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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-12T22:58:39+02:00</updated>
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   <title>"La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes</title>
   <updated>2026-01-25T13:18:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-12-17T17:41:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre deux airs de Bossa Nova, la comédienne nous conte son enfance peu banale, des origines brésiliennes que rien n'aurait laissé deviner, et réussit l'exploit d'amener le Brésil sur le petit plateau du Théâtre de la Huchette. Car elle n'est rien de moins que la fille d'Ipanema !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209485.jpg?v=1765903730" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      Suzanne Legrand à moitié Brésilienne ? Première nouvelle ! La Mme Martin de &quot;La Cantatrice Chauve&quot; et la merveilleuse &quot;Andromaque&quot; de Racine, l'an dernier dans la mise en scène de Jean-Yves Brignon au Théâtre de l'Épée de bois, aurait du sang brésilien dans les veines ? Laissez-nous rire ! Et pourtant… Et pourtant, annonce d'emblée la comédienne dans une adresse directe au public, il existe des Brésiliennes blondes aux yeux bleus – la preuve –, et toutes les Brésiliennes ne se promènent pas en tenue de carnaval, dénudées et coiffées de plumes. Les clichés, il est vrai, ont la peau dure.       <br />
              <br />
       Pieds nus, vêtue sobrement d'un jean et d'un chemisier clair, la chanteuse, entourée d'un guitariste et d'un percussionniste, ne saurait tarder à nous convaincre. Dès la première chanson, nous tombons sous le charme.       <br />
              <br />
       À croire que ce petit plateau de la Huchette, grand comme un mouchoir de poche, est voué décidément aux aventures théâtrales extraordinaires… Célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Eugène Ionesco dans leurs mises en scène d'origine – un record mondial de longévité théâtrale ! –, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209487.jpg?v=1765903761" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      On a ainsi pu y voir une comédie musicale fort réussie d'après le célèbre roman-feuilleton à rallonge d'Eugène Sue &quot;Les Mystères de Paris&quot; – réfutant ainsi avec force le proverbe &quot;à l'impossible nul n'est tenu&quot; –, ou encore &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot;, une adaptation du grand roman picaresque de Mark Twain, qui nous transportait sur les rives du Mississippi, avec ses brouillards terrifiants, ses tempêtes et ses maisons flottantes.       <br />
              <br />
       Ici, c'est l'album mythique de Vinícius de Moraes &quot;La fusa&quot;, interprété magistralement en portugais par Suzanne Legrand (avec sur-titrages en français), qui nous emporte à 9233 km de Paris et de son Vᵉ arrondissement. La musique brésilienne ne semble faire qu'un avec la comédienne. Il est alors indéniable que cette Bossa Nova touche une part de son histoire intime, provenant de quelque chose de très profond.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Où commence et où s'arrête la part de Brésil en moi ?&quot;</span>, s'interroge la comédienne. <span style="font-style:italic">Longtemps occultée par une éducation strictement française et par la douleur taboue du divorce de mes parents, elle s'insinuait pourtant dans des détails : je souriais beaucoup trop pour une parisienne… Et puis pourquoi cette étrange joie de vivre qui ne me quittait pas souvent ? Ce besoin irrépressible, parfois, de serrer les gens dans mes bras, pour rien… &quot;</span>       <br />
              <br />
       C'est à 19 ans que Suzanne Legrand part pour la première fois au Brésil faire la connaissance de son père. Jusque-là, elle ne connaissait de lui que l'album de Bossa Nova qu'il avait offert à sa mère avant sa naissance, cet album qu'elle interprète aujourd'hui sur scène. Ce voyage initiatique lui permet dès lors de connaître son histoire et de relier ses deux origines. Il lui aura fallu survoler tout un océan pour recoller les pièces de ce puzzle familial, découvrir l'histoire d'amour folle et inextricable entre un Brésilien et une Française qui fit qu'un jour une petite fille prénommée Suzanne verrait le jour à Ipanema.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Olha que coisa mais linda, mais cheia de graça/É ela a menina que vem e que passa/Num doce balanço, caminho do mar/Moça do corpo dourado, do sol de Ipanema…&quot; (&quot;Regarde comme elle est belle, pleine de grâce/C'est elle, la fille qui va et vient/D'un doux balancement, en route vers la mer/Fille au corps doré, par le soleil d'Ipanema…&quot;).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209588.jpg?v=1765904077" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      L'histoire de Suzanne Legrand est à peine croyable, rocambolesque à souhait. Il aurait été dommage de ne pas la partager. La comédienne nous la raconte avec une sincérité désarmante, se livrant à cœur ouvert, dans un spectacle où l'émotion se mêle à la fantaisie.       <br />
              <br />
