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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme</title>
   <pubDate>Sun, 23 Apr 2023 07:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lucia Bihler revient à Vienne avec une adaptation théâtrale du roman oublié de Maria Lazar, "Les indigènes de Maria Blut". La simplicité significative s'unit au jeu de masques pour montrer la transformation d'un petit village religieux qui mélange progressivement la foi et le nazisme. Les membres de la troupe du Burgtheater, Stefanie Dvorak, Lili Winderlich, Philipp Hauss, Jonas Hackmann et Ronert Reinagl incarnent tour à tour les indigènes et les différents personnages clés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72340960-50347510.jpg?v=1682187284" alt=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" title=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" />
     </div>
     <div>
      La jeune metteuse en scène munichoise Lucia Bihler retourne à Vienne avec &quot;Les indigènes de Maria-Blut&quot; (en allemand : Die Eingeborenen von Maria Blut), roman oublié de Maria Lazar, écrivain d'origine juive qui finissait sa vie en exil en raison de la persécution en Autriche. Sa propre adaptation théâtrale, en collaboration avec Alexander Kerlin, dramaturge du Burgtheater, dégage l'armature et les lignes directrices de l'œuvre afin de montrer le spectacle grotesque d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme &quot;made in Austria&quot;. Ce dernier est un terme employé par Lucile Dreidemy pour décrire la montée du national-socialisme en Autriche sous le chancelier Engelbert Dollfuss de 1932 à 1934, qui se présente comme un homme de foi pour influencer l'opinion du peuple.       <br />
              <br />
       Le récit a lieu dans le petit village idyllique et religieux Maria Blut (littéralement : sang de la Vierge Marie), lieu de pèlerinage appelé le &quot;Lourdes d'Autriche&quot;, pendant le régime de Dollfuss. Suite à la crise financière de 1933 qui a ruiné le village, la majorité des habitants, à l'exception de certains, sont très religieux et croient aux miracles, au point de refuser toutes formes de raisonnement logique. Schellbach, un certain homme d'affaires qui n'est mentionné que par le nom, prétend pouvoir sauver le village en y établissant une fabrique de &quot;la force spatiale&quot; (Raumkraft), terme consciemment vague pour des armes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72340960-50347518.jpg?v=1682187317" alt=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" title=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" />
     </div>
     <div>
      Le plan de Schellbach prend au fur et à mesure la place de la foi dans le village, et ceux qui le questionnent sont éliminés par les rumeurs. Dont le docteur Lohmann qui se précipite dans la mort, l'avocat juif Daniel Meyer-Löw, déporté, et sa femme de ménage Marischka, ostracisée en raison de son origine tchèque. À l'intérieur du système, le même désastre : Notburga, fille de l'aubergiste Heberger, devient progressivement folle dans sa croyance aux miracles et son frère Vinzenz adopte de plus en plus le nazisme, avant de se faire tuer par Mlle Reindl, son ancienne amante convertie en nazi, qui le croit &quot;bolchévique&quot; et &quot;traître&quot; à cause des rumeurs qui circulent dans le village.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Lucia Bihler jette la lumière sur le mariage toxique entre la religion et le national-socialisme ; et sur le paradoxe irrésolu entre la décadence morale et l'obsession délirante de la pureté divine. La scénographie de Jessica Rockstroh privilégie une simplicité efficace qui parvient, avec réussite, à communiquer l'essence du drame sur plusieurs niveaux. La scène en noir a pour point central une grande statue de la Vierge Marie selon l'iconographie classique : l'expression pieuse, une auréole derrière sa tête, les mains tendues, deux anges tiennent sa cape bleue étendue à deux côtés de la scène. Une seule particularité : Marie est habillée en rouge. Symbolique, sans doute, de la &quot;religion&quot; de Maria Blut qui demande à la fin un sacrifice de sang.       <br />
              <br />
