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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-12T07:00:57+02:00</updated>
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   <title>•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes</title>
   <updated>2024-03-31T18:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-L-Abolition-des-privileges-Un-seul-en-scene-etonnant-eclairant-l-Histoire-a-la-lumiere-des-evenements-modernes_a3854.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-03-26T16:30:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"L'Abolition des privilèges" est un roman historique écrit par Bertrand Guillot et divisé en trois parties. La première relatant la nuit fulgurante du 4 août 1789 qui vit les députés de la jeune Assemblée Nationale rédiger, puis voter un décret abolissant les privilèges de la Noblesse, du Clergé, puis des Provinces. La deuxième qui retourne 15 ans en arrière et relate l'effondrement de l'Ancien Régime entre 1774 et 1789. Enfin, la troisième, une leçon de politique qui conte les jours, les semaines, les mois qui ont suivi la nuit du 15 août.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362685.jpg?v=1711468416" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      Ça n'a pas dû être une mince affaire pour Hugues Duchêne de la compagnie Le Royal Velours de réduire les 280 pages de ce roman historique à une heure trente de spectacle, ni de faire transparaître ce qui constitue les propos essentiels de ce dernier… Pourtant, il s'en est emparé, emporté par sa passion pour la politique dès son adolescence.       <br />
              <br />
       Mais à qui faudrait-il donner la parole en priorité dans cette adaptation ? Au jeune Talleyrand, aux députés Duquesnoy, Delaville, Noailles, Le Chapelier ou encore Le Guen de Kerangal ? Ou un minima à chacun d'entre eux ?       <br />
              <br />
       Et quelle forme donner à tout cela ? Quelle scénographie ? Par quel biais bâtir la dramaturgie ? Autant de questions qui sont celles auxquelles doivent se confronter nécessairement un metteur en scène digne de ce nom. Démarche bien titanesque que d'adapter, en règle générale, un roman au théâtre. Qui plus est, un roman historique. Mais il semblerait que rien ne retienne Hugues Duchêne dans sa fougue créatrice.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Si mon spectacle &quot;Je m'en vais, mais l'État demeure&quot; a été un sprint du point de vue de l'élocution, celle de &quot;l'Abolition des privilèges&quot; sera un marathon ! Parce qu'il faut donner le sentiment que l'Histoire s'est accélérée jusqu'à nos jours. Je cherchais un texte qui nous parlerait d'aujourd'hui et que je pourrais accommoder aux événements modernes&quot;,</span> Hugues Duchêne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362701.jpg?v=1711468465" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      Le jeune metteur en scène l'a trouvé ce roman, de façon pour le moins particulière. Ainsi vont parfois les choses de la création théâtrale, parfois quand on s'y attend le moins. Et il l'a dévoré, lui qui a rejoint le Mouvement des Jeunes Socialistes à 15 ans, réalisé des études de sciences politiques, mais qui se sont révélées vite incompatibles avec celles d'art dramatique qu'il convoitait. Alors, il opte pour le Conservatoire de Lille et intègre aussi la Comédie Française en tant qu'élève comédien.       <br />
              <br />
       Comme il le dit lui-même, <span style="font-style:italic">&quot;Mon but est d'être un peu comme Tintin&quot;</span>… Tintin scrutant la politique française. Ça, c'est ce qu'il proclamait à l'occasion de sa fresque politique de son avant-dernier spectacle dans lequel il convoquait le premier quinquennat d'Emmanuel Macron dans une saga contemporaine parfois controversée.       <br />
              <br />
       Mais alors ! Quid de son nouveau spectacle, retraçant cette fameuse nuit du 4 août 1789 qui décida de la suppression des privilèges féodaux, entre exactement dix-neuf heures et deux heures du matin ? À bien y regarder, le grand public ne l'a jamais vraiment su et seuls quelques historiens spécialistes et érudits pourraient l'évoquer. C'est le cas de Bertrand Guillot qui relate, dans son roman éponyme, avec humour et érudition, l'état de la France en cet été 1789, en déficit chronique, à bout de souffle, un État où les plus riches échappent à l'impôt, où le peuple est à bout de nerfs et réclame justice, mais sans rien voir venir…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362703.jpg?v=1711468499" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      Ce soir-là, au Théâtre 13/Bibliothèque, si nous n'avons pas eu le privilège de nous voir offrir une coupe de champagne avant le début du spectacle – à n'en point douter un clin d'œil hommage à l'ouvrage cocasse de Bertrand Guillot – pour nous être assises &quot;à la mauvaise&quot; place, celle du Tiers-État, (champagne réservé forcément à la noblesse), nous avons malgré tout assisté à une performance d'acteur très pétillante, elle aussi, emportée, hautement charismatique, voire exceptionnelle : celle de Maxime Pambet, qui endosse ici avec grande virtuosité une dizaine de rôles distincts.       <br />
