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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !</title>
   <pubDate>Sat, 05 Aug 2017 12:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La 122e édition des Estivales de Bussang représente l'ultime saison d'été pour Vincent Goethals, à la tête du Théâtre du Peuple depuis septembre 2011, qui verra Simon Delétang, metteur en scène lyonnais, lui succéder dès cet automne. En attendant, deux nouvelles créations sont à l'affiche de cette cuvée 2017 : "La dame de chez Maxim… ou presque", une version revisitée de la pièce de Feydeau, agrémentée de quelques "tubes" d'Offenbach, et "En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas" de Steve Gagnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16287031-21180171.jpg?v=1501868660" alt="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" title="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" />
     </div>
     <div>
      Pour sa sixième et dernière année à la direction du Théâtre du Peuple, Vincent Goethals a voulu placer les Estivales 2017 sous le signe des retrouvailles en faisant appel aux comédiennes et comédiens qui ont marqué ses précédentes créations* à Bussang, et en les réunissant dans les deux nouvelles propositions artistiques à l'affiche cet été ; ainsi que les auteurs qu'il a mis en scène durant son mandat avec un &quot;week-end des auteurs&quot; qui a eu lieu les 29 et 30 juillet.       <br />
              <br />
       Monter Feydeau est loin d'être simple et éviter les écueils qui peuvent émerger de l'apparente facilité mécanique de ses comédies n'est pas donné à tout le monde. En même temps, son œuvre en général - et &quot;La dame de chez Maxim&quot; en particulier - est une étonnante réserve de joyeusetés burlesques, de pirouettes insensément osées (pour l'époque), d'imbroglios improbables ou inextricables, d'effets comiques rédempteurs, de portraits acidulés, parfois caustiques, et de situations au grotesque bourgeois, mis à la disposition de tout metteur en scène sachant en découvrir l'existence et en exploiter les potentialités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16287031-21180260.jpg?v=1501869562" alt="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" title="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" />
     </div>
     <div>
      Vincent Goethals est de ceux-là, prenant en plus le parti d'affuter la pièce par quelques légères coupes dans le texte afin de la rendre plus saillante dans ce qu'elle a de vif et de comique dans ses situations et d'impertinent dans ses portraits de bourgeois sans millésime… d'hier, d'aujourd'hui ou de demain. Et pour inviter un autre insolent à la table des douces contestations artistiques, il agrémente sa mise en scène de quelques interventions chantées puisées dans le top 50 d'Offenbach, un contemporain de Feydeau qu'il ne connut pas mais qui avait vocation à son amitié.       <br />
              <br />
       De là naît un spectacle à l'objectif clairement défini d'amuser et de faire rire le public. Celui-ci acquiesce devant tant de légèreté aérienne, à la consistance d'une délicieuse chantilly vaudevillesque où la moindre subtilité des répliques et des bons mots est mise en valeur. Un rythme diabolique est insufflé par l'enchaînement dynamique des scènes, maintenu sans baisse de régime, et le mécanisme des quiproquos est magnifiquement utilisé, avec des rouages parfaitement huilés qui gagnent ses chevaux à l'endurance. Les comédiens, pro comme amateur, assurent, avec enthousiasme et générosité, le jeu impétueux que sollicite la &quot;partition&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16287031-21180287.jpg?v=1501869626" alt="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" title="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" />
     </div>
     <div>
      L'utilisation du fond de scène ouvrant par Vincent Goethals est bluffante de beauté et de pertinence (voir photo). Dans le cadre naturel au hêtre centenaire, kiosque à musique en premier plan et, en plan forestier, déambulation musicale, vocale et festive en célébration de mariage. Usant de l'intelligente union entre opérette et vaudeville, les artistes confirmés ou non chantent et jouent au diapason, avec un plaisir non feint et communicatif, soutenus par une petite formation orchestrale guillerette et efficace, tous ensemble officiant dans le but avéré de divertir.       <br />
