<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-12T01:18:38+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88077022</guid>
   <title>"La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf</title>
   <pubDate>Wed, 23 Apr 2025 07:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Shakespeare, s'il a existé (puisque la question sur son identité – est-il ou n'a-t-il pas été ? – demeure), Shakespeare donc n'avait a priori pas de sœur. Que des frères. C'est Virginia Woolf qui lui en inventa une lors d'une conférence qu'elle donna en 1928 devant les étudiants de Cambridge, sur le thème Les Femmes et le roman. Un texte publié ensuite sous le titre Avoir une chambre à soi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382215.jpg?v=1745344029" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
     </div>
     <div>
      Inès Amoura incarne Virginia Woolf. Elle s'adresse au public. Elle porte un pantalon large, taille haute, une chemise blanche à fronces et une veste. Les cheveux tirés. Un habit d'époque, habit d'homme. Elle se tourne vers le fond de scène fait de pages de livres assemblés en rideau, elle l'ausculte attentivement, elle y recherche les œuvres écrites par des femmes, principalement durant l'époque Élisabéthaine, en vain. Absence totale de création artistique féminine durant la période. Par contre, dans la majorité des textes, qu'ils soient romans, poésies, théâtre, le sujet de prédilection est bien la femme… Paradoxe. Et colère. Et désarroi. Pause.       <br />
              <br />
       Devant ce constat, Virginia Woolf cherche les causes de cette absence totale de création féminine. Absence d'éducation des filles, quel que soit le milieu, mariage précoce en pleine adolescence, enfants, obligation pour elles d'assumer exclusivement les tâches ménagères, aucune autonomie financière, tutelle absolue des pères puis des maris, toutes ces raisons, ces systèmes, ont tué dans l'œuf tout espoir de création féminine. Alors, elle imagine ce qu'aurait été la vie d'une sœur de Shakespeare, aussi douée que lui, aussi éduquée que lui, dans ces conditions sociales inégales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382216.jpg?v=1745344006" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
     </div>
     <div>
      Elle apparaît sur scène, Judith Shakespeare, la sœur, sortant de derrière le rideau de pages, incarnée par Solenn Goix. Frêle, elle aussi vêtue en homme, mais portant une sorte de corset. Elle joue avec une cravate trouvée sur le bureau au bord de la scène. Mime de se pendre avec cet habit d'homme, car <span style="font-style:italic">&quot;n'importe quelle femme, née au XVIe siècle et magnifiquement douée, serait devenue folle, se serait tuée ou aurait terminé ses jours mi-sorcière mi-magicienne, objet de crainte et de dérision&quot;</span>, dira un peu plus tard Virginia.       <br />
              <br />
       La pièce, mise en scène par Juliette Marie, nous fait suivre pas à pas, mot à mot, la conception de cette conférence et l'invention de cette sœur qui en découle. Les deux actrices vont jouer ainsi à s'inventer cette existence et jouer quelques scènes de la vie de cette sœur et des combats qu'elle sera obligée de mener pour laisser éclore son talent quand son frère, son égal en talent, en imaginaire, en curiosité n'aura qu'à assumer des choix que la société ne lui interdira jamais.       <br />
              <br />
       Contrainte par son père d'épouser, autour de sa quinzième année, le fils du voisin de Stratford, elle fuit, se rend à Londres, tombe sous la protection d'un acteur, directeur de troupe, Nick Green, tombe enceinte, tente de devenir comédienne… en se travestissant en homme puisque les rôles étaient interdits aux femmes, écrivant encore et toujours en cachette jusqu'à ce que…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382259.jpg?v=1745344221" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
     </div>
     <div>
      En plus de ces empêchements qui contraignaient les femmes à ne s'occuper que de tâches concrètes, les mentalités, les dogmes, les déclarations humiliantes les faisaient s'enfermer encore plus dans un profond sentiment d'infériorité. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un évêque, je crois, qui a déclaré qu'il était impossible pour une femme, passée, présente ou à venir, d'avoir le génie de Shakespeare&quot;,</span> cite encore Virginia. Des phrases aussi définitives que les clous enfoncés dans un cercueil venant d'autorités religieuses.       <br />
              <br />