       Si elle force quelque peu le trait pour incarner les personnages hauts en couleur de sa famille, les chansons sont interprétées et dansées avec simplicité et sensibilité, sensualité et tendresse. La mélancolie fait place à la joie, et réciproquement, et toutes deux sont contagieuses. Et c'est un grand bonheur d'entendre les délicieuses chansons de cet album désormais culte : &quot;A Felicidade&quot;, &quot;Canto de Ossanha&quot;, &quot;Tomara&quot;, &quot;Garota de Ipanema&quot;, &quot;Berimbau&quot;, &quot;Eu Sei Que Vou Te Amar&quot;, &quot;Catendé&quot;, &quot;Samba Em Preludio&quot;…       <br />
              <br />
       Suzanne la Française a retrouvé la Brésilienne qui sommeillait en elle. La danseuse chatoyante nous a communiqué son amour pour ce pays et donné une furieuse envie de danser. Les musiciens qui l'accompagnent ne sont pas en reste, car ce spectacle est véritablement une histoire de famille et d'amitié, avec un guitariste d'origine brésilienne – forcément, et vous comprendrez pourquoi – et un percussionniste amoureux du Brésil.       <br />
              <br />
       Saluons, pour finir, l'ingénieuse scénographie de Marie Hervé avec des guirlandes et des rideaux de fleurs qui encadrent joliment la scène, allant jusqu'à joncher le sol et envahir la salle. Viva o Brasil !  Viva a garota de Ipanema !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La fille d'Ipanema"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93230915-65209589.jpg?v=1765904113" alt=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" title=""La fille d'Ipanema" Suzanne Legrand, dans un spectacle musical tout en humour et émotion, nous révèle ses folles origines brésiliennes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Suzanne Legrand.       <br />
       Mise en scène : Justine Heynemann, assistée de Jinane Dolbec.       <br />
       Avec : Suzanne Legrand, Arthur Gueyffier (guitare) et Philippe Cortez (percussions).       <br />
       Paroles et musiques : Vinícius de Moraes, Toquinho, Maria Creusa.       <br />
       Scénographie : Marie Hervé.       <br />
       Lumières : Héléna Castelli.       <br />
       Chorégraphie : Léa Firouzi.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 novembre 2025 au 7 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi et samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de La Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 26 38 99.        <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0620/fListeManifs.aspx?idstructure=0620" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles</title>
   <updated>2025-09-16T15:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Irene-Amata-Sembianze-Une-nouvelle-voix-pour-le-jazz-a-l-elegance-toute-italienne-aux-tonalites-chaleureuses-et_a4357.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2025-09-16T13:10:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après un premier album, "Luz" – salué par la critique –, qu'elle interprète au sein du duo Sabumca (avec Roberto Stimoli), Irene Amata revient en ce mois de septembre avec un nouvel opus où l'on découvre onze compositions très personnelles. Ainsi démarre l'histoire d'un nouveau départ et d'une affirmation de soi, avec un projet dans lequel Irène Amata se révèle leadeuse d'un quartet de jazz, compositrice, autrice et chanteuse dans sa langue maternelle, l'italien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124911.jpg?v=1758021312" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      S'inscrivant dans la tradition du jazz vocal avec les instruments acoustiques que sont le piano, la contrebasse et la batterie, &quot;Sembianze&quot; dévoile immédiatement, dès les premiers morceaux, un univers sonore, instrumental, à la fois puissant et intime, élégant et lumineux, original et déjà essentiel. Chaque séquence musicale, entre partition très écrite et improvisation empreinte de liberté, dévoile un son épuré, sans artifices, avec des mélodies, des harmonies tout en finesse, voire tout en délicatesse émotionnelle. Les arabesques gracieuses du piano s'associent à la perfection avec le jeu, fringant, à la caisse claire et le phrasé de la contrebasse.       <br />
              <br />
       Quant à la voix d'Irene Amata, que dire si ce n’est qu’elle jaillit soudainement comme un éclair dans le ciel, avec un phrasé qui laisse pantois. Du bel ouvrage, pourrait-on dire. Rien ne lasse. Sans surenchère musicale. Beaucoup de fluidité et d'élégance, un esthétisme tout en subtilité, une voix sensible, attachante, à certains moments envoûtante, parfois empreinte d'une mélodie glissant sur une trame nostalgique, mais point de tristesse... chaque mot portant son sens sur le fil de l'accent chantant et ensoleillé de l'Italie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124949.jpg?v=1758021386" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>Gil Chauveau : Supposons que je n’ai rien lu sur vous, que je ne vous connaisse pas, comment pourriez-vous vous présenter ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Irene Amata :</b> Je suis italienne, en France depuis 2014, chanteuse, autrice et compositrice de jazz, avec une formation initiale de pianiste classique. &quot;Sembianze&quot; est mon deuxième album, mais le premier avec l'ensemble des titres composés et écrits par moi. Le fait de m'être installé à Paris m'a permis de concrétiser le projet (et le rêve) de devenir une artiste professionnelle. Le chant a toujours fait partie de ma vie et, plus jeune, j'ai participé à différents groupes, de reggae notamment. J'ai donc toujours pratiqué et cultivé le chant, mais je ne pensais pas alors que cela deviendrait mon travail, mon activité principale. Puis, au fil de mes voyages, à partir de 2006, petit à petit, la musique a pris de plus en plus de place. Après cette période de &quot;maturation&quot;, le choix de ne faire que ça s'est imposé.       <br />
