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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T15:25:10+02:00</updated>
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   <title>"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal</title>
   <updated>2024-01-17T20:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Deux-mains-la-liberte-Un-huis-clos-intense-qui-nous-plonge-aux-sources-du-mal_a3744.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-10-15T13:15:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75866191-53454449.jpg?v=1663679820" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
     <div>
      Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la &quot;banalité du mal&quot;. Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.       <br />
              <br />
       Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu &quot;Juste parmi les nations&quot;. D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.       <br />
              <br />
       Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, &quot;Les Mains du miracle&quot;, et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75866191-53454450.jpg?v=1663679881" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
     <div>
      Félix Kersten est un médecin finlandais spécialisé dans les massages thérapeutiques. Le hasard veut qu'Himmler souffre de maux d'estomac violents qu'aucune médecine traditionnelle ne parvient à soulager. Félix Kersten, par sa pratique, y parvient. Il devient vite le médecin indispensable au nazi dont les crises gastriques se multiplient. Très vite, Félix Kersten demande comme honoraire contre ses services, la libération de prisonniers. Nous sommes un peu avant la guerre. Les prisonniers sont avant tout des marginaux et des ennemis du régime. Kersten reste durant tout le conflit ce médecin particulier, cet ange soulageant le mal. Il passe de quelques noms comme honoraire, à des dizaines, des centaines jusqu'à des milliers.       <br />
               <br />
       C'est dans son bureau que se déroule pratiquement toute la pièce depuis la première rencontre des deux hommes jusqu'à la dernière qui eut lieu pendant la débâcle allemande et les tentatives pitoyables que fit Himmler pour sauver sa peau avant la défaite de l'Allemagne. Une relation un peu trouble s'établit entre les deux hommes. Transaction entre celui qui détient le pouvoir de soulager et celui qui détient le pouvoir de vie ou de mort. Ce dernier appelant le premier &quot;son meilleur&quot; ami. Marché du sang qui fait par moments passer le frisson dans la nuque quand on pense que ces soins apportés au responsable de l'organisation de la Shoah l'aidèrent à construire cette machine de mort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75866191-53454451.jpg?v=1663679968" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
     <div>
      Antoine Nouel suit scrupuleusement la vérité de l'histoire qui nous est parvenue. Avec une belle écriture et une structure faite de scènes courtes, vives, qui évoluent sans cesse, la confrontation entre les deux hommes reste constamment dans une tension palpable, fascinante. Un troisième homme est également constamment présent. Rudolf Brandt, secrétaire particulier d'Himmler, qui, agissant en son nom propre, lui désobéit en transmettant les listes intégrales des prisonniers à libérer au lieu d'en tronquer une partie comme il lui est demandé. Étrange personnage qui révèle tout à coup la fausseté de ceux qui prétendirent qu'il était impossible désobéir.       <br />
               <br />
       Les trois comédiens réussissent à créer trois personnages originaux : Franck Lorrain, Rudolf Brandt raide militaire où apparaît par éclipse une fière humanité ; Philippe Bozo, Himmler, aux allures de gratte-papier, au verbe fanatique, à la fois glaçant et ordinaire ; Antoine Nouel, Félix Kersten, plus vrai que nature, la parole posée, impressionnant de justesse, oui, tellement juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Deux mains, la liberté"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75866191-53454452.jpg?v=1663680053" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
     <div>
      Texte : Antoine Nouel, avec la participation de Frank Baugin.       <br />
       Mise en scène : Antoine Nouel.       <br />
       Avec : Antoine Nouel, Philippe Bozo et Éric Aubrahn.       <br />
       Lumière : Denis Schlepp.       <br />
       Son et image : Philippe Bozo.       <br />
       Production : PAN.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre 2023 au 31 mars 2024</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, dimanche à 14 h 30.       <br />
       Relâche les 2 et 3 novembre, 24 décembre 2023.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17ᵉ, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Deux-mains-la-liberte-Un-huis-clos-intense-qui-nous-plonge-aux-sources-du-mal_a3744.html" />
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  <entry>
   <title>"Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !</title>
