<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-06-16T05:43:23+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial</title>
   <updated>2026-04-20T16:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-colonel-Barbaque-une-passion-africaine-Un-seul-en-scene-ou-l-Afrique-existe-a-travers-le-recit-d-un-combattant_a4535.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96152296-67086127.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-21T09:58:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Basé sur un récit de Laurent Gaudé, Vincent Barraud incarne avec brio un militaire au soir de sa vie de combattant où les souvenirs refluent et où la parole devient la seule arme contre l'oubli et le ressenti.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67086127.jpg?v=1776693784" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Hamac de couleurs suspendu en fond de scène, qui dessine le mouvement d'un homme allongé à l'intérieur, comme celui d'une pirogue sur le fleuve Niger. Il est habillé lui aussi de couleurs, un harmonica à la bouche. Il en joue quand il ne parle pas. Comme en relais de ce qu'il dit. La voix est bien posée, forte. Le débit à l'entame du spectacle est assez lent, presque assoupi, en écho à sa position. Le récit de Laurent Gaudé se poursuivant, celle-ci change de tonalité pour devenir un flot aux contours variés. Le silence entoure la narration.       <br />
              <br />
       Cet homme est le colonel Barbaque (Vincent Barraud), nom de guerre africain de Quentin Ripoll, survivant des tranchées de la Grande Guerre. Il a fui la France pour le continent africain où il a combattu son ancien pays et sa morgue coloniale. Ni tout à fait d'Afrique, ni plus de France, cet apatride est dans une zone grise où ses souvenirs remontent à la surface d'un horizon où il était combattant d'Afrique aguerri contre les comptoirs français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67090022.jpg?v=1776693857" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Autre cadence, autre jeu, notre protagoniste se met debout. Il marche comme pour nous accompagner dans ses escapades, permettant de les faire vivre sur un espace de jeu réduit. Les pas et le cheminement de ceux-ci ont une trajectoire en forme de huit, donnant ainsi du rythme à celle-ci, comme en direction d'une marche vers un ailleurs.       <br />
              <br />
       La voix ondule sur plusieurs tempos et timbres, donnant une cadence à la narration. Le colonel Barbaque nous fait revivre ce qu'il a vécu. L'assise des mots est accompagnée par sa puissance vocale, son harmonica et ses mouvements. La voix est souvent haute, allant parfois jusqu'à la colère, habitée par des aventures qu'il a menées.       <br />
              <br />
       Il y a une vraie présence scénique. C'est un seul en scène dans un espace vide, pour reprendre le terme de Peter Brook, où, au travers de sa voix, de son corps et de ses déplacements, Vincent Barraud transforme un espace en cours d'eau et en chemin dans une forêt tropicale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67090046.jpg?v=1776693915" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Son costume fait entendre un bruitage avec ses poignets, des ourlets de matériau ocre qui se transforment en percussions quand il les agite, comme celui de sable crissant. Vincent Barraud nous emmène vers des rives africaines le long du fleuve Niger. Avec peu d'éléments, il nous transporte vers un horizon où le soleil brille d'un univers arraché à un oubli, celui d'une terre que l'on connaît trop bien pour l'avoir peut-être rêvée sans jamais l'avoir foulée.       <br />
              <br />
       Le jeu de lumières de Charly Thicot donne une chaleur et une couleur au récit de Laurent Gaudé. La lumière est légèrement froide au début, puis elle devient progressivement plus chaude quand le propos prend du volume et de l'ampleur. Notre personnage dessine à même le sol – avec, entre autres, une gourde portée à sa main avec laquelle il se désaltère parfois et un ensemble de deux colliers – un village où l'on peut imaginer un puits, une montagne au centre, des habitations et un double rempart tout autour de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Ainsi, vient se greffer au récit, la représentation d'un lieu qui invite les spectateurs et leur imagination à le rejoindre. Le seul en scène est bien incarné et le jeu de Vincent Barraud maîtrisé, avec lequel il réussit à faire vivre un personnage, le Colonel Barbaque, et un environnement, le fleuve Niger, dans un espace-temps où l'Ici et l'Ailleurs sont dans un même lieu.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le colonel Barbarque, une passion africaine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67090056.jpg?v=1776693952" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé.       <br />
