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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-10T18:19:22+02:00</dc:date>
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   <title>"900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jan 2025 08:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une recréation d'un spectacle in situ qui avait été construit en 2021 par le chorégraphe Némo Flouret. Sa démarche est de faire une immersion dans des espaces physiques qui ne se rattachent pas à des lieux de représentation. Dans des performances disséminées, la scénographie se fait jour au fil de l'eau dans un cadre qui définit progressivement une relation entre l'acte artistique et le regard spectateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788153.jpg?v=1735661410" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un grand espace, tous debout à déambuler. Il y a par intermittence du silence, des lumières et de la musique. Puis, à tour de rôle, des artistes en solo, duo puis en trio, engagent, de façon séparée, leur partition. Ils apparaissent furtivement dans une foule où les gens marchent, stationnent, attendent. Quand les interprètes s'animent de mouvements et/ou se déplacent, le public se répartit en petits groupes autour de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Les regards deviennent fixes et focalisés sur chacun d'entre eux. Ils sont dans une performance solitaire, reliés les uns aux autres par une multitude de personnes qui se positionnent par rapport à eux lorsque ceux-là font une gestique. Libre à chacun de les regarder, de les observer, de les ignorer ou de les louper, car non situés au bon endroit et au bon moment. Elle ne dure que quelques instants, juste le temps d'effectuer un déplacement rapide suivi d'une gestuelle, à dessein, peu gracieuse, pour ensuite disparaître ou être suivis par d'autres danseurs ailleurs dans la salle.       <br />
              <br />
       Les gens peuvent être perturbés ou dubitatifs par une disposition de l'espace qui leur est imposée… où c'est à eux d'être attentifs à tout déplacement vif qui peut être découvert sur le tard, car disséminé parmi eux. Ils peuvent être pris à rebrousse-poil, l'art étant diffus et non délimité dans une aire bien précise. Ils sont toutefois compris dans cette performance, devenant eux-mêmes spect-acteurs, de gré, mais à leurs dépens, de ce qui se joue autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788154.jpg?v=1735661439" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Les gestuelles peuvent être suspendues, comme pour l'un des danseurs quand il prend sa jambe en hauteur, le genou replié. Elles peuvent être aussi au sol, dans un mouvement rapide et bref. La performance est disséminée aux quatre coins de la salle, reliée toutefois par un même rythme et une même dynamique en tension.       <br />
              <br />
       La représentation prend réellement forme avec la délimitation d'une scène faite par les interprètes qui convient le public à prendre place autour d'eux. Le spectacle advient à ce moment-là, dans le sens que nous lui donnons communément, avec ses repères d'un lieu scénique autour d'un public et des artistes repérés comme tels, alors qu'auparavant, tout se jouait dans une affluence où chacun était relié à personne. Le seul lien, entre quelques personnes devenues un instant spectateurs d'une même gestuelle, était effectué par les danseurs qui prenaient en compte, dans leurs trajets, la foule qui déambulait ou stationnait afin de ne pas la bousculer.       <br />
              <br />
       À l'entame, la délimitation entre public et artistes n'est pas spatiale, mais d'allures et de formes par les gestiques effectuées par ceux-ci. Ensuite, les gens se considèrent dans ce pour quoi ils sont attendus, à savoir une assistance. Ceci est posé quand les interprètes mettent une distance en disposant en cercle l'affluence autour d'eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788273.jpg?v=1735661539" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans un schéma inversé avec des artistes qui s'immiscent dans une foule pour faire de celle-ci un public et délimiter une scène, alors que, dans le système de production, l'assistance est déjà définie et située, et sa disposition scénique agencée.       <br />
              <br />