       Inès Amoura et Solenn Goix, sous la direction de Juliette Marie, font de cette conférence un moment de partage amusé face à l'entêtement pathétique, mais aussi tragique, que les sociétés d'hommes ont déployé pour réduire l'esprit des femmes à leurs propres intérêts et leurs seuls besoins. Les musiques (incluant des compositions originales d'Inès Amoura) ainsi que le jeu très vif des deux actrices donnent un bon rythme au spectacle. L'ironie alterne avec le drame, avec générosité et talents.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Donnez à la femme 500 livres de rente, donnez-lui &quot;une chambre à soi&quot;, donnez-lui sa dignité, donnez-lui &quot;cette forme humaine à laquelle il lui a si souvent fallu renoncer&quot;, et elle naîtra enfin à la création&quot;,</span> nous dit encore Virginia Woolf. À bien entendre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Sœur de Shakespeare"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88077022-62382260.jpg?v=1745344245" alt=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" title=""La Sœur de Shakespeare", une création originale, corrosive et lumineuse d'après Virginia Woolf" />
     </div>
     <div>
      D'après Virginia Woolf.       <br />
       Traduction : Jean-Yves Cotté.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Inès Amoura et Solenn Goix.       <br />
       Texte et mise en scène : Juliette Marie.       <br />
       Avec : Inès Amoura et Solenn Goix.       <br />
       Collaboration Artistique : Sarajeanne Drillaud.       <br />
       Compositions originales : Inès Amoura.       <br />
       Conseils lumière : Janphi Viguié.       <br />
       Travail sonore : Tom Ménigault.       <br />
       Par la Compagnie Reme.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 avril Au 7 juin 2025.</span>       <br />
       Samedi à 19 h, Relâche le 24 mai.       <br />
       Théâtre La Flèche, Paris 11e, 01 40 09 70 40.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@theatrelafleche.fr')" >info@theatrelafleche.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelafleche.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelafleche.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88077022-62382215.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Soeur-de-Shakespeare--une-creation-originale-corrosive-et-lumineuse-d-apres-Virginia-Woolf_a4202.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-81208875</guid>
   <title>"Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations</title>
   <pubDate>Wed, 26 Jun 2024 10:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le dispositif mêle les interprètes aux spectateurs dans cette petite cabane de toile, la cabane Napo, montée au bord de la pinède du Domaine d'O, lors de ce Printemps des Comédiens 2024. Ici pas de scène, pas d'entrées et de sorties des personnages, pas de décors évolutifs, ni de changements de costumes, ni de projections vidéos, à part le texte en français projeté aux quatre horizons (le spectacle est en espagnol), ici, tout le monde est assis autour d'une table.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81208875-58530988.jpg?v=1719392746" alt=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" title=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" />
     </div>
     <div>
      Un fameux bazar, bordel, dirons-nous, sur cette grande table carrée où s'amoncellent des fins de tout un tas de trucs, des verres jetables sales, des restes de paquets de chips, des miettes, des bouteilles d'eau en plastique, rouleaux d'essuie-tout, paquets de gâteaux secs, bouchons et des trucs à moitié usagés, verres de vin à moitié bus, bouteilles de jus ou de vin entamées, restes de restes de restes qui sentent la fin d'une longue réunion dans une semi-obscurité qui laisse penser qu'on est plus proche du lever du jour que du coucher du soleil. Tard.       <br />
               <br />
       Autour de cette grande table, une vingtaine de chaises et puis un premier cercle de chaises autour, et encore un tour de chaises un peu en hauteur comme si l'on avait voulu construire une arène miniature, ou l'intérieur d'un chapiteau de cirque, avec le plateau de la table couvert de restes de grignotages et de cadavres de bouteilles pour piste, une piste sur laquelle doit se dérouler les jeux. Le public est sur les chaises. Et parmi ce public, sur chacun des bords de la table, cinq comédiennes qui s'échangent quelques mots, remplissent leurs verres et grignotent pendant que les derniers spectateurs finissent de remplir l'arène dans la douce semi-obscurité qui règne et apaise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81208875-58530994.jpg?v=1719392783" alt=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" title=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" />
     </div>
     <div>
      De ces cinq comédiennes vont surgir les présences des principaux personnages de la pièce de Tchekhov par la magie d'interprétations puissantes, investies, presque hypnotiques et, surtout, d'une énergie qui irradie très vite tout l'espace. Nina, Kostia, Trigorine, Arkadina et Macha échangent, dialoguent, jouent le drame de &quot;La Mouette&quot;, et l'on pourrait les toucher du bout du bras. Les cinq comédiennes, toutes différentes, d'âges, de physiques, de tempéraments, réalisent une performance impressionnante et parviennent, grâce à un jeu très investi, à rendre les personnages vivants et les intrigues de chaque scène palpitantes.       <br />