              <br />
       Mon premier album, en duo avec le guitariste Roberto Stimoli, consacré à la musique brésilienne, m'a mis professionnellement le pied à l'étrier, grâce aussi aux concerts qui ont suivi la sortie de ce premier disque. C'était le début d'une carrière et j'en ai profité pour suivre des stages, des masterclass, participer à des jam-sessions. Le fait d'habiter à Paris a facilité mon entrée dans le milieu du jazz. J'ai alors commencé à écrire, non pas dans l'optique d'un projet discographique, mais comme un processus de création – de recherche également – sans l'ambition d'aboutir à un disque. Au fur et à mesure, je me suis rendu compte que je composais des chansons. Je prenais énormément de plaisir à les chanter et, en public, cela marchait. C'est ainsi que le projet s'est construit et, en 2019, j'ai décidé de faire un album. Cela a pris du temps, bien sûr, mais il existe aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124960.jpg?v=1758021451" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>G. C. : Si vous en avez, comment pourriez-vous définir ou parler de vos influences principales ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Sûrement la musique du Brésil qui a été très importante à une époque de ma vie. J'en écoutais énormément. J'étais plongé dans cet univers de la bossa nova et de la samba, du jazz brésilien. C'est à partir de là que j'ai étudié et pratiqué le jazz vocal. En même temps, dès mon plus jeune âge, j'ai été ouverte à toutes sortes de styles différents, allant de la pop anglaise ou le reggae au classique, en passant par le jazz instrumental. Je pense que je me nourris de toutes ces influences sans en préférer aucune. &quot;Sembianze&quot; est le résultat d'un travail de recherche très intime, très personnel, où il y a le mélange, les inspirations de toutes ces ambiances, de tous ces genres musicaux.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Les parties de piano sont très importantes et je trouve qu'il y a beaucoup d'élégance et de finesse dans les orchestrations, de belles harmonisations. Est-ce dû à votre formation musicale classique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Oui. Tous mes morceaux naissent au piano. Dans le sens où mes musiques sont composées sur cet instrument, les mélodies apparaissent et les paroles arrivent à la fin. Ce sont des compositions avec du texte, mais la base reste &quot;moi&quot; devant le piano avec mes recherches et de l'harmonie entre tout ça. J'écris tout ce que je fais noir sur blanc sur les partitions que je procure ensuite aux musiciens. C'est à partir de celles-ci que va se faire la construction de l'orchestration en quartet avec eux.       <br />
              <br />
       J'ai la chance d'avoir des musiciens de qualité (Fady Farah au piano, Maurizio Congiu à la basse, JB Perraudin à la batterie) – compétents, sensibles et merveilleux humainement – qui ont su comprendre mon univers… J'adore leur laisser une place dans chaque morceau pour qu'ils expriment leur part d'improvisation. J'apprécie à la fois qu'ils respectent ma partition tout en aimant les écouter concrétiser leur désir d'explorations, de voyages dans chaque titre. Nous travaillons ensemble depuis 2019. C'est vraiment un parcours de construction effectué en commun que nous avons réalisé pour aboutir à ce CD, avec un son qui s'est élaboré au fil des concerts.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : En effet, on sent réellement une connivence entre vous ainsi que le plaisir que vous avez de jouer ensemble. Et cela sur tous les titres. Sans tous les aborder, peut-on parler de certains qui m'ont particulièrement touché comme &quot;Solu Tu&quot; qui ouvre &quot;Sembianze&quot;, dont on perçoit encore quelques accents brésiliens ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Oui, tout à fait… avec un rythme brésilien, comme un clin d'œil à ma passion première. C'est un morceau que j'ai dédié à mes amis en Italie. Il est né en pensant à mes amitiés de jeunesse. Ce &quot;Solo tu&quot; – seulement toi en français – est en réalité collectif, car je ne m'adresse pas à quelqu'un en particulier. Je m'adresse à plusieurs personnes qui ont partagé ma vie, sur qui je peux encore compter. Quand je retourne à Rome, nous nous appelons et nous nous voyons, nous discutons comme si nous nous étions quittés seulement la veille.