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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-10T04:50:54+02:00</dc:date>
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   <title>"Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…</title>
   <pubDate>Tue, 09 Jun 2026 06:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Lumières, lumières, lumières" s'attache à deux personnages du roman de Virginia Woolf, Madame Ramsay et Lily Briscoe, deux femmes que tout oppose : l'une, solaire et épanouie, mariée et mère de huit enfants ; l'autre, un brin amère, artiste peintre rebelle aux normes du mariage et de la maternité. Dans un beau mouvement de va-et-vient, la pièce joue sur deux époques, et nous plonge, avec nostalgie et ravissement, au cœur de la conscience de Lily.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538817.jpg?v=1780942757" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      &quot;To the Lighthouse&quot;, paru en 1927 et traduit en français, selon les éditions, sous le titre &quot;La Promenade au phare&quot;, &quot;Vers le phare&quot;, &quot;Voyage au phare&quot; ou encore &quot;Au phare&quot;, est le cinquième roman de Virginia Woolf (1882-1941). Comptant parmi les livres majeurs de la femme de lettres, il s'avère aussi l'un des plus autobiographiques.       <br />
               <br />
       De quoi s'agit-il ? Au début du siècle dernier, un couple de Londoniens séjourne avec ses huit enfants et quelques invités dans une maison au bord de la mer. Tous sont sous le charme de la délicieuse Madame Ramsay. Celle-ci exerce sur sa famille et ses amis un irrésistible pouvoir de séduction. Les journées sur cette île écossaise sont alors rythmées par le projet, sans cesse reporté pour cause de mauvais temps, d'une promenade au phare. Dix années passent. La Grande Guerre a fait ses ravages, semant mort et désolation au sein de la petite tribu. Madame Ramsay n'est plus. De retour dans la résidence estivale désertée et en ruine, les survivants finiront par réaliser cette promenade au phare tant convoitée jadis par le petit James, et Lily Briscoe, par achever son tableau, sans cesse recommencé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538819.jpg?v=1780942798" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      Se déployant des cintres jusqu'au sol, un majestueux rideau en chenille ondulé et mordoré habille la petite scène du Studio-Théâtre de la Comédie-Française, nous plongeant dans un espace et une temporalité indéfinis, et bientôt mouvants. Au sol, un piano noir brisé dont seule la queue, plantée dans le sol, subsiste. Deux tabourets renversés. Paraît Lily Briscoe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est fini. Tout est fini. Il n'y a plus rien. Tout est vide ici&quot;,</span> constate-t-elle, dépitée. Alors que Lily se remémore les jours heureux de ce lointain été, ses pensées ne cessent d'aller vers Madame Ramsay, présence solaire et fantomatique. Passé et présent s'entremêlent dans le récit de Lily Briscoe. Nous suivons sa pensée en mouvement, ce flux de conscience (&quot;stream of consciousness&quot;), si caractéristique de l'écriture de Virginia Woolf. Rattachée au courant moderniste, dont elle fut l'une des pionnières et figures majeures, avec James Joyce et Marcel Proust, la technique narrative de l'écrivaine consiste à décrire le flux persistant des pensées et sensations des personnages. Le récit ne vient pas de l'extérieur, mais de l'intérieur. Pas d'action, ni de dialogues chez elle, ou très peu.       <br />
              <br />
       Pour tenter de rendre compte de la complexité du réel, l'écrivaine brise la linéarité du récit et s'applique à suivre le cours continu des images et souvenirs des personnages. De ce monologue intérieur de Lily surgit, telle une épiphanie, la majestueuse Madame Ramsay, silhouette délicate et élancée, élégante dans sa belle robe blanche début de siècle, comme échappée d'un tableau de Sorolla ou d'une pièce de Tchekhov… Lointaine et proche. Lointaine dans le souvenir, et proche lorsque les deux femmes revivent les scènes de cet été d'autrefois.       <br />
              <br />
       À l'instar d'un autre roman de Virginia Woolf, &quot;Mrs Dalloway&quot;, &quot;To the Lighthouse&quot; aurait pu s'intituler &quot;Mrs Ramsay&quot; tant celle-ci s'en révèle la figure centrale. Mère aimante, épouse docile selon les diktats de son époque, Madame Ramsay manifeste une nature plus complexe qu'il n'y paraît. Si elle s'oppose à la jeune Lily sur la question de l'indépendance féminine, déclarant que les femmes sont incapables de peindre et d'écrire, et ne peuvent s'épanouir que dans la maternité, elle ne cesse de répéter, tel un leitmotiv : <span style="font-style:italic">&quot;Dieu merci, personne ne peut savoir exactement ce que je pense&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Elle se moque gentiment de son mari écrivain, entièrement absorbé par son ouvrage sur &quot;la nature de la réalité&quot; et vivant exclusivement dans les livres. <span style="font-style:italic">&quot;Il pense et ne voit pas&quot;</span>. Elle ne confronte pas directement cet homme que l'on devine, comme tant d'autres, égoïste et autoritaire, mais le contourne habilement puisque son rôle à elle, en parfaite épouse victorienne, consiste à <span style="font-style:italic">&quot;complimenter, mentir, acquiescer&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538992.jpg?v=1780944037" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      Même si Virginia Woolf a tenté de brouiller les pistes en situant l'action de &quot;To the Lighthouse&quot; en Écosse, sur l'île de Skye, la maison du couple Ramsay ressemble à s'y méprendre à Talland House, la maison de vacances de son enfance. Située en bord de mer, à St Ives, en Cornouailles, Talland House fut le paradis perdu de l'écrivaine où la famille Stevens séjourna chaque été, de 1881 jusqu'au décès de la mère en 1895. Le couple Ramsay présente également de fortes ressemblances avec le couple Stephen, parent lui aussi de huit enfants.       <br />
