<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-14T14:57:05+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96946902</guid>
   <title>"Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité</title>
   <pubDate>Fri, 12 Jun 2026 09:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sous le regard (bienveillant) d'un monstre du Loch Ness omniprésent ayant envahi le plateau, d'autres créatures tout aussi fantasques, sorties de l'imaginaire insondable de la Compagnie du Zerep (palindrome à peine voilé de sa créatrice Perez Sophie) vont peupler les tableaux jusqu'au vertige. Autant de bouillons de cultures débridées à faire chavirer (de plaisir) le dernier des dadaïstes à la recherche de nouveaux poils à gratter susceptibles de subvertir le réel, le subvertir afin d'en "délivrer" l'essence. Esprits sérieux passez votre chemin, ces détours ne sont pas faits pour vous…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568866.jpg?v=1781249370" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      Le vénérable Sigmund Freud, père de la psychanalyse, celui-là même qui a &quot;inventé&quot; (comme on invente un trésor) l'inconscient, réservoir de nos secrets refoulés, dut s'esbaudir en apprenant dans les années trente qu'un gynécologue londonien, et néanmoins farceur, avait capturé dans l'objectif de son appareil un monstre sommeillant dans les tourbes obscures des profondeurs d'un lac des Highlands avant de faire surface. Et lorsqu'il apprit que l'auteur de la photo était gynécologue, celui qui donne vie à la réalité comme aux fantasmes qu'elle accouche, il a dû frôler l'apoplexie.       <br />
              <br />
       Ce soir, prévenus de longue date de la nature canularesque de la chose, nous échapperons à l'apoplexie… mais pas à l'envie de se réjouir en toute liberté des morceaux choisis échappant à toute doxa bienpensante. Promouvant le canular au rang de découvreur de vérités embourbées sous les sédiments de réalités recomposées sciemment par des réseaux sociaux complotistes et/ou par des médias &quot;bollorisés&quot; à l'envi, la joyeuse équipe décomplexée du Zerep va s'en donner à cœur joie… pour nous ravir d'aise… même si, il n'est pas exclu de se sentir de prime abord un brin déconcerté face à une telle vague déferlante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568867.jpg?v=1781249404" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      Ambiance… Imaginez une chauffeuse de salle, bas résilles et talons hauts, qui en Pythie contemporaine annonce la fin de la raison entre cris et hurlements… Une sirène très masculine qui active en toute sérénité son pénis tout en regardant une créature fragile se contorsionner, un boa entre les jambes. Ladite créature enrichissant sa très libre chorégraphie d'un discours à teneur philosophique où l'inanité d'une existence vide de sens implique de la remplir afin d'échapper aux abysses du néant… Ou encore un bataillon de lutins encapuchonnés de rouge venant troubler joyeusement le désordre ambiant.       <br />
              <br />
       Imaginez des situations se répétant jusqu'à l'absurde… Une sonnerie de téléphone retentissant dans le vide et ponctuée irrémédiablement par <span style="font-style:italic">&quot;Tu réponds ? - Non&quot;</span>, ou le grincement récurrent d'une porte d'entrée. Ou encore une sacrée châtaigne (électrique) secouant à satiété les habitants de cette maison limitée à sa façade.       <br />
              <br />
       Imaginez le double de cette façade en maquette, et le film où les deux protagonistes principaux vont rejouer l'invitation, dans leur manoir accroché à la falaise battue par les eaux du fameux lac, du &quot;découvreur&quot; mythomane, créateur du monstre qui l'habite.       <br />
              <br />
       Imaginez les accompagnements en live à très forts décibels mêlant les genres musicaux, de la pop à la musique punk, en passant par le blues ; les lumières psychédéliques sculptant les masques en silicone et la gelée gluante dégueulant à profusion sur la scène.       <br />
              <br />
       Imaginez les personnages tournant gracieusement sur eux-mêmes dans des robes à crinoline, manège impeccable de derviches tourneurs décrivant des chorégraphies huilées… s'emballant pour prendre à contre-pied l'harmonie du monde.       <br />
              <br />
