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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-18T02:32:10+02:00</dc:date>
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   <title>Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 16:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette question, posée ci-dessus, est presque slamée par ce fantasque comédien découvert hier, Sébastien Barrier, alors qu'il campait sur une parcelle du joli parc du grand Jard au cœur du festival Furies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67589685.jpg?v=1781533445" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Ici Châlons-en-Champagne, là où le public de tout âge se balade de spectacles en spectacles, parfois au vert, parfois sous chapiteau et le plus souvent heureux, oubliant un instant toute forme de colère. Et ce, malgré la pluie qui grondait et un ciel bien couvert.       <br />
               <br />
       Furies, c'est 37 années de propositions et de spectacles de rue. Trente-sept ans d'un festival qui tient debout et pourtant les acrobaties et autres saltos arrière, nous laissent à terre face à tant de maîtrise, de partage et de plaisir.       <br />
              <br />
       Trente-sept ans de spectacles vivants animés dans la rue ou à l'abri, et c'est tant mieux quand la météo fait des caprices comme aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Furies, c'est une direction aiguisée et curieuse que ce festival doit en grande partie à Jean-Marie Songy.       <br />
              <br />
       Deux jours à Châlons-en-Champagne, découverte d’une ville agréable où la couleur verte domine dans ses parcs et jardins spacieux et super clean.       <br />
              <br />
       Furies édition 37, c’est donc parti ! Et mon premier coup de cœur, nommé un peu plus haut, c’est ce clown comédien totalement habité du nom de Sébastien Barrier. Un sarthois de naissance qui depuis a bien bourlingué et fini par poser ses valises sur une île bien connue du Morbihan, sans jamais oublier toutes les notes de son enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67589864.jpg?v=1781533985" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Son spectacle <b>&quot;Nous camperons ici&quot;</b> est drôle, profond et musical aussi. Il chante, il déclame, il slame et le public en réclame. J’ai souri, souvent, ri beaucoup jusqu’à verser une petite larme. Cet &quot;adulescent&quot;  rappelle à quel point la rencontre, l’échange et le partage avec le monde sont si importants. Il se pose là, près de nous, et, ensemble, nous nous évadons une heure. Suspendu sur le fil de sa fantaisie, le public, assis plus ou moins confortablement, est invité dans son cirque plus ou moins improvisé. Quel beau moment !       <br />
              <br />
       Comme unique décor, un van noir dans lequel il campe justement, ce van où il doit être agréable de parcourir le monde à ses côtés pour ne jamais oublier que la douceur, on peut encore la trouver et que nous sommes définitivement bien vivants.       <br />
              <br />
       Autre ambiance, cette fois assise sur un banc sous chapiteau et heureusement ! Dehors, l’orage grondait. Du cirque &quot;conférence&quot; signés Anna Tauber et Fragan Gehlker, codirigeants de l’Association du Vide, créée en 2015. Une autre découverte, une équipe, un collectif qui devant nous prend du plaisir, s’amuse, sourit et nous invite à entrer dans cette bulle à la fois féérique et poétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67591262.jpg?v=1781543617" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle est en création et le public était convié à leur carte blanche. Une mise en bouche qui promet de voler très haut. Très haut même, de voltiges en bascules, ça surprend et comme une enfant, je regarde tous ces acrobates, le cœur battant et les yeux brillants. Au milieu de tous ces hommes, il y a un petit bout de femme, une beauté brune, un phénomène qui raconte de sa douce voix quelques morceaux de sa vie et de son retour à la magie circassienne. Ils se sont jetés dans le vide devant un public venu très nombreux et nous ont laissé à terre avec une promesse tenue : une carte blanche réussie et un avant-goût de leur monde, emprunt d’une subtile magie.       <br />
              <br />
       Du théâtre de rue, de la musique, du cirque et de la danse aussi. Tous les arts confondus dans ce festival. Des messages sur ce monde qui dérape avec finesse le plus souvent. Un festival simple et des artistes professionnels qui amènent une respiration en ces temps difficiles où la culture est mise à mal. Cette culture dont il a été rappelé qu’elle était primordiale pour rassembler les gens. Preuve en est Châlons-en-Champagne et cette 37ᵉ année de festival.       <br />
              <br />