              <br />
       Dès le début du spectacle, sur deux écrans dirigés vers les spectateurs placés en espace quadri-frontal, on découvre le comédien en jeune député Duquesnoy, se filmant en selfie, marchant d'un pas vif vers les États Généraux de Versailles et commentant de manière toute personnelle ses états d'âme et ses impressions toutes personnelles.       <br />
              <br />
       La trouvaille et l'effet produit sont originaux, car ils ancrent la chose théâtrale dans un présent qui sollicite le spectateur ainsi immédiatement interpellé dans son rôle.       <br />
              <br />
       Le processus créatif d'un comédien interprétant des multiples voix est de nos jours monnaie courante au théâtre. Encore faut-il en avoir la carrure et le talent… Ce soir-là, grâce à ces derniers que possède incontestablement Maxime Pambet, et grâce à l'imagination brillamment ciblée du comédien-metteur en scène, nous revivons, comme si nous y étions, cette Nuit du 4 août 1789.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79143301-57362704.jpg?v=1711468526" alt="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" title="•Off 2024• "L'Abolition des privilèges" Un seul en scène étonnant éclairant l'Histoire à la lumière des événements modernes" />
     </div>
     <div>
      La fougue des propos de Bertrand Guillot adaptée à la scène par Hugues Duchêne, le jeu virtuose du comédien Maxime Pambet et la scénographie de Julie Camus, aux décors joliment tapissés, proposent aux spectateurs du Théâtre 13/Bibliothèque une bien jolie facture théâtrale et un retour en arrière qui, à bien y regarder, a des allures d'un temps plutôt présent !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce qui est dans l'air du temps finit par s'incarner ! On sait pas… On sait pas… Mais tout arrive&quot;</span>       <br />
       Pointant le bout de son nez à un moment du spectacle, tel un post Instagram ou une bulle imagée &quot;Intelligemment artificielle&quot;, Hugues Duchêne intervient à un moment du spectacle, interrogeant son comédien sur les inspirations et autres échos qui peuvent être les siens, aujourd'hui, du point de vue de certains privilèges malheureusement toujours en place.       <br />
              <br />
       Ça peut dérouter ! Le spectateur s'interroge, perplexe, surpris, dérouté… D'aucuns pourraient y voir un espace dramaturgique aux intentions didactiques inutiles. Respectons-les.       <br />
       Mais les lois créatrices et artistiques des metteurs en scène ont leurs raisons que rien ne supplante, pas même les avis hâtivement énoncés de certaines et certains critiques.       <br />
       Ici, le public rit ou sourit, dans l'ensemble. Et s'il s'en abstient, c'est son choix le plus strict.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Abolition des privilèges"</b></div>
     <div>
      D'après le livre &quot;L'Abolition des privilèges&quot; de Bertrand Guillot paru aux Éditions Les Avrils.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Hugues Duchêne.       <br />
       Avec : Maxime Pambet.       <br />
       Scénographie Julie Camus.       <br />
       Vidéo : Pierre Martin.       <br />
       Son et lumière : Jérémie Dubois.       <br />
       Production Le Royal Velours.       <br />
       Dès 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">20 au 30 mars 2024.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre 13/Bibliothèque, Paris 13e, 01 45 88 62 22.        <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 14 mars 2024 à la Rose des vents - Scène nationale à Villeneuve-d'Ascq (59).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       11 avril 2024 : Scène communale, Houplines (59).       <br />
       12 avril 2024 : Scène communale, Annoeulin (59).       <br />
       13 avril 2024 : Salle communale, Marquettes-lez-Lille (59).       <br />
       18 avril 2024 : Lezennes (59).       <br />
       19 avril 2024 : Salle communautaire, Mézières-sur-Oise (02).       <br />
       11 mai 2024 : Communauté de communes des Lisières de l'Oise, Attichy (60).       <br />