       Imaginez tout un monde extrait du sable où il s'ensommeillait pêle-mêle… Un chien, un exemplaire de Charles Bukowski (l'auteur de &quot;Nous sommes ici pour rire de l'odieux et vivre nos vies aussi bien que possible&quot;) voisinant avec une grosse cacahuète et un pinceau géant. Et, cerise sous le sable, une toute petite personne dont seules les petites oreilles dépassaient. Alors, comme c'est amusant, on va jouer avec (cf. plus haut la créature fragile se contorsionnant…).       <br />
              <br />
       Imaginez des citations diffuses de Witold Gombrowicz (anticonformiste et initiateur du &quot;théâtre pauvre&quot;) ou encore de Francis Picabia (écrivain passionné par la peinture et proche du mouvement Dada).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568996.jpg?v=1781250235" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il y a de la tragédie sous mon costume de con&quot;</span>, laisse échapper dans un éclair de lucidité le mari du couple au contact du monstre du Loch Ness, ce révélateur de l'imposture du cirque existentiel. Ainsi, sous la farce grand-guignolesque à effets spéciaux démesurés, pointe la satire d'un monde trop bien huilé pour être honnête. Subvertir les images pour transpercer le réel, et en donner à voir la dimension tragique… qui, aussitôt dévoilée, se doit d'être tournée en dérision sous peine d'échapper à &quot;l'objectif&quot;. Un moment hors norme qui suppose un lâcher prise salutaire… pour ne pas rester ancrés sur la terre ferme où se pressent les gens sans histoires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 28 mai 2026, salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sturbzep"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568997.jpg?v=1781250278" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      Création mai 2026.       <br />
       Textes : Sophie Perez, Pacôme Thiellement, Witold Gombrowicz, Francis Picabia.       <br />
       Conception : Sophie Perez.       <br />
       Mise en scène, scénographie : Sophie Perez.       <br />
       Assistant à la mise en scène et scénographie : Baptiste de Laubier.       <br />
       Avec : Sophie Lenoir, Stéphane Roger, Erge Yu.       <br />
       Musiciens : hackedepicciotto - Danielle de Picciotto et Alexandre Hacke, le duo Bastien's.       <br />
       Costumes : Sophie Perez et Corine Petitpierre.       <br />
       Musique : hackedepicciotto.       <br />
       Création lumière : Fabrice Combier.       <br />
       Création son : Félix Perdreau.       <br />
       Film réalisé par Sophie Perez et Umberto Toselli.       <br />
       Avec : Stéphane Roger (rôle de &quot;Robert Wilson&quot;), Sophie Lenoir (rôle de &quot;Christopher Wilson&quot;), Gilles Gaston-Dreyfus (rôle de &quot;Jean-Yves Remord&quot;), Baptiste de Laubier (rôle du &quot;voisin roux&quot;).       <br />
       Construction décor et sculptures : Eugénio Giorgetta et les ateliers Silvano Santinelli Scenografie, Dan Mestanza, Adrien Castillo et Baptiste de Laubier.        <br />
       Réalisation gonflable :  X-treme créations.       <br />
       Réalisation costumes : Anne Tesson, Jeanne-Laure Mulonnière.       <br />
       Par la Cie du Zerep/Sophie Perez.       <br />
       Durée : 1 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67569004.jpg?v=1781250307" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      <b>Représenté du 27 au 29 mai 2026 au tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 au 5 septembre 2026 : Théâtre Saint Gervais (dans le cadre du Festival La Bâtie), Genève (Suisse).       <br />
       30 septembre au 2 octobre 2026 : CNDO - Centre Dramatique National, Orléans (45).       <br />
       8 et 9 octobre 2026 : Théâtre du Bois de l'Aune (dans le cadre du Festival Actoral), Aix-en-Provence (13).       <br />
       14 au 15 octobre 2026 : Le Quai - Centre dramatique national, Angers (49).       <br />
       16 au 17 décembre 2026 : Les Subs - Lieu vivant d'expérience artistique, Lyon (69).       <br />
       25 au 28 mars 2027 : MC93 - Maison de la culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       26 au 29 mai 2027 : Odéon Théâtre de l'Europe (Chapitre germanopratin dans le cadre d'une carte blanche &quot;La satiété du spectacle&quot;), Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96946902-67568866.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sturbzep-Un-bien-etrange-et-monstrueux-bordel-Cocktail-explosif-compose-de-delires-visuels-sonores-et-autres_a4581.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-95545901</guid>