       Mise en scène : Vincent Barraud et Joël Lokossou.       <br />
       Avec : Vincent Barraud.       <br />
       Création lumières : Charly Thicot.       <br />
       Par la Cie La Parole du Corps.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 13 mars au samedi 6 juin 2026.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h 30.       <br />
       À La Folie Théâtre, salle La Petite Folie, 6, rue de la Folie Méricourt Paris 11ᵉ.       <br />
       Tél. : 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="https://alafolietheatre.placeminute.com/event/seul-en-scene/le-colonel-barbaque-une-passion-africaine,47901.html?_locale=fr" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.folietheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; folietheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-colonel-Barbaque-une-passion-africaine-Un-seul-en-scene-ou-l-Afrique-existe-a-travers-le-recit-d-un-combattant_a4535.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie</title>
   <updated>2025-07-02T20:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Cendres-sur-les-mains-La-fureur-du-monde-revisitee-par-l-absurde-et-grande-poesie_a4283.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89693646-63379018.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-03T06:39:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux hommes, fossoyeurs de leur état, sont dans un pays dévasté par la guerre et brûlent les morts, dans toute l'absurdité de leur quotidien. Parmi eux, une femme, laissée pour morte, se relève. Après s'être demandé que faire, les deux hommes la nourrissent et prennent finalement soin d'elle. Puis, elle se joint à eux pour entretenir le bûcher, mais ne leur adresse pas la parole. Elle ne parle qu'aux morts. La rescapée apportera à ces deux hommes blasés beaucoup de poésie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89693646-63379018.jpg?v=1689763508" alt="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Il en est souvent ainsi des choses envahissantes et dramatiques de la vie dont on se dit qu'il doit être impossible de parler, tant elles sont terrifiantes, dont on se dit qu'il est impossible de les représenter : la disparition, le deuil d'un enfant, la maladie, le suicide, la guerre et ses désastres.       <br />
       Surtout elle, LA GUERRE !       <br />
              <br />
       Pourtant, au théâtre tout semble possible et peut l'être de façon radicale, à compter du moment où une mise à plat d'un texte exceptionnel côtoie l'intelligence scénographique d'un metteur en scène de génie et le talent de comédiens expérimentés.       <br />
              <br />
       C'est le cas de cette pièce de la Compagnie Le Théâtre De Demain, créée à l'initiative d'Alexandre Tchobanoff en 2021, qui va se jouer au Théâtre du Girasole. Comment ne pas ressortir de cette pièce profondément transformée avec un nouveau regard sur l'absurdité de la guerre et l'inexorable incapacité des hommes à mêler leurs voix respectives dans ces moments-là.       <br />
              <br />
       Car de tout temps, l'incapacité de dialogue est de mise entre celles et ceux qui font la guerre et celles et ceux qui la subissent. L'Ukraine en est malheureusement un exemple terrifiant encore aujourd'hui…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89693646-63379019.jpg?v=1689763601" alt="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Comment s'approprier ces histoires où la voix du traumatisme domine et où la brutalité du réel vous submerge ? Il doit y avoir une voie d'écriture pour approcher cela. C'est une entreprise risquée, mais elle est importante. La scène doit avoir cette ambition-là : celle de s'ouvrir aux fureurs du monde. Comment prêter sa voix à ces hommes et femmes-là, avec un ton juste ? Comment dire cette horreur ?&quot;</span>, Laurent Gaudé.       <br />
              <br />
       Une de ses traversées humaines abominables dont parle l'auteur, c'est notamment celle d'une femme kosovare dont il lira l'histoire dans Libération, rescapée d'un massacre de son village, jetée dans un camion sur des cadavres et qui ne pouvait plus respirer. Ce fait inconcevable, mais pourtant bien réel, lui inspirera cette pièce bouleversante. Le fils de cette femme venait d'être abattu, son corps se trouvait sur le sien, tout comme celui de sa fille. Quant à elle, elle vivra !        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mais à quoi ça sert de vivre à présent parce qu'ils les ont tous tués !