       31 mai 2024 : Salle communale, Erquinhem (59).       <br />
       1er juin 2024 : Salle communale, Neuville en Ferrain (59).       <br />
       27 juin 2024 : Festival de Malaz, Annecy (74).       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 50. Relâche le xxxxx.       <br />
       Théâtre du Train Bleu, spectacle hors-les-murs à l'Espace Étoile MAIF, Avignon.       <br />
       Départ navette à 15 h 35 et retour intra-muros à17 h 40.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatredutrainbleu.fr')" >contact@theatredutrainbleu.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredutrainbleu.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredutrainbleu.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante</title>
   <updated>2022-04-25T08:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sang-des-Vivants-Memoires-a-vif-d-une-Commune-a-jamais-vivante_a3230.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63991541-46013299.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-25T07:15:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La Compagnie "Dies irae" de Matthieu Boisset enracine sa dernière création dans les plis de son patronyme, "Jour de colère". Mais comment ne le serait-on pas en colère quand notre République menacée se retrouve en ces jours bruns au bord de l'abîme ? Depuis novembre 2019, dates des premières présentations, cette performance artistique n'a de cesse d'investir des lieux aussi divers qu'un théâtre associatif, une clairière, un parc de château, un ancien cinéma devenu bistrot, ou encore une médiathèque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63991541-46013299.jpg?v=1650807487" alt=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" title=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" />
     </div>
     <div>
      C'est que, venus de tous horizons créatifs, les baladins réunis autour de la même synergie progressiste ont à cœur de ressusciter l'enthousiasme émancipateur des Communards de 1871, incarnant artistiquement l'état d'esprit de ceux et celles qui ont &quot;délibérément&quot; élu la parole performative comme arme princeps des conquêtes libertaires.       <br />
              <br />
       Cependant, ce n'est ni forme figée dans une écriture et mise en espace intangible, ni conférence gesticulée inspirée de Franck Lepage, ni meeting politique, encore moins spectacle de reconstitution historique… &quot;Le Sang des Vivants&quot; échappe à toute &quot;coagulation&quot;, il irrigue de bout en bout cette performance artistique et citoyenne. À géométrie variable (de dix à quatorze sur scène) et à contenu puisant dans un corpus de textes mêlant, au gré des inspirations, des documents d'archives (lettres, comptes rendus de séances de la Commune de Paris ou encore du Club des Femmes de 1871), des extraits de roman actuel (l'excellent &quot;Dans l'ombre du brasier&quot; d'Hervé Le Corre), des chants révolutionnaires et des compositions contemporaines leur faisant écho, il est à prendre comme une exploration in vivo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63991541-46013312.jpg?v=1650807534" alt=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" title=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" />
     </div>
     <div>
      En effet, immergé au sein d'une assemblée citoyenne, on participe pleinement (même si c'est silencieusement) aux débats qui s'y déroulent. Débats vigoureux où l'on écoute l'autre en affirmant ses positions, où l'on invente (comme on invente un trésor) ensemble un monde fait de justice et d'équité, un monde où la parole des humbles n'est pas voix anonyme déposée dans une urne mais &quot;prend corps&quot; littéralement pour devenir… &quot;constituante&quot; ! Dans ces envolées de démocratie directe où les contours d'une république sociale se dessinent à grands renforts de résolutions mises aux voix, de lectures de poèmes ponctuées de pauses musicales (contrebasse et guitares) et de chants a cappella à vous donner les frissons, c'est toute l'énergie festive révolutionnaire qui se cristallise pour rejaillir sur nous.       <br />
              <br />
       À entendre ces hommes et femmes proclamer l'abolition de la peine de mort, le droit des femmes à disposer de leur ventre, à devenir autrices en action au même titre que leurs compagnons de luttes, on se dit que temps et progrès sont deux noms qui ne riment pas obligatoirement ensemble… 1871 - 2022, cent cinquante années se sont écoulées et certains voudraient remettre en cause ces conquêtes acquises de haute lutte par les opprimés ? Se justifie l'urgence d'un &quot;théâtre-forum&quot; permanent, celui-là même que prescrivait Augusto Boal - grande figure du théâtre contemporain et fondateur du &quot;Théâtre de l'Opprimé&quot; - seul susceptible de redonner à l'art ses lettres de  noblesse  roturière. De quoi insuffler un salutaire sang neuf au tiers état, ce &quot;sang des vivants&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63991541-46013313.jpg?v=1650807571" alt=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" title=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" />
