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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-10T18:54:25+02:00</dc:date>
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   <title>En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel</title>
   <pubDate>Fri, 14 Nov 2025 07:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ni biopic, ni récital, le spectacle conçu par Clémentine Deroudille et Arnaud Cathrine tente, derrière le mythe Barbara, d'interroger la femme. À travers les mots de la chanteuse, des extraits d'interviews ou de lettres intimes, il nous dévoile par bribes la femme derrière la femme qui chante. Dans un récit non linéaire fait de fragments d'entretiens et de chansons, répliques et refrains s'entrecroisent pour repousser les clichés et laisser surgir une vérité de l'être. Beau et poignant !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92536850-64860968.jpg?v=1763059118" alt="En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" title="En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" />
     </div>
     <div>
      Voilà bientôt trente ans que la longue dame brune (1930-1997) s'en est allée… Depuis, les hommages se succèdent et ne se ressemblent pas. Ne gardons en mémoire que les plus réussis : le film de Mathieu Amalric, &quot;Barbara&quot; (2017), avec une Jeanne Balibar troublante de ressemblance dans un mimétisme assumé, ou le récital de Gérard Depardieu, le partenaire de &quot;Lily Passion&quot;. Mais aussi le bel hommage détourné de la comédienne et chanteuse Pauline Chagne avec la pièce &quot;Moi aussi, je suis Barbara&quot; (2023), dans laquelle une jeune femme s'échappait d'une famille névrosée en se prenant pour la chanteuse et, là encore dans un mimétisme confondant, mêlait chansons et verbatims de Barbara, ou encore &quot;Barbara, mémoires interrompus&quot;, l'adaptation à la scène des mémoires inachevés de la chanteuse &quot;Il était un piano noir…&quot; par Catherine Pietri. Et, bien évidemment, en 2017, la très belle exposition de Clémentine Deroudille à la Philharmonie de Paris.       <br />
              <br />
       C'est justement à l'occasion de cette exposition, pour le moins exhaustive, que la commissaire Clémentine Deroudille a pu compiler toutes les interviews de Barbara et avoir accès à des archives intimes, notamment des lettres inédites de la correspondance amoureuse de la chanteuse. Avec l'écrivain Arnaud Cathrine, elle en a fait un montage qui, de lecture, est devenu spectacle. Lors de ce spectacle, pensé sous la forme d'une émission de radio imaginaire, toutes les paroles ont ainsi été prononcées par la chanteuse.       <br />
              <br />
       Sur la petite scène de la Salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point, un studio d'enregistrement se présente à nous : deux tables blanches positionnées en équerre, une, face au public, l'autre à cour, un sol blanc prolongé, en fond de scène, par un mur blanc et, côté jardin, une rangée de néons blancs verticaux, une console, un clavier, une guitare posée à terre… Dans ce décor immaculé conçu par le metteur en scène Emmanuel Noblet, les bonnettes colorées des micros tranchent joliment, telles de pimpantes touches de couleurs : rose, bleu, orange, violet, ainsi qu'un néon rose.       <br />
              <br />
       C'est d'un pas décidé que Marie-Sophie Ferdane, enveloppée dans un imperméable beige clair, fait son entrée en scène. Silhouette grande et élancée à la longue chevelure blonde, joli petit nez retroussé, l'ex-pensionnaire de la Comédie-Française n'a physiquement rien de la longue dame brune. Et pourtant…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92536850-64860969.jpg?v=1763059176" alt="En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" title="En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" />
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     <div>
      Grand sourire timide au public. Adresse directe aux spectateurs. La dame n'a pas envie d'être interviewée, de parler d'elle. Tout ce qu'elle a à dire, elle le dit dans ses chansons, alors… Puis, presque malgré elle, elle confie sa peur d'entrer en scène, le fait qu'il lui est plus facile de chanter devant 2 000 personnes anonymes que 80 dont elle pourrait croiser le regard. Elle s'installe, enlève son imperméable. Pantalon blanc, chaussures plates assorties et pull-over uni vert, la comédienne est raccord avec les couleurs du studio. Un pianiste se joint à elle.       <br />
              <br />
       Évoquant Piaf, elle chantonne le début de &quot;J'm'en fous pas mal&quot;, puis se remémore ses débuts, à Bruxelles, au cabaret Le Cheval blanc, alors qu'elle interprétait les chansons des autres. Son camarade de scène et elle chantent alors &quot;Madame Arthur&quot; d'Yvette Guilbert. Puis le récit se poursuit à Paris, à L'Écluse, où elle se produisit pendant six ans avant le grand succès de Bobino. <span style="font-style:italic">&quot;Tout est arrivé un soir à Bobino&quot;</span>, confie-t-elle. Aux mots de Barbara et aux chansons se mêlent des extraits d'archives en voix off, des voix anonymes et la sienne.       <br />