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Face à de tels propos, ce sont en premier des images connues qui nous reviennent en mémoire, notamment celles du documentaire &quot;Nuit et Brouillard&quot;, film de 1956 dans lequel Alain Resnais documente l'abandon des camps nazis de Majdanek et Auschwitz. Ces images insoutenables ne nous ont jamais vraiment quittés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89693646-63379020.jpg?v=1689763626" alt="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Mais le théâtre n'a jamais été, n'est et ne sera jamais le cinéma ! Laurent Gaudé et Alexandre Tchobanoff le savent pertinemment et ce ne sont aucunement des charniers de corps entassés que cette pièce propose au public, mais une scénographie d'une intelligence fine et d'une sensibilité à couper le souffle dont on se dit que peut-être, l'appart de la vidéo n'apporte pas grand-chose tant le reste parle de lui-même.       <br />
              <br />
       &quot;J'ai été très heureux de découvrir votre travail et de voir ainsi vivre mes mots&quot;, Laurent Gaudé à Alexandre Tchobanoff en 2022.       <br />
              <br />
       À notre humble avis, l'auteur peut l'être, heureux, d'avoir découvert l'an dernier le travail de ce metteur en scène, car il s'agit là d'un moment de théâtre foudroyant, grossi sans doute à son extrême par les échos qu'il nous en fait, dû aux circonstances mondiales que l'on connaît toutes et tous.       <br />
              <br />
       Cette rescapée, intemporelle par sa présence face aux circonstances, interprète de façon bouleversante un chant aux accents inconnus et enterre les morts, inlassablement, avec des gestes doux, certes comme nos deux fossoyeurs, mais à bien y regarder, leurs univers réciproques ne se rejoindront jamais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89693646-63379021.jpg?v=1689774518" alt="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      L'interprétation, toute en forte sobriété de Prica Lona, est paradoxalement fluide face aux terribles circonstances, mais aussi face aux attitudes parfois clownesques de nos deux fossoyeurs. Immanquablement, elle transmet l'idée que décidément la guerre, ça ne devrait pas exister !       <br />
              <br />
       Coincés par leurs préoccupations réciproques, répétitives et harassantes, les deux hommes, interprétés avec grande justesse par Arnaud Charbonnier et Olivier Hamel, oscillent entre désespoir risible et absurde. Ces deux comédiens transmettent une grande complicité dès les premiers instants de leur présence sur scène et séduisent le spectateur qui se promet, une fois prochaine, de leur apporter du savon pour qu'ils puissent se débarrasser de l'odeur pestilentielle qui ne disparaît pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ça gratte sur les mains, ça démange !&quot;</span> Il n'y a pas de guérison possible pour eux. Pour la femme rescapée, tout semble néanmoins possible. Enterrer les morts pour finalement continuer à vivre.       <br />
       Le Théâtre du Girasole porte, en ce nouveau festival 2024, une pièce très riche et engagée qu'il ne fait absolument pas rater.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendres sur les mains"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89693646-63379022.jpg?v=1689774551" alt="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2025• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé.       <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Prisca Lona.       <br />
       Avec : Arnaud Carbonnier, Olivier Hamel, Prisca Lona.       <br />
       Lumières : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Costumes : Alexandre Tchobanoff, Prisca Lona.       <br />
       Scénographie : Alexandre Tchobanoff, Prisca Lona.       <br />
       Par la Cie "Le Théâtre de demain".       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les lundis, jeudis et samedis à 14 h 05.       <br />
       Théâtre du Girasole, 24 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 74 42.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/2025-3-a/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/" target="_blank">>> theatredugirasole.fr</a>       <br />
              <br />
       Cette pièce se joue en alternance avec la pièce "Dans la solitude des champs de coton" de Bernard-Marie Koltès qui est donc représentée les mercredis, vendredis et dimanches à 14 h 05.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Cendres-sur-les-mains-La-fureur-du-monde-revisitee-par-l-absurde-et-grande-poesie_a4283.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès</title>