     </div>
     <div>
      Pas étonnant que cette performance théâtrale - portée par des artistes engagés autant dans la pratique de leur discipline que dans les convictions qui les animent - ait trouvé une place de choix dans le cadre de l'opération &quot;Bienvenue&quot; ; une mobilisation pour les réfugiés(es) initiée par SOS Méditerranée qui, du 2 avril au 3 mai à Bordeaux et en Gironde, se traduit par de nombreuses expositions, concerts, ateliers, débats, films et autres créations (entrée libre, chacun participant à son gré). En plagiant Pierre Bourdieu, on pourrait dire que &quot;l'art est [ici] un sport de combat&quot;. Aussi, au-delà de toute pensée partisane, à l'heure où d'autres se servent de l'art plus qu'ils ne le servent, l'on ne peut qu'être réjoui par cette création, &quot;ouvroir de libertés potentielles&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 8 avril 2022 à la Fabrique Pola à Bordeaux dans le cadre de &quot;Bienvenue&quot;.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le sang des vivants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63991541-46013314.jpg?v=1650807616" alt=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" title=""Le Sang des Vivants" Mémoires à vif d'une Commune à jamais vivante" />
     </div>
     <div>
      Compagnie &quot;Dies irae&quot;, Matthieu Boisset.       <br />
       Avec la troupe de communards : Matthieu Boisset, Jules Boisset, Valentin Calonne, Éric Chevance, Léa Cornetti, Benjamin Ducroq, Frédéric Guerbert, Mélanie Henel, Dany Hubert, Isabelle Jelen, Marianne Perdu, Michel Richard, Hervé Rigaud, Daniel Strugeon.       <br />
       Technique : Matthieu Chevet.       <br />
              <br />
       Les premières expérimentations du spectacle &quot;Le sang des vivants&quot; ont eu lieu les 22 et 23 novembre 2019 au Théâtre du Levain à Bègles.       <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sang-des-vivants-Variations-communes--Allons-enfants-de-la-Commune_a2622.html" target="_blank">&gt;&gt; Lire aussi &quot;Le Sang des vivants, Variations communes !&quot; Allons enfants de la Commune…</a>       <br />
              <br />
       <b>Festival Bienvenue 2022</b>       <br />
       Par le collectif du même nom.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 avril au 3 mai 2022.</span>       <br />
       Une initiative citoyenne et associative au profit de SOS Méditerranée.       <br />
       À Bordeaux et en Gironde.       <br />
       <a class="link" href="https://collectifbienvenue.fr/" target="_blank">&gt;&gt; collectifbienvenue.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://ciediesirae.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ciediesirae.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…</title>
   <updated>2018-09-05T16:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Olympe-de-Gouges-La-femme-nait-libre-et-doit-etre-egale-a-l-homme-en-droits_a2230.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25209151-26604258.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-05T16:17:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise ! "Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ? S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?" Olympe de Gouges. Réflexions sur les hommes nègres, 1788 (France). "Des commerces ouverts le dimanche et les hommes laissent faire cela ? Gagner plus en travaillant le dimanche… le plus simple ne serait-il pas d’augmenter le Smic ?" Isabelle Lauriou. Réflexions sur les salaires, 2012 (France).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604258.jpg?v=1536158890" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      J’ai pris du retard Olympe. J’ai troqué ta plume contre un clavier et me suis endormie sur ta biographie. Tel est le monde d’aujourd’hui. Tout ce que tu veux savoir sur quelqu’un, tu le trouves en deux temps trois mouvements. J’ai tapé sur mon &quot;ordi&quot; : &quot;Olympe de Gouges&quot;, après avoir applaudi la prestation d’une troupe aux multiples talents et, <span style="font-style:italic">&quot;portée par ta fougue, je me suis emportée au loin mais le son de ta voix m’est revenu ce matin car cette chronique, je te la dois bien&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges n’a pas manqué d’enthousiasme. Je lui ressemble un peu. En revanche, je préférerais ne pas finir comme elle. Bien qu’encore à notre époque, tout ne soit pas simple pour les langues bien &quot;pendues&quot;. Les femmes préférant ouvrir leurs bouches que dégrafer leurs soutiens gorges sont rangées illico dans la catégorie &quot;caractérielles&quot; ou deviennent : &quot;black listées&quot; - nouvelle expression de l’année. Très en vogue dans le milieu du spectacle.       <br />
