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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes</title>
   <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour son deuxième album en dix ans, Gabriel Lenoir nous emmène en voyage avec son groupe La Cuivraille, pour nous faire découvrir, entre autres, le bonheur de la nature, du pépiement des oiseaux, des premières fois et de la valse. Spécialiste des musiques à danser traditionnelles et du répertoire du violon populaire en France, les compositions sont des sources chaudes où bugle, trompette, trombone, saxophone, contrebasse, basse et percussions font danser, de façon souvent festive, les notes et les accords en rythme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909919.jpg?v=1775296342" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      C'est un son, une ambiance, une atmosphère qui vous prend aux premières notes de &quot;Tournivelle&quot; du groupe &quot;La Cuivraille&quot;, nom bien trouvé, les cuivres emportant la mise. C'est aussi un grand retour du groupe, fondé par Gabriel Lenoir, &quot;violoniste-violoneux&quot; comme il se présente, après leur premier album en 2014. Pour autant, la pause n'est pas de rigueur pour celui-ci, directeur de la Compagnie Les Beaux Jours, avec plus de quinze albums à son actif, il est investi dans de nombreux autres projets transdisciplinaires.       <br />
              <br />
       Le LP nous plonge dans une fête, presque un bal musette avec son orchestre de cuivres. Si ceux-ci avaient une humeur, on dirait d'eux qu'ils rigolent souvent à gorge déployée. Le rythme allant de bout en bout de l'album, avec quelques pauses rythmiques pour &quot;La première danse&quot; et &quot;Le bout du monde&quot;, quand &quot;Question de genre&quot;, nous laisse dans une réflexion doucereuse sur un fait de société, dans un esprit d'ouverture et faisant la part belle aux femmes sans occulter les hommes.       <br />
              <br />
       &quot;Tournivelle&quot;, titre aussi d'une chanson, est composé de 13 titres. Il est festif et joyeux. Les instruments à vent restent maîtres dans une gamme où la voix fait aussi irruption dans certains morceaux qui restent ancrés dans le terroir. Les thèmes abordés sont en effet ceux d'une vie proche de la nature, avec son quotidien où peuvent se disputer les soins à apporter à son jardin dans &quot;Dans mon jardin&quot;, à la timidité dans &quot;La première danse&quot;, chanson-confession où le tempo est doux. Ou dans le traditionnel &quot;Le merle et le maouvis&quot;, une histoire d'amour et de mariage entre deux oiseaux, un merle et un maouvis, plus connu sous le terme &quot;gris mauvis&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909920.jpg?v=1775296418" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      Autres traditionnels, &quot;M'en vais vous dire un bal&quot; est dans le genre comptine avec des paroles qui se répètent comme une bascule du temps à deux voix, ainsi que &quot;Roulon La&quot;, en ligne mélodique, avec la basse de Louis Descamps qui est en appui des percussions de Nicolas Pains et portant tous les deux le chant en refrain, avec les cuivres en accompagnement. L'album est composé d'une majorité de morceaux de musique, quand quelques chansons deviennent une plongée dans un quotidien, loin du bruit de la guerre et des tensions. Et cela finit par une balade, amenée par la trompette, le trombone, le violon dans la valse &quot;Le bout du monde&quot;.       <br />
              <br />
       Le violon est entraînant, presque enivrant, parfois en ligne mélodique dans &quot;Seanhamac tube station&quot; avec une trompette en lead. Dans la chanson &quot;Tournivelle&quot;, la basse et la batterie battent la mesure, le violon attaquant le rythme avec la douceur de sa gravité cuivrée, quand, entre autres, le bugle est en appui.       <br />
              <br />
       La conception musicale est riche, rendant maître des instruments souvent aux arrière-gardes. Trompette, bugle, saxophone, contrebasse, trombone et basse composent les titres où tout est en mouvement. Nous sommes sur des tonalités chaudes, parfois graves, les cuivres, apportant un son à la fois enrobant, doux, entre autres, avec le bugle, et grave avec le trombone et la contrebasse, ou plus vif avec la trompette.       <br />
              <br />
       L'album est un plaisir pour les oreilles et un véritable bol d'air rafraîchissant. Quel que soit son style de musique, tout un chacun peut y trouver une gaieté, un allant dans &quot;Tournivelle&quot; qui nous emmène avec bonheur dans un arc-en-ciel de notes et de rythmes.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909922.jpg?v=1775296436" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      <b>● La Cuivraille &quot;Tournivelle&quot;.</b>       <br />
       Label : Les Beaux Jours.       <br />
       Distribution : InOuïe Distribution.       <br />
       Sorti le 21 novembre 2025.       <br />
              <br />
       Gabriel Lenoir : compositions, violon, chant ;       <br />
       Maké Knockaert : trompette, bugle, chant ;       <br />
       Florian Laihem : saxophone alto, chant ;       <br />
       Constant Sajaloli : trombone, chant ;       <br />