       Les décors, évoquant le même microcosme clos que dans <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ingolstadt-d-apres-Marieluise-Fleisser-Une-chambre-d-experimentation-des-gens-infernaux_a3416.html" target="_blank">&quot;Ingolstadt&quot; signé Ivo van Hove au Burgtheater en novembre, l'année dernière</a>, évoluent avec la progression du spectacle. L'évolution s'achève sur le déménagement de la statue de la Vierge Marie et ses deux anges suite à l'éclat du nazisme dans le village. Les costumes de Victoria Behr évoquent la même simplicité efficace de la scénographie : ils consistent en un ensemble vestimentaire de base en orange qui sera élaboré à l'aide d'accessoires en plastique comme des pantalons du type Lederhose, des jupes courtes inspirées du style bavarois Dirndl, la robe de prêtre et une cape à la mode, entre autres.       <br />
              <br />
       L'éclairage de Norbert Piller ironise sur la piété de manière poétique par un jeu d'angles centré sur la statue de la Vierge Marie et capte l'intérêt des spectateurs par des chocs lumineux produits par le cadre de scène à chaque point charnière du drame. La scénographie, les costumes et l'éclairage facilitent une fluidité symbolique et dramaturgique de l'ensemble, couronné par la musique et le dessin sonore de Jacob Suske qui transforment la salle en chambre d'échos, saisissant la ligne directrice du drame : <span style="font-style:italic">&quot;Ils murmurent sans cesse, maintenant, et l'air est plein des rumeurs&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72340960-50347651.jpg?v=1682189068" alt=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" title=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" />
     </div>
     <div>
      Les membres de la troupe du Burgtheater incarnent les différents personnages clés et les indigènes de Maria Blut. En indigènes, ils sont cachés sous les masques comiques de Mats Süthoff qui frôlent les frontières du grotesque, sans nom et sans visage, dont le comportement et les radotages ne reflètent nullement les valeurs de leur religion. Pour souligner ce décalage, la voix des indigènes est adoubée par des collègues des deux coins de la scène qui imitent plusieurs types de voix, de manière de parler et de dynamique sonore.       <br />
              <br />
       Stefanie Dvorak (narratrice, Anselm, Mlle Reindl) enchante la salle par la lecture en voix off de sa narration, comique dans le rôle &quot;pantalon&quot; d'Anselm, petit-fils de l'avocat Meyer-Löw, et réunit le grinçant, le comique et la cruauté dans la figure antipathique de Mlle Reindl, une &quot;femme moderne&quot; aux yeux des habitants devenue adoratrice du nazisme. Philipp Hauss (le docteur Lohmann) réunit l'humanité et la confusion croissante de la figure dans l'enveloppe de l'ironie mêlée de la frustration. Lili Winderlich, incarnant trois femmes très différentes (Marischka, Notburga, Alice, amante viennoise de Lohmann), est tranchante et imposante, et, de plus, dotée d'un charme naturel qui ne confirme que son habileté dramatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72340960-50347652.jpg?v=1682189115" alt=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" title=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" />
     </div>
     <div>
      Jonas Hackmann (Adalbert, fils de Lohmann, et Vinzenz) est à la fois arrachant et angoissant dans la naïveté ardente de Vinzenz qui reflète la confusion morale et psychologique collective. Dorothee Hartinger dans le rôle &quot;pantalon&quot; de l'avocat Meyer-Löw incarne la figure juive, sans tomber dans la caricature, de même que Robert Reinagl (l'aubergiste Heberger et le père Lambert) qui, malgré la disposition de ses figures pour le ridicule, parvient à souligner leur nature comme produit de l'écosystème inquiétant dans lequel ils sont grandis, s'affirment.       <br />
              <br />
       La fin, qui montre les habitants remplaçant la statue de la Vierge Marie par Notburga, dès lors soudainement baptisée la nouvelle sainte du village, est un coup symbolique puissant. Les indigènes de Maria Blut veulent garder leur foi à tout prix… même sous la hantise des meurtres et du nazisme. Sous les pieds de la nouvelle Marie, ils regagnent leur posture pieuse, comme si le monde était de nouveau en ordre. Pour ce magnifique travail, Lucia Bihler, son équipe et la troupe ne méritent que des éloges.       <br />
              <br />