   <updated>2025-07-01T19:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Dans-la-Solitude-des-champs-de-coton-Une-adaptation-organique-en-symbiose-extra-lucide-avec-le-texte-de-Koltes_a4279.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89664413-63361449.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-01T13:49:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une heure tardive de la nuit, le "Client" s'aventure dans l'obscurité d'un entrepôt désaffecté situé à la lisière de la ville, territoire du "Dealer" qu'il croise sur son chemin. Entre eux deux va s'instaurer un deal entre vendre et acheter… Mais quel est au juste l'objet de cet échange ? Ce face-à-face sous tension va, inéluctablement, lier le destin des deux protagonistes "dans l'infinie solitude de cette heure et de ce lieu".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361449.jpg?v=1751371006" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Certes, le théâtre, ce sont des mots, mais à bien y regarder, des corps aussi. Bien davantage. Des corps en rapport direct avec la sphère du monde et de ses choses qui nous guident pour être vivants ou en disparaître !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le corps est un signe vivant, un texte incarné dont chaque geste participe à l'élaboration du sens scénique&quot; (sic).</span> C'est, de toute évidence, ce biais particulier que le metteur en scène, Alexandre Tchobanoff, a choisi pour adapter cette pièce contemporaine incontournable de Bernard-Marie Koltès, approche tendue entre présence et effacement, force de &quot;la&quot; geste ou dimension plus feutrée et cotonneuse de celle-ci. Et il y est admirablement parvenu, en écho à ce que l'auteur lui-même en disait : <span style="font-style:italic">&quot;Il faut que le corps soit un lieu de tension extrême, un champ de bataille de la parole&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Avec du recul, nous avions déjà pu constater ce point particulier dans son adaptation des &quot;Cendres sur les mains&quot; de Laurent Gaudé, pièce dans laquelle Prisca Lona parvient aussi à porter le verbe d'un texte majeur tout en corps vocal. Elle y incarne, dans un mélange de force et de sobriété, une rescapée d'un champ de guerre, et son interprétation nous avait déjà profondément bouleversée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361452.jpg?v=1751371102" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Ici, aux côtés de sa partenaire, Justine Morel, son interprétation du Dealer n'en est pas moins fulgurante et férocement crue, toute habitée de tension lyrique et brute qui sublime la complexité du texte de Koltès.       <br />
              <br />
       Le parcours tourbillonnant d'Alexandre Tchobanoff, originaire de Bulgarie, artiste multiculturel et disciplinaire, directeur artistique du Théâtre de Sofia durant trois ans, appelé par la France en 1989 pour une mise en scène chorégraphiée à l'Opéra Garnier et formé dès l'enfance à la danse et à la musique, explique inévitablement cette dimension chorégraphique qu'il a su insuffler à ses deux comédiennes dont le jeu respectif, tout au long de la pièce, n'est pas sans rappeler le combat de deux félins prêts à en découdre.       <br />
              <br />
       C'est sensoriel, tendu, organique et remarquablement chorégraphié, en permanence &quot;sur le fil du rasoir&quot;, comme peuvent l'être les corps des danseurs chez qui l'intellect et l'émotion ne doivent pas s'opposer, mais bien plus être tissés par les corps. Uniquement par eux.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Tchobanoff, à laquelle la comédienne Prisca Lona est aussi partie prenante, se condense, à bien y regarder, comme un huis clos, et raconte de façon ingénieusement créative l'histoire des deux protagonistes avec, en toile de fond, la fureur de la ville qui jouxte le mystère d'un entrepôt abandonné, via une scénographie taillée au cordeau. C'est beau, à plusieurs niveaux, tant dans la forme et dans le fond.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361631.jpg?v=1751372050" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Ce n'est pas la première fois que nous assistons à une adaptation de cette pièce, mais nous pouvons affirmer haut et fort que c'est bien la première fois que sa substantifique moelle nous est apparue de manière clairvoyante et limpide en ayant su nous capturer en plein cœur.       <br />
              <br />
       Dans cette resplendissante joute oratoire aux allures de poème dramatico-philosophique, interprétée de mains de maître par les deux comédiennes, le thème du désir a réellement surgi sans avoir jamais bondi auparavant, désir dont, bien souvent, on ignore vraiment l'objet. &quot;Cet obscur objet du désir&quot;, flou et indicible, dont Lacan disait qu'il est le désir de l'autre avant tout.       <br />
              <br />