              <br />
       Aussi drôle que réservée, l'artiste s'exprime toujours avec franchise. Dans ses déclarations reviennent souvent les phrases <span style="font-style:italic">&quot;Je ne sais pas&quot;</span> ou <span style="font-style:italic">&quot;Que d'incompétence, que de temps perdu !&quot;</span> devant le manque de professionnalisme de certains. Certes, elle sait ce qu'elle veut et ne supporte pas la médiocrité, et l'assume.       <br />
              <br />
       Elle écrit des chansons comme elle écrit une lettre, dit-elle, et chante avec ses émotions. De lettre, il est question justement avec celle écrite à Luc que Marie-Sophie Ferdane lit face public, devant un micro en pied, casque sur les oreilles, dans un murmure d'une troublante intimité, bientôt rejointe par une douce mélodie au piano. Une bouleversante lettre de rupture adressée, on le devine, au peintre et amant Luc Simon. <span style="font-style:italic">&quot;Au nom de l'amour, je vous le demande, rendez-moi ma liberté, n'acceptons pas de vivre moins, tuons l'habitude, ne soyons pas mari et femme, et si votre santé ne peut supporter la femme que je suis, séparons-nous, au moment où nous nous aimons le plus. (…) Pardonnez-moi. Vous m'avez tout donné, je voulais plus encore. Mieux vaut se séparer. Je ne veux pas un jour devoir vous mentir, ou vous être infidèle.&quot;</span> Une quête d'absolu qui se retrouve à la vie comme à la scène… <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai pas su vivre à deux. Je n'avais pas ce talent-là&quot;</span>, reconnaît-elle en parlant des hommes de sa vie.       <br />
              <br />
       Marie-Sophie Ferdane, elle, a eu le talent de se fondre en Barbara, de trouver sa vérité profonde. Elle est tout à la fois solaire, drôle et émouvante, et ne cherche jamais à imiter la chanteuse. Sa lettre à Luc et son interprétation de &quot;L'eau à la bouche&quot; de Gainsbourg sont des petits moments de grâce.       <br />
              <br />
       En évitant tout ce qui aurait pu la relier artificiellement à la chanteuse, elle s'est appropriée le personnage de l'intérieur, jusqu'à assimiler son phrasé si particulier. Une sensibilité à fleur de peau et une longue fréquentation, à n'en pas douter, du répertoire de l'interprète de &quot;L'Aigle noir&quot; ont permis ce petit miracle.       <br />
              <br />
       Si &quot;Barbara (par Barbara)&quot; est une réussite, Olivier Marguerit y est également pour beaucoup, car non seulement une belle complicité est palpable entre les deux artistes, mais le talentueux pianiste, guitariste, arrangeur et compositeur s'avère aussi un excellent chanteur. Ses interprétations de &quot;Quand reviendras-tu ?&quot; et &quot;Du bout des lèvres&quot;, version rock, sur laquelle se déchaîne une Marie-Sophie Ferdane survoltée, sont remarquables. Saluons, pour finir, la mise en scène d'Emmanuel Noblet, fluide et dynamique, et les lumières d'Olivier Oudiou qui permettent de varier subtilement les espaces. À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Barbara (par Barbara)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92536850-64861224.jpg?v=1763060196" alt="En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" title="En s'approchant au plus près de Barbara, Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit dressent, avec "Barbara (par Barbara)", un portrait intime et musical peu conventionnel" />
     </div>
     <div>
      Conception : Clémentine Deroudille et Arnaud Cathrine.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Noblet.       <br />
       Avec : Marie-Sophie Ferdane et Olivier Marguerit.       <br />
       Musique : Olivier Marguerit.       <br />
       Lumières : Olivier Oudiou.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 23 novembre 2025.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Roland Topor, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e.        <br />
       Réservation : 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0110/fListeManifs.aspx?idstructure=0110" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2025 17:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une traversée dans la vie et l'œuvre de Barbara – les deux étant indissolublement liés – ne va pas sans troubles tant les émotions délivrées sont poussées jusqu'à leur acmé… La longue dame brune est l'une de ses personnes rares où la femme fragile et forte, servante de "la cause humaine" comme d'autres furent les chantres de "la cause du peuple", et l'artiste, puisant dans sa vie la matière vive de son inspiration, ne forment qu'une seule et même entité. Rafaèle Huou (magnifique de sincérité) et Philippe Mangenot (son complice à l'unisson) brossent devant nous, spectateurs d'un soir, un portrait des plus sensibles de la femme piano.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89869277-63480648.jpg?v=1752333331" alt="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" title="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" />