       Louis Descamps : basse, contrebasse, chant ;       <br />
       Nicolas Painset : percussions, chant ;       <br />
       Prune Lacante : violon (Le Bout du monde) ;       <br />
       Conception graphique : Studio Corpus.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 avril 2026 : Espace des Saules, Coulanges-lès-Nevers (58).       <br />
       6 juin 2026 : Salle des Fêtes de Fives, Lille (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles</title>
   <pubDate>Tue, 16 Sep 2025 13:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après un premier album, "Luz" – salué par la critique –, qu'elle interprète au sein du duo Sabumca (avec Roberto Stimoli), Irene Amata revient en ce mois de septembre avec un nouvel opus où l'on découvre onze compositions très personnelles. Ainsi démarre l'histoire d'un nouveau départ et d'une affirmation de soi, avec un projet dans lequel Irène Amata se révèle leadeuse d'un quartet de jazz, compositrice, autrice et chanteuse dans sa langue maternelle, l'italien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124911.jpg?v=1758021312" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      S'inscrivant dans la tradition du jazz vocal avec les instruments acoustiques que sont le piano, la contrebasse et la batterie, &quot;Sembianze&quot; dévoile immédiatement, dès les premiers morceaux, un univers sonore, instrumental, à la fois puissant et intime, élégant et lumineux, original et déjà essentiel. Chaque séquence musicale, entre partition très écrite et improvisation empreinte de liberté, dévoile un son épuré, sans artifices, avec des mélodies, des harmonies tout en finesse, voire tout en délicatesse émotionnelle. Les arabesques gracieuses du piano s'associent à la perfection avec le jeu, fringant, à la caisse claire et le phrasé de la contrebasse.       <br />
              <br />
       Quant à la voix d'Irene Amata, que dire si ce n’est qu’elle jaillit soudainement comme un éclair dans le ciel, avec un phrasé qui laisse pantois. Du bel ouvrage, pourrait-on dire. Rien ne lasse. Sans surenchère musicale. Beaucoup de fluidité et d'élégance, un esthétisme tout en subtilité, une voix sensible, attachante, à certains moments envoûtante, parfois empreinte d'une mélodie glissant sur une trame nostalgique, mais point de tristesse... chaque mot portant son sens sur le fil de l'accent chantant et ensoleillé de l'Italie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124949.jpg?v=1758021386" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>Gil Chauveau : Supposons que je n’ai rien lu sur vous, que je ne vous connaisse pas, comment pourriez-vous vous présenter ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Irene Amata :</b> Je suis italienne, en France depuis 2014, chanteuse, autrice et compositrice de jazz, avec une formation initiale de pianiste classique. &quot;Sembianze&quot; est mon deuxième album, mais le premier avec l'ensemble des titres composés et écrits par moi. Le fait de m'être installé à Paris m'a permis de concrétiser le projet (et le rêve) de devenir une artiste professionnelle. Le chant a toujours fait partie de ma vie et, plus jeune, j'ai participé à différents groupes, de reggae notamment. J'ai donc toujours pratiqué et cultivé le chant, mais je ne pensais pas alors que cela deviendrait mon travail, mon activité principale. Puis, au fil de mes voyages, à partir de 2006, petit à petit, la musique a pris de plus en plus de place. Après cette période de &quot;maturation&quot;, le choix de ne faire que ça s'est imposé.       <br />
              <br />
       Mon premier album, en duo avec le guitariste Roberto Stimoli, consacré à la musique brésilienne, m'a mis professionnellement le pied à l'étrier, grâce aussi aux concerts qui ont suivi la sortie de ce premier disque. C'était le début d'une carrière et j'en ai profité pour suivre des stages, des masterclass, participer à des jam-sessions. Le fait d'habiter à Paris a facilité mon entrée dans le milieu du jazz. J'ai alors commencé à écrire, non pas dans l'optique d'un projet discographique, mais comme un processus de création – de recherche également – sans l'ambition d'aboutir à un disque. Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que je composais des chansons. Je prenais énormément de plaisir à les chanter et, en public, cela marchait. C'est ainsi que le projet s'est construit et, en 2019, j'ai décidé de faire un album. Cela a pris du temps, bien sûr, mais il existe aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124960.jpg?v=1758021451" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>G. C. : Si vous en avez, comment pourriez-vous définir ou parler de vos influences principales ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Sûrement la musique du Brésil qui a été très importante à une époque de ma vie. J'en écoutais énormément. J'étais plongé dans cet univers de la bossa nova et de la samba, du jazz brésilien. C'est à partir de là que j'ai étudié et pratiqué le jazz vocal. En même temps, dès mon plus jeune âge, j'ai été ouverte à toutes sortes de styles différents, allant de la pop anglaise ou le reggae au classique, en passant par le jazz instrumental. Je pense que je me nourris de toutes ces influences sans en préférer aucune. &quot;Sembianze&quot; est le résultat d'un travail de recherche très intime, très personnel, où il y a le mélange, les inspirations de toutes ces ambiances, de tous ces genres musicaux.