       Le Client, figure allégorique de cet échange commercial au cœur de la pièce et interprété très justement par Justine Morel, désire avant tout… désirer, mais passe son temps à nier ce même désir… Son jeu est porté par la voix haute et assurée de la comédienne, ainsi que par une grande intelligence expressive.       <br />
              <br />
       L'objet du désir n'est pas essentiel en lui-même, a dit Lacan. C'est avant tout un mouvement, une énergie et, en ce sens, Alexandre Tchobanoff l'a parfaitement saisi dans son parti pris &quot;chorégraphié&quot; et, encore une fois, puissamment organique. Les planches du théâtre servent aussi à cela : transcender la parole du dramaturge pour la porter au firmament d'un état qui peut aller jusqu'à le dépasser lui-même.       <br />
              <br />
       Dans ce très beau nouvel opus de &quot;La Solitude des champs de coton&quot; par Alexandre Tchobanoff et Prisca Lona, le texte de Koltès est sublimé, porté par des lumières et éclairages soignés et très expressifs, comme un troisième personnage. Par ailleurs, chacun des deux personnages est associé, à certains moments clés de la pièce, à un univers musical distinct, le Dealer par Mahler et le Client par Albert Ayler, figure centrale du free jazz au style incantatoire.       <br />
              <br />
       Soulignons enfin l'audace du metteur en scène dans le fait d'avoir choisi deux comédiennes aux allures plutôt androgynes, parti pris qui enveloppe le texte de Koltès d'une dimension politique pour le moins fine, dépourvue de clichés virils et convoquant ainsi ce qu'il y avait en effet à convoquer subtilement : l'être humain, l'homme ou la femme, dans leur ambiguïté intrinsèque face au désir.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans la Solitude des champs de coton"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89664413-63361687.jpg?v=1751372547" alt="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" title="•Off 2025• "Dans la Solitude des champs de coton" Une adaptation organique en symbiose extra-lucide avec le texte de Koltès" />
     </div>
     <div>
      Texte : Bernard-Marie Koltès       <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Avec : Prisca Lona et Justine Morel.       <br />
       Lumières : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Scénographie et costumes : Alexandre Tchobanoff et Prisca Lona.       <br />
       Musiques : Gustave Mahler et Albert Ayler.       <br />
       Par la Cie Le Théâtre de Demain.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les mercredis, vendredis et dimanches à 14 h 05.       <br />
       Théâtre du Girasole, 24 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 74 42.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/2025-3-b/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/" target="_blank">>> theatredugirasole.fr</a>       <br />
              <br />
       Cette pièce se joue en alternance avec la pièce "Cendres sur les mains" de Laurent Gaudé qui est donc représentée les lundis, jeudis et samedis à 14 h 05.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Dans-la-Solitude-des-champs-de-coton-Une-adaptation-organique-en-symbiose-extra-lucide-avec-le-texte-de-Koltes_a4279.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie</title>
   <updated>2024-06-30T18:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Cendres-sur-les-mains-La-fureur-du-monde-revisitee-par-l-absurde-et-grande-poesie_a3934.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80855850-58294485.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-09T17:58:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux hommes, fossoyeurs de leur état, sont dans un pays dévasté par la guerre et brûlent les morts, dans toute l'absurdité de leur quotidien. Parmi eux, une femme, laissée pour morte, se relève. Après s'être demandé que faire, les deux hommes la nourrissent et prennent finalement soin d'elle. Puis, elle se joint à eux pour entretenir le bûcher, mais ne leur adresse pas la parole. Elle ne parle qu'aux morts. La rescapée apportera à ces deux hommes blasés beaucoup de poésie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80855850-58294485.jpg?v=1689763508" alt="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Il en est souvent ainsi des choses envahissantes et dramatiques de la vie dont on se dit qu'il doit être impossible de parler, tant elles sont terrifiantes, dont on se dit qu'il est impossible de les représenter : la disparition, le deuil d'un enfant, la maladie, le suicide, la guerre et ses désastres.       <br />
       Surtout elle, LA GUERRE !       <br />
              <br />