              <br />
       &quot;Lumières, lumières, lumières&quot; garde le découpage originel en trois parties du roman de Virginia Woolf dont les titres, uniques repères spatio-temporels, sont subrepticement projetés en vidéo : &quot;La fenêtre&quot;, &quot;Le repas&quot;, &quot;Le phare&quot;. La vidéo, avec des projections fragmentées et fugaces de Madame Ramsay, vient, par ailleurs, superposer le souvenir à la réalité, le passé au présent, comme si le temps ne faisait qu'un et que la mort n'existait pas.  <span style="font-style:italic">&quot;Moi-même, je ne sais dans quel temps je me trouve&quot;</span>, déclare à un moment Madame Ramsay.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67538993.jpg?v=1780944075" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      En s'attachant à ces deux personnages féminins que tout oppose en apparence, la pièce dépeint habilement la condition féminine de l'époque, et annonce déjà l'essai féministe à venir de son auteure : &quot;Une chambre à soi&quot; (1929).       <br />
              <br />
       De la scénographie au jeu des comédiennes (merveilleuse Florence Viala !), en passant par la mise en scène et les belles lumières de Nicolas Descôteaux, tout concourt à faire de ce spectacle un grand bonheur de théâtre.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lumières, lumières, lumières"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96898124-67539002.jpg?v=1780944102" alt=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" title=""Lumières, lumières, lumières" Une adaptation habile et délicate du beau roman de Virginia Woolf "Vers le phare", entre présent et passé, mémoire et songe…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Evelyne de la Chenelière, librement inspiré de &quot;Vers le phare&quot; de Virginia Woolf.        <br />
       Mise en scène : Florent Siaud.       <br />
       Assistante mise en scène : Natalie van Parys.       <br />
       Avec : Florence Viala et Aymeline Alix.       <br />
       Scénographie : Romain Fabre.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Lumières : Nicolas Descôteaux.       <br />
       Vidéo : Éric Maniengui.       <br />
       Conception sonore : Vincent Legault.       <br />
       Son : Maxime Gamache.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 mai au 28 juin 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au dimanche à 18 h 30.        <br />
       Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Galerie du Carrousel du Louvre, place de la Pyramide inversée, 99, rue de Rivoli, Paris 1er.       <br />
       Téléphone : 01 44 58 98 54.       <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/68cc15517cd9fe2ef3204c64" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Lumieres-lumieres-lumieres-Une-adaptation-habile-et-delicate-du-beau-roman-de-Virginia-Woolf-Vers-le-phare--entre_a4578.html</link>
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   <title>•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !</title>
   <pubDate>Fri, 29 May 2026 10:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une conception très audacieuse, la chorégraphe et metteuse en scène Marion Motin marie le rap, le cirque, la musique, le théâtre avec la danse contemporaine où la grâce et la violence se retrouvent au travers de protagonistes à l'instinct animal.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96764782-67455169.jpg?v=1780043605" alt="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" title="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Les Affamés&quot;, c'est une ambiance, une lumière, une scénographie, un rythme, une gestuelle, bref un cocktail artistique où la danse, le cirque, les chansons de rap et la musique se marient avec force et harmonie. Tout s'agence pour donner, au-delà des gestuelles et de la théâtralité des scènes, un sentiment dans lequel se mêle la sensation de voir une violence sourde alliée à une force qui s'attife d'une poésie où ce qui s'exprime rejoint un point de jonction entre l'humain et l'animal. Les protagonistes sont gouvernés par des pulsions dénuées d'humanité sans qu'ils puissent être taxés de sauvages. Ils prennent en effet différents visages expressifs, comme celui du rire sardonique ou de contentements presque enfantins.       <br />
              <br />