     </div>
     <div>
      Placés au rang de spectateurs, on se replonge dans l'atmosphère des concerts d'antan où la voix de l'artiste venait nous saisir, nous enveloppant de sa sensualité à fleur de peau. L'actrice n'imite pas Barbara et c'est là sa force. Sa fragilité déterminée ne la fait pas disparaître derrière l'icône, elle &quot;est&quot; la femme en-chanteuse en proie aux élans qui la traversent. Et le plaisir indicible de côtoyer cette voix est redoublé par celui plus intime de se sentir invité  dans sa loge, partageant les doutes, émois, bonheurs et colères de la chanteuse de minuit.       <br />
              <br />
       Comme dans un kaléidoscope, les fragments, de ses scènes, de ses tournées et de ses tourments enfouis pointant sous l'écriture sensible de ses envolées chantées, vont voltiger &quot;en tous sens&quot; pour recomposer l'image pixelisée d'une vie, la sienne. Tableau impressionniste d'une  existence maintenue sans cesse en mouvement pour garder l'équilibre, si fragile…       <br />
              <br />
       En maître de cérémonie, débonnaire et investi, l'acteur n'aura de cesse d'offrir à sa complice les cadres entourant les &quot;photos en pied&quot; de la femme tout à la fois espiègle et tragique, amante passionnée, incroyablement vivante jusqu'en ses blessures enfouies, faisant corps avec le micro dont elle s'emparera comme un viatique pour susurrer ou crier le plaisir et la rage d'exister. Reprendront vie devant nous les lieux chargés de son histoire jalonnée par quarante années de chansons, une vie entière marquée par des traversées buissonnières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89869277-63480650.jpg?v=1752333371" alt="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" title="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" />
     </div>
     <div>
      D'abord l'enfance, insouciante malgré la pauvreté, avec en toile de fond la menace constante des huissiers contraignant la famille à changer constamment d'appartement, de ville, pour leur échapper… Et puis l'année 1939 où surgit une menace &quot;impensable&quot; pour une petite fille juive, n'empêchant pas pour autant la fillette de neuf ans de transformer les trains de la fuite en terrains de jeux... Traversées des années sombres, de valise en valise, et avec déjà la musique pour bouée… L'opération de la main droite ruinera son rêve de devenir pianiste… Là, déjà, sa volonté trempée pour s'opposer à l'adversité : elle réclamera un piano à son père qui le lui offrira malgré l'argent qui manque, aurait-il à se faire pardonner ?       <br />
              <br />
       Viennent les premières scènes pour celle qui à dix-huit ans rêve de chanter Piaf…  Le Théâtre de Mogador où elle est admise, comme mannequin choriste, après que l'on lui eut demandé de montrer ses jambes, interrompant le mouvement de trois notes chantées de Beethoven… Les problèmes conjugaux des parents, un père volage se volatilisant… Le piano sacrifié et la fuite à Bruxelles… Pour subsister, survivre au manque, à la faim, à la solitude, la tentation de la prostitution… La solitude, trouée par le dur désir de chanter… Charleroi, La Mansarde, elle y chante Prévert, Piaf, le public lance des projectiles à cette débutante maladroite… Qu'importe… L'Écluse, quai des Grands-Augustins… Bruxelles à nouveau, Cabaret du Cheval Blanc et Brel chanté, <span style="font-style:italic">&quot;Sur la place, une fille s'est mise à danser… »</span>. L'Écluse, cette fois-ci pour durer, elle y devient la vedette de minuit… Et puis, un soir de décembre 59, le téléphone qui vibre, Nantes, 25 rue de la Grange aux loups, ce père qu'elle n'avait pas revu depuis dix ans…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89869277-63480665.jpg?v=1752333396" alt="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" title="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" />
     </div>
     <div>
      Ses amours, sa passion dévorante pour ce diplomate, la rupture imposée par la distance, une chanson pour dire le trouble et la voix envoûtante à faire vaciller, <span style="font-style:italic">&quot;Dis, quand reviendras-tu ? Voilà combien de nuits, voilà combien de jours…&quot;</span> … Écrire pour chanter avec ses drames intimes… Théâtre des Capucines, pour la première fois ce soir de novembre 63, devant sa mère venue la voir, elle chante &quot;Nantes&quot; sur les cendres apaisées de l'amour blessé… Il y aura encore Bobino 64, 65, 67 où, à la surprise générale, elle annonce un soir au public médusé qu'elle tire sa révérence, <span style="font-style:italic">&quot;Je suis venue pour vous dire, Ma plus belle histoire d'amour c'est vous…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Mais comment cette