       <b>Vue le 18 avril 2023 à l'Akademietheater à Vienne, Autriche. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Die Eingeborenen von Maria Blut (Les indigènes de Maria Blut)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72340960-50351121.jpg?v=1682239844" alt=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" title=""Les indigènes de Maria Blut" à Vienne : un spectacle "grotesque" d'un village religieux devenu terrain propice du nazisme" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en allemand.       <br />
       Texte : Maria Lazar.       <br />
       Adaptation théâtrale : Lucia Bihler et Alexander Kerlin.       <br />
       Mise en scène : Lucia Bihler.       <br />
       Dramaturgie : Alexander Kerlin.       <br />
       Avec : Stefanie Dvorak, Philipp Hauss, Jonas Hackmann, Robert Reinagl, Dorothee Hartinger, Lili Winderlich.       <br />
       Décors : Jessica Rockstroh.       <br />
       Costumes : Victoria Behr.       <br />
       Musique et dessin sonore : Jacob Suske.       <br />
       Chorégraphie et masques : Mats Süthoff.       <br />
       Éclairage : Norbert Piller.       <br />
       Outside Eye : Bardo Böhlefeld.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines représentations</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 avril, le 10 et le 30 mai 2023.</span>       <br />
       Éventuellement lors de la nouvelle saison à partir de septembre 2023.       <br />
       Réservations sur le site du Burgtheater        <br />
       <a class="link" href="https://www.burgtheater.at/en" target="_blank">&gt;&gt; burgtheater.at</a>       <br />
       Tél. : +43 (0)151 444 4545.        <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@burgtheater.at')" >info@burgtheater.at</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes</title>
   <pubDate>Wed, 30 Nov 2022 07:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le vaste pays", dans le titre de la pièce d'Arthur Schnitzler, se réfère aux âmes humaines. Barbara Frey saisit cette métaphore à la plénitude dans sa nouvelle mise en scène à l'Akademietheater de Vienne. Une disposition parfaite pour une distribution de premier rang où figure, entre autres, Michael Maertens (Friedrich Hofreiter), Katharina Lorenz (Génia), Itay Tiran (le docteur Mauer), Bibiana Beglau (Aigner) et l'acteur vétéran Branko Samarovsksi (le banquier Natter).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477882.jpg?v=1669747629" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      &quot;Das weite Land&quot; d'Arthur Schnitzler, parut en 1911, a été rapidement apprécié à Paris. Tombé sous le charme de la pièce, le feuilletoniste Henry Bidou a consacré un article pour louer <span style="font-style:italic">&quot;le talent incisif et net de l'auteur&quot;</span> et encourager une adaptation française. Un projet d'adaptation suivit en 1912, avec le titre traduit &quot;Le Pays mystérieux&quot;, qui ne connut malheureusement aucune suite. Qualifiée de tragi-comédie, la pièce présente un portrait d'une société viennoise de la première moitié du XXe siècle qui se trouve dans l'entre-deux entre l'héritage du tournant de siècle et des nouveaux codes socio-culturels émergeant de la modernité.       <br />
              <br />
       Le drame se déroule autour du couple Hofreiter, l'industriel Friedrich et sa femme Génia, dont le mariage s'est depuis longtemps refroidi et est marqué par des infidélités mutuelles. Friedrich est récemment sorti d'une liaison avec Adèle, la femme de son banquier Natter et on suspecte Génia d'être la cause du suicide soudain du célèbre pianiste russe Korsakov, fou amoureux d'elle. Après une confrontation, Friedrich décide à l'improviste de rejoindre son ami, le docteur Mauer, dans son voyage. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477883.jpg?v=1669747683" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Pendant leur séjour dans le Tyrol, Friedrich est approché par la jeune Erna qui lui confie son amour. Friedrich lui propose de l'épouser, mais Erna, qui ne se sent pas prête, refuse cette proposition et préfère être son amante. Dans un même temps, dans la villa Hofreiter, Génia commence une liaison avec le jeune élève-officier Otto von Aigner, fils du directeur von Aigner et son ex-femme la comédienne Anna Meinhold-Aigner. Lorsque Génia décide de révéler sa liaison à Friedrich, celui-ci le sait déjà. Friedrich défit Otto dans un duel américain, dans lequel il tire sur le jeune homme et le tue.       <br />