       Dans un premier temps, les danseurs existent par leurs gestes et gestiques pour se démarquer de la foule. Dans un deuxième temps, la démarcation est spatiale avec un public installé en cercle et trouvant enfin ses repères. Ainsi, la recherche de balises dans les deux cas, avec les artistes par rapport à l'affluence et les gens en fonction de ce qui se passe autour d'eux, crée un référentiel permettant le spectacle dans l'acceptation commune du monde industriel qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       Et pourtant, le couple danse et la représentation a toujours eu lieu, dès les premiers instants et la première gestique. Némo Flouret bouscule les codes artistiques en faisant d'un lieu, ressemblant presque à une usine désinfectée, un cadre dans lequel l'art s'impose en intégrant une foule dans son univers. Les interprètes jouent avec les ombres et les lumières, portant parfois les secondes du sol jusqu'à leurs torses. De longs voiles gris-beige sont mis en exergue, sur lesquels des inscriptions au marqueur sont effectuées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788275.jpg?v=1735661477" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      La création est assez déroutante au début, du fait de la diffusion éparse de la chorégraphie dans un public qui peut ne pas avoir encore bien pris ses marques. Dans cette frontière floue entre acteurs et public, Némo Flouret bouscule ce qui fait art comme processus créateur d'un système en le mettant en dehors de tout pré-carré. Se retrouver dans un endroit, sans scène apparente, face à des gens éparpillés autour d'artistes qui interviennent par surprise, c'est déréglé le système de représentativité du 6ᵉ art comme l'avait fait, bien autrement et dans un autre contexte, Peter Brook (1925-2022) dans ses différents voyages en déposant à même le sol, dans n'importe quel endroit, un tapis pour délimiter une scène.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;900 jours passés au XXe siècle&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"900 Something Days Spent in the XXth Century" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85250260-60788279.jpg?v=1735661504" alt=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" title=""900 Something Days Spent in the XXth Century"… L'art réincarné" />
     </div>
     <div>
      Initié par Némo Flouret.       <br />
       Créé et interprété par : Régis Badel, Eli Cohen, Synne Elve Enoksen, Némo Flouret, Rafa Galdino, Tessa Hall, Philomène Jander, Zoé Lakhnati, Camille Legrand, Iris Marchand, Jean-Baptiste Portier, Margarida Marques Ramalhete, Solène Wachter, Wan-Lun Yun.       <br />
       Conception lumières : Max Adam.       <br />
       Conception sonore : Milan Van Doren.       <br />
       Conception artistique et scénographie textile : Iris Marchand, assistée par Léa Debeugny.       <br />
       Scénographie : Kjersti Alm Eriksen.       <br />
       Implantation scénographie et régie générale : Rémy Ebras.       <br />
       Costumes : Jean Lemersre.       <br />
       Recherche et texte : Thomas Bîrzan, Tessa Hall, Camille Legrand, Némo Flouret, Assia Turquier Zauberman.       <br />
       Conseils artistiques : Keren Kraizer, Solène Wachter       <br />
       Production : Bleu Printemps.       <br />
       Durée : entre 45 minutes et 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>La représentation a eu lieu du 17 au 22 décembre 2024 à la Grande Halle de la Villette, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Décembre 2025 : La Halle aux grains - Scène nationale, Blois (41).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85250260-60788153.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour</title>
   <pubDate>Mon, 29 Jan 2024 07:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Irak. De nos jours. Une jeune femme retrouve son promis en cachette. Tous deux sont étourdis de fébrilité, enivrés par la naissance du désir. Tous deux se retrouvent plusieurs fois, discrètement, car ce genre de rencontre, seuls, en tête-à-tête et sans voile, ne se fait pas dans ce pays. Est interdit. Est presque un crime. Même s'ils ne font que s'effleurer du regard et ne se toucher que du souffle de leurs murmures, c'est punissable, une honte possible, un déshonneur. Mais la jeunesse amoureuse, d'où qu'elle soit, est par nature folle de témérité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662124.jpg?v=1706275620" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Et puis un jour, c'est la guerre, le promis est mobilisé. C'est la dernière fois qu'ils se retrouvent dans leur cachette. Le manque à venir qu'ils pressentent l'un pour l'autre leur fait se donner l'un à l'autre. Ils font l'amour.       <br />