chanteuse compulsive, cette nomade dans l'âme, pourrait-elle se couper de ce qui la fait vivre ? Elle repartira en tournée, dans sa &quot;roulotte de luxe&quot; ; au bout du mal de vivre s'entrevoit la lumière des scènes et la chaleur du public sans qui elle n'est rien… Le piano de Göttingen, la ville allemande accouchant de la chanson de la réconciliation et non de l'oubli… Olympia 69, et là encore fausse sortie… Ne remonter sur scène que par désir… Un brouillon sommeillant dans un tiroir, l'oiseau prend son envol et devient un tube des années soixante-dix, &quot;L'Aigle noir&quot;, troublant souvenir surgi des arcanes de l'enfance dont personne ne soupçonne l'envergure… Mais le succès, c'est grave comme un chagrin… Besoin intense de solitude pour préserver l'insoutenable légèreté des choses… <span style="font-style:italic">&quot;La solitude, je l'ai trouvée devant ma porte un soir, que je rentrais chez moi&quot;</span> résonne jusqu'à nous…       <br />
              <br />
       Précy-sur-Marne, un havre de verdure, où la nomade, épuisée, pose ses valises en 1973… Quelques pilules de trop, elle échappe au sommeil éternel… Et puis la boulimique insatiable, goûtera à nouveau au plaisir à nul autre pareil de la scène… Bobino 75, Olympia 78 et le Chapiteau de Pantin, ce lieu populaire proche des boulevards d'Aubervilliers donne à entendre, la voix brisée, l'une de ses poignantes chansons hommages, &quot;Pantin&quot;… Il y aura encore Châtelet 87, de l'autre côté de L'Écluse, trente ans après… Mogador 90 et la reprise de &quot;Septembre&quot; (1965), <span style="font-style:italic">&quot;Jamais la fin d'été m'avait paru si belle, Il faut se quitter pourtant on s'aimait bien&quot;</span>… Mogador 93, interrompue par une méchante pneumonie… Mais celle qui sa vie durant n'a cessé de courir de la lumière à la nuit, remontera encore en scène, pour un dernier concert en mars 1994…       <br />
              <br />
       Avant que le rideau ne tombe, évoquer la place essentielle réservée aux combats humanistes de Barbara. Sa présence discrète, loin des caméras, aux côtés des démunis et exclus de tous genres, malades du Sida, prisonniers des Baumettes, elle la blessée à vie, affaiblie par les tranquillisants et des poumons défaillants, se fera consolatrice en leur tenant la main, en leur offrant une écoute inouïe.       <br />
              <br />
       Et lorsqu'un gros plan se fera sur l'édition du journal &quot;Libération&quot; datée du 24 novembre 1997 placée sur un pupitre en bord de scène, que les interprètes jetteront pudiquement quelques discrets pétales de rose sur le piano noir, on entendra résonner longtemps en nous <span style="font-style:italic">&quot;Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous&quot;</span>… Un très beau moment, subtil et sensible, vécu en compagnie de cette très grande dame de la chanson française.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 10 juillet au Théâtre de La Chapelle des Italiens, création 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Barbara de théâtre en théâtre…"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89869277-63480710.jpg?v=1752334296" alt="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" title="•Off 2025• "Barbara de théâtre en théâtre…" Portrait 3D d'une femme en-chanteuse" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Philippe Mangenot.       <br />
       Conception et jeu : Rafaèle Huou, Philippe Mangenot.       <br />
       Lumière : Mireille Dutrievoz.       <br />
       Scénographie : Philippe Mangenot.       <br />
       Musique : Tom Georgel.       <br />
       Piano : Tom Georgel ou Sébastien Jaudon.       <br />
       Son, vidéo et régie générale : Éric Dutrievoz.       <br />
       Costumes : Rafaèle Huou.       <br />
       Par la Cie Théâtres de l'Entre-Deux.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre La Chapelle des Italiens, 33, rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 52 42 66 72/06 14 59 24 69.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/6188-barbara-de-theatre-en-theatre" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://echodusoleil.fr/ACCUEIL" target="_blank">>> echodusoleil.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 septembre 25 : Festival Les Murmures du vent, Saint-Brévin-les-Pins (44).       <br />
       11 octobre 25 : Espaces Monts d'Or, Champagne-au-Mont d'Or (69).       <br />
       14 et 15 octobre 25 : Théâtre de la Renaissance, Oullins (69).       <br />
       16 et 17 octobre 25 : Théâtre du Parc, Andrézieux-Bouthéon (42).       <br />
       17 et 18 novembre 25 : Atrium, Tassin-la-Demi-Lune (69).       <br />
       31 janvier 26 : Espace Barbara, Bonson (42).       <br />
       6 mars 26 : Briscope, Brignais (69).       <br />
       13 mars 26 : Théâtre de Tarare, Tarare (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89869277-63480648.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Barbara-de-theatre-en-theatre-Portrait-3D-d-une-femme-en-chanteuse_a4304.html</link>