              <br />
       Et le résultat est là… Les spectateurs sont conquis, l'après-midi s'est déroulé comme il se doit dans une ambiance de fête théâtrale, joyeuse et ouverte à tous… Vincent Goethals a fait sienne la volonté de Maurice Pottecher, celle de faire un théâtre par le peuple, pour le peuple.       <br />
              <br />
       *<span style="font-style:italic">Pour &quot;La dame de chez Maxim… ou presque !&quot;, grand spectacle de l’après-midi, mêlant amateurs et professionnels, c'est l'équipe de &quot;l'Opéra de quat' sous&quot;, qui a enchanté l'été 2015 pour les 120 ans du théâtre, qui assure la distribution pro.       <br />
       Le soir, dans &quot;En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas&quot;, l'interprétation est assurée par les deux jeunes amoureux de &quot;Caillasses&quot;(été 2012) ainsi que l’inoubliable famille de &quot;Small Talk&quot; (été québécois 2014).</span>       <br />
              <br />
       <b>À suivre : &quot;En dessous de vos corps, je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas&quot; de Steve Gagnon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16287031-21180296.jpg?v=1501869683" alt="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" title="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" />
     </div>
     <div>
      <b>Rappel historique :</b>       <br />
       Imaginé par Maurice Pottecher et construit en 1895 (au départ une seule scène couverte), le Théâtre du Peuple de Bussang a ceci de particulier qu'il véhicule depuis l'origine une utopie humaniste et poétique inscrite en écorce d'arbre, comme un mémento perpétuel, de part et d'autre du manteau d'arlequin : &quot;Par l'Art, pour l'Humanité&quot;. Les autres particularités qui ont fait sa renommée mondiale sont son fond de scène s'ouvrant de façon spectaculaire sur la forêt et sa conception en bois en manière de coque de vaisseau renversée. Celui-ci perpétue également une tradition voulue par le créateur des lieux consistant à monter chaque été des pièces où jouent ensemble acteurs professionnels et amateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La dame de chez Maxim… ou presque !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16287031-21181131.jpg?v=1501876062" alt="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" title="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Georges Feydeau.       <br />
       Lyriques ajoutés : Jacques Offenbach.       <br />
       Adaptation : Marie-Claire Utz et Vincent Goethals.       <br />
       Mise en scène : Vincent Goethals.       <br />
       Assistant à la mise en scène : François Gillerot.       <br />
       Direction musicale : Gabriel Mattei.       <br />
       Travail vocal : Mélanie Moussay.       <br />
       Chorégraphe : Arthur Perole.       <br />
       Scénographie : Benoit Dugardyn.       <br />
       Lumières : Philippe Catalano.       <br />
       Costumes : Dominique Louis, assistée de Sohrab Kashanian.       <br />
       Maquillages et coiffures : Catherine Nicolas.       <br />
       Avec : Sébastien Amblard, Frédéric Cherboeuf, Rosine Chouinard, Valérie Dablemont, François Gillerot, Mélanie Moussay, Marc Schapira.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16287031-21186000.jpg?v=1501929427" alt="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" title="Quand Vincent Goethals convie Feydeau et Offenbach à la même table… chez Maxim !" />
     </div>
     <div>
      Et : Jean-Louis Apprederisse, René Bianchini, Patrice Caray, Fannie Delobelle, Pascale D’Ogna, Olivier Dormoy, Éric Garcia, Maya George, Chantal Gobert, Catherine Littner, Raphaël Maret, Céline Véron.       <br />
       Musiciens : Aurélie Diebold (violoncelle), Gabriel Mattei (accordéon), Philippe Fondard (contrebasse), Barbara Walter (violon), Olivia Grappe (flûte) et Thomas Griessmann (clarinette).       <br />
       Durée : 2 h 40 (avec entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 juillet au 27 août 2017.</span>       <br />
       Estivales 2017 - Une saison de retrouvailles.       <br />