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Les parties de piano sont très importantes et je trouve qu'il y a beaucoup d'élégance et de finesse dans les orchestrations, de belles harmonisations. Est-ce dû à votre formation musicale classique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Oui. Tous mes morceaux naissent au piano. Dans le sens où mes musiques sont composées sur cet instrument, les mélodies apparaissent et les paroles arrivent à la fin. Ce sont des compositions avec du texte, mais la base reste &quot;moi&quot; devant le piano avec mes recherches et de l'harmonie entre tout ça. J'écris tout ce que je fais noir sur blanc sur les partitions que je procure ensuite aux musiciens. C'est à partir de celles-ci que va se faire la construction de l'orchestration en quartet avec eux.       <br />
              <br />
       J'ai la chance d'avoir des musiciens de qualité (Fady Farah au piano, Maurizio Congiu à la basse, JB Perraudin à la batterie) – compétents, sensibles et merveilleux humainement – qui ont su comprendre mon univers… J'adore leur laisser une place dans chaque morceau pour qu'ils expriment leur part d'improvisation. J'apprécie à la fois qu'ils respectent ma partition tout en aimant les écouter concrétiser leur désir d'explorations, de voyages dans chaque titre. Nous travaillons ensemble depuis 2019. C'est vraiment un parcours de construction effectué en commun que nous avons réalisé pour aboutir à ce CD, avec un son qui s'est élaboré au fil des concerts.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : En effet, on sent réellement une connivence entre vous ainsi que le plaisir que vous avez de jouer ensemble. Et cela sur tous les titres. Sans tous les aborder, peut-on parler de certains qui m'ont particulièrement touché comme &quot;Solu Tu&quot; qui ouvre &quot;Sembianze&quot;, dont on perçoit encore quelques accents brésiliens ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Oui, tout à fait… avec un rythme brésilien, comme un clin d'œil à ma passion première. C'est un morceau que j'ai dédié à mes amis en Italie. Il est né en pensant à mes amitiés de jeunesse. Ce &quot;Solo tu&quot; – seulement toi en français – est en réalité collectif, car je ne m'adresse pas à quelqu'un en particulier. Je m'adresse à plusieurs personnes qui ont partagé ma vie, sur qui je peux encore compter. Quand je retourne à Rome, nous nous appelons et nous nous voyons, nous discutons comme si nous nous étions quittés seulement la veille.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Comme pour se guérir d'une pointe de nostalgie…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Totalement. C'est quelque chose d'un peu &quot;douce-amère&quot;. C'est une musique dansante certes, mais il y a des consonances mélancoliques tout en gardant le sourire sur les souvenirs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124963.jpg?v=1758021481" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>G. C. : Sourire que l'on retrouve dans le titre suivant, &quot;Coloriamo&quot;, presque pétillant, son pot de couleurs tout neuf et sa rythmique appuyée et sautillante assurée par la caisse claire…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est une chanson que j'ai écrite avec ma fille aînée un jour avant mon premier concert en relation avec le projet &quot;Sembianze&quot;, au Sunside (rue des Lombards à Paris, septembre 2021). Ce soir-là, je devais faire un seul set, une sorte de baptême de luxe, mais je n'étais pas sûr d'avoir assez de morceaux pour &quot;remplir&quot; celui-ci. Ne voulant pas faire de reprise, car je ne souhaitais chanter que ma musique, j'ai donc voulu travailler la veille sur une mélodie que je jouais en boucle au piano. Or, ce jour-là était un mercredi et ma fille n'allait pas à l'école. Elle voulait que je m'occupe d'elle comme tous les enfants. J'ai abandonné le piano, me suis mise sur le tapis avec elle pour dessiner avec des feutres… et c'est là que l'idée m'est venue. Nous nous sommes mises au clavier ensemble. Je l'ai fait participer… et c'est ainsi qu'est né &quot;Coloriamo&quot;…       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Magnifique jeu de Fady Farah au piano, à la fois vif, très présent et tout en légèreté, fluide et en subtil appui mélodique, et votre voix à la fois cristalline et d'une réelle intensité… sur &quot;Inizi&quot;</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Inizi… débuts… point de départ… C'est le premier morceau que j'aie écrit pour cet album en 2017. Il fait référence au décès de mon père en décembre 2016. Cette composition est restée longtemps dépourvue de texte. Lorsque je l'ai écrit, dans une période à la fois de deuil et pleine d'activité, j'ai voulu parler de lui, sans tristesse, comme une personne absente, mais très présente, qui reste auprès de moi. Mes pensées pour lui, mes souvenirs de lui sont des parties constituant ce que je suis aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : &quot;Sembianze&quot;… Une ambiance très organique, presque mystérieuse, féérique et également bien chaloupée au son aérien des cymbales