   <title>Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps</title>
   <pubDate>Mon, 23 Mar 2026 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Je(s)", concert instrumental et visuel, donne un aperçu explosif de l'expression artistique, poétique et musicale dont le chansigne est capable. Le chansigne est un mode d'expression qui a pour but de rendre visuel tout l'univers musical des chansons. Non seulement les paroles, mais, encore et surtout, la musique, le rythme, le ton, les pulsations. Outre la langue des signes français qui sert à traduire les paroles, c'est tout le corps et toutes les expressions du visage qui sont mises à contribution pour donner à voir, à percevoir, à ressentir les notes, les mélodies, les ruptures, les ponts musicaux… tout ce qui passe par l'audition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785171.jpg?v=1774252554" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      Pour la création de ce spectacle, une dizaine de clips vidéos ont été créés. Des clips qui sont de véritables petits bijoux de réalisations originales de Jennifer Lesage-David, sur les bases de chansons existantes et de créations originales de Patrice Rabillé à la musique et d'Emmanuelle Laborit à l'écriture. Chansons connues du répertoire comme Antisocial de Trust, chansons plus confidentielles, underground comme Sauveur du Monde des Vulves Assassines ou encore Les Hyènes de Bagdad Rodéo. Toutes œuvres musicales résolument engagées.       <br />
              <br />
       L'image de soi, de l'homme, de la femme, de l'autre, la surcharge mentale, la rue, les conflits sociaux, la bienpensance, la mère… les dix chansons chansignées sont comme des échos du monde dans un corps en lutte pour rester lui-même. Emmanuelle Laborit prête son propre corps à cette traversée qui parcourt aussi bien la surcharge de travail (&quot;Burn Out&quot;), la place, les places de la femme dans la société, de la reine à la femme au foyer, l'enfance bâillonnée (&quot;Les Ciseaux Pointus&quot; de Les Elles), la rue traversée par les manifestations et les répressions (très beau clip en noir et blanc inspiré des images d'actualité), la pauvreté, la mise à l'écart (avec une adaptation de &quot;Freaks&quot; d'Eddy de Pretto). Un répertoire pas trop de fleurs bleues…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785172.jpg?v=1774252577" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      Et pourtant, une grande diversité de thèmes qui, assemblées les uns aux autres au fil du concert, finissent par donner l'impression d'une sensibilité écorchée et particulière. Dans le but de donner à tous, entendants ou sourds, la chance de s'imprégner des chansons, les titres sont, dans un premier temps, rendus en clip vidéo, puis repris en live, en chanson qui leur apporte alors une dimension supplémentaire : une interprétation dans laquelle les paroles sont chansignées, où la musique et les ondes sonores s'expriment par le corps de l'actrice.       <br />
              <br />
       À chaque fois, c'est une forme de danse hyper expressive qui fascine, émeut et éclaire. Toujours avec facétie, toujours avec énergie. Quelques changements de costumes accompagnent cette aventure humaine à travers la musique. Comme pour donner l'idée de dualité (indiqué par le titre du spectacle d'un &quot;Je&quot; au pluriel ou d'un Je, pluriel), Emmanuelle Laborit arbore, pendant une bonne partie du spectacle, un body qui ressemble pour le haut à un plastron de maître de cérémonie et, pour le bas, des jambes en bas résilles surplombées de paniers sur les hanches.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785175.jpg?v=1774252599" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      La révolte gronde dans chaque titre, qu'ils soient adaptés ou créés pour le spectacle. Des révoltes salutaires contre les discriminations, les abus, l'autoritarisme, le culte de l'image. Emmanuelle Laborit et son compère musicien Patrice Rabillé donnent ici un concert à la fois révolté et tendre qui permet d'ouvrir grand une porte entre les entendants et le monde, et la culture des sourds, et de découvrir cet art riche, singulier, original et généreux : le chansigne.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95545901-66785176.jpg?v=1774252621" alt="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" title="Dans "Je(s)", le chansigne fait parler, danser et chanter le corps" />