       Pourtant, au théâtre tout semble possible et peut l'être de façon radicale, à compter du moment où une mise à plat d'un texte exceptionnel côtoie l'intelligence scénographique d'un metteur en scène de génie et le talent de comédiens expérimentés.       <br />
              <br />
       C'est le cas de cette pièce de la Compagnie Le Théâtre De Demain, créée à l'initiative d'Alexandre Tchobanoff en 2021, qui va se jouer au Théâtre du Girasole. Comment ne pas ressortir de cette pièce profondément transformée avec un nouveau regard sur l'absurdité de la guerre et l'inexorable incapacité des hommes à mêler leurs voix respectives dans ces moments-là.       <br />
              <br />
       Car de tout temps, l'incapacité de dialogue est de mise entre celles et ceux qui font la guerre et celles et ceux qui la subissent. L'Ukraine en est malheureusement un exemple terrifiant encore aujourd'hui…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80855850-58294486.jpg?v=1689763601" alt="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Comment s'approprier ces histoires où la voix du traumatisme domine et où la brutalité du réel vous submerge ? Il doit y avoir une voie d'écriture pour approcher cela. C'est une entreprise risquée, mais elle est importante. La scène doit avoir cette ambition-là : celle de s'ouvrir aux fureurs du monde. Comment prêter sa voix à ces hommes et femmes-là, avec un ton juste ? Comment dire cette horreur ?&quot;</span>, Laurent Gaudé.       <br />
              <br />
       Une de ses traversées humaines abominables dont parle l'auteur, c'est notamment celle d'une femme kosovare dont il lira l'histoire dans Libération, rescapée d'un massacre de son village, jetée dans un camion sur des cadavres et qui ne pouvait plus respirer. Ce fait inconcevable, mais pourtant bien réel, lui inspirera cette pièce bouleversante. Le fils de cette femme venait d'être abattu, son corps se trouvait sur le sien, tout comme celui de sa fille. Quant à elle, elle vivra !        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mais à quoi ça sert de vivre à présent parce qu'ils les ont tous tués !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Face à de tels propos, ce sont en premier des images connues qui nous reviennent en mémoire, notamment celles du documentaire &quot;Nuit et Brouillard&quot;, film de 1956 dans lequel Alain Resnais documente l'abandon des camps nazis de Majdanek et Auschwitz. Ces images insoutenables ne nous ont jamais vraiment quittés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80855850-58294487.jpg?v=1689763626" alt="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Mais le théâtre n'a jamais été, n'est et ne sera jamais le cinéma ! Laurent Gaudé et Alexandre Tchobanoff le savent pertinemment et ce ne sont aucunement des charniers de corps entassés que cette pièce propose au public, mais une scénographie d'une intelligence fine et d'une sensibilité à couper le souffle dont on se dit que peut-être, l'appart de la vidéo n'apporte pas grand-chose tant le reste parle de lui-même.       <br />
              <br />
       &quot;J'ai été très heureux de découvrir votre travail et de voir ainsi vivre mes mots&quot;, Laurent Gaudé à Alexandre Tchobanoff en 2022.       <br />
              <br />
       À notre humble avis, l'auteur peut l'être, heureux, d'avoir découvert l'an dernier le travail de ce metteur en scène, car il s'agit là d'un moment de théâtre foudroyant, grossi sans doute à son extrême par les échos qu'il nous en fait, dû aux circonstances mondiales que l'on connaît toutes et tous.       <br />
              <br />
       Cette rescapée, intemporelle par sa présence face aux circonstances, interprète de façon bouleversante un chant aux accents inconnus et enterre les morts, inlassablement, avec des gestes doux, certes comme nos deux fossoyeurs, mais à bien y regarder, leurs univers réciproques ne se rejoindront jamais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80855850-58294488.jpg?v=1689774518" alt="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      L'interprétation, toute en forte sobriété de Prica Lona, est paradoxalement fluide face aux terribles circonstances, mais aussi face aux attitudes parfois clownesques de nos deux fossoyeurs. Immanquablement, elle transmet l'idée que décidément la guerre, ça ne devrait pas exister !       <br />
              <br />
       Coincés par leurs préoccupations réciproques, répétitives et harassantes, les deux hommes, interprétés avec grande justesse par Arnaud Charbonnier et Olivier Hamel, oscillent entre désespoir risible et absurde. Ces deux comédiens transmettent une grande complicité dès les premiers instants de leur présence sur scène et séduisent le spectateur qui se promet, une fois prochaine, de leur apporter du savon pour qu'ils puissent se débarrasser de l'odeur pestilentielle qui ne disparaît pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ça gratte sur les mains, ça démange !&quot;</span> Il n'y a pas de guérison possible pour eux. Pour la femme rescapée, tout semble néanmoins possible. Enterrer les morts pour finalement continuer à vivre.       <br />