              <br />
       Le monde qui les entoure s'ingéniera à les défaire définitivement de cet amour-là.       <br />
       Un monde où le regard social a plus de valeur que la vie humaine. Où le corps de la femme ne lui appartient pas, mais qu'il appartient à sa famille, à son mari, à la communauté.       <br />
              <br />
       L'histoire racontée dans &quot;Que sur toi se lamente le Tigre&quot; ressemble à un drame sentimental où un simple moment de bonheur déclenche toute une série d'événements tragiques qui s'enchaînent les uns après les autres. De cette étreinte qui aurait pu ne devenir qu'un souvenir intime entre la jeune femme et son mari va naître le chaos. La jeune femme est enceinte, le jeune homme est tué à la guerre, l'opprobre tombe sur elle et sa famille, là où &quot;mieux vaut une fille morte qu'une fille mère&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662143.jpg?v=1706275657" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Et l'œil putois de la communauté voit tout, salit tout, impossible de cacher cette grossesse. Ce sera le frère aîné de la jeune femme qui sera chargé de punir la fautive. Condamnée sans justice, mais étonnamment passive vis-à-vis de cette condamnation comme toute la famille, comme si tout recours, tout refus, toute fuite était impossible. Un asservissement total. Un monde étriqué comme une peau de chagrin.       <br />
              <br />
       Le texte d'Émilienne Malfatto retrace, points de vue par points de vue, l'histoire de cette jeune femme. Il met en lumière avec crudité la soumission absolue, l'abaissement de toute volonté propre de tout un peuple à des règles communautaires qui asservissent totalement les femmes, mais qui fait aussi en sorte d'enfermer le jugement des hommes dans des carcans mentaux aussi verrouillés que des ceintures de chasteté de l'âme. Mais il faut dire que ces règles communautaires leur donnent tout de même la part belle : le droit de dominer les femmes comme on joue avec des poupées qu'on peut même découper en morceaux si l'envie leur prend.       <br />
              <br />
       Alexandre Zeff adapte ce texte fort et violent en respectant la structure en monologues. Mais, pour rendre compte de l'univers qui entoure les personnages du drame, il déploie une immense machinerie scénique et fait appel aux différentes formes artistiques que sont le théâtre, la danse, la vidéo, la musique live, le chant et l'installation plastique. Les rives du Tigre qui traverse l'Irak servent de décor à l'histoire, ainsi que les dunes d'un sable dont les vagues varient avec le vent. Univers sensuel et dévorant qui recèle à la fois fascination et danger mortel, noyades, enfouissements, disparitions dans des nappes de brumes où tous mes mythes peuvent naître et se reproduire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662175.jpg?v=1706275709" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Une scénographie qui s'adapte à chaque monologue et évolue ainsi qu'une bande-son puissante qui parfois sature les oreilles. La forme, ici, prend le pouvoir et les changements de décor provoquent des interruptions du récit que la puissance du son ne parvient pas à remplir. Cela hache trop le spectacle et fait par moments perdre l'intérêt pour le tragique des personnages.       <br />
              <br />
       Reste que les interprétations, danses, chants et musiques live sont extrêmement belles. Et l'histoire poignante de cette famille finit par toucher, même si l'on reste étonné finalement que le terme de charia ou de loi islamique ne soit pas clairement énoncé dans le spectacle, mais qu'il y soit plutôt question de sorte de règles communautaires aux origines vagues et lointaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Que sur toi se lamente le Tigre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662176.jpg?v=1706275742" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman d'Émilienne Malfatto.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Alexandre Zeff.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Agathe Vidal.       <br />
       Avec : Hillel Belabaci, Amine Boudelaa, Lina El Arabi, Nadhir El Arabi, Afida Tahri, Mahmoud Vito, Myra Zbib et les musiciens Grégory Dargent (oud), Wassim Halal (percussions) et, à l’écran, Liya Chtaiti.       <br />
       Scénographie, lumières : Benjamin Gabrié.       <br />
       Vidéo : Nadia Nakhlé.       <br />
       Musique : Grégory Dargent.       <br />