              <br />
       Olympe, je ne suis pas certaine que ce monde d’aujourd’hui, &quot;moderne&quot; comme on dit, te plairait tant que cela si tu y trainais ta robe en taffetas. L’électricité a remplacé les chandelles, le clavier : la plume et les encriers, la langue française s’anglicise à la moindre contrariété, les laissés pour compte se comptent par millions, l’égalité homme femme n’a guère progressé et pourtant, en matière d’égalité, tu n’as pas lésiné avec ta déclaration des <span style="font-style:italic">&quot;droits de la femme et de la citoyenne&quot;</span>. (1791)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604259.jpg?v=1536159110" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Ton nom, Olympe de Gouges, m’est apparu au Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Je ne te connaissais pas et voilà que je tombe, si j’ose dire, sur cette réflexion sur les hommes nègres. J’ai su d’emblée que j’allais beaucoup t’apprécier.       <br />
              <br />
       J’en reviens au présent et au Guichet Montparnasse. Au spectacle que j’ai vu l’autre soir.       <br />
       Voici donc ma nouvelle chronique avant cette fin du monde, annoncée le 21 décembre, quelques jours avant Noël. Voici mon cadeau déballé pour une citoyenne féministe enRagée.       <br />
              <br />
       Une grande dame dans un petit espace. Olympe de Gouges au Guichet Montparnasse. Elle mériterait bien le stade de France ou l’Olympia. Oui. L’Olympia pour Olympe fallait y penser !       <br />
       La vie est mal faite quand même ! Quand je pense qu’un pseudo comique désengagé a bénéficié d’un stade pour balancer des propos aussi gras que plats, aussi graveleux que vulgaires. Le monde a changé. Le pire, c’est que ce &quot;comique&quot;, personne ne peut le faire taire. Si cette fin du monde qu’on nous prédit est toujours d’actualité, la bonne nouvelle c’est qu’on en sera débarrassé.       <br />
              <br />
       Pendant que le monde tremble à l’idée de se voir définitivement engloutit, Olympe de Gouges ressuscite. Au guichet Montparnasse vous en avez deux pour le prix d’une. Quand je dis qu’elle ressuscite, je ne raconte pas de cracks. Elle revient, sous les traits d’Annie Vergne d’abord. Vieillie. Quelques deux cents années plus tard, imaginez ! Elle a plutôt bonne mine pour quelqu’un qui a traversé les siècles. Elle atterrit dans un appartement où un jeune homme se prend la tête préparant une thèse sur les droits de la femme. Le théâtre est un lieu incroyable. Où tout devient possible, où tout devient crédible. Olympe surgit, l’homme bondit et se demande bien qui elle est, d’où elle vient et le calme renaît. Les femmes sont douées pour apaiser.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604260.jpg?v=1536159146" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Olympe de Gouges. La femme qui tombe à pic. La femme qui vient de loin.        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La vie entre mes mains. Elle prend des risques. Ça n’est jamais, jamais en vain. D’aventure en aventure, elle poursuit son chemin. Elle prend la vie comme elle vient. Car elle croit au destin&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Je n’ai jamais accroché sur la série &quot;L’homme qui tombe à pic&quot;, mais je pique les paroles du générique, et toc !        <br />
              <br />
       Je reprends ma chronique. Clavier face à l’écran. J’irai moins vite avec de l’encre. Logique !       <br />
              <br />
       Sur la scène du Guichet Montparnasse. Peu de décor, c’est toujours mieux pour profiter des acteurs. Il y a donc la vraie Olympe à qui, Juliette Stevez, comédienne très classe, donne toute sa grâce. Il y a Olympe, deux cents ans plus tard, incarnée par Annie Vergne, touchante. Puis ce beau et talentueux Ghislain Geiger à la voix délicieusement ensorceleuse.       <br />
              <br />
