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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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   <title>Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !</title>
   <pubDate>Thu, 04 Dec 2025 10:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Flaubert consacra les huit dernières années de sa vie à la rédaction de cette œuvre improbable, devenue l'objet d'une écrasante recherche, exigeant de lui la lecture de plus de 1 500 livres ! Mais comment venir à bout d'une telle œuvre ? Et comment l'adapter à la scène ? Un pari fou, relevé aujourd'hui avec brio par Jean-Paul Farré, Marc Chouppart et Géraud Bénech qui en signe la mise en scène.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93001163-65074675.jpg?v=1764841438" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Deux hommes, déboulant chacun d'un côté de la salle, entrent d'un pas énergique sur le plateau et s'arrêtent, face au public. Leurs tenues les inscrivent d'emblée dans une autre époque : élégants costumes sombres avec vestes à queue de pie et gilets, montres à gousset, cravates, chapeaux, guêtres… Tels, au cirque, le &quot;clown blanc&quot; et &quot;l'Auguste&quot;, les deux font la paire, se complétant à merveille : le chapeau claque est un gaillard de haute taille (Marc Chouppart), le chapeau melon, un petit à la silhouette plus arrondie (Jean-Paul Farré). Les deux compères s'apprêtent à nous raconter l'histoire de &quot;Bouvard et Pécuchet&quot;.       <br />
              <br />
       Habile mise en abyme du théâtre dans le théâtre. Le roman ayant connu d'innombrables versions, ils n'arrivent pas à se rappeler le titre exact et additionnent les supputations, se reprenant l'un l'autre : &quot;Dubolard et Bécuchet&quot;, &quot;Bolard et Manichet&quot;, &quot;Polar et Manuchet&quot;… Le ton est donné. Celui de la farce.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert…&quot;</span>, commence l'un. Alors qu'ils ne s'entendent pas non plus sur la température qu'il faisait le jour de leur rencontre, les comédiens se glissent peu à peu dans la peau des personnages flaubertiens. L'histoire va pouvoir commencer. Projection d'un carton sur le mur du fond, un joli intertitre comme on en faisait au temps du cinéma muet, annonçant &quot;Au début du début&quot;.       <br />
       Et les personnages rejouent leur rencontre, alternant dialogues et narration.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93001163-65074677.jpg?v=1764841475" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Mais de quoi s'agit-il exactement ? Rappelons l'intrigue en quelques mots : Paris, 1840. Deux petits employés, copistes de leur état, se rencontrent par hasard. Dès les premiers instants, la bonne entente s'avère évidente. Tous deux proches de la cinquantaine, l'un veuf (Bouvard), l'autre célibataire – et même puceau – (Pécuchet), ils se découvrent des points communs et deviennent amis. Un héritage providentiel reçu par Bouvard leur permet de réaliser leur rêve : se retirer à la campagne afin de se consacrer entièrement au savoir. Les deux compères s'installent alors à Chavignolles, en Normandie, et s'escriment à mettre en pratique leurs nouvelles connaissances.       <br />
              <br />
       Dans leur frénésie d'apprendre, ces néophytes pleins d'enthousiasme dévorent ouvrages de vulgarisation sur ouvrages de vulgarisation, et tentent de les appliquer avec un insuccès constant. Loin de se décourager, ils enchaînent les fiascos ainsi que leurs champs d'expérimentation. Toutes les disciplines y passent : agriculture, anatomie, médecine, planétologie, géologie, archéologie, littérature, art, politique, amour, philosophie, religion, éducation… La liste semble sans fin. D'ailleurs, Flaubert mourut subitement alors qu'il entreprenait le chapitre dix sur l'échec éducatif de Bouvard et Pécuchet, laissant son roman inachevé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93001163-65074793.jpg?v=1764841499" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Tout comme les jolis intertitres ponctuant l'avancée du récit, des extraits de la correspondance de Flaubert nous parviennent de temps à autre en voix off – dits, il va sans dire, par un comédien ; en l'occurrence, Stanislas de la Tousche – au sujet de l'énorme entreprise littéraire à laquelle il s'est attelé. Ainsi l'auteur confie-t-il à sa nièce Caroline de Commanville :        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis effrayé de ce que j'ai à faire pour Bouvard et Pécuchet. Je lis des catalogues de livres que j'annote. Mes deux bonshommes m'épouvantent ! Sais-tu à combien se montent les volumes qu'il m'a fallu absorber ?       <br />
       - À plus de 1500. Mon dossier de notes a huit pouces de hauteur.        <br />
       - Je ne suis pas au bout de mes courses, ni de mes tracas.       <br />
       - Enfin, à la grâce de Dieu ! (…)&quot;</span>       <br />
              <br />
       Tout comme Flaubert ne semblait pas pouvoir venir à bout de son œuvre, les deux comédiens interprétés par Chouppart et Farré se demandent à leur tour comment se sortir de ce projet pharaonique alors que le spectacle est supposé durer 1 h 15. Et c'est là que la mise en abyme confine au sublime ! Nous n'en dirons pas davantage.       <br />
              <br />