       Pas de monde en furie, de pas pressés, de grossièreté. Juste de la légèreté, de la découverte et pour grand final, quarante-huit heures de pleine sérénité avant de remettre les pieds dans cette capitale !       <br />
              <br />
       Vivement la 38ᵉ édition de ce Festival.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Sébastien Barrier dans son spectacle &quot;Nous camperons ici&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>37e édition duFestival Furies</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67591288.jpg?v=1781544052" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Festival de Cirque et de Théâtre de Rue.       <br />
       A eu lieu du 2 au 6 juin 2026.       <br />
       À Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       <a class="link" href="https://online.fliphtml5.com/ariwz/pages-HD/#p=1" target="_blank">>> Retour sur le programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.furies.fr/" target="_blank">>> furies.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournées</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Nous camperons ici" par Sébastien Barrier</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3, 4 et 5 juillet 2026 :</span> : Festival Les Tombées de la Nuit, Rennes (35).       <br />
       28 juillet 2026 : Festival Les Renc’Arts, Pornichet (44).       <br />
       29 juillet 2026 : Festival Rues en Scène, Morlaix (29).       <br />
       30 juillet 2026 : Festival Les Jeudis du Port, Brest (29).       <br />
       26, 27, 28 et/ou 29 août 2026 : Festival Les Rias, Quimperlé (29).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96986242-67589685.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Furies-2026-Qu-est-ce-qui-nous-tient-si-eloigne-es-de-la-douceur-_a4585.html</link>
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   <title>•Off 2026• "Yongoyély" Un cri de corps pour clamer l'insupportable violence encore généralisée en Guinée</title>
   <pubDate>Sat, 23 May 2026 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce sont 75 % des femmes guinéennes en 2020 qui sont encore excisées de nos jours. Un rituel de passage de la culture traditionnelle qui continue à être pratiqué sur les petites filles de cinq ans, avec toute la douleur, la stupeur, l'absence d'hygiène que cette mutilation engendre. Un rituel que la société guinéenne continue à considérer comme une norme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96687463-67399534.jpg?v=1779529466" alt="•Off 2026• "Yongoyély" Un cri de corps pour clamer l'insupportable violence encore généralisée en Guinée" title="•Off 2026• "Yongoyély" Un cri de corps pour clamer l'insupportable violence encore généralisée en Guinée" />
     </div>
     <div>
      Ce seront donc les corps, ces corps féminins que l'on mutile sciemment, qui vont être les témoins, les avocats et les guerriers mobilisés ici pour crier l'indignation. Six femmes circassiennes, accompagnées de trois porteurs et d'un acrobate, s'invitent sur un plateau presque vide, hormis neuf parpaings disposés sur tout l'espace, debout. Des parpaings ordinaires : inégaux, rugueux, du gris béton, avec des brisures par endroit. Symboles de la bétonisation que subit tout le continent africain. Symboles de la pression sociale, du poids des traditions et du coupant telle une lame de rasoir qu'il va falloir mettre en cause ici.       <br />
              <br />
       Poids qu'il faut porter d'abord, toutes, le fardeau de ce parpaing qu'elles tiennent en équilibre, faisant ronde, marchant, dansant malgré le poids malcommode de ces traditions, avancer malgré tout, vivre malgré cela, voilà la première image, le premier tableau qui ouvre le spectacle. Un tableau qui s'achève par l'accumulation des parpaings supportés par ces cous, ces chevilles aux allures si fragiles… jusqu'à la chute. Jusqu'à la révolte.       <br />
              <br />
       Les différents tableaux vont s'amuser à montrer cette force, cette volonté invulnérable des femmes guinéennes face à la dureté de cette société qui non seulement les veut mutilées, mais qui leur demande également de travailler, de subvenir aux besoins de leurs familles. De voltigeuses, les voilà devenues porteuses, pour de bon, qui, au lieu d'un parpaing, sera un acrobate que l'une d'entre elles sera obligée de tenir sur son crâne. Ce seront aussi des piles humaines, dont le socle est l'une de ces artistes des cirques, ses huit camarades se hissant sur ses épaules, ses bras, ses jambes, sa tête pour finir dans un écroulement qui donne bien la mesure de cette charge.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96687463-67399535.jpg?v=1737650411" alt="•Off 2026• "Yongoyély" Un cri de corps pour clamer l'insupportable violence encore généralisée en Guinée" title="•Off 2026• "Yongoyély" Un cri de corps pour clamer l'insupportable violence encore généralisée en Guinée" />