et du phrasé romantique du piano… Est-ce une utopie pour la nature et une dystopie pour les humains ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est ici ma préoccupation pour le changement climatique, les sujets liés à l'environnement, comme pour beaucoup de gens autour de moi. Cela fait malheureusement partie de notre actualité au quotidien maintenant, le fait de prendre conscience où en est notre humanité actuellement. C'est un texte court revenant plusieurs fois qui est une ode à la force de la nature, à sa capacité d'adaptation, de reprendre vie même dans le désert. C'est en fait un scénario post-humanité issu de mon imagination… J'ai mis des mots sur des images que je visualisais dans ma tête au moment où je composais la musique. C'est un peu comme une &quot;miniature&quot; textuelle posée sur un voyage musical, une exploration sur monde sans plus aucun signe de civilisation… portée par un regard qui aurait pris un peu de hauteur… Avec une approche pianistique très romantique, très émotionnelle.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Pour moi, deux titres correspondent parfaitement à ce regard que vous avez sur le monde : &quot;Parlami Di Te&quot; et &quot;La Vita Nel Mare&quot;, tant par les sujets abordés que par les particularités musicales. Le premier traite de la détresse humaine et fait appel à un tempo plus rapide, plus agressif, mais néanmoins lumineux… apportant un relief différent à l'album… très complémentaire…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est effectivement la composition Uptempo du disque avec son rythme latin. Le texte est vraiment inspiré des rencontres très fréquentes que tout le monde peut faire dans les grandes villes, et que j'ai faites à Paris et en Île-de-France, de personnes en détresse, celles sans domicile fixe. Elles font partie de notre quotidien et ce n'est plus, en aucun cas, des figures romantiques du clochard… Maintenant, nous voyons des familles, des enfants dans la misère et dans la rue… Cela me semble horrible, insupportable. Dans mon texte, j'imagine un dialogue, comme une invitation à l'échange, comme une demande : &quot;raconte-moi ton histoire&quot;. Souvent, on passe devant, on les ignore… alors que ce sont des êtres humains, tous avec une histoire, un passé, une enfance… Et je pense aussi que ces situations peuvent aujourd'hui arriver à n'importe qui !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64126832.jpg?v=1758029744" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>G. C. : Pour le second, le thème reste malheureusement d'actualité puisqu'il nous parle des migrants traversant la Méditerranée, avec une partition très riche, très dense, avec une grande finesse d'orchestration…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> L'écriture est ici très émotionnelle – mon dernier texte écrit en janvier 2024 –, partant tout d'abord de la pensée positive que j'ai de la Méditerranée, &quot;ma mer&quot;, de sa beauté, de sa diversité… Puis arrive ce qu'elle supporte, vit actuellement, et cela, depuis pas mal d'années, avec indissociable la notion de deuil, d'injustice, de tragédie… de tous ces morts qu'elle accueille involontairement. Et de tous ces rêves que portent les migrants qui traversent ou n'arrivent pas à traverser, avec l'espoir d'une vie meilleure…       <br />
              <br />
       Je considère que c'est ma composition la plus aboutie par rapport à mon travail général. L'intro ostinato, avec cette répétition qui finira par clore la partition. Cela a été fait note par note, que j'ai élaboré avec un immense plaisir. Cela m'a rendue très heureuse et c'est ce qui fait que c'est un opus très personnel où je me reconnais complètement…       <br />
              <br />
       <b>● Irene Amata &quot;Sembianze&quot;.</b>       <br />
       Label : Prodastar.       <br />
       Distribution : Inouïe Distribution.       <br />
       Sortie : 5 septembre 2025.       <br />
              <br />
       Irene Amata : voix, compositions et textes.       <br />
       Maurizio Congiu : contrebasse.       <br />
       Fady Farah : piano.       <br />
       JB Perraudin : batterie.       <br />
              <br />
       <b>Concert de sortie d'album :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 septembre 2025 à 20 h 30.</span>       <br />
       Au New Morning, 7-9, rue des Petites Écuries, Paris 10e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.newmorning.com/" target="_blank">&gt;&gt; newmorning.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3mi5t8irEvA?si=IlhS4adgFpya6RYM" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91140459-64124949.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Irene-Amata-Sembianze-Une-nouvelle-voix-pour-le-jazz-a-l-elegance-toute-italienne-aux-tonalites-chaleureuses-et_a4357.html</link>
  </item>

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   <title>L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma</title>