       Un trio délicat, impliqué et magistral, au service d’une femme, artiste indépendante et engagée. Aucun rapport, mais je pense à ce comique qui a sévi au Stade de France. J’imagine Olympe de Gouges lui adressant la parole et lui, incapable de dialoguer sans émettre une grossièreté. La célébrité fait mal au cœur. Quand on l’acquiert on perd neurones et notions de politesse. Une cure d’Olympe de Gouges vaut tous les coups de pieds aux fesses !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604261.jpg?v=1536159825" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Olympe de Gouges pourrait être une amie à moi. Sa plume est mon clavier. Son papier est mon écran. Sa colère est légitime, son combat héroïque. C’est bien qu’elle ressuscite un moment. Pour les hommes, ce soir-là, très présents.       <br />
              <br />
       Je saute une ligne et je reviens à Juliette. La comédienne qui incarne Olympe au XVIIIe siècle. Épatante. Émouvante. Captivante. Sidérante.       <br />
       C’est l’avantage des petites salles ça. La découverte. Vive Juliette ! Et je saute une ligne de nouveau.       <br />
              <br />
       De Juliette à Olympe, d’Annie à Ghislain, je vais devenir schizo ! Ou sténo dactylo. En revanche, j’aurais galéré avec mon encrier !       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, je l’ai donc rencontrée par hasard au Mémorial dédié à la lutte négrière. Je longeais ce site assez incroyable, où s’entremêlaient aux mots : la pluie et le vent. Il ne faisait pas beau. Visiter un mémorial sous les gouttes, c’est bien. On s’y abrite en se cultivant. J’ai donc découvert à l’ombre de mon parapluie, le texte court mis en exergue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25209151-26604262.jpg?v=1536159927" alt="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" title="Olympe de Gouges… La femme naît libre et doit être égale à l’homme en droits…" />
     </div>
     <div>
      Au théâtre du Guichet Montparnasse, la thèse de notre jeune homme a pris un nouveau tournant, progressivement les pages se sont noircies. Olympe, calmement, lui a tout dit.        <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.        <br />
       Chaud ? Mal à l’aise ? Agacé ?        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits&quot;. Article premier de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Olympe de Gouges – 1791.</span>       <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.       <br />
       Impressionné ?       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, j’ai été ravie de vous rencontrer. Et de vous voir ressusciter, le temps d’un soir.       <br />
              <br />
       NOIR (ou black).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Olympe de Gouges porteuse d'Espoir"</b></div>
     <div>
      Texte : Annie Vergne et Clarissa Palmer.       <br />
       D’après les écrits d’Olympe de Gouges.       <br />
       Mise en scène : Annie Vergne.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Julien Séchaud.       <br />
       Avec : Ghislain Geiger (Sébastien), Juliette Stevez (Olympe de Gouges au XVIIIe siècle), Annie Vergne (Olympe vue par l’imaginaire de Sébastien).       <br />
       Décor : Pierre Bailly.       <br />
       Musique originale : Nicolas Van Melle.       <br />
       Costumes : Clarissa Palmer.       <br />
              <br />
       <b>À lire absolument : &quot;Olympe de Gouges, porteuse d’Espoir&quot; de Annie Vergne et Clarissa Palmer (version bilingue français et anglais), Collection Théâtre des 5 continents, Éditions de L’Harmattan.</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise du 9 septembre au 16 décembre 2018.</span>       <br />
       Dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Première publication le 19 décembre 2012.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Olympe-de-Gouges-La-femme-nait-libre-et-doit-etre-egale-a-l-homme-en-droits_a2230.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits</title>
   <updated>2016-09-24T09:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Olympe-de-Gouges-La-femme-nait-libre-et-demeure-egale-a-l-homme-en-droits_a805.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5033753-7516174.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-19T08:02:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise ! "Un commerce d’hommes ! Grand Dieu ! Et la nature ne frémit pas ? S’ils sont des animaux, ne le sommes-nous pas comme eux ?" Olympe de Gouges. Réflexions sur les hommes nègres, 1788 (France). "Des commerces ouverts le dimanche et les hommes laissent faire cela ? Gagner plus en travaillant le dimanche… le plus simple ne serait-il pas d’augmenter le Smic ?" Isabelle Lauriou. Réflexions sur les salaires, 2012 (France).