     </div>
     <div>
      Les deux créateurs de &quot;Yongoyély&quot;, Kerfalla Camara et Yann Ecauvre, ne se contentent pas de dénoncer cette pratique barbare et meurtrière, à l'aide, entre autres, de témoignages vocaux diffusés à intervalles réguliers, ils élargissent le spectre de leur questionnement à toute la société guinéenne, ils la mettent également en question avec courage et clairvoyance. Et les scènes parviennent à montrer que masculins et féminins ne sont pas plus, pas moins capables. Les rôles ici s'intervertissent en permanence. Et femmes et hommes portent et voltigent à égalité.       <br />
              <br />
       Elles chantent aussi, ils chantent, dansent. Tout le spectacle est traversé de chants à capella. Chants qui semblent des chants traditionnels, avec des reprises en chœur, des danses fortes où les membres sont animés de transes haletantes. On regrette, quand on ne connaît pas la langue utilisée dans ces chants, de ne pas en comprendre la signification, mais l'on ressent l'énergie farouche et déterminée, la colère et la révolte que ces chants et ces danses portent en elles.       <br />
              <br />
       Pour agrès, ce sont encore ces parpaings qui vont servir de socles dans lesquels les mâts chinois vont être fichés. Des mâts dont toute la stabilité sera assurée par les bras des artistes, pour que les acrobates y grimpent. Ces mêmes mâts, taillés dans le bois flexible et solide dont on taillait les arcs, seront des barres russes sur lesquels les voltiges périlleuses se succèderont ainsi que les défis, comme clins d'œil à l'enfance, celle qui sourd en permanence dans l'art circassien, ce rire qui finit toujours par triompher des drames les plus sanglants.       <br />
              <br />
       Pourtant, même si le rôle des trois hommes du spectacle est volontairement mis &quot;comme sous un éteignoir&quot; et s'ils supportent tant bien que mal moqueries et rires féminins, l'esprit du spectacle n'est pas au règlement de compte, mais au contraire à la volonté de travailler de concert comme dans la plupart des scènes réalisées ici. Un appel à une unité de justice plutôt qu'à une rupture entre les genres.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Yongoyély"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96687463-67399536.jpg?v=1737650435" alt="•Off 2026• "Yongoyély" Un cri de corps pour clamer l'insupportable violence encore généralisée en Guinée" title="•Off 2026• "Yongoyély" Un cri de corps pour clamer l'insupportable violence encore généralisée en Guinée" />
     </div>
     <div>
      Création collective Compagnie Circus Baobab.       <br />
       Disciplines : Barre Russe, Fouet, Banquine, Mât Chinois, Portés acrobatiques Main à Main, Acrobaties au sol, Danses traditionnelles et Contemporaines, Krump.       <br />
       Direction artistique : Kerfalla Camara.       <br />
       Mise en cirque et scénographie : Yann Ecauvre.       <br />
       Avec : Kadiatou Camara, Mamadama Camara, Yarie Camara, Mariama Ciré Soumah, M’Mah Soumah, Amara Tambassa, Mohamed Touré, Bambo Camara, Souro Diarra, M’mah Sylla.       <br />
       Intervenants cirque : Julie Delaire et Mehdi Azéma.       <br />
       Création musicale : Yann Ecauvre et Mehdi Azéma.       <br />
       Chorégraphie collective : Yann Ecauvre, Mehdi Azéma, Julie Delaire et les artistes.       <br />
       Lumière : Jean-Marie Prouvèze.       <br />
       Son : Mehdi Azéma.       <br />
       Costumes : Solenne Capmas.       <br />
       Production déléguée : Richard Djoudi R'en Cirque.       <br />
       Tout public à partir de 9 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 25. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle 600, 3, rue Pourquery de Boisserin, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 65 00 00 90.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0719/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0719&EventId=270&request=QcE+w0WHSuBmr4n57xLiufmfmcVkA8AFsSm/LHzdHYdyaHTlo2oulyS2m4MKjFlbm9My1jSY/XRd00eELwTvIEClZjzA/t6R" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-provence.fr/" target="_blank">>> lascala-provence.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96687463-67399534.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Yongoyely-Un-cri-de-corps-pour-clamer-l-insupportable-violence-encore-generalisee-en-Guinee_a4566.html</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96151929</guid>
   <title>"Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux</title>