       Chorégraphie : Mahmoud Vito.       <br />
       Dramaturgie : Pauline Donizeau.       <br />
       Collaboration artistique : Claudia Dimier.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       Régie générale, lumières : Thomas Cany.       <br />
       Production La Camara Oscura.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 janvier au 11 février 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, Cartoucherie de Vincennes,        <br />
       Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78018128-56662124.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Que-sur-toi-se-lamente-le-Tigre-ou-la-defaite-de-l-amour_a3802.html</link>
  </item>

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   <title>FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve</title>
   <pubDate>Tue, 10 Oct 2023 15:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De création en création, la chorégraphe belge creuse à l'envi le même sillon. Celui d'une danse-monde où le déplacement de l'Homo erectus est disséqué, répété, amplifié pour devenir… pas de danse. Dans un opus trouvant en "La Tempête" de Shakespeare son pré-texte, elle invite sur le plateau treize danseurs et danseuses – dont une chanteuse à la voix ensorceleuse et un guitariste folk –, lesquels, au rythme de blues mélancoliques et de beats électroniques rageurs, vont faire corps pour transcender le réel en chorégraphies puissantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75758260-53277483.jpg?v=1696945808" alt="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" title="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" />
     </div>
     <div>
      Le titre énigmatique – &quot;Exit Above&quot;, littéralement &quot;sortir au-dessus&quot; – trouve son origine dans une didascalie décalée de &quot;La Tempête&quot; de Shakespeare. Si elle est reprise ici par Anne Teresa De Keersmaeker, on peut légitimement penser que c'est dans le dessein d'&quot;ouvrir&quot; sa pièce par l'image d'une spirale ascendante suggérant que, même si le gros temps souffle fort sur le plateau, l'issue peut en être néanmoins sereine.       <br />
              <br />
       Cette spirale ascendante trouve par ailleurs sa réplique plastique dans un très beau tableau inaugural où l'on voit flotter au-dessus de la troupe alignée en fond de scène, dans une lumière bleutée intrigante comme peut l'être la musique discordante, un immense voile blanc ondulant au gré d'un vent tempétueux. En écho d'Ariel, esprit de l'air et du souffle de vie soumis à Prospéro, un ange – réplique lui de l'Angelus Novus de Paul Klee – se débat, les ailes prises dans la tourmente, tournoie sur lui-même, chute et se relève, avant que ne le rejoignent les autres danseurs en bord de scène. Là, dans un silence spectral et une immobilité totale de plusieurs minutes, le voile tombe des cintres… et, sur un nouveau rivage, celui de l'île, la vie va renaître sous la forme de mouvements imperceptibles traversant les corps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75758260-53277509.jpg?v=1696945887" alt="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" title="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" />
     </div>
     <div>
      C'est alors que, portée par les notes enivrantes de la guitare folk de Carlos Garbin (danseur de la Cie Rosas), la voix ensorceleuse de Meskerem Mees (autrice-compositrice-interprète-danseuse d'origine éthiopienne) s'élève. Délivrant son flux de mots envoûtants, les accents mélancoliques de blues traversés par toute l'histoire des afro-américains font frissonner tant l'éclat de cette voix limpide coule en nous. Dès lors, se succéderont des tableaux vivants où les marches, rapides et lentes, courses effrénées et arrêts instantanés, affrontements rudes et complicités douces, expressions contrastées allant des rires à la fermeture des visages, composeront une symphonie expressionniste contenant nos propres histoires… Chants évoquant l'eau, le déluge, le feu incendiaire, autant de métaphores violentes reliant l'humain à la nature sauvage et que seul le sentiment de faire chorus via la danse peut apprivoiser.       <br />
              <br />