   <updated>2022-12-13T20:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-filles-ont-les-mains-jaunes-Bonne-poigne-de-jeu-_a3472.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69570852-48629649.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-12-14T06:51:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pièce écrite par Michel Bellier en 2014, Johanna Boyé en donne ici une version où se croisent les horreurs d'une guerre avec ses moments de solidarité et d'amitié. La truculence des personnages jouée avec bonheur par les comédiennes donne un cachet plein d'espoir à une création qui montre les coulisses du combat des droits des femmes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69570852-48629649.jpg?v=1670958834" alt=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" title=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur un atelier d'usine de fabrication d'obus durant la Première Guerre mondiale. On découvre quatre caractères : Julie (Anna Mihalcea), Rose (Élisabeth Ventura), Jeanne (Brigitte Faure) et Louise (Pamela Ravassard). Elles travaillent à leurs établis. Au travers de cette scénographie, c'est un retour à l'histoire du féminisme, à ses débuts en France, avec ce qui a porté ses couleurs durant une période où la place des femmes, alors que les hommes étaient au front, était essentiel à la vie de la nation et à ses objectifs de guerre. Les combats politiques menés et gagnés sur le plan législatif n'ont toutefois pas toujours donné lieu à des faits concrets. Encore aujourd'hui, ce qui a été voté le 22 décembre 1972 pour l'égalité salariale entre les hommes et les femmes reste sans écho avec un écart de rémunération, inférieur de 22 % pour celles-ci (2019) malgré d'autres lois (2006, 2014) pour rectifier ces différences.       <br />
              <br />
       Elle est seule, Louise, à porter les valeurs du féminisme quand elle arrive dans cette usine. Puis, comme dans la théorie des dominos, elle réussit à convaincre Rose, ensuite Julie puis Jeanne qui était très récalcitrante au début. Non pas forcément par rapport aux propos qu'elle tient, même si ceux-ci trouvent une oreille au début plutôt convaincue en la personne de Rose, mitigée pour Julie et revêche pour Jeanne. Mais pour toutes, cela est ou devient une caisse de résonance à ce qu'elles vivent dans leurs vies professionnelle et personnelle, avec un époux parti en guerre. Elles incarnent aussi ce que vivent beaucoup d'autres femmes en France à ce moment-là.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69570852-48629650.jpg?v=1670958870" alt=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" title=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" />
     </div>
     <div>
      Oubliées socialement, considérées comme mineures et secondes à leurs maris, mais reines toutefois du foyer et des ménages, elles endossent le premier rôle, durant cette Première Guerre mondiale. En remplacement des hommes, elles travaillent pour faire tenir debout le pays. C'est cette situation qui fait prendre conscience à Jeanne, Julie et Rose du rôle social et injuste dont elles sont victimes. Cette focale est intéressante, car elle donne à voir de chacune un éveil à la politique plus ou moins marqué. C'est ce qui fait la force de la pièce où la nuance est aux commandes avec, dès le départ, une vision légère, grave ou rieuse de la vie portée par des personnages truculents qui baignent dans leur quotidienneté et dans une période extraordinaire, celle d'une guerre.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Johanna Boyé montre l'absence et la mort, parfois, du mari parti en guerre dans des apartés scéniques où, toujours dans l'usine, l'intime et la solitude s'y voient tout en y mêlant des temps forts de contestation, de discussion, de divergences ou de recueillement. Il y a des moments où les personnages, telles Louise et Rose, se retrouvent seuls, avec un noir sur scène, face à elle-même et à ce qu'elles vivent durant ce conflit. Ainsi des confidences sont faites de temps en temps aux autres protagonistes même si nous restons dans une relation à l'autre faite de pudeur avec ses secrets et ses non-dits. Ainsi, l'usine semble se fondre dans leurs vies personnelles comme si elles faisaient corps avec elle, car happées par le monde du travail.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69570852-48629658.jpg?v=1670958899" alt=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" title=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" />
     </div>
     <div>
      Du titre, la couleur jaune représente un &quot;poison&quot; présent dans leur travail qui imprègne leurs mains en les rendant malades. Les conditions sont harassantes et nocives. C'était aussi une époque, et Louise en fait allusion, où le gouvernement souhaitait fouler les droits du travail pour cause de guerre.       <br />
              <br />
       Nos comédiennes déploient sur scène avec gourmandise et enthousiasme un jeu qui incarne avec délice chacune de leur personnalité. Cela donne au spectacle une dynamique dramaturgique de belle composition avec quelques moments flirtant avec la spontanéité. On y surprend aussi Julie avec une élocution heureuse et un vocabulaire plutôt châtié qui rentre quelque peu en contradiction avec le fait qu'elle ne sache pas lire.       <br />
              <br />