              <br />
       Guillermo Cacace, le metteur en scène argentin de Gaviota, a choisi chacune d'entre elles pour créer ce spectacle qu'on pourrait qualifier de hors normes, mais c'est plutôt l'inverse qui lui convient, un spectacle calibré qui concentre le propos de la pièce à son essence et en fait suinter toute la force dramatique, émotionnelle. Et c'est le personnage de Macha, servante de la maison, sorte de pilier du lieu qui s'occupe du fils, du frère et du reste de la vie au bord du lac lorsque Arcadina est à Moscou, Macha qui grandit dans cette mise en scène et devient celle qui offre sa vision aux spectateurs, elle qui seule finit par quitter cette maison, seule rescapée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81208875-58531036.jpg?v=1719392815" alt=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" title=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" />
     </div>
     <div>
      La proximité, la disposition particulière de cette représentation, la réduction de la pièce aux trames principales de l'œuvre donnent à &quot;Gaviota&quot; une force particulière, les spectateurs étant mis dès les premières minutes dans un état d'esprit de décontraction qui permet d'en apprécier toutes les phases, mais c'est essentiellement le jeu, l'interprétation des actrices qui touchent au cœur, en plus de la direction de Guillermo Cacace. À la fin de la représentation, autour de la table, plusieurs regards sont brillants, quelques larmes sont essuyées furtivement du bout des doigts, une des comédiennes attrape deux feuilles d'essuie-tout sur la table et les tend à un couple de jeunes spectateurs à côté d'elle, qui ne parviennent pas à sécher leurs yeux.       <br />
              <br />
       Et l'on comprend alors tout le dispositif de jeu, le bordel qui est comme le miroir de l'abandon progressif qui traverse la pièce de part en part, la nécessaire proximité avec les actrices pour n'avoir aucun doute sur les troubles qui traversent leurs personnages et l'ambiance de l'espace autour, où l'attention extrême est presque palpable dans une pénombre qui pourrait faire penser aux atmosphères de ces étranges séances de spiritisme qui tentent de faire renaître les âmes mortes.        <br />
              <br />
       <b>Vu le 2 juin à la Cabane Napo - Domaine d'O, 178, rue de la Carriérasse, Montpellier (34).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gaviota"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;La Mouette&quot; d'Anton Tchekhov.       <br />
       Spectacle en espagnol surtitré en francais.       <br />
       Mise en scène : Guillermo Cacace.       <br />
       Avec : Clarisa Korovsky, Marcela Guerty, Paula Fernandez MBarak, Muriel Sago et Romina Padoan.       <br />
       Dramaturgie : Juan Ignacio Fernández.       <br />
       Photographie : Alejandra Lopez.       <br />
       Conception graphique : Leandro Ibarra.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Alejandro Guerscovich.       <br />
       Production : Romina Chepe.       <br />
       Avec le soutien de l'Onda - Office national de diffusion artistique.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       A été joué à la Cabane Napo - Domaine d'O à Montpellier du 30 mai au 2juin 2024 dans le cadre de la 38e édition du Printemps des Comédiens (du 30 mai au 21 juin 2024).       <br />
       <a class="link" href="https://printempsdescomediens.com/" target="_blank">&gt;&gt; printempsdescomediens.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 au 27 août 2024 :</span> Noorderzon Festival of Performing Arts and Society, Groningen (Pays-Bas).       <br />
       Du 29 au 31 août 2024 : FITT Noves Dramaturgies, Tarragone (Espagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81208875-58530988.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Gaviota-d-apres-La-Mouette-de-Tchekhov-Les-ames-fantomes-incarnees-par-la-grace-de-cinq-belles-interpretations_a3972.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-63523405</guid>
   <title>L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens</title>
   <pubDate>Mon, 04 Apr 2022 07:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On entre par "Ivanov". Ce sera la première de ses pièces que Tchekhov verra jouée. On ressort par "La Cerisaie". Dernière pièce à laquelle Tchekhov assistera. Il décède six mois après la création au Théâtre d'art de Moscou en 1904. Entre ces deux pièces, une traversée humaine à laquelle nous entraîne Christian Benedetti, traversée haletante, crue, explosive et périlleuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63523405-45773042.jpg?v=1649005567" alt="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" title="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" />
     </div>
     <div>