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Comme pour se guérir d'une pointe de nostalgie…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Totalement. C'est quelque chose d'un peu &quot;douce-amère&quot;. C'est une musique dansante certes, mais il y a des consonances mélancoliques tout en gardant le sourire sur les souvenirs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64124963.jpg?v=1758021481" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>G. C. : Sourire que l'on retrouve dans le titre suivant, &quot;Coloriamo&quot;, presque pétillant, son pot de couleurs tout neuf et sa rythmique appuyée et sautillante assurée par la caisse claire…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est une chanson que j'ai écrite avec ma fille aînée un jour avant mon premier concert en relation avec le projet &quot;Sembianze&quot;, au Sunside (rue des Lombards à Paris, septembre 2021). Ce soir-là, je devais faire un seul set, une sorte de baptême de luxe, mais je n'étais pas sûr d'avoir assez de morceaux pour &quot;remplir&quot; celui-ci. Ne voulant pas faire de reprise, car je ne souhaitais chanter que ma musique, j'ai donc voulu travailler la veille sur une mélodie que je jouais en boucle au piano. Or, ce jour-là était un mercredi et ma fille n'allait pas à l'école. Elle voulait que je m'occupe d'elle comme tous les enfants. J'ai abandonné le piano, me suis mise sur le tapis avec elle pour dessiner avec des feutres… et c'est là que l'idée m'est venue. Nous nous sommes mises au clavier ensemble. Je l'ai fait participer… et c'est ainsi qu'est né &quot;Coloriamo&quot;…       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Magnifique jeu de Fady Farah au piano, à la fois vif, très présent et tout en légèreté, fluide et en subtil appui mélodique, et votre voix à la fois cristalline et d'une réelle intensité… sur &quot;Inizi&quot;</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> Inizi… débuts… point de départ… C'est le premier morceau que j'aie écrit pour cet album en 2017. Il fait référence au décès de mon père en décembre 2016. Cette composition est restée longtemps dépourvue de texte. Lorsque je l'ai écrit, dans une période à la fois de deuil et pleine d'activité, j'ai voulu parler de lui, sans tristesse, comme une personne absente, mais très présente, qui reste auprès de moi. Mes pensées pour lui, mes souvenirs de lui sont des parties constituant ce que je suis aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : &quot;Sembianze&quot;… Une ambiance très organique, presque mystérieuse, féérique et également bien chaloupée au son aérien des cymbales et du phrasé romantique du piano… Est-ce une utopie pour la nature et une dystopie pour les humains ?</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est ici ma préoccupation pour le changement climatique, les sujets liés à l'environnement, comme pour beaucoup de gens autour de moi. Cela fait malheureusement partie de notre actualité au quotidien maintenant, le fait de prendre conscience où en est notre humanité actuellement. C'est un texte court revenant plusieurs fois qui est une ode à la force de la nature, à sa capacité d'adaptation, de reprendre vie même dans le désert. C'est en fait un scénario post-humanité issu de mon imagination… J'ai mis des mots sur des images que je visualisais dans ma tête au moment où je composais la musique. C'est un peu comme une &quot;miniature&quot; textuelle posée sur un voyage musical, une exploration sur monde sans plus aucun signe de civilisation… portée par un regard qui aurait pris un peu de hauteur… Avec une approche pianistique très romantique, très émotionnelle.       <br />
              <br />
       <b>G. C. : Pour moi, deux titres correspondent parfaitement à ce regard que vous avez sur le monde : &quot;Parlami Di Te&quot; et &quot;La Vita Nel Mare&quot;, tant par les sujets abordés que par les particularités musicales. Le premier traite de la détresse humaine et fait appel à un tempo plus rapide, plus agressif, mais néanmoins lumineux… apportant un relief différent à l'album… très complémentaire…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> C'est effectivement la composition Uptempo du disque avec son rythme latin. Le texte est vraiment inspiré des rencontres très fréquentes que tout le monde peut faire dans les grandes villes, et que j'ai faites à Paris et en Île-de-France, de personnes en détresse, celles sans domicile fixe. Elles font partie de notre quotidien et ce n'est plus, en aucun cas, des figures romantiques du clochard… Maintenant, nous voyons des familles, des enfants dans la misère et dans la rue… Cela me semble horrible, insupportable. Dans mon texte, j'imagine un dialogue, comme une invitation à l'échange, comme une demande : &quot;raconte-moi ton histoire&quot;. Souvent, on passe devant, on les ignore… alors que ce sont des êtres humains, tous avec une histoire, un passé, une enfance… Et je pense aussi que ces situations peuvent aujourd'hui arriver à n'importe qui !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91140459-64126832.jpg?v=1758029744" alt="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" title="Irene Amata "Sembianze" Une nouvelle voix pour le jazz, à l'élégance toute italienne… aux tonalités chaleureuses et émotionnelles" />
     </div>
     <div>
      <b>G. C. : Pour le second, le thème reste malheureusement d'actualité puisqu'il nous parle des migrants traversant la Méditerranée, avec une partition très riche, très dense, avec une grande finesse d'orchestration…</b>       <br />
              <br />
       <b>I. A. :</b> L'écriture est ici très émotionnelle – mon dernier texte écrit en janvier 2024 –, partant tout d'abord de la pensée positive que j'ai de la Méditerranée, &quot;ma mer&quot;, de sa beauté, de sa diversité… Puis arrive ce qu'elle supporte, vit actuellement, et cela, depuis pas mal d'années, avec indissociable la notion de deuil, d'injustice, de tragédie… de tous ces morts qu'elle accueille involontairement. Et de tous ces rêves que portent les migrants qui traversent ou n'arrivent pas à traverser, avec l'espoir d'une vie meilleure…       <br />