     </div>
     <div>
      Création IVT.       <br />
       Réalisation et mise en scène : Jennifer Lesage-David.       <br />
       Adaptation : Emmanuelle Laborit et Jennifer Lesage-David.       <br />
       Chansigneuse : Emmanuelle Laborit.       <br />
       Création musicale et musicien de scène : Patrice Rabillé.       <br />
       Production : IVT - International Visual Theatre.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 mars au 4 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 20 h, jeudi et vendredi à 19 h, samedi à 18 h.       <br />
       International Visual Theatre, 7, cité Chaptal, Paris 9e.       <br />
       Tél. : 01 53 16 18 18.       <br />
       <a class="link" href="https://www.ivt.fr/spectacles/je-s-mars-avril2026" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.ivt.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ivt.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95545901-66785171.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Je-s--le-chansigne-fait-parler-danser-et-chanter-le-corps_a4509.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-87968731</guid>
   <title>BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant</title>
   <pubDate>Fri, 18 Apr 2025 10:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis 2001, la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) rayonne en Île-de-France grâce à de nombreux partenaires complices et surtout grâce au Centre National de la Marionnette – Le Mouffetard à Paris (CNMa) qui porte, depuis toujours, ce projet avec déterminisme et grande conviction.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329074.jpg?v=1744878201" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette nouvelle édition de la BIAM rassemble 16 spectacles, 48 représentations, 16 compagnies et huit pays différents. Durant deux semaines, les artistes présents sillonneront le territoire parisien pour partager leur vision du monde et, surtout, offriront un véritable tour d'horizon de la création et de la diversité des tendances marionnettes de notre époque. La plupart des créations présentées sont de tout nouveaux projets pour la plupart des compagnies.       <br />
              <br />
       Art pourtant millénaire et préhistorique, et mode d'expression populaire, il a fallu attendre 2007 pour que la marionnette, en France, soit reconnue de façon pérenne à l'occasion d'un Manifeste sous la présidence de Daniel Girard (&quot;Les Saisons de la Marionnette&quot;). Trop souvent isolées du reste des autres arts, à l'occasion de ces &quot;Saisons&quot; (2007-2010), de nombreuses compagnies souhaitaient un enjeu plus large de leurs pratiques et que différentes personnalités extérieures au spectacle vivant s'y intéressent (anthropologues, plasticiens, philosophes, scientifiques, etc.). &quot;Il s'agissait de dépasser le simple &quot;j'aime, je n'aime pas&quot; pour exposer des points de vue divers sur ces arts distincts tels qu'ils se déclinent aujourd'hui&quot;. (sic)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329075.jpg?v=1744878239" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette édition 2025 offrira à Paris et en petite couronne des spectacles venus du Canada, de Slovénie, de Norvège, de la République tchèque, de Pologne et de Belgique pour compléter la programmation française.       <br />
              <br />
       Dans un monde fracturé et chaotique, les artistes nous invitent à rejoindre des contrées dans lesquelles les humains se sont peu aventurés : au sommet d'un glacier, sur la Lune, sous Terre, dans l'air, dans des mondes virtuels ou magiques, ou encore dans le temps. Les figures marionnettistes y trouvent leur espace et nous invitent, par ce décalage, à questionner le monde qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       L'imaginaire est donc plus que jamais de mise cette année dans ces différents lieux.       <br />
       <b>À Paris :</b> Le Mouffetard - CNMa, le Théâtre Sylvia Monfort, le Théâtre aux Mains nues, le Théâtre Dunois et le Centre tchèque de Paris,       <br />
       <b>À Pantin :</b> le Centre Culturel Nelson Mandela, La Nef, la Place de la Pointe, la Salle Jacques Brel et le Théâtre du Fil de l'Eau.       <br />