      Difficile de rendre les différents sentiments, les variations d'émotions et les multiples énergies reçues en assistant à l'intégrale de Tchekhov mis en scène par Christian Benedetti. Tout est variable, que vous voyiez 1, 2, 3 ou les 5 pièces à la suite. Mais il y a dans cette performance quelque chose de relativement indicible qui reste, qui touche, qui bouleverse parfois comme seul le théâtre sait le faire. Et, ici, il n'est question que de cet art incroyable qui soudain apparaît dépouillé de tous ses artifices ce qui étrangement le rend plus fort et plus vrai.       <br />
              <br />
       Un théâtre un peu nu, un théâtre de matière qui se fabrique dans l'instant, sous nos yeux avec quoi ? Un texte et dix-sept comédiens qui vont jouer près de soixante-dix rôles. Jouant parfois trois rôles dans trois pièces, à la suite, sur le rythme de la vie, vif, sans fioritures, sans longueur de phonèmes, mais avec une présence, une adresse qui donnent chaque sens à entendre. Pas de dictions rondes et chatoyantes, mais le trait de plume de Tchekhov qui touche sans retenue tant le personnage auquel la réplique s'adresse que le spectateur qui assiste à la scène. Ici le théâtre est acteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63523405-45773043.jpg?v=1649005648" alt="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" title="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" />
     </div>
     <div>
      Et lorsqu'on assiste ainsi à plusieurs pièces à la suite, on ressent une amitié très grande naître juste en voyant telle comédienne passer dans trois rôles totalement divers et parvenir à donner à son personnage tous les caractères qui le distingue. Tous réalisent le même investissement et réussissent à être, à chaque pièce, ce rôle différent du précédent qui est une pièce du puzzle délicat que Tchekhov parvient à créer pour chacune de ces œuvres.       <br />
              <br />
       Cette intégrale permet également de prendre conscience de l'éventail dramatique dont a été capable l'auteur russe. D'&quot;Ivanov&quot; où la cruauté de chacun rivalise avec le rire moqueur et vaguement cynique portés sur les autres, les différents. À &quot;La Mouette&quot; où les adultes assassinent sans se salir les mains, toute la jeunesse. À &quot;Oncle Vania&quot; qui montre comment ceux qui sont dans la lumière piétinent ceux qui les servent. Aux &quot;Trois sœurs&quot; où il est question de sacrifice, sacrifice des femmes, sacrifice des rêves, de l'avenir. À &quot;La Cerisaie&quot;, dernier opus de la fin d'un monde qui meurt en donnant naissance à un autre, comme un cycle de la vie.       <br />
              <br />
       Il révèle également les thèmes récurrents imperturbables, les vérités assénées, répétées de pièces en pièce par Tchekhov comme un message à constamment répéter pour qu'il s'inscrive : l'avenir, le travail, la préservation de la nature…       <br />
              <br />
       Par un étrange phénomène, Christian Benedetti parvient à nous transporter dans le point de vue, dans l'esprit, dans la vision exacte de Tchekhov. Ce n'est pas seulement en tant que spectateur que l'on assiste à cette intégrale, mais on se met soudain à voir par les yeux de l'auteur et ressentir toute la désarmante humanité qu'il a pu lire en voyant vivre ses contemporains et qu'il a retranscrite dans ses œuvres. Une vision humaniste, sans sentimentalisme, qui donne à ses histoires et aux personnages qu'il fait vivre sur scène, une actualité, une contemporanéité qui nous rend sœur et frères de ces fantômes à jamais en lutte avec et pour le vivant.       <br />
              <br />
       Peut-être l'unité finale de cette intégrale est ce ressenti-là que partage tous les personnages et qui donne des ailes : vivre, besoin de vivre, vivre à tout prix.       <br />
       Peut-être est-ce le lien qui rend cette intégrale si forte et si dynamisante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tchekhov 137 évanouissements"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63523405-45773107.jpg?v=1649005951" alt="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" title="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" />
     </div>
     <div>
      <b>Une intégrale de Tchekhov.</b>       <br />
       Textes : Anton Pavlovitch Tchekhov.       <br />
       Nouvelles traductions de Brigitte Barilley, Christian Benedetti, Laurent Huon, Daria Sinichkina, Yuriy Zavalnyouk.       <br />
       Scénographie et mise en scène : Christian Benedetti.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Brigitte Barilley - Alex Mesnil.       <br />
       Avec : Brigitte Barilley, Leslie Bouchet, Olivia Brunaux, Stéphane Caillard, Vanessa Fonte, Marilyne Fontaine, Hélène Stadnicki, Martine Vandeville...        <br />
       Christian Benedetti, Julien Bouanich, Baudouin Cristoveanu, Philippe Crubézy, Daniel Delabesse, Alain Dumas, Marc Lamigeon, Alex Mesnil, Jean Pierre Moulin...       <br />
       Lumières : Dominique Fortin.       <br />