   <pubDate>Mon, 20 Apr 2026 09:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ici pas de tigres sauvages, pas de dromadaires en goguette, pas de singes savants, sur la piste de cirque de la compagnie ÉquiNote, vous n'y verrez que des chevaux, deux chiens, un faux éléphant, entendrez un peu le chant des oiseaux… et vous rencontrerez des artistes, voltigeuses et voltigeurs, acrobates, un peu clown… mais surtout "amoureux" de leurs chevaux… C'est un peu de cette passion et de cette relation poétique dont nous parle "Zusammen".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67085975.jpg?v=1776670581" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      Ambiance fin de banquet, lumières pâles du petit matin. Sur la piste, épars, les souvenirs et les restes d’une soirée festive. Une nouvelle journée va commencer, une nouvelle page va s’écrire sous le chapiteau et les artistes, leurs chevaux, leurs chiens vont entrer en piste pour leur entraînement quotidien. Le musicien circassien est de la partie, accompagnant l’ensemble en fonction des actions exprimées, soutenu parfois par l’un des protagonistes, tous maîtrisant au moins un instrument.       <br />
              <br />
       Nous sommes-nous trompés d'horaire ? Le public pourrait un instant douter… Non, pas d’erreur, nous allons assister aux préparatifs d’un spectacle, découvrir tout ce qui se passe avant la représentation, s’emparer des coulisses d’un art si extraordinaire et unique qu’est le cirque. Avec un aspect plus spécifique à la compagnie ÉquiNote, la relation très particulière que ses membres ont avec leurs chevaux… un échange empreint de douceur, de respect mutuel, d’écoute et construite sur une passion non dénuée d’affect et de professionnalisme savamment dosé, réellement harmonieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67085978.jpg?v=1776670629" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      Le premier tableau se dessine sur les restes de ce repas acté la veille. Deux chevaux sont sur la piste et deux chiens sur un round baller. L'heure est au nettoyage, rangement de la vaisselle. Petit à petit sont retirées les guirlandes lumineuses et les guirlandes drapeaux. Passage de balai sur la banquette de piste. Et c'est le début des répétitions. L'atmosphère est joyeuse… Commence l'entraînement des chiens, l'essai de figures de voltige équestre, plus des exercices au mât, un cheval est tourné en longe.        <br />
              <br />
       Ça fleure bon la décontraction et la gaieté. Sur l'un des sept compagnons équins, l'artiste voltige tout en mangeant une pomme ; sa décontraction est manifeste, mais l'on sent une grande technicité dans son acrobatie. Un autre, Vincent Welter (codirecteur d'ÉquiNote), toujours sur sa monture, répond au téléphone, cela fait &quot;déconne&quot;, mais, en même temps, cela reste très professionnel quant à la figure acrobatique exécutée, indéniablement maîtrisée.       <br />
              <br />
       Suit un numéro à trois, aux difficultés faussement insurmontables… Le tout est en réalité empreint d'humour, joué en fausses disputes et accompagné d'une musique live énergique, avec un groove du diable, voix rauque et accents punk. L'art féminin est tout aussi présent, dont une performance acrobatique bluffante exécutée par Sarah Dreyer (codirectrice), avec de nombreux changements de costumes en équilibre sur sa monture. De nombreuses voltiges nous convaincront de son indéniable talent.       <br />
              <br />
       Quelques grands moments de poésie équine également traversent avec élégance la piste… Bref tableau à la sauvage épure, instillant une étrange et agréable impression de liberté et de douceur animale où tous les chevaux arrivent librement sur la piste, effectuant quelques tours sur le cercle circassien, puis repartent comme si de rien n'était… Autre flash poétique également avec l'apparition d'un éléphant factice, clin d'œil à un débat qui secoue aujourd'hui l'univers du cirque.       <br />
              <br />
       L'humour est aussi au rendez-vous, dont un lancer de couteau un rien &quot;destroy&quot;, un skieur au cul du cheval... c'est jubilatoire, presque burlesque. Puis vient le numéro de la moto taureau... et ça devient sauvage !       <br />
              <br />
       Toutes ces séquences constituent les nombreux éléments caractéristiques constituant la trame de &quot;Zusammen&quot;. C'est généreux, vivant et joyeux. Ils et elles s'amusent, tout en faisant montre d'une réelle maîtrise dans leur discipline respective. Il s'agit bien d'un spectacle de cirque, souriant, plein d'humour et d'une compagnie rayonnante, communiquant son plaisir à travailler avec les chevaux. Ces derniers réagissent tant aux ordres vocaux qu'aux contacts, ceci étant toujours délicat et doux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67085986.jpg?v=1776670667" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      Mais pas que... Car, ici, le &quot;faire ensemble&quot;, la construction relationnelle dynamique avec des animaux sont au cœur de la création. Celle-ci n'a pu être possible qu'à travers les interrogations que se sont posées les membres d'ÉquiNote sur la vie commune et le travail de cirque partagé avec des chevaux, des chiens. Ces questions font bien sûr écho au débat récurrent depuis quelques années sur la question du bien-être animal ayant conduit à l'interdiction d'animaux sauvages dans le spectacle vivant. Celui-ci se polarise aujourd'hui sur la présence d'animaux domestiques.       <br />