       <b>À Fontenay-sous-Bois :</b> le Théâtre Halle Roublot.       <br />
       <b>À Ivry-sur-Seine :</b> le Théâtre Antoine Vitez.       <br />
       <b>À La Courneuve :</b> le Centre Culturel Houdremony, le Parc Georges-Valbon.       <br />
       <b>À Montreuil :</b> le Théâtre municipal Berthelo Jean-Guerrin.       <br />
       <b>À Noisy-le-Sec :</b> le Théâtre des Bergeries.       <br />
              <br />
       Seize spectacles sont programmés cette année autour de ce thème de l'imaginaire dont (liste non exhaustive) :       <br />
       &quot;Body Concert&quot; (marionnettes), Québec ;       <br />
       &quot;Loco&quot; (marionnettes), Belgique ;       <br />
       &quot;La Méthode du Dr Spongiak&quot; (théâtre d'ombres), Belgique ;       <br />
       &quot;Cosmohills&quot; (théâtre d'objets et marionnettes), République Tchèque ;       <br />
       &quot;Somewhere else&quot; (théâtre d'objets et arts visuels), Slovénie et République Tchèque ;       <br />
       &quot;Poussières&quot; (théâtre de matière et marionnettes), Nord-Pas-de-Calais ;       <br />
        &quot;Jean Clone&quot; (objets et arts visuels), Bretagne ;       <br />
        &quot;Subjectif Lune&quot; (théâtre d'objets), Loire-Atlantique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329097.jpg?v=1744878277" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      La BIAM propose aussi, parallèlement aux spectacles eux-mêmes :       <br />
       <b>Un stage week-end au CNM</b>, les 23, 24 et 25 mai autour de la construction d'une marionnette.       <br />
       Une rencontre professionnelle, <b>le B.A.BA hashtag 2- THEMA</b>, le vendredi 16 mai autour de la programmation des spectacles de marionnettes et les collaborations envisageables avec les établissements culturels.       <br />
       <b>Une seconde rencontre professionnelle</b> autour de la formation artistique et culturelle, les mercredi 21 mai et jeudi 22 mai.       <br />
              <br />
       Lors de la soirée de lancement, le lundi 28 avril au CNMa, un spectacle intitulé &quot;Ma P'tite Dame&quot;, de et par Claire Heggen (Compagnie &quot;Le Théâtre du mouvement&quot;), sera présenté. Pionnière du théâtre de geste et formatrice émérite de générations de marionnettistes, la metteuse en scène propose un spectacle sur son propre vieillissement, en manipulant son double &quot;marionnette&quot; avec une grande poésie non dépourvue d'humour. Depuis plus de quarante ans au service du corps, l'artiste veut donner à voir son corps ouvragé, et pousse le public au détournement des conventions sociales et de l'obsolescence programmée. Un vrai moment d'émotions partagées, doux et fluide malgré la thématique convoquée.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>BIAM 2025</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62332842.jpg?v=1744896602" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      <b>Biennale internationale des Arts de la marionnette et du Théâtre d'objets       <br />
       Paris et Île-de-France</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 28 mai 2025.</span>       <br />
       Le Mouffetard - CNMa, 73, rue Mouffetard, Paris 5e.                    <br />
       Réservations : 01 84 79 44 44.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@lemouffetard.com')" >contact@lemouffetard.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87968731-62329074.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/BIAM-Une-12e-edition-placee-sous-le-signe-d-un-ailleurs-necessaire-pour-echapper-au-chaos-du-monde-ambiant_a4198.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-87936531</guid>
   <title>"Chromarium" Un voyage envoûtant et hypnotique au cœur de la nouvelle magie… dépaysante</title>
   <pubDate>Tue, 15 Apr 2025 18:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans son laboratoire synesthésique, Zartan, un fringuant sorcier, manipule les sons et collectionne les couleurs. Épaulé par Andy, son téméraire acolyte, ils développent tous deux jongleries chromatiques et illusions lumineuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87936531-62312673.jpg?v=1744736444" alt=""Chromarium" Un voyage envoûtant et hypnotique au cœur de la nouvelle magie… dépaysante" title=""Chromarium" Un voyage envoûtant et hypnotique au cœur de la nouvelle magie… dépaysante" />
     </div>
     <div>