  </item>

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   <title>"Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…</title>
   <pubDate>Fri, 06 Jun 2025 11:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chanter l'amour comme une femme, chanter l'amour de toutes les femmes et interpréter celle qui sut tant aimer les hommes ainsi que son public. Dans une belle et élégante simplicité, Caroline Montier nous offre quelques joyaux mélodiques et poétiques de la grande Barbara, éternelle amoureuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89083538-63049764.jpg?v=1749207333" alt=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" title=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" />
     </div>
     <div>
      Parti-pris judicieux, Caroline Montier a puisé dans le répertoire de jeunesse de la dame en noir, époque L’Écluse, Bobino (en première partie de Félix Marten en 61 et de Brassens en 64, puis en vedette en 65), et des premiers Olympia… Période &quot;Barbara jeune&quot;, tendre, passionnée ou orageuse amante. Une femme qui, à ses débuts, fut tout aussi timide et réservée que mutine et fougueuse, aimant tant l'amour que les hommes qui, souvent, l'ont comblée.       <br />
              <br />
       De titres connus (&quot;Dis, quand reviendras-tu&quot;, première version de 1962 ou &quot;La Solitude&quot;, 1965) à ceux qui le sont moins (&quot;Pierre&quot;, 1964 ou &quot;Gare de Lyon&quot;, 1964), Caroline Montier a construit un récital sur ces aventures qui ont jalonné sa vie, mais ici avec un choix de chansons enregistrées par Barbara entre 1962 et 1968, avec une prédilection pour des compositions de 64 comme &quot;Toi l'homme&quot;, &quot;Je ne sais pas dire&quot;, &quot;Septembre (quel joli temps)&quot;, entre autres, ou de 68 avec &quot;Du bout des lèvres&quot;, &quot;Amoureuse&quot;, &quot;Le Testament&quot;, &quot;Tu sais&quot;, etc.       <br />
              <br />
       Dans cette exploration originale, Caroline Montier fait le choix d'aller croquer un rayon de soleil dans les amours de Barbara, apportant, avec subtilité et talent, une touche de grâce à l'ensemble.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89083538-63049765.jpg?v=1749207407" alt=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" title=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" />
     </div>
     <div>
      Son phrasé est délié, souple, sans aucune exagération. Les intonations, précises, justes, apportent une légèreté qui se dégage, se libère, s'affranchit des interprétations habituelles. On sent ici la formation lyrique – maîtrise sans peine des montées dans des registres aériens avec des aigus cristallins –, l'expérience du jazz, les compétences pianistiques… et les pratiques vocales et harmoniques exercées dans le trio vocal féminin &quot;Les Swinging Poules&quot; dont elle est une des membres.       <br />
              <br />
       Pas d'imitation, l'interprétation est personnelle avec un jeu très fluide au piano, un doigté souple, glissant sur les touches, dans un élégant respect des harmonies des morceaux choisis, laissant les trames mélodiques se développer, prendre leurs aises. Cette fidélité aux arrangements d'origine n'efface pas les délicats apports créatifs et les pointes d'improvisation pianistique qui nourrissent l'interprétation tant vocale que musicale de Caroline Montier. Celle-ci met en lumière l'universalité des chansons de Barbara.       <br />
              <br />
       Reprenant certaines affirmations de Barbara ainsi que quelques anecdotes… des choix judicieux et pertinents qui mettent en évidence le profil singulier d'une Barbara jeune et éternellement amoureuse… mais impatiente, avec cet aspect peu connu de vouloir croquer la vie à pleines dents… tout en étant une femme libre – sa revendication féministe appliquée à l'amour – et exigeante dans ses relations (voir le dernier couplet de &quot;Dis, quand reviendras-tu&quot;) qui, in fine, affirmait : <span style="font-style:italic">&quot;Je n'ai pas le talent de vivre à deux&quot;.</span>       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Caroline Montier chante "Barbara amoureuse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89083538-63049766.jpg?v=1749207441" alt=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" title=""Barbara amoureuse" Ah qu'il est doux le temps des amours…" />
     </div>
     <div>
      Collaboration artistique : Caroline Loeb.       <br />
       Lumières : Anne Coudret.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Mercredi et jeudi à 21 h.       <br />
       Théâtre Essaïon, Salle Cabaret, 6, rue Pierre au lard (à l'angle du 24, rue du Renard), Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('essaionreservations@gmail.com')" >essaionreservations@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>● Caroline Montier chante Barbara amoureuse.</b>       <br />