              <br />
       Conformément à la phrase décisive du drame &quot;l'âme… est un vaste pays&quot; <span style="font-style:italic">&quot;die Seele… ist ein weites Land&quot;</span>, la nouvelle mise en scène de Barbara Frey à l'Akademietheater de Vienne met les personnages à nu. Comme des sujets d'expérimentation dans un laboratoire, ils sont examinés dans leurs intimités et leurs confrontations. Ce laboratoire, ce sont les décors de Martin Zehetgruber, minimalistes et dominés de noir, qui permet plusieurs niveaux d'interprétation. La scène est partagée entre l'avant et le lointain par un rideau noir semi-transparent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477911.jpg?v=1669747744" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Les personnages entrent et sortent de ce rideau, et ce qui se passe derrière celui-ci sont souvent des ellipses. Le rideau a en effet un rôle primordial dans l'ensemble de la représentation, pragmatiquement comme métaphoriquement : il isole des personnages dans leurs confrontations, et représente le partage entre le monde physique et le monde intérieur. Dans une telle simplicité scénique, éclairée poétiquement par Rainer Küng et ponctuée de temps à autre par des narrations propres à un film documentaire (sur les funérailles d'insectes, en début, et ensuite sur l'accouplement), les personnages deviennent des sujets de laboratoire.       <br />
              <br />
       Nous, spectateurs, les observons de tous les angles, émus, amusés et, de temps en temps, gênés vis-à-vis des expressions des intimités les plus profondes. Les confrontations et les contacts entre les personnages sont soulignées en couple, ce qui justifie les nombreuses coupures effectuées dans le texte originel et l'élimination des personnages secondaires.       <br />
              <br />
       Les confrontations entre Friedrich (Michael Maertens) et Génia (Katharina Lorenz) sont un plaisir à regarder. De manière organique et humaine, les deux soulignent avec habileté, réalisme et parfois ironie les traits déterminants de leurs personnages et le ressentiment mutuel dans un mariage mort. Combien d'amour reste entre eux ? Ou ce n'est que de la haine ? Cette ambiguïté irrésolue est justement le moteur principal du drame.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477916.jpg?v=1669747797" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Dans les dynamiques du couple, Itay Tiran (le docteur Mauer) fournit un contrepoint considérable à celui-ci au moyen d'une combinaison parfois explosive des manières coincées de son personnage et de ses remarques piquantes. D'ailleurs, la diction allemande du comédien israélien est si impressionnante ; et n'omet jamais le naturel de l'expressivité. Dorothee Hartinger surprend par son interprétation du personnage de Mme Wahl, non pas comme une aspirante grande dame comme dans le texte originel, ici, elle est sèche, pragmatique et parle de façon syncopée. Contrairement à Génia, donc, elle a supprimé (au moins, c'est ce qu'elle fait paraître) ses hésitations et sa douceur.       <br />
              <br />
       Bibiana Beglau, incarnant le double rôle du docteur von Aigner et de son ex-femme Anna, est tout à fait dans son élément jouant une figure androgyne (l'on se souvient toujours de son impressionnant et époustouflant Méphisto dans Faust signé Martin Kušej au Burgtheater). Dommage que cette présence semble par moments trop schématique et trop dominante lorsqu'elle est le docteur Aigner, dirigeant trop d'attention vers sa virtuosité scénique plutôt qu'au personnage qu'elle est en train de confronter. Cependant, en Mme Aigner, Beglau crée une dynamique intéressante avec le couple Hofreiter : elle est attirée par Génia et souhaite la dérober à Friedrich qu'elle méprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477976.jpg?v=1669748103" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Erna de Nina Siewert semble prendre la sécheresse de sa mère, avec plus de franchise encore, mais est capable de sortir le poétique tranchant d'une jeune fille amoureuse. Otto de Felix Kammerer, coincé et discret dans son adoration pour Génia, laisse transpirer ses vrais sentiments à travers ses manières étudiées et coincées. Enfin, l'acteur vétéran Branko Swarovski (le banquier Natter) campe une incarnation très organique et très naturelle d'un personnage blasé qui n'a pas tout à fait abandonné sa nature intrigante. Sabine Haupt, incarnant sa femme Adèle, lui fournit dans un même temps un bon complément et un bon contraste par sa dureté émoussée qui manifeste sa revanche de rester avec un homme qui l'aime plus qu'elle ne l'aime.       <br />