       Lorsque les beats accélérés et répétitifs de Jean-Marie Aerts envahissent l'espace du plateau pour soutenir la révolte qui gronde, des tableaux débridés traduisent la frénésie en marche que rien ne semble pouvoir contenir. Jetés au sol, sauts aériens, courses furieuses, cris farouches &quot;mis en lumière&quot; par des éclairs venus des cintres. Corps tétanisés projetés au sol avant que la musique, désarticulée à son tour, ne s'arrête, laissant place à un silence fantomatique… d'où émergeront, une fois encore, les corps redoublant d'une énergie vitale les transcendant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75758260-53277594.jpg?v=1696945974" alt="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" title="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, avant que, dans un happy end bras levés au ciel, la concorde ne règne à nouveau entre les protagonistes (rappel de la scène finale de &quot;La Tempête&quot;), on assiste à un enchaînement de tableaux chorégraphiés rythmés par des pas de danse parcourant toute la gamme de la marche. Leur beauté plastique souvent époustouflante, l'énergie déployée par les danseurs et danseuses, les blues à faire frissonner ou encore les musiques électroniques énergisantes, ont de quoi séduire… Cependant, si l'on est &quot;porté&quot; immanquablement par ces marches chorégraphiées mises en musiques et par les &quot;arrêts sur images&quot; impressionnant durablement notre rétine, la ligne dramaturgique par trop hésitante peut donner parfois l'impression d'une juxtaposition kaléidoscopique échappant à toute nécessité &quot;vitale&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 3 octobre au Carré de Saint-Médard-en-Jalles (33), dans le cadre du Festival International des Arts de Bordeaux Métropole (FAB) qui a lieu du 30 septembre au 15 octobre 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Exit Above, d'après La Tempête"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75758260-53277605.jpg?v=1696946007" alt="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" title="FAB 2023 "Exit Above", Anne Teresa De Keersmaeker récidive… Marche ou (c)rêve" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie, Anne Teresa De Keersmaeker       <br />
       Créé avec et dansé par : Abigail Aleksander, Jean Pierre Buré, Lav Crnčević, José Paulo dos Santos, Rafa Galdino, Carlos Garbin, Nina Godderis, Solal Mariotte, Meskerem Mees, Mariana Miranda, Ariadna Navarrete Valverde, Cintia Sebők, Jacob Storer.       <br />
       Musique : Meskerem Mees, Jean-Marie Aerts, Carlos Garbin.       <br />
       Musique interprétée par : Meskerem Mees, Carlos Garbin.       <br />
       Texte et paroles : Meskerem Mees, Wannes Gyselinck.       <br />
       Texte d'ouverture : Walter Benjamin.       <br />
       Dramaturgie : Wannes Gyselinck.       <br />
       Scénographie : Michel François.       <br />
       Lumière : Max Adams.       <br />
       Son : Alex Fostier.       <br />
       Costumes : Aouatif Boulaich.       <br />
       Direction des répétitions : Cynthia Loemij, Clinton Stringer.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Par la Cie Rosas.       <br />
       Première mondiale le 31 mai 2023 au Théâtre National Wallonie-Bruxelles.       <br />
       Représenté du 6 au 13 juillet à la FabricA dans le cadre Festival d'Avignon 2023.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 octobre 2023 :</span> Theater im Pfalzbau, Ludwigshafen (Allemagne).       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 au 31 octobre 2023 :</span> Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt, Festival d'Automne, Paris.       <br />
       7 novembre 2023  : Tanzhaus NRW, Düsseldorf (Allemagne).       <br />
       10 novembre 2023 : De Werf, Louvain (Belgique).       <br />
       24, 25 et 26 novembre 2023 : Opera Gent, Viernulvier (Belgique).       <br />
       29 novembre au 2 décembre 2023 : De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       27 février 2024 :  Cultuurcentrum, Hasselt (Belgique).       <br />
       6 mars 2024 : Theater, Rotterdam (Pays-Bas).       <br />
       15 mars 2024 : Le Cratère - Scène nationale, Alès (30).       <br />
       19 mars 2024 : Scène nationale, Albi (81).       <br />
       22 et 23 mars 2024 :  Le Parvis - Scène nationale, Tarbes (65).       <br />
       26 mars 2024 : Scène nationale Grand Narbonne, Narbonne (11).       <br />
       5 et 6 avril 2024 : Opéra, Lille (59).       <br />
       26 et 27 avril 2024 : Teatro Central, Seville (Espagne).       <br />
       19 mai 2024 : Teatro del Canal, Madrid (Espagne).       <br />
       12 et 13 novembre 2024 : Sadlers Wells, Londres (Royaume-Uni).       <br />
              <br />
       <b>FAB - 8e Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 septembre au 15 octobre 2023.</span>       <br />