       Le jeu avec son naturel et sa truculence sont au rendez-vous aussi bien dans les propos que les attitudes et les émotions. Nous sommes dans une dynamique où le corps et la voix se donnent équitablement la repartie. La contestation et les revendications politiques sont servies par le verbe quand le travail et le labeur sont incarnés corporellement. Au travers de gestuelles synchronisées et différentes faites en cadence pour symboliser le travail à la chaîne, c'est un ensemble de gestiques que l'on découvre derrière les établis avec des bras qui montent au-dessus des têtes ou qui miment à poser des éléments sur l'établi d'à côté.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans des ruptures de jeu avec le corps qui, parfois, bouscule la parole. Et l'inverse aussi. Au démarrage de la pièce, Louise, Julie, Rose et Jeanne sont des individualités qui deviennent ensuite un groupe puis une équipe. Cela s'opère par étapes. Au début, quand Louise arrive, les autres protagonistes prennent la parole, à tour de rôle, presque à se finir les phrases ou à les commencer comme issues d'une même homogénéité. Puis ce sont les caractères de chacune qui apparaissent alimentés par les revendications de Louise qui laisse voir leur point de vue sur ce qu'elles vivent et sur ce qui les entoure. La solidarité est installée dès le départ, mais une bascule est opérée quand elles finissent par partager les mêmes convictions.       <br />
              <br />
       C'est une pièce intéressante avec une belle scénographie où le regard de chacune, centré sur elle-même initialement, devient excentré pour embrasser les multiples formes de ce qu'elles peuvent vivre, en ce début du siècle dernier, en tant que femmes actives, motrices, ouvertes et responsables aussi du monde qui les entoure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les filles ont les mains jaunes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69570852-48629659.jpg?v=1670958926" alt=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" title=""Les filles ont les mains jaunes"… Bonne poigne de jeu !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Michel Bellier, publié chez Lansman Éditeur.       <br />
       Mise en scène : Johanna Boyé.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Lucia Passantini.       <br />
       Avec : Brigitte Faure en alternance avec Brigitte Damiens, Anna Mihalcea, Pamela Ravassard, Élisabeth Ventura.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Univers sonore : Mehdi Bourayou.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Chorégraphies : Johan Nus.       <br />
       Scénographie : Olivier Prost.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 septembre au 31 décembre 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 24 et 25 décembre 2022.       <br />
       Théâtre Rive-gauche, Paris 14e, 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal</title>
   <updated>2022-11-07T12:02:00+01:00</updated>
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   <published>2022-09-20T14:49:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
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    <![CDATA[
Le mal s'appelle Heinrich Himmler, chef des SS et de la Gestapo, organisateur des camps de concentration du Troisième Reich, très proche d'Hitler depuis le tout début de l'ascension de ce dernier, près de vingt ans avant la Deuxième Guerre mondiale. Himmler ressemble par son physique et sa pensée à un petit, banal, médiocre fonctionnaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67470459-47705632.jpg?v=1663679820" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
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      Ordonné, pratique, méthodique, il organise l'extermination des marginaux et des Juifs comme un gestionnaire. Point. Il aurait été, comme son sous-fifre Adolf Eichmann, le type même décrit par Hannah Arendt comme étant la &quot;banalité du mal&quot;. Mais Himmler échappa à son procès en se donnant la mort. Parfois, rien n'est plus monstrueux que la banalité, l'ordre, la médiocrité.       <br />
              <br />
       Malgré la pâleur de leur personnalité, les noms de ces âmes de fonctionnaires sont gravés dans notre mémoire collective comme l'incarnation du Mal et de l'inimaginable, quand d'autres noms - dont les actes furent éblouissants d'humanité - restent dans l'ombre. Parmi eux, Oskar Schindler et sa liste ont été sauvés de l'oubli grâce au film de Steven Spielberg, mais également par la distinction qui lui a été faite d'être reconnu &quot;Juste parmi les nations&quot;. D'autres n'ont eu aucune de ces deux chances. Ainsi, le héros de cette pièce, Félix Kersten, oublié.       <br />
              <br />
       Joseph Kessel lui consacra pourtant un livre, &quot;Les Mains du miracle&quot;, et, aujourd'hui, Antoine Nouel, l'auteur de la pièce, l'incarne dans la pièce qu'il a également mise en scène. C'est un investissement total que ce comédien a mis dans ce projet pour sortir des nimbes le visage étonnant de ce personnage de l'Histoire qui, par son action, a fait libérer près de 100 000 victimes du régime nazi. Des chiffres qui font tourner la tête, mais il est le résultat d'une volonté patiente qui, durant des années, négocia la vie contre le don.