       Son : Jérémie Stevenin.       <br />
       Costumes : Hélène Kritikos.       <br />
       Régie générale : Jérémie Stevenin, Adrien Carbonne.       <br />
       Construction : Jérémie Stévenin et les apprentis de L'ÉA du Campus de Gennevilliers.       <br />
       Photos et vidéos : Alex Mesnil.       <br />
       Site internet : Zoé Chausiaux et Céleste Guichot.       <br />
       Collaboration artistique : Genica Baczynski, Laurent Klajnbaum, Alex Jordan.       <br />
       Les visuels de &quot;Tchekhov 137 évanouissements&quot; ont été créés par l'atelier Nous Travaillons Ensemble.       <br />
       Production : Théâtre-Studio.       <br />
       Durée de chaque pièce : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63523405-45773108.jpg?v=1649006005" alt="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" title="L'événement "Tchekhov 137 évanouissements" L'intégrale par Christian Benedetti et sa troupe de 17 comédiennes et comédiens" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 mars au 24 avril 2022.</span>       <br />
       &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color:#990000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Ivanov&quot;, &quot;La Mouette&quot;, &quot;Oncle Vania&quot;, &quot;Trois Sœurs&quot;, &quot;La Cerisaie&quot;.       <br />
       À partir du 11 mai s'ajouteront &quot;Les Pièces en un Acte&quot; (au nombre de neuf), puis &quot;Sans Père&quot; à partir du 18 mai.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;       <br />
       <b>Un objectif ultime et un peu fou reste encore à réaliser : jouer l'intégrale en une seule journée.</b>       <br />
              <br />
       Mercredi à 20 h 30 : &quot;Ivanov&quot;.       <br />
       Jeudi 19 h 30 : &quot;La Mouette&quot; et 21 h 30 : &quot;Oncle Vania&quot;.        <br />
       Vendredi 19 h 30 : &quot;Trois Sœurs&quot; et 21 h 45 : &quot;La Cerisaie&quot;.       <br />
       Samedi 16 h : &quot;Ivanov&quot; ; 18 h : &quot;La Mouette&quot; et 20 h : &quot;Oncle Vania&quot; (possibilité de voir 1, 2 ou 3 pièces, fin à 21 h 25).       <br />
       Dimanche 15 h 30 : &quot;Trois Sœurs&quot; et 17 h 45 : &quot;La Cerisaie&quot; (possibilité de voir 1 ou 2 pièces, fin à 19 h 20).       <br />
              <br />
       Théâtre Studio d'Alfortville, Alfortville (94), 01 43 76 86 56.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-studio.com/saison/tchekhov-137-evanouissements-0" target="_blank">&gt;&gt; theatre-studio.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-repetition-des-Trois-Soeurs-dirigee-par-Christian-Benedetti-avant-l-integrale-Tchekhov_a3192.html" target="_blank">&gt;&gt; Lire aussi &gt;&gt; Une répétition des &quot;Trois Sœurs&quot; dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63523405-45773042.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-evenement-Tchekhov-137-evanouissements-L-integrale-par-Christian-Benedetti-et-sa-troupe-de-17-comediennes-et-comediens_a3216.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-62849815</guid>
   <title>Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov</title>
   <pubDate>Mon, 07 Mar 2022 07:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La salle du Studio. Dans les gradins, épars, des affaires, habits, sacs, dispersés de bas en haut, sous et au-dessus des deux tables de montage qui prennent la place de deux banquettes. Les quatorze interprètes de la pièce sont, eux aussi, dispersés dans l'espace. Certains traversent le plateau. Portent une chaise ici. Un banc. Aident à la mise en place du décor de l'acte IV des "Trois Sœurs".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62849815-45445118.jpg?v=1646589770" alt="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" title="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" />
     </div>
     <div>
      D'autres sont assis dans les gradins, lisant. D'autres sont en coulisses de fond de scène ou sur les dégagements latéraux. L'un met sa veste de militaire sur son pantalon de ville. On cherche un accessoire. Une fourchette. Des pages de manuscrit tournent à la recherche d'une réplique. Des mots s'échangent. Chuchotés ou lancés à la cantonade. Sur scène, à cour, un médecin militaire en costume est assis. Il lit le journal comme si lui seul avait commencé le jeu. Mais tous semblent avoir commencé quelque chose d'invisible dans un désordre consciencieux, une forme d'activité tenace qui agite chacun comme une nécessité de faire, comme pour ne pas se laisser aller à rêvasser ou penser autre-chose qu'à ce qui va se passer ici, d'ici quelques minutes, une nécessité d'actions courtes, concentration en actes.       <br />
              <br />