       9 rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       Billetterie : 05 57 93 18 93.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetteriefab@festivalbordeaux.com')" >billetteriefab@festivalbordeaux.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75758260-53277483.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2023-Exit-Above--Anne-Teresa-De-Keersmaeker-recidive-Marche-ou-c-reve_a3741.html</link>
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   <title>"Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…</title>
   <pubDate>Thu, 03 Feb 2022 17:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme dans le roman de Marie Ndiaye où "Trois femmes puissantes", originaires du Sénégal, étaient confrontées au mal endémique incarné par des hommes, les trois femmes des "Forteresses" sont elles aussi issues d'un même pays, l'Iran. Celui du gouvernement autoritaire du Shah, auquel d'autres régimes tyranniques ont succédé. Ainsi, en plus d'avoir eu à subir l'humiliation liée à leur condition féminine soumise à un statut de "sous-homme", elles ont eu à connaître les atroces répressions liées à leurs engagements. Femmes fragiles et tout à la fois puissantes, femmes "extra-ordinaires" ayant su dire non à l'inacceptable, elles se retrouvent, bel(les) et bien vivantes sur le plateau d'un théâtre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105362.jpg?v=1643907467" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Autour de leur fils et neveu - le metteur en scène Gurshad Shaheman, à qui revient le texte écrit à partir de leurs témoignages recomposés -, les trois sœurs nées dans une bourgade des montagnes de l'Azerbaïdjan iranien vont faire entendre leurs existences qu'aucun ayatollah, laïc ou religieux, n'a pu jusqu'ici bâillonner. Leur histoire - deux d'entre elles ont choisi l'exil, l'une est restée en Iran -, traversée par les atrocités vécues mais aussi soutenue par un ardent goût de vivre, nous arrive par le biais d'une adresse directe à Gurshad pris comme confident. Invités à prendre place parmi elles, les plus privilégiés d'entre les spectateurs, lovés dans les profonds sofas d'un salon oriental, sont inclus dans le décor des confidences à venir.       <br />
              <br />
       Les trois sœurs - que l'on nommera par précaution Jeyran, Shady et Hominaz - servent le thé, esquissent des pas de danse, chantent, rejoignent chacune à leur tour Gurshad, rayonnant en joyeux maître des cérémonies de retrouvailles, tandis que trois actrices franco-iraniennes, leur double, prennent en charge le récit de leur existence… Sous le règne du Shah, un père dispensant ses filles du voile, une religion vécue comme l'aubaine de pouvoir s'empiffrer à la rupture du jeûne, l'ouverture au monde offerte par la possibilité d'études pour les filles (aisées). Mais très vite, un régime répressif, de plus en plus barbare. Et, en 1979, après la révolution et l'avènement de la République islamique de l'ayatollah Khomeiny, un autre visage de la répression, celui des barbus avec comme prémices de l'enfermement annoncé, l'interdit pour les jeunes filles de devenir juges…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105369.jpg?v=1643907499" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Les voix des unes et des autres s'entremêlent pour distiller, au travers des itinéraires singuliers de chacune, la force qui fut la leur pour refuser le diktat aussi bien des pères, des maris que des mollahs. Aucune larme victimaire, mais tout au contraire une énergie féminine inaliénable. D'abord - <span style="font-style:italic">&quot;Gurshad tu avais un an&quot;</span> - à la Fac de droit, les germes de la révolution… Ensuite, lorsque les portes des prisons du Shah ont cédé, le dégoût des cellules avec leurs fers à repasser à la semelle encrassée par la chair brûlée des dissidents… Le tyran chassé, le fabuleux espoir d'un autre monde… Comment auraient-elles pu s'imaginer que cette liberté recouvrée soit confisquée par des intégristes religieux et d'autres à leur suite…       <br />
              <br />