     </div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67470459-47705634.jpg?v=1663679881" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
     <div>
      Félix Kersten est un médecin finlandais spécialisé dans les massages thérapeutiques. Le hasard veut qu'Himmler souffre de maux d'estomac violents qu'aucune médecine traditionnelle ne parvient à soulager. Félix Kersten, par sa pratique, y parvient. Il devient vite le médecin indispensable au nazi dont les crises gastriques se multiplient. Très vite, Félix Kersten demande comme honoraire contre ses services, la libération de prisonniers. Nous sommes un peu avant la guerre. Les prisonniers sont avant tout des marginaux et des ennemis du régime. Kersten reste durant tout le conflit ce médecin particulier, cet ange soulageant le mal. Il passe de quelques noms comme honoraire, à des dizaines, des centaines jusqu'à des milliers.       <br />
               <br />
       C'est dans son bureau que se déroule pratiquement toute la pièce depuis la première rencontre des deux hommes jusqu'à la dernière qui eut lieu pendant la débâcle allemande et les tentatives pitoyables que fit Himmler pour sauver sa peau avant la défaite de l'Allemagne. Une relation un peu trouble s'établit entre les deux hommes. Transaction entre celui qui détient le pouvoir de soulager et celui qui détient le pouvoir de vie ou de mort. Ce dernier appelant le premier &quot;son meilleur&quot; ami. Marché du sang qui fait par moments passer le frisson dans la nuque quand on pense que ces soins apportés au responsable de l'organisation de la Shoah l'aidèrent à construire cette machine de mort.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67470459-47705643.jpg?v=1663679968" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
     <div>
      Antoine Nouel suit scrupuleusement la vérité de l'histoire qui nous est parvenue. Avec une belle écriture et une structure faite de scènes courtes, vives, qui évoluent sans cesse, la confrontation entre les deux hommes reste constamment dans une tension palpable, fascinante. Un troisième homme est également constamment présent. Rudolf Brandt, secrétaire particulier d'Himmler, qui, agissant en son nom propre, lui désobéit en transmettant les listes intégrales des prisonniers à libérer au lieu d'en tronquer une partie comme il lui est demandé. Étrange personnage qui révèle tout à coup la fausseté de ceux qui prétendirent qu'il était impossible désobéir.       <br />
               <br />
       Les trois comédiens réussissent à créer trois personnages originaux : Franck Lorrain, Rudolf Brandt raide militaire où apparaît par éclipse une fière humanité ; Philippe Bozo, Himmler, aux allures de gratte-papier, au verbe fanatique, à la fois glaçant et ordinaire ; Antoine Nouel, Félix Kersten, plus vrai que nature, la parole posée, impressionnant de justesse, oui, tellement juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Deux mains, la liberté"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67470459-47705650.jpg?v=1663680053" alt=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" title=""Deux mains, la liberté" Un huis clos intense qui nous plonge aux sources du mal" />
     </div>
     <div>
      Texte : Antoine Nouel, avec la participation de Frank Baugin.       <br />
       Mise en scène : Antoine Nouel.       <br />
       Avec : Philippe Bozo, Franck Lorrain, Antoine Nouel.       <br />
       Lumière : Denis Schlepp.       <br />
       Son et image : Philippe Bozo.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er septembre au 6 novembre 2022.       <br />
       Prolongation jusqu'au 11 décembre 2022.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, dimanche à 14 h 30.       <br />
       Studio hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Deux-mains-la-liberte-Un-huis-clos-intense-qui-nous-plonge-aux-sources-du-mal_a3389.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts</title>
   <updated>2022-05-06T08:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Cendres-sur-les-mains-La-femme-qui-murmurait-a-l-oreille-des-morts_a3240.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64294831-46140502.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-06T07:52:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dead Can Dance : "Les morts peuvent danser" ! Beauté, Lisa Gerrard est ma chanteuse préférée… J'ai assisté à la représentation de "Cendres sur les mains" sans avoir pris le temps de me renseigner. Bien m'en a pris ! Par les temps qui courent, j'aurais pu penser que ce spectacle allait ajouter au blues de la saison et au retour des contaminations, encore un peu plus de dépression. Et non !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64294831-46140502.jpg?v=1640108486" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
     </div>
     <div>