       Christian Benedetti, engoncé dans une veste et une redingote de soldat du tsar, bouge plus qu'aucun autre, du plateau aux gradins. Il questionne. Demande qu'on finisse d'installer les accessoires. Se demande si unetelle, untel sont bien là. Lance une boutade. Se plaint du tissu de son costume qui le pique. S'interroge sur les changements de décors qu'il faudra travailler. Entre les actes. Et entre les pièces puisqu'il va être question de jouer plusieurs pièces à la suite, avec seulement 30 minutes entre chacune. On lui répond. On le tranquillise. Ou on ne lui répond pas et la question reste en l'air. Posée dans l'espace comme un ballon d'hélium. À résoudre plus tard. À un autre moment. Pour l'instant, c'est l'heure de répéter l'acte 4 des &quot;Trois Sœurs&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62849815-45445120.jpg?v=1646589807" alt="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" title="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" />
     </div>
     <div>
      Cette petite fourmilière en miniature, où chacun s'affaire sans trop de bruit, va d'un coup se centrer. Quelques secondes encore après qu'Adrien Carbonne (régisseur) ait fini de s'élancer du plateau jusqu'à la régie pour régler les derniers éclairages, la lumière du début de l'acte apparaît, les six interprètes sont en place et la première scène commence, d'un coup. Vive. Rapide. Gestes, tenues, expressions, mouvements, temps de respiration donnent soudain vie à cette première scène. Les textes au rasoir, les déplacements inscrits dans le corps, reste à harmoniser l'ensemble. Ce sera l'action essentielle du metteur en scène Christian Benedetti durant tout le reste de la répétition qui suivra à la lettre ce qu'il recherche dans cette création de l'intégrale de Tchekhov : <span style="font-style:italic">&quot;mon parti pris c'est le sens et l'énergie du sens, c'est ça qui compte, tout le reste on s'en fout, le reste ça fait partie du décorum&quot;</span>, martèle-t-il.       <br />
              <br />
       Une répétition qui donne un bel aperçu du travail déjà effectué depuis trois mois et de la puissance moderne que cette mise en scène cherche à rendre aux pièces de Tchekhov, à sa compréhension (un phrasé moderne que cette nouvelle traduction met en valeur). Tout se fera dans une simplicité apparente, simplicité dans le verbe, sobriété dans l'action, phrasés simples, enjeux clairs, de manière à faire sonner non seulement le sens des textes mais à donner vie aux personnages. À ce sujet, Benedetti demande à ses interprètes d'incarner des rôles et pas de créer des personnages. <span style="font-style:italic">&quot;On doit avoir un dialogue constant entre le rôle et nous. Et la détresse amoureuse. Ce sont des rôles, des fonctions&quot;</span>, indique-t-il encore au cours d'une scène. Des rôles. Des principes actifs qui demandent l'empreinte de la personnalité de chacun des interprètes. Créations qui seront fatalement uniques, personnelles, originales.       <br />
              <br />
       Dans ce but, Christian Benedetti a réuni autour de lui une troupe de dix-sept comédiennes et comédiens de tous âges, aux personnalités fortes. Il lui faut bien autant d'interprètes pour réaliser son projet d'intégrale : les six grandes pièces de Tchekhov, plus neuf pièces en 1 acte. Un projet qu'il porte depuis dix ans, dont l'aboutissement a été plusieurs fois remis à cause des interdictions sanitaires. Et qui sera enfin visible à partir du 9 mars au Théâtre Studio d'Alfortville.       <br />
              <br />
       Mais pourquoi ce titre &quot;Tchekhov 137 évanouissements&quot; ? C'est qu'il y a, paraît-il, 137 évanouissements dans les pièces de Tchekhov. Et que <span style="font-style:italic">&quot;lorsque les combats sont durs et violents, que la censure étouffe, que la peur épuise, l'idée même de l'évanouissement soulage... L'évanouissement n'est pas une maladie. L'évanouissement est une arme de combat&quot;,</span> Christian Benedetti.       <br />
              <br />
       <b>Vu lors de la répétition du mercredi 16 février, de 14 h à 18 h - 23 jours avant la première des &quot;Trois Sœurs&quot;, le 11 mars à 19 h 30.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tchekhov 137 évanouissements"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62849815-45445123.jpg?v=1646589845" alt="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" title="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" />
     </div>
     <div>
      <b>Une intégrale de Tchekhov.</b>       <br />
       Textes : Anton Pavlovitch Tchekhov.       <br />
       Nouvelles traductions de Brigitte Barilley, Christian Benedetti, Laurent Huon, Daria Sinichkina, Yuriy Zavalnyouk       <br />
       Scénographie et mise en scène : Christian Benedetti.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Brigitte Barilley - Alex Mesnil.       <br />
       Avec : Brigitte Barilley, Leslie Bouchet, Olivia Brunaux, Stéphane Caillard, Vanessa Fonte, Marilyne Fontaine, Hélène Stadnicki, Martine Vandeville...        <br />
       Christian Benedetti, Julien Bouanich, Baudouin Cristoveanu, Philippe Crubézy, Daniel Delabesse, Alain Dumas, Marc Lamigeon, Alex Mesnil, Jean Pierre Moulin...       <br />