      Pénétrer dans ce lieu qu'est le Cirque Électrique, situé dans le 20e arrondissement de Paris, c'est déjà un spectacle en soi. C'est <span style="font-style:italic">&quot;une identité, un mode de vie, une habitation, un lieu culturel et itinérant qui développe un univers hybride, entre le mythe d'une tradition de cirque et la réalité d'une culture urbaine&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Alors, quand il propose au public son nouveau spectacle, &quot;Chromarium&quot;, tout cela prend une dimension encore plus flagrante, spatio-temporellement décalée et hautement lumineuse. À l'heure où la technologie semble vouloir supplanter l'être humain, avec l'IA notamment, on peut, par contre, saluer ici son avancée positive, car quand ces deux entités commercent avec intelligence et savoir-faire, les résultats ne peuvent être que du plus bel effet ! Avec &quot;Chromarium&quot;, le public le mesure largement.       <br />
              <br />
       Les deux complices, torche à la main, entrent par les gradins et inspectent les lieux, suspicieux et comme investis d'une aura énigmatique. Puis les effets de magie lumineuse jaillissent rapidement, magnifiés par une musique originale, harmonieuse et hypnotisante, qui plonge immédiatement le public dans l'atelier du sorcier-alchimiste énigmatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87936531-62312679.jpg?v=1744736476" alt=""Chromarium" Un voyage envoûtant et hypnotique au cœur de la nouvelle magie… dépaysante" title=""Chromarium" Un voyage envoûtant et hypnotique au cœur de la nouvelle magie… dépaysante" />
     </div>
     <div>
      Zartan connaît bien son métier et, sous ses doigts agiles, élégamment vêtu de noir, longue chevelure noir de jais, divers objets plus ou moins identifiés prennent vie sous les yeux écarquillés des spectateurs : le bâton, le bolas, le buugeng, la balle contact, etc. Pas de lapin blanc ni de colombe dans &quot;Chromarium&quot;, mais de la couleur virevoltante, hypnotisante, immersive, et d'une très belle plasticité visuelle. &quot;Chromarium&quot; ou la technique devenue un art au service de la poésie.       <br />
              <br />
       Le spectacle gagnerait peut-être en davantage de trame et de dimension dramaturgique, comme dans la relation entre Zartan et Andy, ou encore dans les propres réactions du sorcier-alchimiste face à son travail, dimension qui apporterait à ce très beau spectacle une ampleur supplémentaire, probablement encore plus captivante.       <br />
              <br />
       Car ici, &quot;seules&quot; les manipulations visuelles réalisées, cela dit avec une grande dextérité, sont à l'œuvre, lesquelles seraient de la sorte encore plus largement magnifiées. Mais, néanmoins, Laury Chanty, ex-assistant de Daft Punk par ailleurs, embarque le public avec brio dans son univers chatoyant et musical. Les enfants rient. Les parents sont séduits, et ensemble, ils effectuent un voyage hors du temps, sidéral et envoûtant.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chromarium"</b></div>
     <div>
      Écriture : Laury Chanty.       <br />
       Performance : Laury Chanty et Antoine Redon.       <br />
       Par la Compagnie Zartan.       <br />
       Tout public à partir de 5 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 20 avril 2025.</span>        <br />
       Mercredi à dimanche à 15 h.       <br />
       Cirque Électrique, Place du Marquis du Vercors, Paris 20e, 09 54 54 47 24.       <br />
       <a class="link" href="https://cirque-electrique.com/" target="_blank">&gt;&gt; cirque-electrique.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87936531-62312673.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Chromarium-Un-voyage-envoutant-et-hypnotique-au-coeur-de-la-nouvelle-magie-depaysante_a4195.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-74265095</guid>
   <title>•Off 2023• "L'Essence" Un spectacle d'une grande sensibilité dans lequel la danse fédère et apaise les consciences</title>