              <br />
       En mettant en piste l’envers du décor, le territoire caché des coulisses, la vie &quot;hors champs&quot; des artistes, la metteuse en scène Émilie Capliez invite chacune et chacun à découvrir l’univers du cirque et l’intimité d’un travail d’équipe où humains et animaux créent ensemble.        <br />
              <br />
       Entraînements, soins aux chevaux, gammes musicales, tout le labeur invisible, les doutes et les efforts, deviennent ici spectacle. Dès lors, créateur d’égal à égal avec l’humain, l’animal inspire les scènes, par son caractère, son humeur, son mode d'expression singulier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67086054.jpg?v=1776671391" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      De ses échanges naissent les chorégraphies, les jeux espiègles avec les chiens, les rythmes proprement équestres donnés à chacune des voltiges. Parfois, même les morceaux de musique semblent trouver leur origine dans le souffle d’un cheval au galop. Et tout cela sans jamais quitter la réflexion existentielle sur l'utilisation des animaux au cirque ou dans les spectacles.       <br />
              <br />
       &quot;Zusammen&quot;, au-delà des performances circassiennes, prouvent avec succès que le lien homme-cheval peut être construit autant sur une relation affective, respectueuse et réciproque que sur un travail artistique partagé, patient, avec effort, mais sans jamais l'ombre d'une violence, dans l'acceptation de ce que sont les chevaux... ces derniers réagissant soit aux ordres vocaux qu'aux contacts physiques, ceux-ci étant toujours délicats et doux. Comme en un subtil effet de miroir, le final alors se met en place avec l'installation d'un futur banquet auquel le public est à nouveau convié, concrétisant l'accord réussi d'une communauté d'humains et de non-humains ayant créé une certaine forme &quot;d’humanimalité&quot;.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       Vu le 6 mars sous chapiteau à Châlons-en-Champagne (51) dans le cadre d'une programmation associée Le PALC/La Comête.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Zusammen"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96151929-67086055.jpg?v=1776671458" alt=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" title=""Zusammen" L'art circassien du "faire ensemble" pour une relation spectaculaire et unique entre humains et chevaux" />
     </div>
     <div>
      Création 2025 pour 6 artistes, 7 chevaux et 2 chiens (et un éléphant... factice !).       <br />
       Mise en scène : Émilie Capliez.       <br />
       Assistant à la mise en piste : Denis Lejeune.       <br />
       Avec : Sarah Dreyer (voltige et dressage équestre), Alfred Gilleron (mât chinois, sangles), Vincent Welter (voltige et dressage équestre), Simon Martin-Kantorowicz (équilibre, acrobatie), Perrine Delsalle (dressage équestre), David Koczij (composition et interprétation musicale).       <br />
       Technique son : Maxime Didier.       <br />
       Technique lumière : Gnousse Francfort.       <br />
       Chevaux : Apollon, Circo, Jasmin, Jet, Kamino, Popeye et Quimper.       <br />
       Chiens : Coquine et Niro.       <br />
       Dramaturgie : Juliette De Beauchamp.       <br />
       Scénographe : Alban Ho Van.       <br />
       Création lumière : Bruno Marsol.       <br />
       Costumes : Marion Kuenemann et Julie Keyser.       <br />
       Regard chorégraphique : Yan Raballand.       <br />
       Coordination artistique et équestre : Sarah Dreyer et Vincent Welter.       <br />
       Par la Compagnie ÉquiNote.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril au 2 mai 2026 :</span> Festival Pisteurs d’étoiles, 13ᵉ sens - Pôle culturel, Obernai (67).       <br />
       22 au 26 mai 2026 : Le Mans fait son cirque, Le Mans (72).       <br />
       4 au 28 août 2026 : Équivallée, Haras de Cluny, Cluny (71).       <br />
       2 au 11 octobre 2026 : Pôle Cirque Azimuts, Châtenay-Malabry (92).       <br />
       10 au 16 novembre 2026 : Espace 110, Ilzach (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96151929-67085975.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Zusammen-L-art-circassien-du-faire-ensemble-pour-une-relation-spectaculaire-et-unique-entre-humains-et-chevaux_a4534.html</link>
  </item>