       Juillet : vendredi au dimanche à 15 h. Août : mercredi au dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Peuple, Bussang (88), 03 29 61 50 48.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredupeuple.com" target="_blank">&gt;&gt; theatredupeuple.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16287031-21180287.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-Vincent-Goethals-convie-Feydeau-et-Offenbach-a-la-meme-table-chez-Maxim-_a1893.html</link>
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   <title>Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond</title>
   <pubDate>Fri, 12 Aug 2011 13:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Magie des mots, magie des images, magie des corps, magie de la visualisation numérique, le "Cabaret Spectral" créé par Pierre Guillois donne une nouvelle dimension stellaire et féérique au Théâtre du Peuple de Bussang. L'utopie artistique voulu par Maurice Pottecher entre dans l'ère numérique du XXIe siècle avec une grâce chorégraphique et verbale intemporelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3194281-4569425.jpg?v=1313148208" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      De cabaret, il est bien évidemment question, de celui qui réunit des artistes d'horizons et d'arts différents. Ici sont convoqués, dans ce grand fracas onirique et avant-gardiste, subtile mélange d'objets et de couleurs :       <br />
       - le comédien Dominique Parent, tentant, tel un équilibriste, de &quot;dresser&quot; les mots issus de la dentelle aiguisée et percutante des textes de Valère Novarina ;       <br />
       - la soprano colorature Sevan Manoukian habillant de sa puissance vocale l'espace spectral, naviguant entre vagues hystériques et langoureuses sur les phrasés musicaux d'un Purcell, Gounod ou, plus frivole, d'un Moïse Simons et son &quot;Sous les palétuviers&quot; ;       <br />
       - le jongleur Adrien Mondot, dompteur de balles, funambule gestuel sur la corde invisible de sa chorégraphique numérique, cage virtuel d'une danse fluide et universelle où les entrechats aériens se marient aux bulles lumineuses suspendues par son art du cirque maîtrisé ;       <br />
       - le gymnaste alsacien Younesse El Hariri, léger et astral &quot;monsieur muscle&quot;, volant d'un bond équestre du cheval d'arçon aux barres parallèles, mariant - avec une souplesse féline - acrobaties aux mouvements affutés et &quot;port aristocratique&quot; de Soprano ;       <br />
       - l'énigmatique et talentueux percussionniste Benjamin Sanz, magicien percutant aux rythmes entêtants et envoûtants, soudant parfois en ondes sonores saccadées la réalité à la virtualité, le tempo à la matière esthétique des trames lumineuses digitalisées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3194281-4569556.jpg?v=1313151262" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      À la palette numérique virtuose, Claire Bardainne est la sixième artiste donnant tout son sens &quot;spectral&quot; au cabaret, jouant (en projection vidéo) sur le grand tulle transparent la chorégraphie informatique et stellaire de nébuleuses lettrées, de courbes sinusoïdales modélisées et de fragmentations de points bulles à la grâce exquise créés par Adrien Mondot.       <br />
              <br />
       Ici, ce ne sont pas les artistes qui suivent les déplacements des représentations virtuels mais, au contraire, les lettres, mots et points qui, dans une cinématique incroyablement gracieuse et fluide, entrent dans le jeu du jongleur, du gymnaste en élégantes cascades de pluies littéraires, mathématiques ou en taquines phrases improbables ou probables. Parfois, la virtualité se joue d'humour et d’espièglerie, notamment avec &quot;Le Présentateur&quot; (Dominique Parent), casant ses pirouettes novarinesques dans un irréel cadre blanc farceur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3194281-4569575.jpg?v=1313151702" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      Tous ces artistes rassemblés n'ont a priori rien en commun et aucun fil conducteur dicible ne nous guide dans ce cabaret surréaliste et esthétique. Pourtant, pour sa dernière création à Bussang, Pierre Guillois (qui arrive au terme de son deuxième mandat à la direction du Théâtre du Peuple) a réussi à créer un &quot;objet artistique&quot; hors du commun, à la fois déroutant et terriblement original qui emmène les spectateurs dans un univers onirique où l'illusion virtuelle mêlée à la réalité des arts spectaculaires nous renvoient à l'imaginaire fantastique et merveilleux de notre enfance.        <br />