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516166.jpg?v=1355901860" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      J’ai pris du retard Olympe. J’ai troqué ta plume contre un clavier et me suis endormie sur ta biographie. Tel est le monde d’aujourd’hui. Tout ce que tu veux savoir sur quelqu’un, tu le trouves en deux temps trois mouvements. J’ai tapé sur mon &quot;ordi&quot; : &quot;Olympe de Gouges&quot;, après avoir applaudi la prestation d’une troupe aux multiples talents et, <span style="font-style:italic">&quot;portée par ta fougue, je me suis emportée au loin mais le son de ta voix m’est revenu ce matin car cette chronique, je te la dois bien&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges n’a pas manqué d’enthousiasme. Je lui ressemble un peu. En revanche, je préférerais ne pas finir comme elle. Bien qu’encore à notre époque, tout ne soit pas simple pour les langues bien &quot;pendues&quot;. Les femmes préférant ouvrir leurs bouches que dégrafer leurs soutiens gorges sont rangées illico dans la catégorie &quot;caractérielles&quot; ou deviennent : &quot;black listées&quot; - nouvelle expression de l’année. Très en vogue dans le milieu du spectacle.       <br />
              <br />
       Olympe, je ne suis pas certaine que ce monde d’aujourd’hui, &quot;moderne&quot; comme on dit, te plairait tant que cela si tu y trainais ta robe en taffetas. L’électricité a remplacé les chandelles, le clavier : la plume et les encriers, la langue française s’anglicise à la moindre contrariété, les laissés pour compte se comptent par millions, l’égalité homme femme n’a guère progressé et pourtant, en matière d’égalité, tu n’as pas lésiné avec ta déclaration des <span style="font-style:italic">&quot;droits de la femme et de la citoyenne&quot;</span>. (1791)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516168.jpg?v=1355901860" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      Ton nom, Olympe de Gouges, m’est apparu au Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Je ne te connaissais pas et voilà que je tombe, si j’ose dire, sur cette réflexion sur les hommes nègres. J’ai su d’emblée que j’allais beaucoup t’apprécier.       <br />
              <br />
       J’en reviens au présent et au Guichet Montparnasse. Au spectacle que j’ai vu l’autre soir.       <br />
       Voici donc ma nouvelle chronique avant cette fin du monde, annoncée le 21 décembre, quelques jours avant Noël. Voici mon cadeau déballé pour une citoyenne féministe enRagée.       <br />
              <br />
       Une grande dame dans un petit espace. Olympe de Gouges au Guichet Montparnasse. Elle mériterait bien le stade de France ou l’Olympia. Oui. L’Olympia pour Olympe fallait y penser !       <br />
       La vie est mal faite quand même ! Quand je pense qu’un pseudo comique désengagé a bénéficié d’un stade pour balancer des propos aussi gras que plats, aussi graveleux que vulgaires. Le monde a changé. Le pire, c’est que ce &quot;comique&quot;, personne ne peut le faire taire. Si cette fin du monde qu’on nous prédit est toujours d’actualité, la bonne nouvelle c’est qu’on en sera débarrassé.
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516174.jpg?v=1474701605" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      Pendant que le monde tremble à l’idée de se voir définitivement engloutit, Olympe de Gouges ressuscite. Au guichet Montparnasse vous en avez deux pour le prix d’une. Quand je dis qu’elle ressuscite, je ne raconte pas de cracks. Elle revient, sous les traits d’Annie Vergne d’abord. Vieillie. Quelques deux cents années plus tard, imaginez ! Elle a plutôt bonne mine pour quelqu’un qui a traversé les siècles. Elle atterrit dans un appartement où un jeune homme se prend la tête préparant une thèse sur les droits de la femme. Le théâtre est un lieu incroyable. Où tout devient possible, où tout devient crédible. Olympe surgit, l’homme bondit et se demande bien qui elle est, d’où elle vient et le calme renaît. Les femmes sont douées pour apaiser.        <br />
              <br />
       Olympe de Gouges. La femme qui tombe à pic. La femme qui vient de loin.        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La vie entre mes mains. Elle prend des risques. Ça n’est jamais, jamais en vain. D’aventure en aventure, elle poursuit son chemin. Elle prend la vie comme elle vient. Car elle croit au destin&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Je n’ai jamais accroché sur la série &quot;L’homme qui tombe à pic&quot;, mais je pique les paroles du générique, et toc !        <br />
              <br />
       Je reprends ma chronique. Clavier face à l’écran. J’irai moins vite avec de l’encre. Logique ! 