              <br />
       Je considère que c'est ma composition la plus aboutie par rapport à mon travail général. L'intro ostinato, avec cette répétition qui finira par clore la partition. Cela a été fait note par note, que j'ai élaboré avec un immense plaisir. Cela m'a rendue très heureuse et c'est ce qui fait que c'est un opus très personnel où je me reconnais complètement…       <br />
              <br />
       <b>● Irene Amata &quot;Sembianze&quot;.</b>       <br />
       Label : Prodastar.       <br />
       Distribution : Inouïe Distribution.       <br />
       Sortie : 5 septembre 2025.       <br />
              <br />
       Irene Amata : voix, compositions et textes.       <br />
       Maurizio Congiu : contrebasse.       <br />
       Fady Farah : piano.       <br />
       JB Perraudin : batterie.       <br />
              <br />
       <b>Concert de sortie d'album :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 septembre 2025 à 20 h 30.</span>       <br />
       Au New Morning, 7-9, rue des Petites Écuries, Paris 10e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.newmorning.com/" target="_blank">&gt;&gt; newmorning.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3mi5t8irEvA?si=IlhS4adgFpya6RYM" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Irene-Amata-Sembianze-Une-nouvelle-voix-pour-le-jazz-a-l-elegance-toute-italienne-aux-tonalites-chaleureuses-et_a4357.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !</title>
   <updated>2025-01-26T13:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Seven-de-Muddy-Gurdy-De-l-Auvergne-au-Grand-Sud-americain-du-bon-du-pur-et-du-beau-blues-_a4121.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85487258-60923798.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-10T17:56:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Muddy Gurdy signe un très bel album typiquement blues avec une sonorité qui mêle la vielle à roue, la guitare et les percussions. En plus de leurs compositions, ils font des reprises de blues et de country, d'Hank William à Camille Bob en passant par Muddy Waters, dans des enregistrements quasiment en live.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923798.jpg?v=1736617300" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      Muddy Gurdy est un trio venant musicalement des deux côtés de l'Atlantique, entre l'Auvergne et le Mississippi, pour les deux premiers albums &quot;Muddy Gurdy&quot; (2017) et &quot;Homecoming&quot; (2020). Pour ce troisième et dernier opus, &quot;Seven&quot;, il a été créé entre l'Auvergne et la Louisiane. Il ne s'agit pas de mégoter sur des distances où le moindre kilomètre fait figure de nouveau monde.       <br />
              <br />
       Ce trio, avec malheureusement la disparition récente de Marc Glomeau, cofondateur et percussionniste de Muddy Gurdy qui a commencé l'album, lui rend hommage jusqu'au titre de celui-ci. Ils sont partis en effet à six en Louisiane, mais avec toutefois la présence en plus de Marc Glomeau dans leur cœur et leur esprit. Cet opus a tous les parfums d'un blues rural où le voyage fait figure de proue.       <br />
              <br />
       Dans un mélange culturel qui brasse le blues du sud des États-Unis et, avec la vielle de roue, le son de la ruralité européenne et française, la guitare et le souffle de la voix de Tia Gouttebel, un peu rocailleuse, rappellent, de façon imagée, la route avec ses détours, ses lacets et ses crevasses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923800.jpg?v=1736617345" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      L'une des originalités de Muddy Gurdy est l'utilisation de la vielle à roue qui a traversé les époques et creusé les sillons de cet album avec gourmandise grâce à Gilles Chabenat. Elle est essentielle à toutes les compositions, au même titre que la guitare de Tia Gouttebel et les percussions de Fabrice Bony.        <br />
              <br />
       Petit arrêt historique. Elle naît au XIIe siècle, vraisemblablement dans une abbaye bénédictine en Allemagne. Elle se diffuse en Europe. D'abord instrument de cour, une première évolution au XVIIe lui fait intégrer des mécanismes de vielle sur des corps de guitare ou de luth qui lui apportent un son à la fois plus doux et plus fort. La Révolution française lui apporte un changement significatif dans ses usages, faisant qu'elle tombe dans le domaine des instruments régionaux et populaires. Au XIXe siècle, elle tombe en désuétude avant que le Berry ne s'en empare, ainsi que de la cornemuse, pour en faire leur emblème.*       <br />
              <br />
       L'autre originalité de l'album est qu'il a été enregistré en une semaine, autour de rencontres d'artistes, tels Bobby Michot, Ruben Moreno, Pupils of Myrtle Place School, The Broussard Sisters, Jeffery Broussard ou Big Chief Juan Pardo, calées de longues dates ou décidées du jour au lendemain dans des lieux de vie tels qu'une salle de classe, un bateau, une pelouse ou la scène d'un club alors que les clients boivent des coups, avec une équipe technique réduite et un studio mobile pour l'enregistrement. Bref, tout s'est déroulé loin des arrangements et de ses multiples prises.       <br />
              <br />
