimer. Après avoir &quot;voulu dire&quot;, il faut trouver &quot;comment dire&quot;.       <br />
              <br />
       À notre époque, pour faire réagir la foule il faut choquer. Et quoi de plus provocant que de s'attaquer à l'intégrité physique, de mutiler les corps, ces corps qui se doivent d'être lisses et beaux en tant que représentants de la société. On malmène les corps en guise d'accusation, on expose les incompréhensions, les réclamations, les récriminations par les blessures des chairs. Mises en dangers, difformités, refus des canons de beauté sont les nouveaux révoltés des planches.       <br />
              <br />
       Se délester du superficiel, échapper aux normes, par la nudité, par le refus des conventions, revenir à un corps simple, primitif, naturel. L'exposition du corps devient un acte politique, le performeur n'est plus un comédien, un danseur, un artiste, il est un corps engagé. Le corps est désormais le seul élément de la représentation. On peut présenter une pièce sans parole, comme l'a fait Beckett avec &quot;Acte sans parole&quot; ; on peut aussi la présenter sans intrigue, comme l'a fait Sarraute dans &quot;Pour un oui ou pour un non&quot;, où deux personnages dialoguent mais où il n'y a pas vraiment de faits ou d'événements. Le corps reste la seule donnée immuable du spectacle.       <br />
              <br />
       On peut envisager cette quête du corps comme le besoin de se réapproprier ce qui nous a été arraché, volé, souillé, ce corps dépossédé, médiatisé. La société a effacé la multiplicité pour n'accepter que les critères qu'elle a choisis : grand, svelte, beau, épilé, gracieux... En s'exposant sur scène, chaque acteur assume et revendique sa différence, son individualité, sa personnalité mais également sa cohérence avec l'ensemble des corps qui l'entourent, sa troupe, son public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13921524-20112600.jpg?v=1495784458" alt="Le corps sur scène au XXIe siècle" title="Le corps sur scène au XXIe siècle" />
     </div>
     <div>
      Le comédien prend conscience de lui-même par la prise de conscience de son corps, celui-ci étant envisagé comme un territoire vierge, inconnu dont il se doit d'explorer tous les recoins. Il doit connaître et posséder son corps pour prétendre atteindre son au-delà, son essence. La sensation amène à la réflexion.       <br />
              <br />
       La voix elle-même se fait corporelle. Elle ne se fait plus la traduction d'un langage bien défini et conformiste, mais elle prend la forme des inflexions du corps : elle peut être cri, murmure, bruit... Elle ne veut plus rien dire mais se fait ressentir. Chacun la perçoit comme bon lui semble. Le spectateur est intégré à la représentation car celle-ci ne lui est plus toute donnée, elle ne lui indique plus un chemin tout tracé, c'est à lui de l'interpréter.       <br />
              <br />
       C'est en quelque sorte à lui de la jouer. L'absence de raisonnement clair lui permet de solliciter son imaginaire et la représentation est ainsi perpétuellement réinventée et reconsidérée. Ici tout le monde s'investit : l'auteur, le metteur en scène, le technicien, le comédien, le spectateur, c'est une œuvre collective. Chacun accomplit sa part sans en avoir totalement conscience. Ils n'attendent que vous pour y contribuer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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