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516176.jpg?v=1355901861" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
     <div>
      Sur la scène du Guichet Montparnasse. Peu de décor, c’est toujours mieux pour profiter des acteurs.       <br />
       Il y a donc la vraie Olympe à qui, Juliette Stevez, comédienne très classe, donne toute sa grâce. Il y a Olympe, deux cents ans plus tard, incarnée par Annie Vergne, touchante. Puis ce beau et talentueux Ghislain Geiger à la voix délicieusement ensorceleuse.       <br />
              <br />
       Un trio délicat, impliqué et magistral, au service d’une femme, artiste indépendante et engagée.       <br />
       Aucun rapport, mais je pense à ce comique qui a sévi au Stade de France. J’imagine Olympe de Gouges lui adressant la parole et lui, incapable de dialoguer sans émettre une grossièreté. La célébrité fait mal au cœur. Quand on l’acquiert on perd neurones et notions de politesse. Une cure d’Olympe de Gouges vaut tous les coups de pieds aux fesses !       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges pourrait être une amie à moi. Sa plume est mon clavier. Son papier est mon écran. Sa colère est légitime, son combat héroïque. C’est bien qu’elle ressuscite un moment. Pour les hommes, ce soir-là, très présents.       <br />
              <br />
       Je saute une ligne et je reviens à Juliette. La comédienne qui incarne Olympe au XVIIIe siècle. Épatante. Émouvante. Captivante. Sidérante.       <br />
       C’est l’avantage des petites salles ça. La découverte. Vive Juliette ! Et je saute une ligne de nouveau. 
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516191.jpg?v=1355901861" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
     </div>
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      De Juliette à Olympe, d’Annie à Ghislain, je vais devenir schizo ! Ou sténo dactylo. En revanche, j’aurais galéré avec mon encrier !       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, je l’ai donc rencontrée par hasard au Mémorial dédié à la lutte négrière. Je longeais ce site assez incroyable, où s’entremêlaient aux mots : la pluie et le vent. Il ne faisait pas beau. Visiter un mémorial sous les gouttes, c’est bien. On s’y abrite en se cultivant. J’ai donc découvert à l’ombre de mon parapluie, le texte court mis en exergue.        <br />
              <br />
       Au théâtre du Guichet Montparnasse, la thèse de notre jeune homme a pris un nouveau tournant, progressivement les pages se sont noircies. Olympe, calmement, lui a tout dit.        <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.        <br />
       Chaud ? Mal à l’aise ? Agacé ?        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits&quot;. Article premier de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Olympe de Gouges – 1791.</span>       <br />
              <br />
       Dans le noir, j’ai regardé un homme assis non loin de moi. Il a soufflé deux ou trois fois.       <br />
       Impressionné ?       <br />
              <br />
       Olympe de Gouges, j’ai été ravie de vous rencontrer. Et de vous voir ressusciter, le temps d’un soir.       <br />
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       NOIR (ou black).
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     <div><b>"Olympe de Gouges porteuse d'Espoir"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5033753-7516195.jpg?v=1355901862" alt="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" title="Olympe de Gouges...  La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits" />
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      Texte : Annie Vergne et Clarissa Palmer.       <br />
       D’après les écrits d’Olympe de Gouges.       <br />
       Mise en scène : Annie Vergne.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Julien Séchaud.       <br />
       Avec : Ghislain Geiger (Sébastien), Juliette Stevez (Olympe de Gouges au XVIIIe siècle), Annie Vergne (Olympe vue par l’imaginaire de Sébastien).       <br />
       Et la participation d’Isabelle Delage, Julien Séchaud, Thierry Mouchian, Bruno Siame.       <br />
       Décor : Pierre Bailly.       <br />
       Musique originale : Nicolas Van Melle.       <br />
       Costumes : Clarissa Palmer.       <br />
       Affiche et bande son : Douzbb.       <br />
       A lire absolument : &quot;Olympe de Gouges, porteuse d’Espoir&quot; de Annie Vergne et Clarissa Palmer (version bilingue français et anglais), Collection Théâtre des 5 continents, Éditions de L’Harmattan.       <br />
              <br />
       Jusqu'au 22 décembre 2012.       <br />
       Jeudi et samedi à 19 h.       <br />
       Prolongations du 5 janvier au 13 avril 2013.       <br />
       Mercredi et samedi à 19 h.       <br />
       Succès - Reprise 2e Saison du 6 janvier au 5 avril 2014.       <br />
       (Relâches les 9 et 16 mars pour tournées en province).       <br />
       Prolongations du 11 janvier au 29 mars 2015 les dimanches à 15 h.       <br />
              <br />
       <b>Succès Prolongations.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 Septembre au 18 Décembre 2016.</span>       <br />
       Dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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