       S'ensuivit une phase d'identification où chacun(e) était soigneusement fiché selon ses lectures, où <span style="font-style:italic">&quot;les cheveux des femmes contenant des étincelles excitant les hommes&quot;</span> se devaient d'être voilés. Avant que les gardien(ne)s de la révolution et leurs kalachnikovs fassent irruption dans les internats de jeunes filles pour les trainer par les cheveux jusqu'à la prison où celles qui avouaient être communistes, ou ne pas croire en Dieu, étaient exécutées. Pour ajouter au sordide, l'accueil du père et de l'oncle à la sortie des geôles, <span style="font-style:italic">&quot;déshonorés&quot;</span>, se disaient-ils. Les islamistes, quant à eux incendiaient pendant ce temps les quartiers &quot;suspects&quot;, massacraient tous les opposants potentiels. Si la démocratie n'avait été qu'un rêve, le cauchemar lui était bien réel (rage dans la voix).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105378.jpg?v=1643907559" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Les voix s'entremêlent, amplifiées par la musique électro-acoustique… La loi de la charia, celle du joug des maris, des pères, des frères. Les mollahs à la fac et les hommes tyrans au domicile. Le mari, violent s'en prenant à l'enfant, et la voix s'étrangle : <span style="font-style:italic">&quot;je voudrais tout te raconter Gurshad. Mais mon cœur est une forteresse, je ne peux pas l'ouvrir&quot;</span>. L'exil en Allemagne, l'humiliation du parcours migratoire. Le mari emprisonné en Iran, la solitude et la dépression profonde. La France, les études, la nationalité obtenue &quot;miraculeusement&quot; par l'une. Une sous-citoyenneté allemande pour l'autre. Et puis celle qui a choisi pour prison de rester avec les siens au pays... Trois itinéraires différents, trois combats de mères refusant, envers et contre tous, de renoncer à leur dignité de femmes et de mères aimantes, prises chacune dans leur propre tempête.       <br />
              <br />
       Et quand, au terme de ces trois heures de &quot;représentation&quot;, chacune dans leur langue (deux ne parlent pas français) et avec leurs mots, les discrètes héroïnes prennent la parole traduite par les actrices, l'émotion se redouble d'un effet saisissant de vérité. <span style="font-style:italic">&quot;Gurshad, ma plus grande fierté, c'est de t'avoir permis de grandir loin de l'Iran, dans une éducation laïque. Quand je vois ta réussite et celle de ta sœur, j'ai réussi ma vie… Et peut-être ne seras-tu pas d'accord, mais j'ai le sentiment d'avoir été une bonne mère, et mes sœurs aussi.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105388.jpg?v=1643907633" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Dans le droit fil des séquences chantées par Gurshad en langue azéri (une langue de résistance, leur langue maternelle), refrains orientaux au charme doucereux offrant les contrepoints heureux à la rudesse des situations exposées, l'invitation à la danse conclut en douceur ce parcours d'humanité à vif. Après son remarquable <span style="font-style:italic">&quot;Pourama, Pourama&quot;</span>, Gurshad Shaeman, entouré sur le plateau <span style="font-style:italic">&quot;des femmes de sa famille&quot;</span>, de cette <span style="font-style:italic">&quot;Mère Courage et ses enfants&quot;</span>, poursuit avec &quot;Les Forteresses&quot; l'écriture poétique d'un roman familial à valeur universelle dont on sort… ébloui. Physiquement. Moralement.       <br />
              <br />
       <b>Vu ce spectacle le vendredi 28 janvier au TnBA, Salle Vauthier, Bordeaux, où il a été représenté du mardi 25 au vendredi 28 janvier 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Forteresses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62080340-45105568.jpg?v=1643908616" alt=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" title=""Les Forteresses" Trois femmes fragiles et puissantes dans l'Iran déchiré…" />
     </div>
     <div>
      Création 2021.       <br />
       Texte : Gurshad Shaheman (édité aux Solitaires intempestifs, septembre 2021).       <br />
       Mise en scène : Gurshad Shaheman.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Saeed Mirzaei Fard.       <br />
       Voix : Mina Kavani, Shady Nafar, Guilda Chahverdi.       <br />
       Jeu : Gurshad Shaheman et les femmes de sa famille.       <br />
       Création sonore : Lucien Gaudion.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Lumières : Jérémie Papin.       <br />
       Dramaturgie : Youness Anzane.       <br />
       Régie générale : Pierre-Éric Vives.       <br />
       Costumes : Nina Langhammer.       <br />
       Régie plateau et accessoires : Jérémy Meysen.       <br />
       Maquilleuse : Sophie Allégatière.       <br />
       Coach vocal : Jean Fürst.       <br />
       Compagnie La Ligne d'Ombre.       <br />
       Durée : 3 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 et 4 février 2022 : La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).       <br />