   <pubDate>Thu, 01 May 2025 09:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le festival Jazz Ô Château, dans les Côtes-d'Armor, se déroule cette année du 3 au 11 mai prochain. Au programme, des concerts gratuits à Saint-Quay-Portrieux, une exposition Haïkus du jazz, une masterclass chant, une conférence sur la batterie, un bal swing, etc. et deux soirées payantes au château de Pommorio à Tréveneuc. Dans ce cadre magnifique, ce sera, le vendredi 9 mai, Ludovic Louis et, le samedi 10, Marco Poingt & Carolina Alabau et la formation KLT & Jessy Elsa Palma… KLT pour Kévin Larriveau Trio. C'est ce dernier que nous avons interviewé… Une rencontre chaleureuse avec ce pianiste dont le cœur musical des compositions, entre jazz et soul, bat pour la voix de la jeune autrice, compositrice, interprète et musicienne, Jessy Elsa Palma.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539536.jpg?v=1746084486" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Supposons que je n’ai rien lu sur vous, que je ne vous connaisse pas, comment pourriez-vous vous présenter ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Kévin Larriveau :</b> KLT est un trio avec Théo Schirru à la batterie, Gabriel Gorr à la contrebasse et moi-même au piano. C'est un trio qui invite une chanteuse qui s'appelle Jessy Elsa Palma… qui est une amie. Nous nous sommes tous rencontrés dans une école de jazz, l'IMEP (Paris College of Music). Notre première collaboration avec Jessy fut autour d'un standard, &quot;Nardis&quot; (composition de Miles Davis datant de 1958), sur lequel elle a écrit des paroles. C'était pour un arrangement que j'avais effectué dans le cadre d'un travail scolaire qu'il fallait rendre.       <br />
              <br />
       Nous étions en train de répéter le morceau en trio, Jessy est entrée dans le studio à ce moment-là. Nous avons commencé à jouer ensemble et, après ça, nous avons décidé, pour marquer le coup, pour avoir des souvenirs, de faire une vidéo. Nous avons filmé ça dans l'école, puis publié sur YouTube. C'était en 2021. Puis, nous avons commencé la composition ensemble, à écrire des morceaux et à faire des concerts. Pendant trois-quatre ans, nous avons composé quelques titres, ce qui nous a permis d'enregistrer l'année dernière un album intitulé &quot;Beauty Of Change&quot;, en trio et Jessy au chant. Depuis, nous le jouons sur scène avec plus d'une vingtaine de dates par an en France. Nous allons faire cette année nos premiers concerts à l'étranger, en Espagne et en Allemagne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539537.jpg?v=1746084509" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Si vous en avez, comment pourriez-vous définir ou parler de vos influences principales ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Nous nous sommes rencontrés dans une école de jazz… donc nous sommes bien sûr tous passionnés du chant jazz et des instruments acoustiques : contrebasse, batterie, piano… Mais nous mélangeons à cela des influences beaucoup plus actuelles comme la soul moderne. C'est pour cela que nous ajoutons des claviers et que nos compositions sont plutôt des chansons que des thèmes de jazz. Nous sommes sur des constructions &quot;couplet-refrain&quot;, avec une part peu importante à l'improvisation. Nous élaborons nos morceaux et nos arrangements autour du chant et de la voix… cette dernière étant prépondérante dans notre musique. Le chant est au cœur de nos compositions, tant au studio que sur scène.       <br />
              <br />
       <b>Et c'est cet aspect de votre répertoire que vous allez effectivement présenter à Jazz Ô Château…</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Oui, c'est la formule que nous tournons actuellement avec cette prépondérance à la voix. Si bien qu'avec KLT, on ne joue jamais en trio &quot;pur&quot;, par exemple. On n'a jamais fait de concerts en formule trio jazz. Nous avons ce projet-là avec Jessy. Cela nous arrive de collaborer aussi avec d'autres chanteurs ou chanteuses, mais en ce moment, c'est beaucoup KLT et Jessy Elsa Palma. Ce trio n'a pas vocation à jouer en instrumental. C'est toujours pour accompagner quelqu'un qui nous intéresse, pour collaborer avec des invités… C'est cela qui nous plaît et c'est ce qu'on a beaucoup de plaisir à faire avec Jessy depuis quelques années maintenant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539546.jpg?v=1746084636" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Afin de mieux appréhender votre univers musical, pouvez-vous nous parler de vos autres formations ou participations en dehors de KLT ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Je joue dans un quintet depuis maintenant six ans, avec des amis d'enfance. Le groupe s'appelle Polylogue From Sila. On a déjà sorti trois albums, dont le dernier, &quot;Supertales&quot;, en avril 2024. C'est toujours autour de la soul et du jazz. Dans ce groupe, je ne joue pas de piano, mais uniquement des claviers. Donc, il y a un côté un peu plus électrique, avec Kevin Bucquet (basse), Hugo Valantin à la guitare et Romain Gratalon à la batterie. Et une chanteuse également, Laurène Pierre Magnani. Ce sont des explorations entre jazz, soul et groove, toujours autour un peu des mêmes influences. Je suis aussi sur d'autres projets pour lesquels des enregistrements sont en cours. Tout cela devrait se concrétiser l'année prochaine.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce votre première venue ou avez-vous déjà joué en Bretagne ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Oui, nous avons déjà joué dans le Morbihan, au Coota à Erdeven, ainsi qu'à Rennes. Mais c'est la première fois que nous nous produisons du côté de Saint-Brieuc, Guingamp ou Lannion, bref dans les Côtes-d'Amor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539547.jpg?v=1746084658" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Quelle image avez-vous de la Bretagne ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> J'ai une très bonne image puisque ma mère est du Finistère et j'ai passé mes vacances, enfant, à côté d'Audierne où se trouvait la maison de ma grand-mère. Je suis donc à moitié breton, mais je connais assez peu le reste de la Bretagne. Mais mon sentiment général est positif, car on est toujours très bien accueilli.       <br />