       Label : Vocation Records.       <br />
       Production : Les Jardins d'Aédé.       <br />
       Sortie : 2018.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89083538-63049764.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Barbara-amoureuse-Ah-qu-il-est-doux-le-temps-des-amours_a4244.html</link>
  </item>

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   <title>En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux</title>
   <pubDate>Wed, 23 Oct 2024 19:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Nathalie prépare le repas traditionnel. Elle a promis. Promis de célébrer cette fête. À sa mère, comme une tradition. C'est la fête de la Pessa'h, la Pâque juive. Guillaume est à l'étage, il répète pour un concert. Lui aussi aime les fêtes. Ils ne sont pas croyants. Une tradition, c'est une occasion. Tout le monde sera là.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868516.jpg?v=1729707502" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
     </div>
     <div>
      Nathalie est heureuse. Élise va venir plus tôt pour aider sa mère. Elle a conduit Sarah à son cours de piano. C'est un mercredi. Sarah a six ans. Elle est inquiète, il est question qu'ils changent de maison. Pourtant, c'est à deux pas ! Cette soirée est belle. On rit, on s'amuse, on se souvient des absents, des présents. Et surtout, on &quot;lit&quot; l'histoire. On la raconte. On la reconsidère…       <br />
              <br />
       La vie, il faut la célébrer, tout y célébrer, comme les traditions, sans oublier les souvenirs qui doivent s'entretenir pour que chacune et chacun s'y agrippe, notamment lorsque le doute s'installe.       <br />
              <br />
       Pour les auteurs, Barbara et Renaud Tissier, sœur et frère dans la vie, ce projet théâtral a été une évidence, centré sur l'idée que les souvenirs ont participé à comprendre et à transmettre une part d'eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Nathalie, c'est la mère juive par excellence. Elle est née en Algérie, mais elle est mariée à un catholique. Guillaume, lui, il est là sans y être vraiment, répète son violon à l'étage pour un futur concert, et ne répond jamais… Élise, c'est la fille de Nathalie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ça ne veut rien dire. J'ai fait ma communion, et je ne parle pas latin&quot;.</span> Elle ne comprend pas tout. Elle s'inquiète des appréhensions récurrentes de sa fillette à déménager, même si la nouvelle maison est toute proche. Elle sent que c'est sur elle que tout se cristallise…       <br />
              <br />
       L'originalité de l'écriture de cette pièce réside sans doute sur ce point particulier ! Que le père, cet homme absent-présent, ne réponde pas. Que les autres personnages ne soient pas là non plus. Mais que, par contre, Sarah, la fillette, de six ans juste, évoque aussi, mais tellement présente, s'interroge, et pose plein de questions, avec, en elle, la crainte de quitter sa maison, comme un déracinement, pour elle aussi !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868524.jpg?v=1729707533" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
     </div>
     <div>
      Qu'y aura-t-il de différent ce soir-là ? &quot;En quoi cette nuit… ?&quot; fait-elle vaciller, d'une certaine manière, l'idée de croyance et de traditions indéboulonnables ancrées comme du granit dans les corps et les âmes de chacune et chacun d'entre nous, jusqu'à la faire chavirer ?       <br />
              <br />
       La célébration de la Pâque juive, ici, n'est finalement qu'un prétexte qui confère à la pièce une dimension très fine et hautement sensible. Le tout étant remarquablement interprété par les deux seules comédiennes, Barbara Tissier et Camille Timmerman, qui jouent tous les personnages ou, en tout cas, s'adressent à eux, en réussissant avec brio à nous faire croire, grâce à leur talent, qu'ils sont tous sur scène : Rebecca, David, Guillaume, Natacha, Déborah, Samuel, Nhat-Nam, ou encore Paul.       <br />
              <br />
       Barbara Tissier, sous des faux airs de Catherine Frot, est éblouissante de justesse, et parvient à dépasser les moments émouvants sans pathos aucun, mais avec un véritable talent d'interprétation. Après avoir tourné à l'âge de dix ans dans &quot;Passion&quot; de Godard, il lui a paru évident qu'elle deviendrait comédienne. La saison 2023-2024, elle la passe au Théâtre Hébertot dans une reprise du &quot;Repas des Fauves&quot; avec Thierry Frémont.       <br />
              <br />
       Camille Timmerman, quant à elle, parvient à transmettre par son jeu très investi et organique un brillant éclairage sur le présent, que l'on doit au passé, certes, qui nous unit, certes, mais qui doit aussi s'inscrire dans le futur.       <br />
              <br />
       Sa fillette, Sacha, c'est le futur, mais dans l'écriture de la pièce, c'est surtout le symbole du présent et de la vie qui va, contre vents et marées, entre traditions et avancées inéluctables.       <br />