       Les lumières sombres de Louis Choisy apportent une touche extrêmement importante à la création, avec la voix puissante et enveloppée du rappeur londonien Gaika qui participent à une atmosphère de tension. Les costumes très caractéristiques de couleurs rouges et parfois noires habillent, dans de nombreuses scènes, nos protagonistes. Ceux-ci incarnent une violence habillée de l'empreinte de la mort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96764782-67455183.jpg?v=1780043655" alt="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" title="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" />
     </div>
     <div>
      Cette tension est aussi représentée par des figures d'opposition dans des tableaux qui s'enchaînent en tissant une trame dans laquelle les danseurs sont dans une configuration d'ensemble sans que chacun d'entre eux soit, à dessein, en communion. La solitude psychologique est leur compagnon. Ils sont un groupe, mais avant tout une bande, voire une meute quand un moment, on les voit et on les entend rugir tels des chiens ou des fauves face au public, comme se délectant de proies vivantes ou déjà mortes.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle à plusieurs entrées. Marion Motin marie de façon remarquable la danse, la musique, le cirque et le chant. L'acrobatie aérienne, avec Quentin Signori, fait des apparitions qui contrebalancent la tension des tableaux. Il est ce point d'équilibre, découplé des uns et des autres, sauf au final où il embrasse tout le plateau avec ses figures aériennes.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies se découpent en plusieurs tempos et configurations autour d'un couple de danseurs où viennent se greffer, selon les scènes, les autres artistes. Dans l'une d'elles, les gestiques et la gestuelle des membres supérieurs sont vives et rapides, suivies par des déplacements courts et hachés. Elles combinent précision et rapidité, où les membres inférieurs et supérieurs se découplent. Un moment, la chorégraphie devient virevoltante, presque joyeuse, quand les danseurs se mettent en cercle autour de Gaika qui chante, pour se retrouver à voltiger tous ensemble en cercle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96764782-67455186.jpg?v=1780043687" alt="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" title="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" />
     </div>
     <div>
      Gaika apporte de la profondeur avec sa voix grave et rauque. Chaque tableau est un moment fort où selon la gestuelle, la configuration scénique des artistes et leur nombre, ainsi que le tempo de la musique et le chant, racontent un bout d'histoire, l'ensemble des séquences devenant presque un film, inspiré de &quot;Mad Max&quot; de George Miller (1979) et de &quot;Blade Runner&quot; de Ridley Scott (1982).       <br />
              <br />
       La scénographie est composée d'un étage sur lequel le batteur et percussionniste anglais Clive Deamer est côté cour quand le guitariste du groupe Portishead, Adrian Utley, est côté jardin. Le mot &quot;PARADISE&quot; est affiché en grandes lettres lumineuses pour rapidement devenir &quot;PRAISE&quot; durant toute la représentation. À même le sol, il y a un tapis roulant sur lequel glissent, entre autres et selon les séquences, une moto avec une personne, la tête en arrière comme morte, habillée de son casque, des corps féminins dévêtus recroquevillés et un homme qui court. Cet élément devient un lieu de passage dans lequel les événements s'enchaînent et les êtres existent juste le temps de disparaître.       <br />
              <br />
       La force du spectacle est cet équilibre constant entre cinq disciplines artistiques qui deviennent sœurs, sans qu'aucune ne prenne à elle seule le gouvernail. Chaque art se met en relais et en écho des autres. Le chant rap s'immisce naturellement dans les chorégraphies, jouées sans réplique mais de façon théâtrale, quand la musique débute et que les acrobaties aériennes ponctuent leurs entrées.        <br />
              <br />
       Le spectacle est magnifique dans sa conception car il est à la fois poétique, intense et gracieux en mariant de façon audacieuse différents univers.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu le 22 mai 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Affamés"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96764782-67455187.jpg?v=1780043710" alt="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" title="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie, conception : Marion Motin.       <br />
       Mise en scène : Marion Motin.       <br />
       Assistant chorégraphe : Julien Ramade.       <br />
       Assistant mise en scène : Alexis Sequera.       <br />
       Avec : Gaika (rappeur et chanteur), Clive Deamer (batterie), Adrian Utley (guitare), Quentin Signori (acrobate aérien).       <br />
       Danseuses et danseurs : Azuli Anastasio, Téo Cellier, Naomi Charlot, Lina Degelder, Chris Fargeot, Anne Fotso, Gaspard Guerault, Maharu Kumakawa, Jocelyn Laurent, Jay Jamandra, Marie-Lou Pivoteau, Martin Mauriès, Philomène Portebois.       <br />
       Création musicale : Micka Luna.       <br />
       Assistante : Ina Rodrikson.       <br />
       Scénographie : Camille Dugas.       <br />
       Création lumière : Louis Choisy.       <br />
       Assistant : Cyrian Dard.       <br />
       Costumes : Claude Payen De Lapierre.       <br />
       Assistante : Lisa Leblanc.       <br />