              <br />
       Quand le rideau partageant la scène en deux zones est enfin levé vers la conclusion du drame, on se retrouve devant un paysage saccagé, gris et pierreux, avec une turbine qui est plus qu'usée. En arrière-plan, les Dolomites sont projetées en toute grandeur. Les personnages, assis ensemble, sont à la fois connus et inconnus les uns des autres.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 26 novembre 2022 à l'Akademietheater (Lisztstraße 1, Vienne, 3e district).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Das weite Land (Le vaste pays)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477977.jpg?v=1669748140" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en allemand.       <br />
       Texte : Arthur Schnitzler.        <br />
       Mise en scène : Barbara Frey.        <br />
       Avec : Michael Maertens, Katharina Lorenz, Bibiana Beglau, Felix Kammerer, Dorothee Hartinger, Nina Siewert, Branko Samarovski, Sabine Haupt, Itay Tiran.       <br />
       Dramaturgie : Andreas Karlaganis.        <br />
       Décors : Martin Zehetgruber.        <br />
       Collaboratrice des décors : Stephanie Wagner.        <br />
       Costumes : Esther Geremus.       <br />
       Musique : Josh Sneesby.       <br />
       Éclairage : Rainer Küng.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Prochaines représentations les 9, 14, 23 et 26 décembre 2022.</span>        <br />
       Akademietheater, Lisztstraße 1, Vienne, 3e district (Autriche).        <br />
       Achat et réservations des billets sur <a class="link" href="https://www.burgtheater.at/" target="_blank">&gt;&gt; burgtheater.at</a>       <br />
       Tél. : +43 (0)151 444 4545.        <br />
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   <title>"Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes</title>
   <pubDate>Mon, 23 May 2022 07:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le drame social de Simon Stephens, "Light Falls (Am Ende Licht)" prend vie dans le cadre scénique névrotique de Lilja Rupprecht dans lequel seule la tête est le refuge. La cruauté du monde et de la nature humaine est représentée de manière distanciée par les projections vidéo et les personnages masqués qui jouent une version caricaturale d'eux-mêmes. Les membres de l'ensemble du Burgtheater, Dorothee Hartinger (Christine), Norman Hacker (Bernard), Marie-Luise Stockinger (Jess), Max Gindorff (Steven), Maresi Riegner (Ashe) et Philipp Hauss (Michael), naviguent dans le chaos du monde à la recherche de la lumière de réconciliation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64790269-46370436.jpg?v=1653212588" alt=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" title=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" />
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      Les lieux communs socioculturels particulièrement anglais du texte originel de Simon Stephens, &quot;Light Falls&quot;, ne se transposent pas facilement dans la traduction allemande titrée &quot;Am Ende Licht&quot;, la pièce montrant Christine mourante dans une allée de supermarché, le prix à partie remise pour ses années d'alcoolisme. C'est à partir de ses derniers moments que la pièce est construite. Elle pense tout d'abord aux veines explosées dans sa tête, aux malheurs du monde en marche, et laisse couler ses réflexions vers sa famille désastreuse dont Bernard le mari infidèle, qu'elle a épousé en savant qu'il ne l'aimait pas et ne l'aimerait jamais, et ses enfants - Jess, Steven et Ashe -, chacun avec son mécanisme de survie dans les temps incertains.       <br />
              <br />