              <br />
       À noter que, pour le concert au Château de Pommorio à Tréveneuc, nous avons invité Brieuc Stievenard, un trompettiste habitant à Rennes. Nous l'avions rencontré lors d'un concert au Coota, il y a un an. Il avait joué alors avec nous. Depuis, il a continué à faire quelques dates avec nous, en invité, notamment au Duc des Lombards à Paris. Nous avons écrit un morceau avec lui qui sera sans doute dans un prochain album. Donc, le fait qu'il soit présent avec nous à Jazz Ô Château en Bretagne a du sens !       <br />
              <br />
       <b>◙ Propos recueillis par Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>KLT et Jessy Elsa Palma</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539562.jpg?v=1746084721" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Samedi 10 mai 2025 à 20 h.</span>       <br />
       Au Château de Pommorio (Tréveneuc),       <br />
       dans le cadre du 10e festival Jazz Ô Château.       <br />
       <a class="link" href="https://www.jazzochateau.fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzochateau.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>● KLT et Jessy Elsa Palma &quot;Beauty of Change&quot;.</b>       <br />
       Label : Jazz Family.       <br />
       Sortie : 17 mai 2024.       <br />
              <br />
       <b>● Polylogue From Sila &quot;Supertales&quot;.</b>       <br />
       Label : Take It Easy Agency.       <br />
       Date de sortie : 5 avril 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539563.jpg?v=1746084750" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88267742-62539536.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-effervescence-et-la-jeunesse-du-jazz-soul-de-KLT-s-unit-a-la-voix-chaude-et-expresssive-de-Jessy-Elsa-Palma_a4208.html</link>
  </item>

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   <title>"Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !</title>
   <pubDate>Fri, 10 Jan 2025 17:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Muddy Gurdy signe un très bel album typiquement blues avec une sonorité qui mêle la vielle à roue, la guitare et les percussions. En plus de leurs compositions, ils font des reprises de blues et de country, d'Hank William à Camille Bob en passant par Muddy Waters, dans des enregistrements quasiment en live.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923798.jpg?v=1736617300" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      Muddy Gurdy est un trio venant musicalement des deux côtés de l'Atlantique, entre l'Auvergne et le Mississippi, pour les deux premiers albums &quot;Muddy Gurdy&quot; (2017) et &quot;Homecoming&quot; (2020). Pour ce troisième et dernier opus, &quot;Seven&quot;, il a été créé entre l'Auvergne et la Louisiane. Il ne s'agit pas de mégoter sur des distances où le moindre kilomètre fait figure de nouveau monde.       <br />
              <br />
       Ce trio, avec malheureusement la disparition récente de Marc Glomeau, cofondateur et percussionniste de Muddy Gurdy qui a commencé l'album, lui rend hommage jusqu'au titre de celui-ci. Ils sont partis en effet à six en Louisiane, mais avec toutefois la présence en plus de Marc Glomeau dans leur cœur et leur esprit. Cet opus a tous les parfums d'un blues rural où le voyage fait figure de proue.       <br />
              <br />
       Dans un mélange culturel qui brasse le blues du sud des États-Unis et, avec la vielle de roue, le son de la ruralité européenne et française, la guitare et le souffle de la voix de Tia Gouttebel, un peu rocailleuse, rappellent, de façon imagée, la route avec ses détours, ses lacets et ses crevasses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923800.jpg?v=1736617345" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      L'une des originalités de Muddy Gurdy est l'utilisation de la vielle à roue qui a traversé les époques et creusé les sillons de cet album avec gourmandise grâce à Gilles Chabenat. Elle est essentielle à toutes les compositions, au même titre que la guitare de Tia Gouttebel et les percussions de Fabrice Bony.        <br />
              <br />
       Petit arrêt historique. Elle naît au XIIe siècle, vraisemblablement dans une abbaye bénédictine en Allemagne. Elle se diffuse en Europe. D'abord instrument de cour, une première évolution au XVIIe lui fait intégrer des mécanismes de vielle sur des corps de guitare ou de luth qui lui apportent un son à la fois plus doux et plus fort. La Révolution française lui apporte un changement significatif dans ses usages, faisant qu'elle tombe dans le domaine des instruments régionaux et populaires. Au XIXe siècle, elle tombe en désuétude avant que le Berry ne s'en empare, ainsi que de la cornemuse, pour en faire leur emblème.*       <br />