   <pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette pièce chorégraphique, née pendant le premier confinement, a eu comme point de départ l'attentat de Nice au cours duquel un être, parmi tant d'autres, s'est réveillé dans un corps qu'il ne connaissait plus, atteint de déficiences visuelles, auditives, et de troubles du comportement. "Il y a eu une explosion… puis plus rien…" Fusion des sens. Synesthésie. Il faut amener cet être à se réactiver et à savoir encore s'exprimer au-delà de son handicap.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74265095-51665442.jpg?v=1690356612" alt="•Off 2023• "L'Essence" Un spectacle d'une grande sensibilité dans lequel la danse fédère et apaise les consciences" title="•Off 2023• "L'Essence" Un spectacle d'une grande sensibilité dans lequel la danse fédère et apaise les consciences" />
     </div>
     <div>
      La Compagnie Exponentielle Danse a été programmée au Festival d'Avignon, à l'initiative de Laurent Rochu, directeur du théâtre permanent La Factory, pour la date unique du 10 juillet 2023 et a fait vivre aux quelques spectateurs présents dans la salle, ce jour-là, un très grand moment chorégraphique.       <br />
              <br />
       Le plateau de La Factory-Théâtre de l'Oulle, ce jour-là, nous paraît immense. Encore plus que d'habitude. Et sombre. Très sombre. Probablement est-ce là l'effet de contraste dû à la lumière aveuglante d'Avignon sous la canicule ! Cet effet nous émeut tout particulièrement étant donné le propos du spectacle qui nous a été brossé par Corinne Penkhoss, responsable administrative de la Compagnie.       <br />
              <br />
       Sur ce vaste plateau noir, la silhouette frêle d'une jeune femme se distingue, assise et immobile dans une légère robe d'été bleue. Elle semble ailleurs, &quot;présente absente&quot;, perdue dans ses rêves, les yeux dirigés vers les cintres, presque squelettique. Un rien pourrait la faire tomber de sa chaise. Le crâne rasé aussi, elle s'inscrit d'emblée dans une sensible &quot;différence&quot; physique notoire qui captive et interroge à la fois. Ses rares gestes sont saccadés, comme organiques. Puis, une danseuse toute de blanc vêtue apparaît, interprétant de façon soignée des pas de danse classique, justes et parfaitement maîtrisés. Il s'agit de Constance Chauvet.       <br />
              <br />
       Deux mondes distincts s'offrent à nos yeux dès les premiers instants. L'un qui virevolte et se meut élégamment en enchaînant pirouettes, déboulés, tours attitudes et autres grands jetés, le tout parfaitement exécuté. Et l'autre, totalement isolé, occupé par la danseuse Olivia Bouis dont la plastique frôle les représentations de Jérôme Bosch. D'emblée, on a envie de la protéger, de venir à son secours et on s'interroge sur l'absence d'empathie de l'autre danseuse qui semble ne même pas sentir sa présence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74265095-51665450.jpg?v=1690356640" alt="•Off 2023• "L'Essence" Un spectacle d'une grande sensibilité dans lequel la danse fédère et apaise les consciences" title="•Off 2023• "L'Essence" Un spectacle d'une grande sensibilité dans lequel la danse fédère et apaise les consciences" />
     </div>
     <div>
      Puis, deux autres interprètes vont à leur tour occuper la scène, bien joliment vêtu(e) d'une couleur orange chatoyante, chapeau haut de forme et canne pour l'un, Heliott Hertin, et longs cheveux blonds virevoltants pour l'autre, Lola Bourreau. À nouveau, quelque chose contraste fortement avec la bulle d'isolement de la jeune femme, toujours assise, et avec son aspect général terne, comme emprisonné.       <br />
              <br />
       Sur le moment, l'écriture dramaturgique de ce geste chorégraphique n'interpelle pas immédiatement… Mais n'est-ce pas là le propre de l'acte créateur : faire du public un acteur témoin, bardé d'émotions et de ressentis pluriels, sans que les choses s'inscrivent forcément dans l'immédiateté ?       <br />
              <br />
       Pour le chorégraphe Frédéric Hertin, il semblerait que la solitude du confinement ait porté ses fruits, questions émotions, à en juger par ce spectacle ô combien humaniste et sensoriel. Après l'isolement et l'ébullition créatrice, la parole a dû être transmise aux quatre danseuses et danseurs. Il a fallu trouver le mot juste pour que le geste chorégraphique de chacune et chacun prenne toute son ampleur plastique et personnelle. De toute évidence, outre son talent de chorégraphe, Frédéric Hertin est aussi un poète, car le résultat est là, sous nos yeux, immensément troublant et emprunt d'un élan fédérateur hors du commun.       <br />
              <br />