              <br />
       L'alchimie fonctionne et la succession de tableaux ludiques et visuellement réussis construit un spectacle où chacun ressort les yeux plein d'étoiles, et ce &quot;Grand fracas issus de rien&quot; imaginé par Pierre Guillois nous laisse sous l'emprise d'agréables vapeurs poétiques et, dans la tête, une vision riche et colorée d'un cabaret spectral... étonnamment avant-gardiste mais déjà riche de son futur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand fracas issu de rien, Cabaret spectral"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3194281-4569601.jpg?v=1313152419" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      (Vu le 3 août 2011)       <br />
       Création collective.       <br />
       Concept : Pierre Guillois.       <br />
       Assistanat artistique : Stéphanie Chêne.       <br />
       Avec : Dominique Parent (Jeu), Sevan Manoukian (Chant), Younesse El Hariri (Gymnastique), Benjamin Sanz (Percussions), Adrien Mondot (Jonglage et informatique).       <br />
       Chorégraphie informatique pour Adrien Mondot : Claire Bardainne.       <br />
       Scénographie numérique : Adrien Mondot et Claire Bardainne.       <br />
       Dominique Parent interprète des textes de Valère Novarina.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle les 3, 4, 5, 6, 10, 11, 12, 13, 17, 18, 19, 20, 24, 25, 26, 27 août 2011.</span>       <br />
       Horaire : 20 h 30. Durée : 1 h 30.       <br />
       Reprise prévue en 2012 au Quartz, Scène nationale de Brest.       <br />
              <br />
       <b>Bussang 2011.</b>       <br />
       Théâtre du Peuple Maurice Pottecher, Bussang (88).       <br />
       Du 14 juillet au 27 août 2011.       <br />
       Tél. : 03 29 61 50 48. <a class="link" href="http://www.theatredupeuple.com" target="_blank">theatredupeuple.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3194281-4569425.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Jongleurs-de-mots-jongleur-de-balles-de-la-diva-au-gymnaste-il-n-y-a-qu-un-bond_a285.html</link>
  </item>

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   <title>Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, "Par l'art pour l'humanité"</title>
   <pubDate>Sat, 23 Jul 2011 10:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Telle est la devise inscrite de part et d'autre du cadre de scène du théâtre de Maurice Pottecher à Bussang, à laquelle on peut ajouter cette autre, qui sera tout aussi fondatrice de l'utopie humaniste et poétique chère à ce jeune poète vosgien qui, en 1895, créa le Théâtre du Peuple : "Pour le Peuple, par le Peuple".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3153292-4507424.jpg?v=1313147069" alt="Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, "Par l'art pour l'humanité"" title="Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, "Par l'art pour l'humanité"" />
     </div>
     <div>
      Entre Gérardmer et Belfort, au cœur de ce qui est aujourd'hui le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, naît en 1867 celui que Paul Puaux associera à Jean Vilar et Firmin Gémier et, parlant des trois hommes, dira : <span style="font-style:italic">&quot;Il s'agit d'une généalogie. Une véritable lignée d'hommes qui - d'une façon générale – ont eu une réflexion sur le théâtre et adopté des pratiques dont je pense d'ailleurs qu'il est urgent de les ressusciter, de les retrouver, ne serait-ce que parce qu'elles font parties, peut-être, d'une certaine modernité aujourd'hui&quot;.</span>       <br />
              <br />
       L'aventure artistique et théâtrale de Maurice Pottecher prend sa source dans l'écriture lorsqu'à 17 ans, il rencontre André Suarès au collège Sainte-Barbe à Paris. C'est le début d'une longue amitié et l'occasion de publier ses premiers poèmes, &quot;Rimes perdues&quot;, sous le pseudonyme de Claude Alitte. Les deux poètes partagent une même largeur de vues dans l'appréhension de la nature humaine et ont une admiration commune pour Goethe. Face aux transformations du monde moderne – les horreurs des totalitarismes comme la libération des ségrégations -, ils feront preuve de lucidité et d'indépendance d'esprit face aux idéologies et aux modes. Pour Suarès, cela s'exprimera par un travail d'essayiste et sa participation, à partir de 1912, à La Nouvelle Revue française (NRF), avec André Gide, Paul Claudel et Paul Valéry. Pour Pottecher, cela passera par la volonté d'engager une action de &quot;réforme&quot; (plutôt un renouvellement) du théâtre, en créant notamment le Théâtre du Peuple qui devait répondre à deux exigences en étant à la fois populaire et décentralisé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3153292-4507472.jpg?v=1311572547" alt="Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, "Par l'art pour l'humanité"" title="Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, "Par l'art pour l'humanité"" />