       Bernard, pendant que sa femme meure, s'amuse dans un &quot;ménage à trois&quot; avec deux étrangères, Michaela et Emma. Après une nuit d'ivresse totale, Jess se lève dans sa chambre à côté d'un étranger, Michael, qui la convainc qu'il n'a pas abusé d'elle. Steven est dans une relation homosexuelle avec Andy qui pourrait être heureuse si elle ne souffrait pas de sa peur d'abandonnement et les crises qui en découlent. Ashe, depuis quelque temps mère célibataire, lutte pour gagner à nouveau sa vie et, avec cela, le père de son bébé, le junkie Joe. Malgré les tumultes incessants et les circonstances constamment précaires, personne ne lâche ce tout petit espoir de retrouver la &quot;lumière&quot; de la réconciliation et du repos.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64790269-46370442.jpg?v=1653212650" alt=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" title=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" />
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      La metteuse en scène Lilja Rupprecht est sans doute consciente du risque des clichés et prend par conséquent une distance supplémentaire par rapport au texte, à la fois pour le présenter et le commenter. Le paysage scénique, très proche de son esthétique particulière dans la production d'&quot;Ode&quot; (&quot;Solitude&quot;) de Thomas Melle débutée au Deutsches Theater à Berlin en 2019, présente un monde dystopique et névrotique dans lequel les sphères personnelles sont absentes et où les gens convulsent sous leurs masques par peur et par inquiétude intérieure. Les décors d'Holger Pohl profitent de l'illusion de multidimensionnalité de profondeur dans les projections vidéo. Sans doute la raison pour laquelle des lunettes 3-D ont été fournies aux spectateurs à l'entrée de la salle.       <br />
              <br />
       Les projections à l'arrière-plan, sur l'écran côté jardin, et sur les deux télés accrochées des deux côtés de la scène attestent de la présence constante des &quot;yeux&quot; observateurs qui brise les frontières entre le privé et le public, et fait du premier un spectacle pour tous. En effet, ce sont les moments les plus intimes qui sont projetés : les baisers de Michael qui calme l'angoisse de Jess, ceux réconciliateurs de Steven et Andy, les mouvements discrets sur les visages de Bernard et Michaela qui hésitent tous deux de la véritable nature de leur &quot;plan cul&quot;. Cela va dans le sens d'un grand lit au milieu de la scène sur lequel on peut observer la gaucherie du &quot;ménage à trois&quot; entre Bernard, Michaela et Emma.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64790269-46370448.jpg?v=1653212706" alt=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" title=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" />
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      En addition à la distance que crée la disposition scénique, les costumes d'Annelies Vanliere empêchent de pousser plus loin notre identification et notre empathie directes avec les personnages. Ceux-ci sont constamment masqués et ressemblent aux poupées grotesques (mais qui ne sont pas moins drôles) pour montrer, de manière symbolique, leur incapacité de quitter leurs perspectives subjectives et restreintes.        <br />
              <br />
       Ce quasi-déguisement est une épée à double tranchant : poignant, d'une part, et, de l'autre, irritant, notamment quand il s'agit des scènes qui nécessitent beaucoup de sincérité. Par exemple, on risque de rater une grande partie de la chimie grandissante qui se forme entre Jess et Michael puisque les masques les retiennent dans le comique. Le moment du retrait des masques donne certes un effet de contraste, produisant un choc qui signale aux spectateurs d'activer leur empathie, mais sa signification et son timing semblent néanmoins arbitraires.       <br />
              <br />
       Dorothee Hartinger incarnant Christine, figure-phare du drame, est suffisamment charismatique pour déclencher les premières tensions. Son timbre et le raffinement de sa diction attirent, mais ils sont, hélas, trop élégant pour la nature du tragique d'un personnage rongé par l'alcoolisme dans les derniers moments de la vie.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64790269-46370451.jpg?v=1653212735" alt=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" title=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" />
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      Sa fille Jess, incarnée par Marie-Luise Stockinger, est d'une énergie abondante et d'un charme piquant, parfois enfantin, qui parvient tout de même à faire sortir ses problèmes de confiance issus d'une éducation précaire. Auprès de Stockinger, Michael de Philipp Hauss, d'un charme terre-à-terre, est humain et réaliste, n'édulcorant nullement ses batailles intérieures. Bref, il est sympa sans être simple. Les dynamiques entre Jess et Michael sont agréables à regarder : touchantes et tendres, mais aussi vulnérables, qui poussent les deux personnages à confronter leurs démons du passé.       <br />