      Ce que je retiens, c'est d'abord une voix, celle de Prisca Lona. Envoûtante et habitée. Comme celle de Lisa Gerrard que je cite plus haut et à qui, un temps, elle m'a fait penser. Prisca Lona, la silhouette fine, le costume taillé sur mesure et la beauté lumineuse rattrapée par la bougie dans une semi-obscurité. Une &quot;survivante&quot; revenue des morts… de la mort.       <br />
              <br />
       Puis, progressivement, le plateau s'ouvre et s'éclaire juste un peu plus devant nous. Des sacs portés par deux hommes. Un duo. Ils pourraient être frères tant leur ressemblance physique est frappante. Ils portent la même tenue, ils sont fossoyeurs. Ils transportent des corps et les entassent. Tous deux côtoient les cadavres, manipulent des bidons d'essence et se retrouvent dans une marée de cendres. Une mer d'horreur ! Ils font ce qu'on leur demande de faire sans aucun autre retour que de devoir appliquer sans broncher ce &quot;travail&quot; insoutenable, monstrueux qui va s'attaquer à leur propre corps et à leur âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64294831-46140503.jpg?v=1640108526" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
     </div>
     <div>
      Et qui est cette femme ? Là ? Qu'ils croyaient morte et qui nous parle. Cette femme perdue au milieu des cendres. Cette femme, seule, qui a laissé derrière toute une vie. Une vie qu'elle ne retrouvera pas. Peut-être se console-t-elle en murmurant à l'oreille des morts. D'ailleurs, d'où viennent ces corps ? Qui sont ces &quot;morts&quot; ? Ils ont fui, quitté un pays ? Les conflits. Une guerre… Quelle guerre ? On ne sait pas et là n'est pas le propos. La mort en a attrapé plus d'un et, dans cette marée de corps, cette femme dont on ne sait rien, les protège encore.       <br />
              <br />
       Se rend-elle encore compte que son cœur bat ?       <br />
               <br />
       Les deux fossoyeurs, habilement interprétés par Olivier Hamel et Arnaud Carbonnier, parfois drôles, parfois dépassés, complètement impliqués, permettent à ce spectacle quelques respirations agréables tant leurs voix et leur présence sont remarquables.  Leurs personnages vont tenter de lutter, de demander un peu de gratitude… En vain ! Mourir d'avoir enterré les morts… Quel comble !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64294831-46140504.jpg?v=1640108637" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
     </div>
     <div>
      J'ai assisté à la représentation de &quot;Cendres sur les mains&quot; sans avoir pris le temps de me renseigner. Bien m'en a pris. Bien que le thème abordé ne soit pas super &quot;funky&quot;, c'est un moment bouleversant et perturbant pour le spectateur. J'ai pu échanger à la fin du spectacle avec certains d'entre eux. Perturbant parce que ces guerres n'en finissent pas… Parce que des êtres humains voient toute une vie basculer sans rien n'avoir demandé. Bouleversant parce que le trio de comédiens s'en donne à cœur joie malgré la mort et l'obscurité qui rythment chacun de leurs mots, chacun de leurs pas…       <br />
              <br />
       La pièce est prolongée, je ne saurai que trop vous la conseiller. Oui, il y a la Covid, il y a la déprime, il y a toujours des prétextes à ne pas entrer dans une salle quand on n'est pas certain de s'y amuser… mais je vous garantis que le chemin parcouru jusqu'au Studio Hébertot ne vous fera pas regretter d'avoir au moins ce bonheur d'être en vie !       <br />
              <br />
       <b>Vu fin décembre 2021 au Studio Hébertot, Paris 17e.</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Cendres-sur-les-mains-Dommages-de-guerre-entre-parabole-et-realite_a3047.html" target="_blank">&gt;&gt; Lire aussi &quot;Cendres sur les mains&quot; Dommages de guerre, entre parabole et réalité</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendres sur les mains"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64294831-46140505.jpg?v=1640108699" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé        <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.        <br />
       Assistante mise en scène : Prisca Lona.        <br />
       Avec : Arnaud Carbonnier, Prisca Lona, Olivier Hamel.        <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
       Par Le Théâtre De Demain.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 25 mai 2022.</span>       <br />
       Reprise pour 8 représentations exceptionnelles.       <br />
       Lundi, mardi et mercredi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : du 15 au 18 mai.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Cendres-sur-les-mains-La-femme-qui-murmurait-a-l-oreille-des-morts_a3240.html" />
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  <entry>
   <title>"Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts</title>