     </div>
     <div>
      Les rencontres qu'il fera tout au long de sa vie entretiendront ses convictions. Durant ses années à Paris, il rencontre et fréquente Jules Renard, Paul Claudel, Léon Daudet (et ses &quot;Jeudis littéraires&quot; dans la maison de son père, Alphonse), Romain Rolland, etc. Il se liera également avec Lucien Michelot, maître de chapelle de Notre-Dame-des-Champs, qui lui écrira de nombreuses partitions musicales pour le Théâtre du Peuple. C'est à cette époque qu'il fait la connaissance d'une jeune actrice très prometteuse du Théâtre d'Art de Paul Fort, Georgette Camée - de son vrai nom Camille de Saint-Maurice -, qui deviendra sa femme en 1894. Elle aura un rôle central dans &quot;l'aventure théâtrale&quot; de son mari en jouant pendant près de cinquante ans à Bussang et en inculquant les rudiments du jeu aux amateurs participant chaque année aux spectacles.       <br />
              <br />
       La passion pour le théâtre va traverser la vie de Maurice Pottecher et en sera une constante. Dès 1892, alors rédacteur à <span style="font-style:italic">L’Écho de Paris</span> et chroniqueur musical et théâtral à <span style="font-style:italic">La République Française</span>, il décide de donner une représentation du &quot;Médecin malgré lui&quot; de Molière à Bussang à l'occasion du Centenaire de la République. Trois ans plus tard, en juin, Jules Renard est son invité dans sa villa de Gérardmer. En juillet, Maurice Pottecher écrit &quot;Le diable marchand de goutte&quot; qui sera joué le 1er septembre à Bussang, inaugurant la première saison du Théâtre du Peuple. Sa femme (prenant le pseudo de Camm), abandonnera sa carrière parisienne et se consacrera désormais à l’œuvre de son mari. Ainsi, à partir de 1895, les représentations estivales se succéderont, seulement interrompues durant les périodes de guerres. Le Théâtre du Peuple, à l'origine à ciel ouvert, deviendra un théâtre en bois (des Vosges) en 1921, pouvant accueillir 800 spectateurs.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, le Théâtre du Peuple, dans son beau bâtiment en bois classé Monument Historique depuis 1975, est connu dans le monde entier et accueille les metteurs en scène (et directeurs artistiques) les plus prometteurs de leur génération. En 1946, Maurice Pottecher confie la direction artistique à Pierre Richard-Willm qui entretiendra le répertoire &quot;Pottecher&quot; jusqu'en 1970. Yanek lui succède pour 2 saisons. L'arrivée en 72 de Tibor Ergevari marque l'ouverture à un autre répertoire et ainsi Shakespeare, Molière, Labiche ou Hugo se retrouveront dans la programmation. La création contemporaine trouve elle aussi sa place avec les successeurs de Tibor. Ainsi Pierre Diependale, Pierre Étienne Heymann et, plus récemment, François Rancillac, Philippe Berling, Jean-Claude Berutti, Christophe Rauck, Pierre Guillois (cette année) programment des textes d'auteurs contemporains : Olivier Py, Giovanna Marini, Marion Aubert, Peter Handke, etc.       <br />
        (à suivre...)       <br />
              <br />
       <span class="u">Bibliographie</span>       <br />
       <b>&quot;Les Vosges - Au pays de Maurice Pottecher&quot;</b>, Les beaux livres du patrimoine - Casterman.       <br />
       Auteurs : Pierre Chan, Anne Hautecœur, Pierre Pelot, Pierre Voltz.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux pièces à l'affiche pour la 116e édition</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3153292-4509440.jpg?v=1313147036" alt="Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, "Par l'art pour l'humanité"" title="Théâtre du Peuple Maurice Pottecher de Bussang, "Par l'art pour l'humanité"" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Le Brame des biches&quot;, Tragi-comédie industrielle.</b>       <br />