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   <title>"Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 06:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand on a connu pour y avoir vécu les quartiers déshérités de Dakar au Sénégal, comme Modou Fata Touré, ou encore les bidonvilles de Conakry en Guinée, comme Ibrahima Camara, on se sent dépositaire d'un défi à relever… Celui du poids de l'enfance privée de la légèreté de l'insouciance, de l'enfance exposée à la violence de la rue où seuls le hip hop et l'acrobatie – dérivés des danses rituelles – apportent un réconfort salutaire, celui d'autres horizons d'attente…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934690.jpg?v=1775578371" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      Cette persévérance chevillée au corps, ce goût de ne jamais rien lâcher forgé au contact des épreuves premières, irrigue la nouvelle création de la Cie SenCirk débordant d'énergie, de prouesses et de beauté sculpturale.       <br />
              <br />
       Dans une atmosphère saturée des grondements accompagnant la naissance d'un nouveau monde, exposé sous la lumière fragile d'une aube naissante – comme dans un tableau de peintre – un monceau de paille s'anime d'où jaillira une main, puis une tête. Née des entrailles de la terre, la créature en rejoindra une seconde, plus aérienne, les deux s'affrontant, s'étayant, s'ancrant l'une à l'autre, pour constituer une paire indissociable. Ainsi le porteur et le voltigeur, investis de la même mission, créeront de concert de &quot;nouveaux équilibres&quot; entre la terre, le ciel, fût-il vide de tous dieux, et l'humain, ouvrant l'ère de l'insoupçonnable légèreté de l'être libéré des pesanteurs des vies assujetties.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934691.jpg?v=1775578402" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      Dès lors, entre les &quot;bâtons arbres&quot; plantés au sol, les portés acrobatiques et équilibres improbables vont se succéder sur fond de lumières chaudes ajoutant leur effet hypnotique aux prouesses physiques. Tableaux poétiques rivalisant d'audace tant le porteur fera montre d'une force exceptionnelle doublée d'un sens inné de l'équilibre pour permettre au voltigeur, hissé à la force des bras tout en haut du bâton reposant sur l'épaule du premier, de réaliser des prouesses aériennes à couper le souffle.       <br />
              <br />
       Figures éphémères oscillant entre force, tension et voltige, figures s'immobilisant dans des pauses insensées pour défier la pesanteur terrestre en réalisant l'union circassienne de la terre et des airs… <span style="font-style:italic">&quot;L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux…&quot;</span>, ainsi en va-t-il de cet &quot;Ancrage&quot; défiant superbement les lois de la &quot;gravité terrestre&quot; pour nous élever, loin des contingences pesantes, vers des sphères peuplées des rêves des mortels ordinaires…       <br />
              <br />
       Car &quot;Ancrage&quot;, au-delà de l'éblouissement esthétique qu'il procure, c'est aussi en filigrane un manifeste politique qui porté par SenCirk, le seul cirque sénégalais, rappelle d'où vient son mentor, Modou Fata Touré… Enfant battu, fouetté dans une école coranique où sa très grande faute était de lire trop lentement les versets sacrés, s'enfuyant à Dakar pour échapper à ces mauvais traitements, mendiant là dans la rue… et trouvant magistralement dans les arts du cirque le lieu de réalisation de ses rêves. De ses rêves… mais aussi de ceux de toute une jeunesse de l'ouest africain qui, comme lui naguère, connaît la galère et qu'il fait bénéficier des opportunités d'émancipation offertes par &quot;Votre cirque&quot; (SenCirk en sénégalais).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 21 mars 2026 à la Scène nationale du Carré-Colonnes à Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ancrage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934708.jpg?v=1775578428" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      Création 2023.       <br />
       Création et mise en scène : Modou Fata Touré.       <br />
       Jeu : Ibrahima Camara, Modou Fata Touré.       <br />
       Regards extérieurs : Boureima Keinou, Nathalie Tarlet.       <br />
       Création lumière : Grégoire de Lafond.       <br />
       Création sonore et musicale : Loïc Sagot.       <br />
       Régie son : Loïc Sagot ou Paul Girault.       <br />
       Régie lumière : Myriam Adjallé ou Tom Gaël.       <br />
       Regards extérieurs : Boureima Keinou, Nathalie Tarlet.       <br />
       Par la Compagnie SenCirk.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 20 au 21 mars 2026 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3, 4 et 5 avril 2026 : Festival de Artes Vivas, Bogotá (Colombie).       <br />