       Si Flaubert a voulu fustiger la vanité et la bêtise de son temps, avouons que les deux érudits imaginaires nous sont bien sympathiques, et touchants dans leur naïveté et leur enthousiasme inébranlable. S'ils vont de ratages en recommencements, ils étalent une réjouissante bêtise. Jean-Paul Farré et Marc Chouppart sont tous deux irrésistibles. La dimension burlesque bien connue de Farré fait ici merveille. À la dimension clownesque des personnages viennent s'ajouter de savoureux dialogues et la virtuosité de la prose flaubertienne.       <br />
              <br />
       Saluons également la remarquable mise en scène de Géraud Bénech qui a su, sur une scène grande comme un mouchoir de poche, démultiplier les possibilités scéniques. Un spectacle en tous points plaisant, à ne rater sous aucun prétexte !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bouvard et Pécuchet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93001163-65074794.jpg?v=1764841518" alt="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" title="Quand deux comédiens conjuguent leurs talents pour livrer une version jubilatoire de "Bouvard et Pécuchet"… qui confine au sublime !" />
     </div>
     <div>
      Adaptation : Marc Chouppart et Géraud Bénech.       <br />
       Mise en scène : Géraud Bénech.       <br />
       Avec la complicité de Cathy Castelbon.       <br />
       Avec : Jean-Paul Farré et Marc Chouppart.       <br />
       Lumières : Dorian Mjahed-Lucas.       <br />
       Voix : Stanislas de la Tousche et Sophie Carrier.        <br />
       Durée : 1 h 15.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 novembre 2025 au 8 janvier 2026.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et jeudi à 19 h.       <br />
       Relâches le 20 novembre, le 25 décembre et 1ᵉʳ janvier.       <br />
       Théâtre de Poche-Montparnasse, 75, boulevard du Montparnasse, Paris 6ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0424/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0424&amp;EventId=341&amp;request=QcE+w0WHSuBTF1VfBRtBznd8NWWi14M/ha9fOTk/sMIyX22CZ7KPUMU1JQLZjGqu6EsswH5NNvWZTUA8Skd2GA==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quand-deux-comediens-conjuguent-leurs-talents-pour-livrer-une-version-jubilatoire-de-Bouvard-et-Pecuchet-qui-confine-au_a4419.html</link>
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   <title>"Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour</title>
   <pubDate>Thu, 04 Apr 2019 08:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! Pour Henriette et Armande, c'est l'heure de l'émancipation. Ces deux jeunes femmes ont reçu une très bonne éducation, s'expriment avec précision et même élégance, jouissent d'une évidente aisance matérielle au sein d'une famille solide et traditionnelle. La mère tient en effet la culotte en son ménage et le père est gentil quoique un peu faible…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506217.jpg?v=1546689970" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Elles ont trouvé l'oiseau rare. Clitandre. Un jeune homme beau comme un comédien, certes un peu pauvre mais qui a la tête bien faite et de grandes espérances car il est poussé à la cour…       <br />
              <br />
       L'ainée a approfondi Descartes, le dualisme ainsi que les stoïciens, et conteste l'institution du mariage. La cadette à l'évidence, dans sa capacité à conjuguer plaisir et amour dans une perspective de mariage heureux, a compris Lucrèce et son &quot;de natura rerum&quot;.       <br />
              <br />
       Leur mère Philaminte et leur tante Belise se sont piquées des dernières connaissances scientifiques logiques et poétiques. Leur apprentissage encore naïf pèse sur l'ordonnancement de la maison. Voulant être savantes pour se montrer savantes, elles se sont entichées d'un Tartuffe au petit pied, un Trissotin pédant et à la pointe de la mode qui en veut à leur richesse. L'histoire frise la catastrophe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506218.jpg?v=1546690057" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Écrite (et avec quel brio) par Molière, la pièce &quot;Trissotin ou Les Femmes Savantes&quot; démontre par la satire que la femme partage avec l'homme un même désir de pédanterie, de vanités et de capacités d'aveuglements. Elle souligne aussi par son ironie joyeuse que le droit à la connaissance est partagé entre les deux sexes et que, l'avenir de l'un sans l'autre étant bien sombre, il vaut mieux que l'un et l'autre s'acceptent mutuellement pour un optimisme de la vie.       <br />
              <br />
       Car tout cela n'est que comédie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Macha Makeïeff impose des conventions fortes tout en évitant le piège de tourner en ridicule. Elle s'appuie sur une dimension foldingue frapadingue parfaitement assumée. En décrivant minutieusement une bourgeoisie artiste immergée dans l'air du temps, frappée au coin de la mode rétro soixante-dix et des meubles vintages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506219.jpg?v=1447751012" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène épouse le texte et ses personnages avec leurs alexandrins. Exploitant tous les effets de miroirs qui relient et opposent les personnages.       <br />
              <br />
       Les deux sœurs se font face et s'opposent en de quasi duels : l'une coquette, l'autre sage.       <br />
              <br />