              <br />
       L'autre originalité de l'album est qu'il a été enregistré en une semaine, autour de rencontres d'artistes, tels Bobby Michot, Ruben Moreno, Pupils of Myrtle Place School, The Broussard Sisters, Jeffery Broussard ou Big Chief Juan Pardo, calées de longues dates ou décidées du jour au lendemain dans des lieux de vie tels qu'une salle de classe, un bateau, une pelouse ou la scène d'un club alors que les clients boivent des coups, avec une équipe technique réduite et un studio mobile pour l'enregistrement. Bref, tout s'est déroulé loin des arrangements et de ses multiples prises.       <br />
              <br />
       Cela débute de façon très rythmée avec &quot;Jambalaya&quot;, une reprise de l'ancienne icône de country music, Hank William (1923-1953). Ce n'est pas la seule. Il y a aussi &quot;I got loaded&quot; de Camille Bob (1937-2015) et &quot;Louisana blues&quot; de Muddy Waters (1913-1983), un pur blues rural avec une guitare qui tire sur le bottleneck.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923832.jpg?v=1736617580" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Morning comes&quot;, les percussions sont l'âme de la chanson, presque un solo à eux tout seuls quand, plus loin, ils sont un lit à la mélodie, l'accompagnant au rythme d'un temps qui s'écoule doucement. Le titre &quot;Plain Gold Ring&quot; est présent deux fois dans &quot;Seven&quot; avec une première version où le rythme est battu sur les temps forts côté percussion quand la basse est en ligne mélodique, glissant entre les accords à la guitare de Tia Gouttebel. Et une deuxième version avec une sonorité quasiment aquatique, accompagnée d'un passage d'oiseaux migrateurs et des accords à la guitare qui s'égrènent lentement. On entend la sonorité d'un instrument à corde comme celui du basculement d'un rocking-chair sur la terrasse en bois d'une vieille baraque de Louisiane où le temps semble figé.       <br />
               <br />
       &quot;Un pas vers toi&quot; est un titre qui a comme chœur une classe d'école de cinquante enfants. &quot;Almost Lost My Mind&quot; est un superbe morceau joué à la vielle avec une guitare tout en appui et la voix de Ruben Moreno, grave et chaleureuse, qui emporte le tempo. Autre blues typique, &quot;Laisser mon cœur&quot;, avec des accords à la guitare qui attaquent autant en piqué qu'en legato.       <br />
              <br />
       On croirait entendre Muddy Gurdy en concert avec, pour la fin de certaines chansons, des rires, des applaudissements ou des bouts de discussion. L'opus est un vrai régal. Il est très riche par son authenticité, où les frontières des différents courants musicaux s'abolissent pour se marier entre eux autour du blues, du zydeco, du cajun et de la country. Un vrai délice !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wikipédia.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923892.jpg?v=1736617638" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Muddy Gurdy &quot;Seven&quot;.</b>        <br />
       Label : Buda Musique.       <br />
       Distribution : Socadisc (Réf. 860397).       <br />
       Sortie : 6 septembre 2024.       <br />
              <br />
       Tia Gouttebel, chants, guitare, compositions, arrangements, chœurs ;       <br />
       Gilles Chabenat, vielle à roue ;       <br />
       Fabrice Bony, percussions, chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85487258-60923798.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Seven-de-Muddy-Gurdy-De-l-Auvergne-au-Grand-Sud-americain-du-bon-du-pur-et-du-beau-blues-_a4121.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-83259525</guid>
   <title>"Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !</title>
   <pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ils viennent de Belgique et pourtant le spectre musical qui se dégage de ce collectif est issu des quatre coins du monde. De l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe, c'est un métissage d'influences qui donne à leur musique une marque très particulière où se dégage de belles compositions originales.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83259525-59639753.jpg?v=1728029612" alt=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" title=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" />
     </div>
     <div>
      L'album éponyme d'Auster Loo Collective est d'une grande richesse musicale. Nous sommes à la rencontre de différents horizons culturels. Leur sonorité traverse différentes rives géographiques venues d'Asie, d'Afrique et d'Europe sans qu'aucune ne prenne le lead, le tout restant dans des harmonies et un mariage heureux.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans une mer musicale avec ses ondées, ses écumes, ses risées et ses vents incarnant pour chacun d'eux un tempo venu d'un ailleurs iranien, ivoirien, japonais, mexicain quand il n'est pas occidental. C'est la marque et l'originalité d'Auster Loo Collective qui est au carrefour non pas d'une mais de multiples influences, autant traditionnelles que modernes. Ce qui donne un mariage musical baigné dans un spectre artistique où les voix glissent dans des sonorités très veloutées.       <br />