       Le Théâtre du Girasole porte, en ce nouveau festival 2024, une pièce très riche et engagée qu'il ne fait absolument pas rater.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendres sur les mains"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80855850-58294489.jpg?v=1689774551" alt="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2024• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé.       <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Prisca Lona.       <br />
       Avec : Arnaud Carbonnier, Olivier Hamel, Prisca Lona.       <br />
       Lumières : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Costumes : Alexandre Tchobanoff, Prisca Lona.       <br />
       Scénographie : Alexandre Tchobanoff, Prisca Lona.       <br />
       Par la Cie &quot;Le Théâtre de demain&quot;.       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 10. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre du Girasole,  24 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 74 42.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredugirasole.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Cendres-sur-les-mains-La-fureur-du-monde-revisitee-par-l-absurde-et-grande-poesie_a3934.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie</title>
   <updated>2023-07-20T12:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Cendres-sur-les-mains-La-fureur-du-monde-revisitee-par-l-absurde-et-grande-poesie_a3686.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74133865-51562695.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-19T12:07:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux hommes, fossoyeurs de leur état, sont dans un pays dévasté par la guerre et brûlent les morts, dans toute l'absurdité de leur quotidien. Parmi eux, une femme, laissée pour morte, se relève. Après s'être demandé que faire, les deux hommes la nourrissent et prennent finalement soin d'elle. Puis, elle se joint à eux pour entretenir le bûcher, mais ne leur adresse pas la parole. Elle ne parle qu'aux morts. La rescapée apportera à ces deux hommes blasés beaucoup de poésie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74133865-51562695.jpg?v=1689763508" alt="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Il en est souvent ainsi des choses envahissantes et dramatiques de la vie dont on se dit qu'il doit être impossible de parler, tant elles sont terrifiantes, dont on se dit qu'il est impossible de les représenter : la disparition, le deuil d'un enfant, la maladie, le suicide, la guerre et ses désastres.       <br />
       Surtout elle, LA GUERRE !       <br />
              <br />
       Pourtant, au théâtre tout semble possible et peut l'être de façon radicale, à compter du moment où une mise à plat d'un texte exceptionnel côtoie l'intelligence scénographique d'un metteur en scène de génie et le talent de comédiens expérimentés.       <br />
              <br />
       C'est le cas de cette pièce de la Compagnie Le Théâtre De Demain, créée à l'initiative d'Alexandre Tchobanoff en 2021, qui se joue actuellement au Théâtre des Carmes André Benedetto. Comment ne pas ressortir de cette pièce profondément transformée avec un nouveau regard sur l'absurdité de la guerre et l'inexorable incapacité des hommes à mêler leurs voix respectives dans ces moments-là.       <br />
              <br />
       Car de tout temps, l'incapacité de dialogue est de mise entre celles et ceux qui font la guerre et celles et ceux qui la subissent. L'Ukraine en est malheureusement un exemple terrifiant encore aujourd'hui…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74133865-51562698.jpg?v=1689763601" alt="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Comment s'approprier ces histoires où la voix du traumatisme domine et où la brutalité du réel vous submerge ? Il doit y avoir une voie d'écriture pour approcher cela. C'est une entreprise risquée, mais elle est importante. La scène doit avoir cette ambition-là : celle de s'ouvrir aux fureurs du monde. Comment prêter sa voix à ces hommes et femmes-là, avec un ton juste ? Comment dire cette horreur ?&quot;</span>, Laurent Gaudé.       <br />
              <br />