       23 mai 2026 : Festival Yana Danses, CDCN Touka Danse, Remire-Montjoly (Guyane).       <br />
       19 septembre 2026 : La Mégisserie, Saint-Junien (87).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95899251-66934709.jpg?v=1775578518" alt=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" title=""Ancrage" La promesse de l'aube… ou comment réaliser l'union circassienne entre la terre, le ciel (vide de tous dieux) et l'humain" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95899251-66934690.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ancrage-La-promesse-de-l-aube-ou-comment-realiser-l-union-circassienne-entre-la-terre-le-ciel-vide-de-tous-dieux-et-l_a4525.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !</title>
   <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'auteur et metteur en scène Philippe Honoré reprend le classique de Flaubert dans une scénographie circassienne. Les personnages s'assument comme des caractères dramaturgiques, au travers du "théâtre dans le théâtre", dans lequel on redécouvre Madame Bovary se libérant de son statut littéraire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918302.jpg?v=1775414390" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Écran au-dessus d'une piste de cirque avec côté cour et côté jardin trois gradins en bois avec des rambardes de couleur rouge. Le plateau découvre une piste de cirque. Nous sommes dans une représentation revendiquée, le théâtre dans le théâtre s'immisçant dès les premiers instants avec Madame Loyale (Marlène Saldana) qui présente les protagonistes, <span style="font-style:italic">&quot;Mesdames et Messieurs, c'est la vie, la coriace et vénéneuse vie de Madame Charles Bovary pour vous ce soir, et c'est elle-même qui va vous la raconter, aidée pour cela par l'ensemble de notre troupe : acrobates, magiciens, clowns, voltigeurs…&quot;</span>, Madame Bovary (Ludivine Sagnier) étant sur un élément de bois circulaire en mouvement sur elle-même lorsque les autres sont dans les gradins.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Une convulsion la rabattit sur le sol. Tous s'approchèrent. Elle existait encore&quot;</span> s'affiche sur l'écran au début et à la fin de la représentation. C'est un remake de la mort de &quot;Madame Bovary&quot; de Flaubert, l'écrivain la décrivant dans son œuvre par &quot;Une convulsion la rabattit sur le matelas. Tous s'approchèrent. Elle n'existait plus&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918306.jpg?v=1775414435" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, c'est une Emma Bovary, ou son dramaturge et metteur en scène, qui bouscule le rôle dont l'astreint Flaubert. Son refus de mourir et de la scène du fiacre où elle doit effectuer un ébat sexuel avec un de ses amants, Léon Dupuis (Davide Rao), se fait, malgré elle, sur l'insistance de Madame Loyale. Ce moment fut censuré par le gouvernement du Second Empire avant qu'elle ne soit rétablie après que Flaubert ait gagné son procès en avril 1857.       <br />
              <br />
       Nous avons une vue omnisciente de la scène, une caméra permettant en effet de voir ce qui se joue en dehors du plateau, côté jardin, dans un couloir blanc jouxtant la scène où on retrouve Emma Bovary dans son intimité, seule ou, une fois, avec son amant, Rodolphe qui la presse. Côté cour est visible un salon avec, entre autres, son piano sur lequel, à un moment, nos protagonistes jouent de la musique.       <br />
              <br />
       L'humour est au rendez-vous avec Charles Bovary (Jean-Charles Clichet) aimant sa femme et faisant confiance à tout le monde, aux amants de celle-ci de même, qui prête à de multiples comiques de situation. Monsieur Lheureux (Stéphane Roger), dans un rôle de clown sans son costume, y a sa part avec sa machine à barbe à papa qui joue avec le public en l'interpellant. Monsieur Homais (Julien Honoré) est dans un rapport au langage gourmand, la réalité étant appréhendée de son côté au travers des mots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918318.jpg?v=1775414488" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Qui incarne-t-elle cette Bovary Madame ? De quelle liberté est-elle éprise ? Celle, artistique, d'un personnage s'échappant du rôle autant littéraire que théâtral qui lui est astreint ? Ou celle face à Philippe Honoré, parfois ambassadeur de Gustave Flaubert, qui veut faire entendre sa liberté ? Dans cette zone grise, le dramaturge et metteur en scène laisse toute liberté au spectateur d'opter pour l'une ou l'autre option. De cette latitude à choisir, c'est aussi un autre regard qui est porté sur elle.       <br />
              <br />