              <br />
       Le musicien-guitariste Alban Losseroy accompagne sur scène les deux comédiennes, faisant résonner bien joliment, grâce à ses notes attendrissantes, leurs mots, leurs intentions et leurs émotions partagées bien palpables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868525.jpg?v=1729707557" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
     </div>
     <div>
      Le passage retraçant le dîner de famille est tout simplement exceptionnel de créativité, dans lequel les deux voix des comédiennes se cognent admirablement comme dans un match de tennis de table, se répondent, alertes et virevoltantes. Un très très beau moment de spectacle dû, peut-être, au souffle créativement scientifique de Renaud Tissier, chercheur, vétérinaire, Docteur d'Université et Professeur de Pharmacologie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Un frère et une sœur, deux constructions professionnelles différentes, et pourtant, une création commune évidente&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en scène de David Nathanson confère, par moments, au propos de la pièce des allures de huis clos, mais qui est largement galvanisé par l'énergie des deux comédiennes.       <br />
              <br />
       &quot;En quoi cette nuit&quot; est une bien jolie pièce sur le poids des traditions, non dénuée d'humour, ce qui n'est pas sans apporter une certaine légèreté à des situations qui pèsent parfois très lourd dans les familles…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En quoi cette nuit… ?"</b></div>
     <div>
      Texte : Barbara et Renaud Tissier.       <br />
       Mise en scène : David Nathanson.       <br />
       Avec : Barbara Tissier, Camille Timmerman ou Hannah-Jazz Mertens (en alternance), Alban Losseroy.       <br />
       Scénographie : Marie Hervé.       <br />
       Musicien : Alban Losseroy.       <br />
       Compositeur : Michel Mella.       <br />
       Lumières : Denis Schlepp.       <br />
       Compagnie &quot;En quoi cette nuit&quot;, avec le soutien de l'Espace Rachi de Paris.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 3 novembre 2024.</span>       <br />
       Mardi à 19 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Paris 18ᵉ, 01 42 05 47 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83697541-59868516.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/En-quoi-cette-nuit-Porter-les-souvenirs-et-les-traditions-au-sommet-de-la-vie-essentiels-et-fondamentaux_a4067.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2024• Lou Casa "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel</title>
   <pubDate>Wed, 19 Jun 2024 07:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ils sont peu nombreux ceux qui ont une réelle vision d'interprétation d'œuvres d'artistes "monuments" tels Brel, Barbara, Brassens, Piaf et bien d'autres. Lou Casa fait partie de ces rares virtuoses qui arrivent à imprimer leur signature sans effacer le filigrane du monstre sacré interprété. Après une relecture lumineuse en 2016 de quelques chansons de Barbara, voici le profond et solaire "Barbara & Brel".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81064020-58446141.jpg?v=1718733207" alt="•Off 2024• Lou Casa "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" title="•Off 2024• Lou Casa "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" />
     </div>
     <div>
      Comme dans son précédent opus <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Lou-Casa-Une-nouvelle-resonance-etonnamment-actuelle-pour-les-chansons-de-Barbara_a1533.html" target="_blank">&quot;À ce jour&quot;</a> (consacré à Barbara), Marc Casa est habité par ses choix, donnant un souffle original et unique à chaque titre choisi. Évitant musicalement l'écueil des orchestrations &quot;datées&quot; en optant systématiquement pour des sonorités contemporaines, chaque chanson est synonyme d'une grande richesse et variété instrumentales. Le timbre de la voix est prenant et fait montre à chaque fois d'une émouvante et artistique sincérité.        <br />
              <br />
       On retrouve dans cet album une réelle intensité pour chaque interprétation, une profondeur dans la tessiture, dans les tonalités exprimées dont on sent qu'elles puisent tant dans l'âme créatrice des illustres auteurs que dans les recoins intimes, les chemins de vie personnelle de Marc Casa, pour y mettre, dans une manière discrète et maîtrisée, emplie de sincérité, un peu de sa propre histoire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous mettons en écho des chansons de Barbara et Brel qui ont abordé les mêmes thèmes mais de manières différentes. L'idée est juste d'utiliser leur matière, leur art, tout en gardant une distance, en s'affranchissant de ce qu'ils sont, de ce qu'ils représentent aujourd'hui dans la culture populaire, dans la culture en général… qui est énorme !&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81064020-58446142.jpg?v=1718733297" alt="•Off 2024• Lou Casa "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" title="•Off 2024• Lou Casa "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" />