       Lumières : Dominique Fortin.       <br />
       Son : Jérémie Stevenin.       <br />
       Costumes : Hélène Kritikos.       <br />
       Régie générale : Jérémie Stevenin, Adrien Carbonne.       <br />
       Construction : Jérémie Stévenin et les apprentis de L'ÉA du Campus de Gennevilliers.       <br />
       Photos et vidéos : Alex Mesnil.       <br />
       Site internet : Zoé Chausiaux et Céleste Guichot.       <br />
       Collaboration artistique : Genica Baczynski, Laurent Klajnbaum, Alex Jordan.       <br />
       Les visuels de &quot;Tchekhov 137 évanouissements&quot; ont été créés par l'atelier Nous Travaillons Ensemble.       <br />
       Production : Théâtre-Studio.       <br />
       Durée de chaque pièce : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62849815-45445142.jpg?v=1646590068" alt="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" title="Une répétition des "Trois Sœurs" dirigée par Christian Benedetti… avant l'intégrale Tchekhov" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 mars au 24 avril 2022.</span>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ivanov", "La Mouette", "Oncle Vania", "Trois Sœurs", "La Cerisaie".       <br />
       À partir du 11 mai s'ajouteront "Les Pièces en un Acte" (au nombre de neuf), puis "Sans Père" à partir du 18 mai.</strong></span>       <br />
       <b>Un objectif ultime et un peu fou reste encore à réaliser : jouer l'intégrale en une seule journée.</b>       <br />
       Mercredi à 20 h 30 : "Ivanov".       <br />
       Jeudi 19 h 30 : "La Mouette" et 21 h 30 : "Oncle Vania".        <br />
       Vendredi 19 h 30 : "Trois Sœurs" et 21 h 45 : "La Cerisaie".       <br />
       Samedi 16 h : "Ivanov" ; 18 h : "La Mouette" et 20 h : "Oncle Vania" (possibilité de voir 1, 2 ou 3 pièces, fin à 21 h 25).       <br />
       Dimanche 15 h 30 : "Trois Sœurs" et 17 h 45 : "La Cerisaie" (possibilité de voir 1 ou 2 pièces, fin à 19 h 20).       <br />
              <br />
       Théâtre Studio d'Alfortville, Alfortville (94), 01 43 76 86 56.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-studio.com/saison/tchekhov-137-evanouissements-0" target="_blank">>> theatre-studio.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62849815-45445118.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-repetition-des-Trois-Soeurs-dirigee-par-Christian-Benedetti-avant-l-integrale-Tchekhov_a3192.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-57830685</guid>
   <title>•Off 2021• L'Autre Fille Un lourd héritage… une (autre) histoire de la violence</title>
   <pubDate>Wed, 21 Jul 2021 08:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le meurtre d'Abel par Caïn ("Et l'œil était dans la tombe et regardait Caïn"), on n'en finit pas avec les rivalités fraternelles se terminant mal, comme les histoires d'amour qui les précèdent. Histoire de la violence ordinaire structurant la psyché collective au point de ne faire plus qu'une avec elle. L'expérience vécue par Annie Ernaux, et interprétée par Marianne Basler étonnante de vérité, n'y échappe pas… même si son scénario s'en écarte, pour en redoubler l'impact. En effet, ici, la "rivalité à mort" s'est révélée après coup, a été vécue par procuration, et en a été d'autant plus douloureuse qu'elle était "sans objet" identifiable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57830685-42797964.jpg?v=1626850044" alt="•Off 2021• L'Autre Fille Un lourd héritage… une (autre) histoire de la violence" title="•Off 2021• L'Autre Fille Un lourd héritage… une (autre) histoire de la violence" />
     </div>
     <div>
      Ce titre énigmatique, &quot;L'Autre fille&quot;, reprenant celui du roman autobiographique, introduit la rivale qui lui a disputé à distance sa vie, la sœur morte de la diphtérie deux ans avant qu'elle naisse, la sœur dont les parents se sont évertués à cacher l'existence. Faute d'avoir pu &quot;parler l'absente&quot;, l'inconscient étant structuré comme un théâtre, il a fallu trouver la langue de &quot;l'autre scène&quot; pour laisser jaillir les émotions trop longtemps contenues, laisser s'écouler les humeurs noires de la haine qui sapent ses fondements, la seule échappatoire possible à l'extrême violence qui lui a été faite.       <br />
              <br />
       C'est là, dans cet espace protégé d'un bureau où s'accumulent pêle-mêle papiers et photos, que va prendre place (le double d') Annie Ernaux. Écrire la lettre libératrice. Dire cette inquiétante étrangeté ressentie quand lui revient, tel l'éclat d'une mémoire brisée, le souvenir de ce bébé photographié dans sa chemise brodée, elle croyait que c'était elle… Le livret de famille, hérité au décès des parents, affiche deux tampons, naissance et décès, en face du prénom de la première fille, un seul pour la seconde. Et pourtant, malgré cette évidence criante, elle ne peut l'entendre… Comment pouvoir penser l'impensable, comment envisager qu'elle ait été sa sœur, elle qu'elle n'a jamais touchée, elle dont ses parents ont toujours tu l'existence ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57830685-42797968.jpg?v=1626850076" alt="•Off 2021• L'Autre Fille Un lourd héritage… une (autre) histoire de la violence" title="•Off 2021• L'Autre Fille Un lourd héritage… une (autre) histoire de la violence" />