       Cela débute de façon très rythmée avec &quot;Jambalaya&quot;, une reprise de l'ancienne icône de country music, Hank William (1923-1953). Ce n'est pas la seule. Il y a aussi &quot;I got loaded&quot; de Camille Bob (1937-2015) et &quot;Louisana blues&quot; de Muddy Waters (1913-1983), un pur blues rural avec une guitare qui tire sur le bottleneck.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923832.jpg?v=1736617580" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Morning comes&quot;, les percussions sont l'âme de la chanson, presque un solo à eux tout seuls quand, plus loin, ils sont un lit à la mélodie, l'accompagnant au rythme d'un temps qui s'écoule doucement. Le titre &quot;Plain Gold Ring&quot; est présent deux fois dans &quot;Seven&quot; avec une première version où le rythme est battu sur les temps forts côté percussion quand la basse est en ligne mélodique, glissant entre les accords à la guitare de Tia Gouttebel. Et une deuxième version avec une sonorité quasiment aquatique, accompagnée d'un passage d'oiseaux migrateurs et des accords à la guitare qui s'égrènent lentement. On entend la sonorité d'un instrument à corde comme celui du basculement d'un rocking-chair sur la terrasse en bois d'une vieille baraque de Louisiane où le temps semble figé.       <br />
               <br />
       &quot;Un pas vers toi&quot; est un titre qui a comme chœur une classe d'école de cinquante enfants. &quot;Almost Lost My Mind&quot; est un superbe morceau joué à la vielle avec une guitare tout en appui et la voix de Ruben Moreno, grave et chaleureuse, qui emporte le tempo. Autre blues typique, &quot;Laisser mon cœur&quot;, avec des accords à la guitare qui attaquent autant en piqué qu'en legato.       <br />
              <br />
       On croirait entendre Muddy Gurdy en concert avec, pour la fin de certaines chansons, des rires, des applaudissements ou des bouts de discussion. L'opus est un vrai régal. Il est très riche par son authenticité, où les frontières des différents courants musicaux s'abolissent pour se marier entre eux autour du blues, du zydeco, du cajun et de la country. Un vrai délice !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wikipédia.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923892.jpg?v=1736617638" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Muddy Gurdy &quot;Seven&quot;.</b>        <br />
       Label : Buda Musique.       <br />
       Distribution : Socadisc (Réf. 860397).       <br />
       Sortie : 6 septembre 2024.       <br />
              <br />
       Tia Gouttebel, chants, guitare, compositions, arrangements, chœurs ;       <br />
       Gilles Chabenat, vielle à roue ;       <br />
       Fabrice Bony, percussions, chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Seven-de-Muddy-Gurdy-De-l-Auvergne-au-Grand-Sud-americain-du-bon-du-pur-et-du-beau-blues-_a4121.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !</title>
   <updated>2024-03-25T18:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ogbelerim-Music-for-my-ancestors-Blues-ancestral-de-Mongolie-des-plus-modernes-_a3780.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77377901-56249536.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-15T15:49:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa première création, Batsükh Dorj, en collaboration avec le musicien ethnomusicologue français Johanni Curtet, sort un album où le voyage artistique se déroule sur les terres de la république de Touva, à la frontière de la Mongolie. C'est une très belle découverte d'une riche culture où le khöömei, l'un des six chants mongols, accompagné d'instruments typiques de cette région du monde, tels le tsuur et l'igil, plongent les compositions de l'artiste au sein de sa lignée ancestrale, de la nature et du surnaturel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249536.jpg?v=1702739850" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      C'est dans un coin reculé de Mongolie, à Tsengel, pays aux vastes terres d'étendues arides que naît en 1990 Batsükh Dorj. En octobre 2023, il sort un magnifique LP aux sonorités blues avec en toile de fond trois traditionnels accompagnés d'une grande majorité de créations de son cru. De qualité musicale indéniable, il nous fait découvrir la culture de la République de Touva. Les Touvains sont un peuple turcophone situé en Sibérie dans la fédération de Russie, à la frontière de la Mongolie. Ils sont un peu plus de 300 000 habitants.       <br />
              <br />
       C'est d'abord une voix, celle de Batsükh Dorj chantant en khöömei, l'un des six chants diphoniques typiques de Mongolie qui donne à l'album sa couleur et son atmosphère. On le découvre dans &quot;Ogbelerim&quot; (My Ancestors/Mes ancêtres) où cela débute avec des cordes, qui semblent grincer par jalon, accompagnées d'une guitare et la voix gutturale de Batsükh Dorj. Celle-ci est à la fois haut perchée et de tonalité basse et forte. Venant de la gorge, comme si elle était pressée, elle produit une harmonie composée de différents types vocaux dont celui très caractéristique d'un bourdon. Sa voix est souvent en écho à une musique mêlant, selon les compositions, le tsuur (type de flûte), la guimbarde (idiophone), le igil (sorte de vielle), le khomus (sorte de guimbarde), le doshpuluur (instrument à cordes), les sabots de cheval attinduyou et le sifflet nasal khai.