       Une de ses traversées humaines abominables dont parle l'auteur, c'est notamment celle d'une femme kosovare dont il lira l'histoire dans Libération, rescapée d'un massacre de son village, jetée dans un camion sur des cadavres et qui ne pouvait plus respirer. Ce fait inconcevable, mais pourtant bien réel, lui inspirera cette pièce bouleversante. Le fils de cette femme venait d'être abattu, son corps se trouvait sur le sien, tout comme celui de sa fille. Quant à elle, elle vivra !        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mais à quoi ça sert de vivre à présent parce qu'ils les ont tous tués !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Face à de tels propos, ce sont en premier des images connues qui nous reviennent en mémoire, notamment celles du documentaire &quot;Nuit et Brouillard&quot;, film de 1956 dans lequel Alain Resnais documente l'abandon des camps nazis de Majdanek et Auschwitz. Ces images insoutenables ne nous ont jamais vraiment quittés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74133865-51562941.jpg?v=1689763626" alt="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Mais le théâtre n'a jamais été, n'est et ne sera jamais le cinéma ! Laurent Gaudé et Alexandre Tchobanoff le savent pertinemment et ce ne sont aucunement des charniers de corps entassés que cette pièce propose au public, mais une scénographie d'une intelligence fine et d'une sensibilité à couper le souffle dont on se dit que peut-être, l'appart de la vidéo n'apporte pas grand-chose tant le reste parle de lui-même.       <br />
              <br />
       &quot;J'ai été très heureux de découvrir votre travail et de voir ainsi vivre mes mots&quot;, Laurent Gaudé à Alexandre Tchobanoff en 2022.       <br />
              <br />
       À notre humble avis, l'auteur peut l'être, heureux, d'avoir découvert l'an dernier le travail de ce metteur en scène, car il s'agit là d'un moment de théâtre foudroyant, grossi sans doute à son extrême par les échos qu'il nous en fait, dû aux circonstances mondiales que l'on connaît toutes et tous.       <br />
              <br />
       Cette rescapée, intemporelle par sa présence face aux circonstances, interprète de façon bouleversante un chant aux accents inconnus et enterre les morts, inlassablement, avec des gestes doux, certes comme nos deux fossoyeurs, mais à bien y regarder, leurs univers réciproques ne se rejoindront jamais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74133865-51563066.jpg?v=1689774518" alt="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      L'interprétation, toute en forte sobriété de Prica Lona, est paradoxalement fluide face aux terribles circonstances, mais aussi face aux attitudes parfois clownesques de nos deux fossoyeurs. Immanquablement, elle transmet l'idée que décidément la guerre, ça ne devrait pas exister !       <br />
              <br />
       Coincés par leurs préoccupations réciproques, répétitives et harassantes, les deux hommes, interprétés avec grande justesse par Arnaud Charbonnier et Olivier Hamel, oscillent entre désespoir risible et absurde. Ces deux comédiens transmettent une grande complicité dès les premiers instants de leur présence sur scène et séduisent le spectateur qui se promet, une fois prochaine, de leur apporter du savon pour qu'ils puissent se débarrasser de l'odeur pestilentielle qui ne disparaît pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ça gratte sur les mains, ça démange !&quot;</span> Il n'y a pas de guérison possible pour eux. Pour la femme rescapée, tout semble néanmoins possible. Enterrer les morts pour finalement continuer à vivre.       <br />
       Le Théâtre des Carmes André Benedetto, fondateur du Festival Off en 1963, fête cette année ses soixante ans et porte, en ce nouveau festival 2023, une pièce très riche et engagée qu'il ne fait absolument pas rater.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendres sur les mains"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74133865-51566179.jpg?v=1689774551" alt="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" title="•Off 2023• "Cendres sur les mains" La fureur du monde revisitée par l'absurde et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé.       <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Prisca Lona.       <br />
       Avec : Arnaud Carbonnier, Olivier Hamel, Prisca Lona.       <br />
       Par la Cie &quot;Le Théâtre de demain&quot;.       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 45. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre des Carmes André Benedetto, 6, place des Carmes, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 82 20 47.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredescarmes.com/" target="_blank">&gt;&gt; http://www.theatredescarmes.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Cendres-sur-les-mains-La-fureur-du-monde-revisitee-par-l-absurde-et-grande-poesie_a3686.html" />
  </entry>
</feed>