       Présentée sévèrement et à charge au début par Madame Loyale – <span style="font-style:italic">&quot;Emma Rouault, nom d'épouse : Bovary. Fauve bien plus dangereux que ceux qui rugissent dans notre ménagerie, un monstre aux yeux d'ange… Sexe et argent, province et déchéance !&quot;</span> –, elle essaie de s'échapper de son rôle dans la pièce et de l'aura de son personnage dans le roman qu'on lui prête depuis 1,5 siècle. Elle bouscule son statut littéraire, symbolisé par Madame Loyale, en se revendiquant, bien que contrainte parfois, libre de ses décisions.       <br />
              <br />
       D'objet de représentation à l'entame du spectacle, elle devient sujet en devenant une autre version de ce que peut être le bovarysme, en s'échappant de sa vie terne afin d'en vivre une nouvelle. Il y a de très beaux tableaux où le jeu de Ludivine Sagnier oscille entre fragilité, désir, remise en cause et questionnement.       <br />
              <br />
       Son incarnation est remarquable. Gracile et tourmentée, la comédienne déploie une palette très variée de sentiments et d'émotions. Elle a presque une figure d'ange par sa délicatesse, touchée par un désir de sensualité, alors que le désir fougueux de Léon Dupuis et Rodolphe Boulanger (Harrison Arévalo) est mis en avant sans pour autant qu'on leur prête quelques vices et débauches particuliers.       <br />
              <br />
       Ainsi, ce sont par différents canaux que se dessine la figure d'Emma Bovary. Elle est présentée par Madame Loyale au début, puis par ses conduites opposées avec son mari et ses amants, et enfin par elle-même avec ses pensées. Ce sont quatre portraits de femmes différentes que l'on voit chez elle. Celle intime qui se découvre quand elle est seule, celle où elle est socialement avec son mari en tant qu'épouse, celle où elle épanche ses désirs avec ses amants et celle enfin où elle est libre dans ses pensées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918319.jpg?v=1775414514" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
     </div>
     <div>
      Dans ces chemins croisés, le parti pris autant dramaturgique que scénographique de Philippe Honoré bouscule de façon créative le roman de Flaubert. Les figures du mari, Monsieur Bovary, et des amants, Léon et Rodolphe, sont antinomiques. Le premier est de caractère doux et aimant, le deuxième est porté par le désir et le troisième par ses pulsions lubriques qui donnent à voir la richesse et la complexité du personnage éponyme.       <br />
              <br />
       La construction dramaturgique et la mise en scène sont audacieuses. Philippe Honoré marie théâtre, musique et littérature sous un chapiteau, dans des accents circassiens où le comique clownesque y a sa part, avec Monsieur Lheureux. Les protagonistes jouent un rôle qui glisse dans la représentation assumée, quand pour Emma Bovary, elle est dans un tempo bien ancré dans le réel où ses envies et ses pensées sont retranscrites par la vidéo. Un joli cocktail qui est à rebrousse-poil du classique de Flaubert et donne du caractère à cette création.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
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     <div><b>"Bovary Madame"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95858162-66918329.jpg?v=1775414539" alt=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" title=""Bovary Madame" Un classique joliment revisité dans une trame théâtrale et circassienne !" />
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      D'après le roman de Gustave Flaubert.       <br />
       Texte : Christophe Honoré.       <br />
       Mise en scène : Christophe Honoré.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Christèle Ortu.       <br />
       Avec : Harrison Arévalo, Jean-Charles Clichet, Julien Honoré, Davide Rao, Stéphane Roger, Ludivine Sagnier, Marlène Saldana.       <br />
       Assistants dramaturgie : Paloma Arcos Mathon, Brian Aubert.       <br />
       Scénographie : Thibaut Fack.       <br />
       Lumières : Dominique Bruguière, assisté de Pierre-Nicolas Moulin.       <br />
       Son : Janyves Coïc.       <br />
       Costumes : Pascaline Chavanne, assistée de Zélie Hénocq.       <br />
       Collaboration à la vidéo : Jad Makki.       <br />
       Assistant création vidéo et réalisation : Lucas Duport.       <br />
       Construction décor : Ateliers du théâtre Vidy-Lausanne.       <br />
       Durée : 2 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mars au 16 avril 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt, 2, Place du Châtelet, Paris 4ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-25-26/theatre/bovary-madame-dapres-gustave-flaubert#calendar" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95858162-66918302.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Bovary-Madame-Un-classique-joliment-revisite-dans-une-trame-theatrale-et-circassienne-_a4523.html</link>
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