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249542.jpg?v=1702739895" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      Cet album est aussi, et surtout, dû à une rencontre entre notre artiste et Johanni Curtet, un musicien ethnomusicologue français, qui a permis d'accoucher de compositions aux sonorités très riches. Aux accents blues, mélodiques, souvent avec ses instruments à cordes et quelques fois baroques avec ceux à vent, les chants incarnent parfois la Nature comme pour &quot;Anchin irii&quot; (un chasseur) où il y a cette impression très forte d'être à cheval grâce à l'utilisation de sabots attinduyou en entendant en parallèle le pépiement des oiseaux avec les instruments à cordes. Le vent est incarné par la flûte Tsuur, typique de Mongolie, dans &quot;Bainak&quot; qui nous fait entendre le souffle froid de Sibérie. La guimbarde est aussi utilisée dans &quot;Khomus&quot; pour effectuer l'appel aux chamans.       <br />
              <br />
       Les créations de Batsükh Dorj font étonnamment écho aux compositions traditionnelles. Nulle démarcation artistique ne semble faite entre les deux, comme signature de la continuité d'une même culture traversant les siècles. Musicalement, des accents blues de l'Altaï marquent chaque chanson, ancrée à la terre, à la Nature, à la surnature et aux ancêtres. Tout porte le poids de l'héritage culturel, social et familial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249549.jpg?v=1702739930" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      Les mélodies s'égrènent, portées par des accords qui semblent traverser les saisons et les époques. Dans cette odyssée spatio-temporelle, les notes à la tonalité parfois aiguë apportent une autre fraîcheur aux mélodies au souffle sombre ou presque triste selon les chansons. Celles-là s'inscrivent dans un rythme dans lequel les instruments à cordes, comme l'igil, apportent aussi une touche à l'allure reposante et quasiment joyeuse. Les cordes peuvent démarrer et attaquer un lead quand, plus loin, elles peuvent être en appui et glisser sur les paroles. Les traditionnels Kaldak-Khamar, Kongurei et Jin Söörtügjüler paraissent modernes, car Batsükh Dorj y apporte une sonorité presque folk avec des cordes qui font la ligne mélodique.       <br />
              <br />
       C'est un album très riche musicalement où, au-delà de la découverte d'une sonorité et du Khöömei, on découvre le souffle d'une culture dans laquelle la qualité vocale et créative va au-delà de la curiosité, mais d'un besoin de réécouter à de multiples reprises un disque qui vaut sans doute à son compositeur des sillons d'or si les radios en faisaient écho.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249555.jpg?v=1702739965" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Batsükh Dorj &quot;Ögbelerim - Music for my Ancestors&quot;.</b>       <br />
       Label : Buda Musique.       <br />
       Distribution : Socadisc.       <br />
       Sortie : 20 octobre 2023.       <br />
              <br />
       Batsükh Dorj : chant, khöömei, kargyraa, sygyt, vièle igil, luth doshpuluur, flûte shoor, guimbarde khomus, sabots attinduyou, sifllet nasal khai.       <br />
       Johanni Curtet : chant, kharkhiraa, isgeree khöömii, guitare, luth doshpuluur, guimbarde dan moi.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 mars 2024 : Festival Eurofonik, nocturne au Château des ducs de Bretagne*, Nantes (44).       <br />
       22 mars 2024 : La Péniche Spectacle, Rennes (35).       <br />
       20 et 21 avril 2024 : Naadam, Château des ducs de Bretagne*, Nantes (44).        <br />
       23 au 28 avril 2024 : masterclasse, Institut International des Musiques du Monde (IIMM), Aubagne (13).       <br />
       7 mai 2024 : masterclasse, CFMI, Université Rennes 2, Rennes (35).       <br />
              <br />
       * Dans le cadre de l'exposition &quot;Gengis Khan. Comment les Mongols ont changé le monde&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ogbelerim-Music-for-my-ancestors-Blues-ancestral-de-Mongolie-des-plus-modernes-_a3780.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lou Casa CD "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel</title>
   <updated>2022-09-04T18:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Lou-Casa-CD-Barbara-Brel-A-nouveau-un-souffle-singulier-et-virtuose-passe-sur-l-oeuvre-de-Barbara-et-de-Brel_a2844.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/52021862-39788379.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-12-03T16:13:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont peu nombreux ceux qui ont une réelle vision d'interprétation d'œuvres d'artistes "monuments" tels Brel, Barbara, Brassens, Piaf et bien d'autres. Lou Casa fait partie de ces rares virtuoses qui arrivent à imprimer leur signature sans effacer le filigrane du monstre sacré interprété. Après une relecture lumineuse en 2016 de quelques chansons de Barbara, voici le profond et solaire "Barbara & Brel".     <div>
      Comme dans son précédent opus <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Lou-Casa-Une-nouvelle-resonance-etonnamment-actuelle-pour-les-chansons-de-Barbara_a1533.html" target="_blank">&quot;À ce jour&quot;</a> (consacré à Barbara), Marc Casa est habité par ses choix, donnant un souffle original et unique à chaque titre choisi. Évitant musicalement l'écueil des orchestrations &quot;datées&quot; en optant systématiquement pour des sonorités contemporaines, chaque chanson est synonyme d'une grande richesse et variété instrumentales. Le timbre de la voix est prenant et fait montre à chaque fois d'une émouvante et artistique sincérité.        <br />