     </div>
     <div>
      Elle est entrée morte, comme par effraction dans son existence d'enfant de dix ans, ce jour où elle a surpris des bribes de conversation entre sa mère et une cliente de l'épicerie…<span style="font-style:italic">&quot;ma petite morte de diphtérie&quot;</span>… complétée par ses paroles assassines <span style="font-style:italic">&quot;elle était plus gentille que celle-là&quot;</span>… Et puis le lourd silence, comme une chape de plomb refermée sur le corps de la Sainte au Ciel. Entre elle, le démon vivant, et ses parents, il y avait - définitivement - ce poids mort innommé, innommable, devenu en elle objet de son tourment. Lorsque l'instance parentale induit, sans le désigner, l'impératif de se taire, la réalité à peine entrevue est aussitôt frappée de forclusion. La fillette de dix ans devrait faire avec, comme si elle ne savait pas…       <br />
              <br />
       … Mais à quel prix, toute vérité tue (verbe taire), tue. Et puis cette &quot;révélation&quot; dominicale d'une sœur l'ayant précédée, en était-ce vraiment une ? N'en avait-elle pas auparavant eu le pressentiment, elle qui dormait dans un lit qui n'était pas le sien, elle qui allait à l'école avec un cartable qui avait appartenu à quelqu'un d'autre ? Et ensuite, devenue adulte, pourquoi n'avait-elle jamais su, pu, aborder avec ses parents le secret délétère ? Ce qui a été frappé du sceau de l'interdit, sans avoir eu droit aux mots pour l'énoncer, n'est plus dicible.       <br />
              <br />
       Alors ce passé qui n'arrive pas à passer en elle, elle doit l'exhumer par le truchement de l'écriture, son viatique. Elle se doit &quot;cou-rageusement&quot; d'y faire face, &quot;reco-naître&quot; pleinement la rage ressentie vis-à-vis de cette autre - la morte - qui lui a volé à son insu la part de vie qui lui revenait de droit. Les photos anciennes retrouvées, étalées sur le bureau, font office des cartes que l'on retourne… non pour prédire l'avenir, mais pour tenter désespérément d'exorciser le passé en le recomposant. Cela ne va pas sans libérer en elle des émotions destructrices accompagnant les brouillons de lettres chiffonnées et jetées violemment au sol. Autant de tentatives réitérées compulsivement pour recouvrer une identité qui lui a été ravie.       <br />
              <br />
       Colère et détresse, deux faces du même mal, se lisent sur le visage de celle qui incarne à s'y méprendre l'écrivaine. Sans fard, sans exagération intempestive, se dégage du moindre de ses gestes, de ses mimiques, de ses emportements, de ses silences, l'infinie douleur d'avoir été exclue d'elle-même par ce lourd secret familial, mais aussi le courroux salutaire, réflexe de survie.        <br />
              <br />
       La proximité avec l'actrice portant la voix de l'auteure est telle que, lorsqu'au terme de cette traversée, tournant le dos à la porte définitivement close en fond de scène, elle lâche ses mots à l'adresse de la sœur morte : <span style="font-style:italic">&quot;Cette lettre, tu ne pourras la lire, ce sont les lecteurs invisibles qui s'en saisiront. Comme m'est parvenue un dimanche de mes dix ans, la nouvelle de ton existence dans un récit dont je n'étais pas non plus la destinataire&quot;</span>… Nous nous en sentons devenir les dépositaires. Le transfert a bien eu lieu…       <br />
              <br />
       Par le biais de cette lettre, l'auteure a tourné une page. En nommant la morte, elle s'est identifiée comme vivante. Ainsi va la vie, les mots lui sont essentiels, et même s'ils sont lus ou entendus par d'autres que leurs destinataires, peu importe, ils participent à son existence.       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 18 juillet 2021 à 11 h à La Reine Blanche, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Autre Fille"</b></div>
     <div>
      Texte : Annie Ernaux.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Puymartin, Marianne Basler.       <br />
       Avec : Marianne Basler.       <br />
       Lumière : Franck Thévenon.       <br />
       Musique : Vincent-Marie Bouvot.       <br />
       Collaboratrice artistique : Élodie Menant.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h, relâche les 13 et 20 juillet.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 novembre 2021 : Théâtre de Jonzac, Jonzac (17).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57830685-42797964.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-L-Autre-Fille-Un-lourd-heritage-une-autre-histoire-de-la-violence_a3019.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