       Portés par une bande son finement appropriée où nous avons pu reconnaître, entre autres, Jacques Brel interprétant &quot;La Valse à mille temps&quot;, l'air célèbre des &quot;Pêcheurs de perles&quot; de Bizet, ou encore un air de musique africaine, les quatre &quot;interprètes danseur et danseuses&quot; ont offert au public une large variété de pas de danse et enchaîné plusieurs styles au message imminemment universel.       <br />
              <br />
       Sous la houlette de Frédéric Hertin, la danse a revêtu, dans ce bien joli spectacle, son plus grand visage : fédérateur, communautaire, réconciliant, et absolument nécessaire à l'unification et au partage.       <br />
              <br />
       La Compagnie l'Exponentielle Danse, à travers ce spectacle – qui aurait dû se produire bien plus longtemps au Festival d'Avignon –, a su nous offrir une remarquable bulle de poésie chorégraphique alliant performances des pas et grandes émotions, distillant avec une fine élégance les différentes facettes de la nature humaine, sa violence, ses contradictions, ses espoirs.       <br />
              <br />
       Premier né des arts, malheureusement parfois trop élitiste, la danse a ici revêtu ses plus beaux atours et nous a proposé un regard sur le handicap hautement ciselé et orchestré en nous invitant à dépasser nos peurs et à briser la frontière &quot;valides/non-valides&quot; encore bien présente malheureusement !       <br />
              <br />
       Basée dans le Val-d'Oise, en région parisienne, depuis plus de vingt ans, l'Association Exponentielle dispense, à tous et à tous, différentes pratiques du dépassement du corps : bien-être barre au sol, danse contemporaine et classique, capoeira et acrobatie freestyle, breakdance, hip-hop. Et, à l'occasion de ce spectacle, propose dans différents lieux des rencontres de sensibilisation au handicap.       <br />
              <br />
       &quot;Oui, Monsieur Hertin ! Nous avons profondément apprécié votre spectacle. Vraiment !&quot;, réponse faite à la fin de &quot;L'Essence&quot;, alors que, tout à fait par hasard, nous avons croisé le chorégraphe sortant de la régie, sans savoir qui il était et que, très humblement, il nous demandait ce que nous en avions pensé…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Essence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74265095-51665454.jpg?v=1690356669" alt="•Off 2023• "L'Essence" Un spectacle d'une grande sensibilité dans lequel la danse fédère et apaise les consciences" title="•Off 2023• "L'Essence" Un spectacle d'une grande sensibilité dans lequel la danse fédère et apaise les consciences" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphe: Frédéric Hertin.       <br />
       Avec : Olivia Bouis, Lola Bourreau, Constance Chauvet et Heliott Hertin.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Par l'Exponentielle Dance Compagnie.       <br />
       Contact Cie : Corinne Penkhoss, 06 36 66 72 53        <br />
       ou <a class="link" href="javascript:protected_mail('exponentiellediffusion@gmail.com')" >exponentiellediffusion@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://exponentielle-dance-cie.com/" target="_blank">&gt;&gt; exponentielle-dance-cie.com</a>       <br />
              <br />
       Dans le cadre d'une journée &quot;Cartes blanches émergence danse&quot;.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <b>A été représenté le 10 juillet 2023 à 18 h 30.</b>       <br />
       La Factory Théâtre de l'Oulle, 19, place Crillon, Avignon.       <br />
       Réservations : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeloulle.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloulle.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle, sous le patronage de la Commission nationale française pour l'UNESCO, bénéficie, entre autres, du soutien de l'ECBD de Louvres, de l'Union Nationale des Déficients Visuels, de l'Institut National des Jeunes Aveugles, etc. Il s'est également produit dans le cadre du mois parisien du handicap à l'Annexe (Paris 14e) les 8 et 29 juin dernier avec un &quot;bord de scène&quot; afin d'échanger avec le public et le sensibiliser au handicap et à la déficience visuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74265095-51665442.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-L-Essence-Un-spectacle-d-une-grande-sensibilite-dans-lequel-la-danse-federe-et-apaise-les-consciences_a3703.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