       Durée : 1 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96764782-67455308.jpg?v=1780044612" alt="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" title="•Off 2026• "Les Affamés" Une poésie jamais rassasiée alimentée par le rap, le théâtre, la musique, la danse et le cirque !" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 21 mai au 24 mai 2026.</b>       <br />
       Au Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1ᵉʳ.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">>> chatelet.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 12 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 15. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle 600, 3, rue Pourquery de Boisserin, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 65 00 00 90.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0719/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0719&EventId=321&request=QcE+w0WHSuBmr4n57xLiufmfmcVkA8AF6MC5OuEnxUJ3xyleuHqrBDryIWhsB7NBfz5cFQNRI4I=" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-provence.fr/" target="_blank">>> lascala-provence.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96764782-67455169.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Le Testament du Père Leleu" Ou comment économie de moyens et performances des comédiens portent un classique de la littérature au sommet de l'affiche</title>
   <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 07:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le Berry, un vieux cultivateur, le Père Alexandre, est sur le point de mourir. Il vit depuis de nombreuses années avec une servante à tout faire, la Torine, dont il a obtenu les complaisances en lui promettant qu'à sa mort, elle serait son unique héritière. Cependant, il n'a pas voulu faire de testament et la Torine, qui sent l'héritage lui échapper, déploie toutes les ressources de sa ruse pour décider le vieux à tester en sa faveur. Il meurt au moment même où elle arrivait à ses fins... Au comble de la rage et totalement désespérée, la Torine se laisse tenter par un projet diabolique. Elle s'acoquine avec le Père Leleu, son voisin, pour rouler le notaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95926974-66947862.jpg?v=1775681525" alt=""Le Testament du Père Leleu" Ou comment économie de moyens et performances des comédiens portent un classique de la littérature au sommet de l'affiche" title=""Le Testament du Père Leleu" Ou comment économie de moyens et performances des comédiens portent un classique de la littérature au sommet de l'affiche" />
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     <div>
      C'est un moment de théâtre exceptionnel auquel on assiste avec cette nouvelle adaptation par Florence Limon et Stephan Hersoen, à la fois dans l'interprétation des personnages par les deux principaux comédiens et par une mise en scène sobre, mais extrêmement juste et efficace.       <br />
              <br />
       En écrivant cette pièce, en 1913, Roger Martin du Gard a dit vouloir écrire une farce paysanne qui lui serait un délicieux passe-temps. Inspirée d'un fait divers normand trouvé dans un journal, il y a mis des mots juteux, pleins de suc qui lui procurent <span style="font-style:italic">&quot;un style qui n'a rien de &quot;paysan&quot; d'opéra-comique, mais qui est rigoureusement exact étymologiquement et philosophiquement scrupuleux&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Héritage, ruse, cupidité, rapports de pouvoir, exploitation sociale sont les principaux thèmes qui se dégagent du texte de Roger-Martin du Gard. Le tout étant sublimé par une langue savoureuse et hautement expressive.       <br />
              <br />
       À ce titre, saluons les performances du jeu des deux comédiens interprétant avec brio ce texte si truculent : Florence Limon et Stephan Hersoen. Leur jeu respectif est d'une maîtrise remarquable et bouleversante pour qui pratique un tant soit peu la comédie, notamment autour de la maîtrise de l'accent berrichon, littéralement jubilatoire, comme si ce dernier leur avait toujours été familier !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95926974-66947863.jpg?v=1775681554" alt=""Le Testament du Père Leleu" Ou comment économie de moyens et performances des comédiens portent un classique de la littérature au sommet de l'affiche" title=""Le Testament du Père Leleu" Ou comment économie de moyens et performances des comédiens portent un classique de la littérature au sommet de l'affiche" />
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      Mais ici, le texte emblématique de Roger-Martin du Gard n'est pas seulement retranscrit par le comédien et la comédienne. Il est précisément sculpté avec brio par le grand professionnalisme respectif de Florence Limon et Stephan Hersoen. Silences, ruptures, intentions, mécanique dramatique et économie scénique sont largement maîtrisés et d'une qualité rare sur nos planches contemporaines.       <br />
              <br />