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       On retrouve dans cet album une réelle intensité pour chaque interprétation, une profondeur dans la tessiture, dans les tonalités exprimées dont on sent qu'elles puisent tant dans l'âme créatrice des illustres auteurs que dans les recoins intimes, les chemins de vie personnelle de Marc Casa, pour y mettre, dans une manière discrète et maîtrisée, emplie de sincérité, un peu de sa propre histoire.       <br />
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       <span style="font-style:italic">&quot;Nous mettons en écho des chansons de Barbara et Brel qui ont abordé les mêmes thèmes mais de manières différentes. L'idée est juste d'utiliser leur matière, leur art, tout en gardant une distance, en s'affranchissant de ce qu'ils sont, de ce qu'ils représentent aujourd'hui dans la culture populaire, dans la culture en général… qui est énorme !&quot;</span>
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      La respiration, parfois émotionnellement haletante, donne, suggère les émois que génèrent les bouleversements décrits par Brel, notamment dans &quot;Mathilde&quot; ou &quot;Jojo&quot;. La voix se fait plus douce, calme, presque murmurée pour porter les mots d'amour, de passion, de &quot;Parce que (je t'aime)&quot; de Barbara, soutenue par un délicat accompagnement au piano (Stéphane Gasquet) et une ligne de basse (Julien Aellion) soutenue, très présente, se glissant, se fondant dans le phrasé de l'interprète.       <br />
              <br />
       Jouant sur les rythmes, les cadences et la durée plus ou moins longue des silences,  Marc Casa insuffle, suggère les fêlures de Barbara (&quot;L'amoureuse&quot;, &quot;La solitude&quot;), les fragilités - derrière des façades masculines - de Brel. Pour ce dernier, cela est perceptible dans &quot;Fernand&quot; où Lou Casa, dans un rythme saccadé d'un orgue faussement enjoué, donne toute la densité de la tristesse ressentie, mais retenue quand on est un homme.       <br />
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       Enfin, sans tout dévoiler, &quot;Gauguin (Lettre à Jacques Brel)&quot; - un hommage de Barbara à Jacques Brel et à Paul Gauguin qu'elle ne chanta que sur scène - et &quot;Jaurès&quot; sont aussi deux grands moments empreints d'une grande sensibilité, d'une lecture puisée à la force de convictions - artistiques pour l'une, plus politique pour l'autre, poétiques pour les deux - partagées entre l'interprète et ses auteurs.       <br />
              <br />
       La force indéniable, indestructible de Lou Casa (Marc Casa, Stéphane Gasquet et Julien Aellion), réside dans les interprétations proposées sur disque ou bien en concert qui n'appartiennent qu'à eux, uniques et inédites, et en même temps tellement respectueuses !
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/52021862-39788379.jpg?v=1607009823" alt="Lou Casa CD "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" title="Lou Casa CD "Barbara &amp; Brel" À nouveau un souffle singulier et virtuose passe sur l'œuvre de Barbara et de Brel" />
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      <b>● Lou Casa &quot;Barbara et Brel - des échanges, de présences et d'absences&quot;.</b>       <br />
       Label : Les soirs imprudents.       <br />
       Distribution : InOuïe Distribution.       <br />
       Sortie : 16 novembre 2020.       <br />
              <br />
       <b>Concert</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">26 janvier 2020 à 20 h.</span>       <br />
       Bal Blomet, Paris 15e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.balblomet.fr/" target="_blank">&gt;&gt; balblomet.fr</a>       <br />
              <br />
       Marc Casa : chant, percussions, orgue, direction artistique.       <br />
       Stéphane Gasquet : piano, orgue, tom bass, chœurs.       <br />
       Julien Aellion : basse électrique, chœurs.       <br />
       Bastien Peralta : création/régie lumière.
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      <b>Tournée 2021</b>       <br />
       22 janvier 2021 : Argenton-sur-Creuse (36).       <br />
       23 janvier 2021 : Marly-le-Roi (78).       <br />
       5 février 2021 : Loctudy (29).       <br />
       24 et 25 février 2021 : Bayonne (34).       <br />
       26 février 2021 : Jurançon (64).       <br />
       27 février 2021 : Castelginest (31).       <br />
       11 mars 2021 : Biarritz (64).       <br />
       12 mars 2021 : Montignac (24).       <br />
       13 mars 2021 : Pavaillac (24).       <br />
       9 avril 2021 : Saint-Cyr-sur-Loire (37).       <br />
       10 avril 2021 : Champigny-sur-Veude (37).       <br />
       11 avril 2021 : Centre culturel Culturel, Kastell'do , Uzel (22).       <br />
       14 avril 2020 : Salle du Citoyen, Lognes (77).       <br />
       17 avril 2021 : Maure-en-Bretagne (35).       <br />
       24 avril 2021 : Cannes (06).       <br />
       07 mai 2021 : Claye-Souilly (77).       <br />
       11 mai 2021 : Dax (40).       <br />
       <span style="font-style:italic">NB : au vu des bouleversements liés au Covid 19, dates et horaires peuvent évoluer.</span>
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