   <updated>2021-12-21T18:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Cendres-sur-les-mains-La-femme-qui-murmurait-a-l-oreille-des-morts_a3132.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61152574-44631382.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-21T18:16:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dead Can Dance : "Les morts peuvent danser" ! Beauté, Lisa Gerrard est ma chanteuse préférée… J'ai assisté à la représentation de "Cendres sur les mains" sans avoir pris le temps de me renseigner. Bien m'en a pris ! Par les temps qui courent, j'aurais pu penser que ce spectacle allait ajouter au blues de la saison et au retour des contaminations, encore un peu plus de dépression. Et non !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61152574-44631382.jpg?v=1640108486" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
     </div>
     <div>
      Ce que je retiens, c'est d'abord une voix, celle de Prisca Lona. Envoûtante et habitée. Comme celle de Lisa Gerrard que je cite plus haut et à qui, un temps, elle m'a fait penser. Prisca Lona, la silhouette fine, le costume taillé sur mesure et la beauté lumineuse rattrapée par la bougie dans une semi-obscurité. Une &quot;survivante&quot; revenue des morts… de la mort.       <br />
              <br />
       Puis, progressivement, le plateau s'ouvre et s'éclaire juste un peu plus devant nous. Des sacs portés par deux hommes. Un duo. Ils pourraient être frères tant leur ressemblance physique est frappante. Ils portent la même tenue, ils sont fossoyeurs. Ils transportent des corps et les entassent. Tous deux côtoient les cadavres, manipulent des bidons d'essence et se retrouvent dans une marée de cendres. Une mer d'horreur ! Ils font ce qu'on leur demande de faire sans aucun autre retour que de devoir appliquer sans broncher ce &quot;travail&quot; insoutenable, monstrueux qui va s'attaquer à leur propre corps et à leur âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61152574-44631391.jpg?v=1640108526" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
     </div>
     <div>
      Et qui est cette femme ? Là ? Qu'ils croyaient morte et qui nous parle. Cette femme perdue au milieu des cendres. Cette femme, seule, qui a laissé derrière toute une vie. Une vie qu'elle ne retrouvera pas. Peut-être se console-t-elle en murmurant à l'oreille des morts. D'ailleurs, d'où viennent ces corps ? Qui sont ces &quot;morts&quot; ? Ils ont fui, quitté un pays ? Les conflits. Une guerre… Quelle guerre ? On ne sait pas et là n'est pas le propos. La mort en a attrapé plus d'un et, dans cette marée de corps, cette femme dont on ne sait rien, les protège encore.       <br />
              <br />
       Se rend-elle encore compte que son cœur bat ?       <br />
               <br />
       Les deux fossoyeurs, habilement interprétés par Olivier Hamel et Arnaud Carbonnier, parfois drôles, parfois dépassés, complètement impliqués, permettent à ce spectacle quelques respirations agréables tant leurs voix et leur présence sont remarquables.  Leurs personnages vont tenter de lutter, de demander un peu de gratitude… En vain ! Mourir d'avoir enterré les morts… Quel comble !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61152574-44631424.jpg?v=1640108637" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
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      J'ai assisté à la représentation de &quot;Cendres sur les mains&quot; sans avoir pris le temps de me renseigner. Bien m'en a pris. Bien que le thème abordé ne soit pas super &quot;funky&quot;, c'est un moment bouleversant et perturbant pour le spectateur. J'ai pu échanger à la fin du spectacle avec certains d'entre eux. Perturbant parce que ces guerres n'en finissent pas… Parce que des êtres humains voient toute une vie basculer sans rien n'avoir demandé. Bouleversant parce que le trio de comédiens s'en donne à cœur joie malgré la mort et l'obscurité qui rythment chacun de leurs mots, chacun de leurs pas…       <br />
              <br />
       La pièce est prolongée, je ne saurai que trop vous la conseiller. Oui, il y a la Covid, il y a la déprime des fêtes de fin d'année, il y a toujours des prétextes à ne pas entrer dans une salle quand on n'est pas certain de s'y amuser… mais je vous garantis que le chemin parcouru jusqu'au Studio Hébertot ne vous fera pas regretter d'avoir au moins ce bonheur d'être en vie !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendres sur les mains"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61152574-44631432.jpg?v=1640108699" alt=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" title=""Cendres sur les mains" La femme qui murmurait à l'oreille des morts" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé        <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.        <br />
       Assistante mise en scène : Prisca Lona.        <br />
       Avec : Arnaud Carbonnier, Prisca Lona, Olivier Hamel.        <br />
       Durée : 1 h 05.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 décembre 2021 au 20 février 2022.</span>       <br />
       Dimanche à 19 h, lundi à 21 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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