       Sous la plume de Roger Martin du Gard, point de revendication féministe affichée et ostentatoire. C'est probablement cela qui fait la force de ce texte qui, malgré sa date de publication, reste étrangement d'actualité. Car tout y est dit avec élégance et grande subtilité concernant le statut de la femme dépendante et soumise, bien loin de se laisser abattre, cela dit. Puisse de nombreuses femmes, en 2026, ressembler à des &quot;Torine&quot; pour se libérer du joug patriarcal et machiste... <span style="font-style:italic">&quot;J'étais point là depuis un couple de semaines que j'étais déjà verrouillée avec vous dans la litière de l'écurie !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Florence Limon incarne cette femme révoltée jusqu'au bout de ses ongles de brillante comédienne sans chercher à densifier le personnage outre-mesure, mais en parvenant à faire transparaître ses lignes de force de façon magistrale. Comédienne, mais aussi chanteuse, metteuse en scène et enseignante, elle a débuté dans le chœur lyrique du Théâtre du Châtelet. L'opéra, l'opérette et le théâtre musical contemporain n'ont plus de secrets pour elle. Quand elle rencontre Stephan Hersoen, en 2018, c'est une évidence. Leur entente autour de valeurs communes est immédiate, tout comme leur complicité exigeante qui explose sur la scène du Guichet Montparnasse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95926974-66947872.jpg?v=1775681586" alt=""Le Testament du Père Leleu" Ou comment économie de moyens et performances des comédiens portent un classique de la littérature au sommet de l'affiche" title=""Le Testament du Père Leleu" Ou comment économie de moyens et performances des comédiens portent un classique de la littérature au sommet de l'affiche" />
     </div>
     <div>
      Stephan Hersoen, quant à lui, débute sur les planches au Niger avant d'intégrer le Cours Florent où il travaille d'arrache-pied le répertoire classique. Puis, il explore, met en scène et interprète toutes les formes de théâtre, du classique au contemporain en passant par la farce, la comédie, le clown et même la poésie. À l'origine de la Compagnie du Plateau Libre avec Florence Limon, en 2020, il a mis en scène récemment la pièce de Philippe Madral, &quot;Finalement quoi&quot;, dans laquelle jouait de façon bouleversante et vertigineuse Camille Boullé, présente aussi sur scène dans la présente pièce dans le rôle du notaire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'auteur des Thibault aurait applaudi à cette adaptation de sa pièce jouée cent treize ans après sa première représentation au Théâtre du Vieux-Colombier, sans doute étonné par son actualité. Magnifiquement servie par trois excellents comédiens, &quot;Le Testament du Père Leleu&quot;, jouée dans la cour du château du Tertre, démontre aussi la pérennité de sa maison d'écrivain&quot;,</span> commente Anne-Véronique de Coppet, la petite-fille de Roger-Martin du Gard en 2018.       <br />
              <br />
       Ne ratez pas cette nouvelle adaptation de la pièce de Roger-Martin du Gard au Guichet Montparnasse, dans laquelle le dispositif intimiste et le jeu des comédiens tout en retenue vertigineuse sont largement à saluer. Quel dommage que le Festival d'Avignon 2026 n'ait pas la chance d'accueillir cette pépite !       <br />
       [◙ Brigitte Corrigou]b
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Testament du Père Leleu" </b></div>
     <div>
      Texte : Roger Martin du Gard (lauréat du prix Nobel de littérature, 1937).       <br />
       Mise en scène : Florence Limon et Stephan Hersoen.       <br />
       Avec : Camille Boullé, Florence Limon, Stephan Hersoen.       <br />
       Costumes et choix des textes de présentation : Béatrice Limon.       <br />
       Visuels : Catherine Récamier.       <br />
       Vidéos : Matthieu Lafrance.       <br />
       Compagnie du Plateau Libre.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 mars au 19 avril 2026.</span>       <br />
       Samedi à 19 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, 15, rue du Maine, Paris 14ᵉ.       <br />
       Réservations 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-GUICHET_MONTPARNASSE-33115-0.wb?REFID=DjQkAAAAAAB$AA" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95926974-66947862.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Testament-du-Pere-Leleu-Ou-comment-economie-de-moyens-et-performances-des-comediens-portent-un-classique-de-la_a4527.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-94201173</guid>
   <title>"Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…</title>
   <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 08:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Loup y es-tu ? Mort y es-tu ? Écho flouté du refrain d'une comptine visant à apprivoiser nos peurs enfantines, cette ritournelle résonne comme une antienne obsédante en ce début d'année où de puissantes et effrayantes marionnettes aux commandes semblent, comme dans un jeu d'enfants, s'en amuser follement… Le temps de l'écoute du vent et du silence suspendu, Phia Ménard nous plonge dans un nouvel opus de ses "Pièces du vent" où les éléments naturels se font les haut-parleurs d'une dramaturgie ô combien humaine, dans une scénographie où Eros et Thanatos se livrent au jeu ludique et macabre d'à la vie à la mort.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65695441.jpg?v=1770591281" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Nuit intense de plusieurs minutes scandées par le seul bruit des pas d'un cheval portant un père et son enfant… Le Roi des Aulnes semble vouloir s'en prendre à l'enfant… Lorsque le père arrive à destination, l'enfant dans ses bras est mort… Au sortir de la nuit noire ouvrant la représentation, un ballet de drapeaux – agités vigoureusement les uns par la Mort en personne, les autres par la Protectrice de la Concorde – s'affrontent dans un déchainement d'airs d'Opéra faisant résonner le conflit à jamais vivant entre pulsions de vie et de mort.        <br />