     </div>
     <div>
      La respiration, parfois émotionnellement haletante, donne, suggère les émois que génèrent les bouleversements décrits par Brel, notamment dans &quot;Mathilde&quot; ou &quot;Jojo&quot;. La voix se fait plus douce, calme, presque murmurée pour porter les mots d'amour, de passion, de &quot;Parce que (je t'aime)&quot; de Barbara, soutenue par un délicat accompagnement au piano (Stéphane Gasquet) et une ligne de basse (Julien Aellion) soutenue, très présente, se glissant, se fondant dans le phrasé de l'interprète.       <br />
              <br />
       Jouant sur les rythmes, les cadences et la durée plus ou moins longue des silences,  Marc Casa insuffle, suggère les fêlures de Barbara (&quot;L'amoureuse&quot;, &quot;La solitude&quot;), les fragilités - derrière des façades masculines - de Brel. Pour ce dernier, cela est perceptible dans &quot;Fernand&quot; où Lou Casa, dans un rythme saccadé d'un orgue faussement enjoué, donne toute la densité de la tristesse ressentie, mais retenue quand on est un homme.       <br />
              <br />
       Enfin, sans tout dévoiler, &quot;Gauguin (Lettre à Jacques Brel)&quot; - un hommage de Barbara à Jacques Brel et à Paul Gauguin qu'elle ne chanta que sur scène - et &quot;Jaurès&quot; sont aussi deux grands moments empreints d'une grande sensibilité, d'une lecture puisée à la force de convictions - artistiques pour l'une, plus politique pour l'autre, poétiques pour les deux - partagées entre l'interprète et ses auteurs.       <br />
              <br />
       La force indéniable, indestructible de Lou Casa (Marc Casa, Stéphane Gasquet et Julien Aellion), réside dans les interprétations proposées sur disque ou bien en concert qui n'appartiennent qu'à eux, uniques et inédites, et en même temps tellement respectueuses !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lou Casa, Barbara &amp; Brel"</b></div>
     <div>
      Spectacle musical de Lou Casa.       <br />
       Mise en scène : Marc Casa et Nicolas Roger.       <br />
       Avec : Marc Casa (chant, percussions, textes), Julien Aellion (basse, chœurs), Stéphane Gasquet (orgue, piano, percussions).       <br />
       Créations lumières : Nicolas Roger.       <br />
       À partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours impairs à 17 h. Relâche le 9 juillet.       <br />
       Théâtre de l'Arrache-Cœur, Salle Boris Vian, 13-15, rue du 58° Régiment d'Infanterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 09 85 09 97 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.arrachecoeur.fr/" target="_blank">&gt;&gt; arrachecoeur.fr</a>       <br />
              <br />
       Les jours pairs, même lieu (Salle Boris Vian), même horaire (17 h), Lou Casa présentera sa nouvelle création : <b>&quot;Une histoire d'amours&quot;.</b>       <br />
              <br />
       Selon les Grecs de l'Antiquité, il existe 8 formes d'amour… Avec profondeur, tendresse, humour, dérapages, Lou Casa divague au cœur de cette constellation, interrogeant au présent, et en musique, leurs influences sur nos vies.       <br />
              <br />
       Après &quot;Barbara et Brel&quot;, ce nouveau concert-spectacle ouvre à un plus grand spectre musical, associant des compositions originales à des reprises inattendues, de Higelin, Barbara, Johnny… et d'artistes plus récents ou moins connus tels que Camélia Jordana, Arlt, Maggy Bolle…       <br />
              <br />
       Un song-trip autobiographique, bordélique, énigmatique, sociologique ; des chansons comme des pièces de puzzle que l'on peut associer, à nos songes, à nos existences de vivants, sensibles et mouvants…
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81064020-58446144.jpg?v=1718732136" alt="•Off 2024• Lou Casa "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" title="•Off 2024• Lou Casa "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" />
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      <b>● Lou Casa &quot;Barbara et Brel - des échanges, de présences et d'absences&quot;.</b>       <br />
       Label : Les soirs imprudents.       <br />
       Distribution : InOuïe Distribution.       <br />
       Sortie : 16 novembre 2020.       <br />
              <br />
       Marc Casa : chant, percussions, orgue, direction artistique.       <br />
       Stéphane Gasquet : piano, orgue, tom bass, chœurs.       <br />
       Julien Aellion : basse électrique, chœurs.       <br />
       Bastien Peralta : création/régie lumière.
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Lou-Casa-Barbara-Brel-A-nouveau-un-souffle-singulier-et-virtuose-passe-sur-l-oeuvre-de-Barbara-et-de-Brel_a3959.html</link>
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