       24 et 25 mai 2022 : Le Manège - Scène nationale transfrontalière, Maubeuge (59).       <br />
       Du 3 au 11 juin 2022 : MC 93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62080340-45105362.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Forteresses-Trois-femmes-fragiles-et-puissantes-dans-l-Iran-dechire_a3166.html</link>
  </item>

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   <title>"à2pas2laporte", une invitation à la métaphore du voyage immobile</title>
   <pubDate>Wed, 13 Sep 2017 11:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est au fil des jours qui passent, protégé par un long mur et sa fenêtre, calme et serein, un homme en son logis. Les saisons, la pluie, le soleil, la guerre, la joie se perdent dans un infini. Celui de la rêverie. De sa rêverie. Et, de proche en proche, l'éveil d'une conscience qui comme qui dirait s'émerveillerait et pourtant serait plongée dans une intranquillité de l'être et tâtonnerait jusqu'à rejoindre un ailleurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17132260-21664968.jpg?v=1505296495" alt=""à2pas2laporte", une invitation à la métaphore du voyage immobile" title=""à2pas2laporte", une invitation à la métaphore du voyage immobile" />
     </div>
     <div>
      &quot;à2pas2laporte&quot;, joué par Laurent Fraunié, donne à partager la découverte d'une durée, d'un instant. Celui que suscite la présence d'une porte. Et par la même l'existence d'un en deçà et d'un au-delà. La dimension nouvelle d'une découverte.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle magnifique qui épouse toute la météo des sentiments, cette découverte prend la forme éphémère d'une figure flottante en lanières de plastic blanc qui, par la puissance chimérique qu'elle détient, suscite le sentiment d'une beauté à embrasser. Prête à se revêtir des habits d'une allégorie. L'amour. La liberté. La mort…  À chaque âge son interprétation.       <br />
              <br />
       Avec &quot;à2pas2laporte&quot;, le collectif Label Brut décline, avec humilité et virtuosité, un récit qui est une invitation à la métaphore du voyage immobile. Le déroulement, l'énigme d'une vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"à2pas2laporte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17132260-21664990.jpg?v=1505296528" alt=""à2pas2laporte", une invitation à la métaphore du voyage immobile" title=""à2pas2laporte", une invitation à la métaphore du voyage immobile" />
     </div>
     <div>
      Tout public dès 5 ans.       <br />
       Théâtre d'objets et d'images, sans texte.       <br />
       Conception et interprétation : Laurent Fraunié.       <br />
       Scénographie : Grégoire Faucheux.       <br />
       Lumières : Sylvain Séchet.       <br />
       Son et recherche musicale : Laurent Fraunié et Xavier Trouble.       <br />
       Regard chorégraphique : Aurélien Desclozeaux (Djab).       <br />
       Régie plateau et manipulation : Xavier Trouble.       <br />
       Regard extérieur : Harry Holtzman et Babette Masson.       <br />
       Régie : Julien Cocquet.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
       Collectif Label Brut.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Samedi 16 septembre, 15 h et 18 h ; dimanche 17 septembre 2017, 11 h et  15 h.</span>       <br />
       Salle Jean Macé (N° 26 sur le plan des lieux du festival).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 24 septembre 2017.</span>       <br />
       <b>Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes,</b>       <br />
       25, rue du Petit Bois, Charleville-Mézières (08).       <br />
       Tél. : (+33) (0)3 24 59 94 94.       <br />
       Ouverture billetterie (25 rue du Petit Bois) :       <br />
       du lundi au vendredi de 16 h à 19 h,       <br />
       du 14 au 24 septembre : ouverture non-stop de 9 h à 20 h.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.festival-marionnette.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; festival-marionnette.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.festival-marionnette.com/images/pdf-or-docs-telechargeables/programme_2017_OK.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet téléchargeable</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17132260-21664968.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/a2pas2laporte--une-invitation-a-la-metaphore-du-voyage-immobile_a1911.html</link>
  </item>

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