              <br />
       Et lorsque, tout droit sortis du poème de Goethe, un cheval et un enfant éthérés – enveloppes de plastique gonflées par le vent d'une soufflerie et guidées par les ventilateurs en périphérie – surgissent splendidement d'une trappe pour faire leur entrée sur la piste circulaire autour de laquelle le public se presse sur des gradins de fortune, la magie embusquée opère… L'enfant est-il vraiment mort ou avons-nous été victimes d'une hallucination auditive ?       <br />
              <br />
       Dès lors, il ne sera plus question que de magies, blanche et noire… Les apparences du cheval, du père et de l'enfant le montant à cru virevolteront fougueusement dans l'air pour créer une féérie lumineuse… avant qu'une armée de squelettes volants, avatars de la Mort décuplée en bataillon serré, ne s'accrochent à eux pour terrasser l'enfant sous les yeux éplorés de la Suppliante impuissante et sous le déchainement sonore de l'aria de &quot;La Reine de la nuit&quot;, massacrée, elle aussi, par Mrs Jenkins alias Marguerite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65695445.jpg?v=1770591303" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      La magie toujours et encore dans les lumières stroboscopiques, créant un entre deux entre le vivant halluciné et la Mort revenant au pas de charge pour tirer à bout portant sur le cheval et l'enfant innocent… Enfant que la Suppliante éplorée – Piéta au visage de Mater Dolorosa – recueillera avec une infinie tendresse, le tendant à bout de bras vers nous… Mais n'oublions pas que nous sommes dans un conte, et si cruel soit-il, il suffira d'un petit ballon accroché au bras de l'enfant pour qu'il s'envole à nouveau et fasse résonner l'espace de ses rires innocents.       <br />
              <br />
       Parenthèse &quot;rêvée&quot; vite démentie par le réel qui insiste sous la forme d'une flotte aérienne de marionnettes anthropomorphes à l'effigie des prédateurs planétaires, aussi effrayants que ridicules, prenant possession de la piste. Super grand-guignolesques, déferlant en tous sens pour anéantir tout ce qui vit librement, transformant l'espace de la représentation en capharnaüm géant où tanks et armes volent en rafales pour célébrer la Mort. Elles ne cesseront l'affrontement avec les forces de paix aux effigies de colombes… qu'à l'anéantissement final de tous, enfouis ensemble dans les trappes de l'histoire…       <br />
              <br />
       Mais – comme il a déjà été dit – nous sommes dans un conte, et si cruel soit-il, il reste le lieu de tous les possibles… Ainsi de la chute qui, sans la dévoiler, offre un lumineux ballet aérien, de nature à &quot;insuffler&quot; l'énergie dont on a besoin pour échapper au &quot;Meilleur des mondes&quot; dystopique… afin de réaliser ensemble le rêve d'un monde meilleur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65716796.jpg?v=1770591324" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Phia Ménard, de création en création, a le don peu ordinaire de transformer les cauchemars ordinaires en rêves énergisants… Sans doute faut-il trouver le secret de cette force irradiante, du côté de son humanité contagieuse, susceptible de nous entrainer là encore – corps et âme – dans une Parade au final réjouissant… Aussi, lorsque l'artiste chorégraphe viendra humblement saluer &quot;son&quot; public (sous un concert d'applaudissements tout autre que convenu…), on aura – pour le Théâtre qu'elle défend avec une générosité sans pareille – un pincement de cœur…       <br />
              <br />
       Comment diable est-il possible que le Conseil Régional des Pays de La Loire ait brutalement supprimé à la Compagnie &quot;Non Nova, sed nove&quot; (&quot;Nous n'inventons rien, nous le voyons différemment&quot;) toutes ses subventions ? Sa Présidente aurait-elle pour objectif d'autres &quot;Horizons&quot;… d'attente, incompatibles avec une culture populaire émancipatrice dont le mantra, inscrit dans le nom de la Cie, est de &quot;voir différemment&quot; ? Telle est la question… (Ainsi parlait Hamlet).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 31 janvier 2026 dans la Salle Vauthier du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nocturne (Parade)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65716811.jpg?v=1770591720" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Création le 18 juillet 2025 à Anvers - Zomer Van Antwerpen       <br />
       Pièce du Vent.       <br />
       Idée originale, création, chorégraphie : Phia Ménard.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Briand.       <br />
       Avec : Phia Ménard et Cécile Briand en alternance, Fabrice Ilia Leroy.       <br />
       Création des marionnettes et objets : Phia Ménard et Fabrice Ilia Leroy.       <br />
       Dramaturgie : Jonathan Drillet.       <br />
       Création musicale : Ivan Roussel.       <br />