              <br />
       Steven de Max Gindorff est d'une énergie débordante et d'une mélancolie fiévreuse, un écorché vif poignant dans son explosion de colère, protégeant un sens d'identité fragile qui lui est insupportable et qu'il essaie d'anesthésier avec une vision romantique de l'amour. Il trouve un contrepoint adéquat dans son partenaire Andy, incarné par Bardo Böhlefeld, d'une présence posée qui ne tente nullement de surjouer son attrait de jeune professionnel assidu, mais désillusionné.       <br />
              <br />
       Ashe de Maresi Riegner a une autorité scénique incroyable, charismatique sans s'imposer, n'hésitant nullement devant les gros sentiments qu'elle transforme avec maîtrise en élans jusqu'au déclenchement. Le fait qu'elle soit à plat-ventre 90 % du temps sur un gros bétail du type pop art, à l'arrière-plan de la scène, n'enlève rien à son éclat sur scène. Auprès d'elle, Joe de Sebastian Klein n'épargne rien dans l'expression de la frustration et le sentiment de perte comme les deux faces d'une pièce de monnaie.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64790269-46370454.jpg?v=1653212767" alt=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" title=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" />
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      Mari de Christine, Bernard, incarné par Norman Hacker, joue avec les stéréotypes d'un employé blasé, timide et un peu perdu dans le domaine érotique, mais qui tente malgré tout de fuir la fadeur de la vie par des plaisirs faciles. Michaela de Dunja Sowinetz maintient avec habileté l'ambiguïté de ses sentiments pour celui-ci, tout en gardant un masque de légèreté et de badinerie. Emma de Stefanie Dvorak partage avec Bernard une dynamique adorable et pleine d'humour. Le &quot;ménage à trois&quot; raté, néanmoins décomplexé, est un plaisir à regarder dans son humanité comme dans son ironie.       <br />
              <br />
       En somme, la production montre une manière de représenter un drame humain et sociétal très proche de la réalité dans une tentative obstinée de le protéger des clichés socioculturels et du sentimentalisme excessif. Quoique la fin frôle le pathétique, l'expressivité sincère des personnages principaux unis sur scène vaut néanmoins le coup. Dans les ténèbres et la dissolution momentanée, ils trouvent le chemin vers la lumière.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 16 mai 2022 à l'Akademietheater de Vienne.</b>
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     <div><b>"Am Ende Licht/Light Falls"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64790269-46371120.jpg?v=1653221665" alt=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" title=""Light Falls (Am Ende Licht)" Entre la dure réalité et le monde chaotique présents dans leurs têtes" />
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      <b>Spectacle en langue allemande.</b>       <br />
       Texte : Simon Stephens.       <br />
       Traduction allemande : Barbara Christ.       <br />
       Mise en scène : Lilja Rupprecht.       <br />
       Dramaturgie : Anika Steinhoff.       <br />
       Avec : Dorothee Hartinger, Norman Hacker, Marie-Luise Stockinger, Maresi Riegner, Max Gindorff, Philipp Hauss, Bardo Böhlefeld, Sebastian Klein, Dunja Sowinetz, Stefanie Dvorak.       <br />
       Décors : Holger Pohl.       <br />
       Costumes : Annelies Vanlaere.       <br />
       Musique : Philipp Rohmer.       <br />
       Vidéo : Moritz Grewenig.       <br />
       Éclairage : Norbert Piller.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Prochaines représentations les 27 mai, 23 et 25 juin 2022.</span>       <br />
       Akademietheater, Burgtheater, Vienne, Autriche, +43 1 51444 4545.       <br />
       <a class="link" href="https://www.burgtheater.at/akademietheater" target="_blank">&gt;&gt; burgtheater.at</a>
     </div>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Light-Falls-Am-Ende-Licht-Entre-la-dure-realite-et-le-monde-chaotique-presents-dans-leurs-tetes_a3250.html</link>
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