       Texte : Marion Aubert.       <br />
       Mise en scène : Pierre Guillois, assisté de Sandrine Pirès.       <br />
       Décor et accessoires : Philippine Ordinaire.       <br />
       Costumes : Axel Aust.       <br />
       Son : Grégoire Harrer.       <br />
       Lumières : Jean-Yves Courcoux.       <br />
       Avec : Christophe Caustier, Agathe L’Huillier, Jean-Paul Muel, Jean Benoit Souilh.       <br />
       Et les comédiens amateurs du Théâtre du Peuple : Frédéric Balland, Hugo Botter, Mathilde Burr, Christophe Dagonnet, Matthieu Delmonte, Éric Garcia, Camille Ferrand, Marie-Claire Fuchs, Élisabeth Glardon, Olivier Horiot, Joseline Huchette, Christiane Lallemand, Michèle Lautrey, Jean-Claude Luçon, Jean Martin, Marie-France Thomas, Béatrice Willaume.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle les 14, 16, 17, 23, 24, 30, 31 juillet 2011 ; les 4, 5, 6, 7, 10, 11,12, 13, 14, 17, 18, 19, 20, 21, 24, 25, 26, 27 août 2011</span>.       <br />
       Horaire : 15 h. Durée : 2 h 30 avec entracte.       <br />
              <br />
       Tandis que les ouvriers triment, Mathilde, l’épouse du grand manufacturier, s’ennuie. Alors que les bourgeois s’adonnent à l’adultère, Clara l’ouvrière voit sa pauvre vie se dévider comme une bobine. Nous sommes en 1890 et des poussières, à l’âge d’or de l’industrie textile dans les Vosges. Les grèves éclatent, l’amour s’ébat, la vie déborde au milieu d’une misère sans nom. Amertume et passion font la navette dans cette saga fantaisiste où les femmes s’entichent de liberté et clament leur appétit de vivre à cor et à cri.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Près de 40 acteurs et figurants, professionnels et amateurs, nous embarquent dans cette pièce turbulente. Dans le cadre magique du théâtre en bois, la troupe joue, en guise de fresque historique, une comédie de mœurs des plus fantasques où les grandes émotions le disputent aux situations les plus drolatiques.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Grand fracas issu de rien&quot;, Cabaret spectral.</b>       <br />
       Création collective.       <br />
       Concept : Pierre Guillois.       <br />
       Assistanat artistique : Stéphanie Chêne.       <br />
       Avec : Dominique Parent (Jeu), Sevan Manoukian (Chant), Younesse El Hariri (Gymnastique), Benjamin Sanz (Percussions), Adrien Mondot (Jonglage et informatique).       <br />
       Chorégraphie informatique pour Adrien Mondot : Claire Bardainne.       <br />
       Scénographie numérique : Adrien Mondot et Claire Bardainne.       <br />
       Dominique Parent interprète des textes de Valère Novarina.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle les 3, 4, 5, 6, 10, 11, 12, 13, 17, 18, 19, 20, 24, 25, 26, 27 août 2011.</span>       <br />
       Horaire : 20 h 30. Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Soirée hypnotique emportée par des artistes insensés capables du merveilleux comme du rire ! Théâtre, chant, acrobatie s’amourachent et s’enlacent pour mieux nous faire vaciller. Ici un jongleur des mots, là un dresseur de balles et une hystérique soprano, là-bas un athlète assez costaud. Tous s’en donnent à cœur joie, exhibent leur faconde, leur talent, leurs biscotos. Ils visent le vertige, cherchent les frissons, quêtent l’ébahissement, l’étourdissement. Seuls les comas ne sont pas garantis !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Avec des textes de Valère Novarina, des airs de Purcell, Gounod, Bernstein… sur des anneaux, barre fixe et cheval d’arçon, à coup de percussions pour faire danser le tout, ces artistes virtuoses vous promettent un cabaret fou et périlleux, un moment suspendu dans l’atmosphère enchanteresse du Théâtre du Peuple.</span>       <br />
              <br />
       <b>Bussang 2011.</b>       <br />
       Théâtre du Peuple Maurice Pottecher, Bussang (88).       <br />
       Du 14 juillet au 27 août 2011.       <br />
       Tél. : 03 29 61 50 48. <a class="link" href="http://www.theatredupeuple.com" target="_blank">theatredupeuple.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3153292-4507424.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Theatre-du-Peuple-Maurice-Pottecher-de-Bussang-Par-l-art-pour-l-humanite_a257.html</link>
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