       Création lumière : Éric Soyer.       <br />
       Régie du vent : Clarisse Delile.       <br />
       Stagiaire artistique : Amélia Dantony.       <br />
       Compagnie Non Nova - Phia Ménard.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 27 au 31 janvier 2026 (lors de 9 représentations, matinée et soirée) dans la Salle Vauthier du tnba - CDN à Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 13 février 2026 :</span> L'Idéal - Théâtre du Nord (en partenariat avec Le Grand Bleu, Lille) Tourcoing (59).        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 14 mars 2026 :</span> CDN de Normandie-Rouen - Rouen (76).       <br />
       Du 17 au 19 mars 2026 : Le Sablier - Centre National de la Marionnette (dans le cadre du Festival Spring), Ifs (14).       <br />
       Du 22 au 25 mars 2026 : Le Trident - Scène nationale (dans le cadre du Festival Spring), Cherbourg-en-Cotentin (50).        <br />
       Du 1er au 4 et 7, 8 avril 2026 : MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       Du 16 au 18 avril 2026 : Centre Culturel Robert Desnos - Scène nationale de l'Essonne, Ris-Orangis (91).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Les Quinconces &amp; L'Espal - Scène nationale, Le Mans (72).        <br />
       Du 9 au 10 mai 2026 : Nuithonie, Villars-sur-Glane (Suisse).       <br />
       Du 19 au 22 mai 2026 : La Comédie de Valence - Centre dramatique national Drôme-Ardèche, Valence (26).       <br />
       Du 26 au 28 mai 2026 : La Maison de la Danse aux Subsistances, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94201173-65695441.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Nocturne-Parade-A-l-adresse-d-adultes-eperdus-la-nuit-des-temps-contee-a-hauteur-d-enfants_a4474.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique</title>
   <pubDate>Tue, 13 Jan 2026 09:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si en son temps "Dieu créa la femme" (Roger Vadim), on peut sans forcer aucunement l'Histoire affirmer que le jeune metteur en scène de Lisbonne – qui créa en décembre 2014 au Centro Cultural de Belém ce long poème en prose, avant de le rejouer à Avignon l'été suivant – a (re)donné vie au couple dont Plutarque et Shakespeare bien avant lui avaient assuré la destinée. Création originale s'il en est, s'affranchissant des faits d'armes de ses aînés pour mieux instiller le charme ô combien irrésistible de l'amour fou, "Antoine et Cléopâtre" revient aujourd'hui sur l'avant-scène sans n'avoir rien perdu de son magnétisme envoûtant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426502.jpg?v=1768292296" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
     </div>
     <div>
      Tiago Rodrigues, devenu depuis directeur du festival d'Avignon, n'a pas son pareil pour subvertir les frontières entre réalité et fiction en s'inspirant de l'existant (qu'il soit humain ou littéraire) pour en faire œuvre personnelle. Ici, au travers de neuf Chants se déployant comme des chorégraphies de mots à résonances écholaliques soutenues par des corps à l'unisson, Antoine va dire Cléopâtre et Cléopâtre va dire Antoine tant l'attraction qui lie ces deux amants opère comme un agent floutant d'emblée leurs identités… Fondus enchainés, faisant entendre l'état fusionnel qu'est le leur, unis puis désunis et réunis jusqu'à la mort dans la singulière bulle de leur intense amour.       <br />
              <br />
       Des frontières annihilées, dessinées avec la seule forme du corps de l'aimée… <span style="font-style:italic">&quot;Antoine dit : Cléopâtre. Cléopâtre dit : Antoine. Antoine dit : L'Égypte est ma prison. Cléopâtre dit : Je suis l'Égypte. Antoine dit : Et j'aime ma prison&quot;…</span> Chaque réplique, dans un chassé-croisé créant le vertige des &quot;sens&quot;, étant prise en charge non par le personnage mais par celui à qui elle s'adresse… Tensions des bras se cherchant, des visages se dévisageant, et des mots s'enlaçant les uns aux autres dans un tourbillon propre à nous soulever vers des nuages où se recompose la poésie des corps et des termes ne formant qu'un, précieux élixir cristallisant la passion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426503.jpg?v=1768292330" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
     </div>
     <div>
      Dans le flux et reflux du langage, comme en surimpression, apparaissent de manière subliminale les traces de leur destin annoncé. Ainsi quand, dès le Premier Chant, Antoine remarque au poignet de Cléopâtre son &quot;bracelet en forme de serpent&quot;, on peut entrevoir le venin de celui par lequel, au Neuvième Chant, elle mettra fin à ses jours, lorsque Antoine (la croyant morte) aura auparavant passé son épée au travers de son corps sous l'effet du désespoir. De même, les frontières entre présent, passé et futur sont allègrement transgressées ; les personnages qui en ont conscience ayant à c(h)œur de rester dans leur présent, s'y accrochant comme à une bouée, une obsession les préservant – un temps – de leur chute annoncée.       <br />
              <br />