              <br />
       Auster Loo Collective a été créé en 2023 et c'est à l'origine un duo composé de Simon Leleux, spécialiste des percussions à doigts (doholla, bendir) et de Lydie Thonnard (flûtes, voix). Ils ont regroupé, autour d'eux, Shahab Azinmehr (setar et chant), Bao sissoko (kora et chant), Aki Sato (koto, shamisen et chant), Vincent Noiret (contrebasse), Celestin Massot (piano) et Osvaldo Hernandez (percussions et chant).       <br />
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       Ce qui interpelle est ce mélange de notes et d'accords aussi mélodieux que cadencé. L'écoute en est aisée avec des compositions musicales exigeantes telles que &quot;Kali&quot; où Lydie Thonnard invente un langage avec son phrasé guttural et frôlant le scat. Cette chanson débute doucement, puis le rythme s'intensifie avec des vagues musicales qui se recoupent les unes aux autres, avec d'un côté les instruments à cordes, quand ce sont ensuite les percussions qui prennent le relais. Ou à l'inverse, celles-là accompagnent celles-ci quand un violon mène le bal.       <br />
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       Aussi, dans une même composition, la ligne mélodique évolue dans un tempo musical très varié. Cela débute parfois par des graines de notes et d'accords, comme pour &quot;Jeegee&quot; où le violon fait irruption en soutien à une voix douce appuyée par la guitare en lead.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83259525-59639770.jpg?v=1728029665" alt=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" title=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" />
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      Dans &quot;Aruna&quot;, c'est un beau mariage entre instruments à cordes, à vents et de percussions avec le piano en base mélodique. Dans &quot;Mueo&quot;, la guitare devient protéiforme aux accents pop, classique, voire quelque peu flamenco en appui, entre autres, du chant de Shahab Azinmehr et de la flûte de Lydie Thonnard.       <br />
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       Les sonorités sont aussi étonnantes par leur variété que par leur homogénéité. Musicalement, l'ensemble est autant disruptif qu'harmonieux. Le tempo est souvent intime, avec une voix douce qui l'accompagne. Cela s'accélère avec les percussions, le koto et le shamisen pris en relais par la flûte de Lydie Thonnard. Ainsi, les compositions de Simon Leleux sont un savant et subtil mélange de sonorités graves et aiguës où les instruments à vents et à cordes semblent jouer du frein et de l'accélérateur pour créer de belles ruptures rythmiques.       <br />
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       Le traditionnel japonais &quot;Yashijo jishi&quot; démarre par un chant grave enveloppé de Shahab Azinmehr et finit accompagné par une percussion note à note quand, plus loin, &quot;Myo&quot; est dans un rythme crescendo soutenu toujours par ce mariage d'instruments à cordes et à vent avec un piano en lead accompagné par les flûtes, le chant s'immisçant en fond sonore, le tout faisant un joli feu d'artifice musical.       <br />
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       L'album finit par &quot;Senna&quot; avec une voix douce, presque murmurante. Puis, elle devient plus appuyée, comme un chant de ralliement auquel une flûte donne un écho quasiment solaire, comme celui de l'éveil de mère Nature ou d'un recueillement. Puis cela bascule sur un autre rythme, dépouillé, uniquement accompagné de percussions, pour reprendre de façon beaucoup plus rapide.       <br />
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       L'album est très riche et est un vrai délice musical qui nous amène dans différentes contrées où l'Ailleurs a élu domicile dans l'Ici, et ce, où que soit l'auditeur.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83259525-59639774.jpg?v=1728029699" alt=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" title=""Auster Loo Collective"… Un délice musical d'Ici et d'Ailleurs !" />
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      <b>● &quot;Auster Loo Collective&quot;</b>       <br />
       Label : Igloo Records.       <br />
       Distribution : Socadisc.       <br />
       Sortie : mars 2024.       <br />
       Album enregistré au Jet Studio à Bruxelles.       <br />
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       Simon Leleux : percussions et composition,        <br />
       Lydie Thonnard : flûtes et chant,       <br />
       Shahab Azinmehr : setar et chant,        <br />
       Bao Sissoko : kora et chant,        <br />
       Aki Sato : koto, shamisen et chant,        <br />
       Vincent Noiret : contrebasse,        <br />
       Célestin Massot : piano,        <br />
       Osvaldo Hernandez : percussions et chant.        <br />
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       <b>Tournée</b>       <br />
       14 février 25 : Ferme du Bièreau, Louvain-la-neuve (Belgique).
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