       &quot;L'amour La poésie&quot;, au diptyque de Paul Éluard, il faudrait ajouter ici &quot;La politique&quot;, ce tiers guerrier qui va séparer les deux amants en rappelant à Rome le vaillant général du triumvirat qu'il est, appelé auprès du jeune César pour défendre l'Empire romain menacé… Antoine, de retour à Rome, dégrisé, le croit-il, de l'emprise de Cléopâtre… Cléopâtre dans son palais d'Alexandrie, refusant la vérité du messager venu l'informer du mariage d'Antoine avec la sœur de César pour raison d'État… La folie furieuse de Cléopâtre dans tous ses états, poignardant les habits laissés par Antoine… Les amants séparés, ravagés… Leurs retrouvailles… La guerre côte à côte… Et Antoine décidant soudain de fuir en mer la bataille, de fuir son honneur en suivant le navire de Cléopâtre s'enfuyant devant lui… L'amour plus fort que l'honneur du général romain… Cléopâtre et Antoine rentrant ensemble dans le présent de leur amour…       <br />
              <br />
       De nouveau Antoine et Cléopâtre, Cléopâtre et Antoine, ne formant plus qu'une seule ombre lumineuse dans le halo qui les distingue en les réunissant… Antoine et Cléopâtre, Cléopâtre et Antoine se lançant dans un duo de mots rebondissant les uns sur les autres dans un flux continu digne d'une battle d'anthologie poétique, une battle dont l'un et l'autre seront les complices, entrainés qu'ils sont dans le délire amoureux les transperçant de part en part… Un ultime orgasme partagé dont ils ressortiront enivrés jusqu'à rendre séduisante la mort annoncée.       <br />
              <br />
       Sur un plateau nu recouvert d'une immense toile propice aux projections des déserts d'Égypte ou encore des étendues marines s'étendant au large des côtes romaines, les deux acteurs chorégraphes (Sofia Dias et Vitor Roriz, remarquables l'un et l'autre, faisant corps avec les mots qui surgissent d'eux pour rendre palpables les abysses de la passion dévorante) &quot;enchantent&quot; ces neufs Chants à haute intensité poétique.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426551.jpg?v=1768292357" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
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      Lorsque leurs visages – ceux de Cléopâtre et Antoine – viennent à se refléter dans les cercles du mobile accroché aux cintres et que le jeu des lumières sculpte leur présence, on est littéralement subjugué par ce théâtre puisant ses seules ressources dans une économie parfaite. De même lorsque la musique du film de Joseph L. Mankiewicz, mettant en jeu le couple passionnel formé par Elizabeth Taylor et Richard Burton dans le rôle-titre, vient subrepticement s'inviter lors de pauses à vue, ses échos nous transpercent.       <br />
              <br />
       Tiago Rodrigues, né à Lisbonne trois ans après la Révolution des œillets, n'était encore qu'un jeune metteur en scène lorsqu'il a créé cette épure d'&quot;Antoine et Cléopâtre&quot;. Cristallisant l'essence de &quot;L'amour fou&quot; (André Breton) dans ce long poème en prose, à l'instar de Cléopâtre à qui il fait dire que les &quot;fautes d'Antoine sont la lumière qu'il projette sur les autres&quot;, on pourrait dire que les errements/errances de ses personnages – portés au plateau avec une grâce infinie – nous illuminent.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 7 janvier 2026, Salle Vauthier du tnba (Théâtre national de Bordeaux Aquitaine), Bordeaux.       <br />
              <br />
       Création originale de la compagnie Mundo Perfeito, en décembre 2014, au Centro Cultural de Belém, Lisboa (Portugal) et représenté du 12 au 18 juillet 2015 au Festival d'Avignon, version en portugais.
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     <div><b>"Antoine et Cléopâtre"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93671960-65426560.jpg?v=1768292383" alt=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" title=""Antoine et Cléopâtre"… Et Tiago Rodrigues (re)créa le couple mythique" />
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      Version en français.       <br />
       Traduction française : Thomas Resendes.       <br />
       Texte : Tiago Rodrigues.       <br />
       Mise en scène : Tiago Rodrigues (avec des citations d'&quot;Antoine et Cléopâtre&quot; de William Shakespeare).       <br />
       Avec : Sofia Dias et Vítor Roriz.       <br />
       Collaboration artistique : Maria João Serrão et Thomas Walgrave.       <br />
       Scénographie : Ângela Rocha.       <br />
       Costumes : Ângela Rocha et Magda Bizarro.       <br />
       Création lumière : Nuno Meira.       <br />
       Musique : extraits de la bande originale du film &quot;Cléopâtre&quot; (1963), composée par Alex North.       <br />
       Construction du mobile : Decor Galamba.       <br />
       Direction technique et régie lumière : Cárin Geada.       <br />
       Régie plateau : Catarina Mendes.       <br />
       Régie son : Frisson.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du mercredi 7 janvier au vendredi 16 janvier 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre national de Bordeaux Aquitaine, Salle Vauthier, 3, lace Pierre Renaudel, Bordeaux.       <br />
       Téléphone : 05 56 33 36 60.       <br />
       <a class="link" href="https://tnba.org/billetterie" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93671960-65426502.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Antoine-et-Cleopatre-Et-Tiago-Rodrigues-re-crea-le-couple-mythique_a4450.html</link>
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