       En vis-à-vis, le père Chrysale et son frère Ariste, déjà vieux ingénus qui veulent conserver l'apparence d'une jeunesse, jouent de leur complicité pour recoudre les liens familiaux et fomentent une farce la farce finale qui confondra le méchant.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de Bélise et Trissotin, personnages les plus excessifs, la metteure en scène joue sur les effets de travestissement.       <br />
              <br />
       Bélise est une vieille fille portée par un comédien dont la virilité de ténor ne peut être contestée et qui sait admirablement moduler toutes les gammes d'une féminité vouée, par ses excès de coquetteries érotisées, à la perdition dans des paradis imaginaires, romanesques et merveilleux. Le rôle est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Trissotin est conçu comme un Conchita Wurst muté en rêve de John Galliano, il est un personnage redoutablement inquiétant de sophistication. Plus intello, fat, germanopratin et esthète, on meurt.       <br />
              <br />
       Quant à la mère, digne héritière des Branquignols et des Saintes Chéries, elle glisse de crises de folie en crise d'autorité, frôlant la perte de sa distinction et de sa conscience dans une fantaisie et une liberté de gammes à donner le vertige.       <br />
              <br />
       En réponse, la servante Martine est une jeune femme à la colère d'aujourd'hui, franche et directe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506220.jpg?v=1447751378" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Le texte est joué avec un tel degré d'intériorisation qu'aucun effet de surface, aucun anachronisme ne peut altérer les situations et si la pièce et sa mise en scène tire à farce, à satire, scéniquement la fluidité est parfaite. Le parler populaire et le parler élégant se fondent dans le geste et le mouvement.       <br />
              <br />
       La mise en scène est emportée avec précision, légèreté, vivacité, gaité, dégage des pouvoirs étranges, engendre comme un miracle de cohérence. Toutes les conventions théâtrales se fondent dans une atmosphère de vraisemblance et donnent à chacun son instant et son instinct de vérité. Le spectateur à chaque instant se retrouve complice de cette famille et ne peut railler.       <br />
              <br />
       Par ce travail de comédie de mœurs, démonstration est faite scéniquement que dans un monde où les femmes se piquent d'être à l'égal des hommes, d'être des auteur(e)s, des savant(e)s, la pensée de mondes séparés (celui des sexes, des fonctions sociales, de la raison et de la déraison pourtant communément admise) est fausse. Démonstration est faite que d'authentiques chimères se concrétisent sur scène, forgeant l'union du corps et de l'esprit par l'amour et le désir et l'humour. Le théâtre en est le laboratoire et le rire s'épanouit en sourire d'aise, et conserve les volutes de la gaité qui ont déferlé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trissotin ou Les Femmes Savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506221.jpg?v=1447751436" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Gaëlle Hermant et Camille de la Guillonnière.       <br />
       Avec : Marie-Armelle Deguy, Vincent Winterhalter, Jeanne-Marie Levy, Geoffroy Rondeau, Vanessa Fonte, Caroline Espargilière, Arthur Igual ou Ivan Ludlow (en alernance), Philippe Fenwick, Pascal Ternisien, Louise Rebillaud, Bertrand Poncet, Arthur Deschamps (sous réserve).       <br />
       Lumières : Jean Bellorini, assisté d'Olivier Tisseyre.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar, assistée de Judith Scotto.       <br />
       Arrangements musicaux : Macha Makeïeff et Jean Bellorini.       <br />
       Assistante à la scénographie et accessoires : Margot Clavières.       <br />
       Construction d’accessoires : Patrice Ynesta.       <br />
       Assistante aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Régisseur Général : André Neri.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506222.jpg?v=1447751675" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Iconographe : Guillaume Cassar.       <br />
       Studio son : Sébastien Trouvé.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Production La Criée Théâtre national de Marseille.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 avril au 10 mai 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h sauf mardi 16 et jeudi 18 avril à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       La Scala, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.com/programmation/trissotin-ou-les-femmes-savantes/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29466782-28506217.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trissotin-Union-du-corps-et-de-l-esprit-par-l-amour-le-desir-et-l-humour_a2315.html</link>
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   <title>Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit</title>
   <pubDate>Tue, 17 Nov 2015 09:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! Pour Henriette et Armande, c'est l'heure de l'émancipation. Ces deux jeunes femmes ont reçu une très bonne éducation, s'expriment avec précision et même élégance, jouissent d'une évidente aisance matérielle au sein d'une famille solide et traditionnelle. La mère tient en effet la culotte en son ménage et le père est gentil quoique un peu faible…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424059.jpg?v=1451577552" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
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      Elles ont trouvé l'oiseau rare. Clitandre. Un jeune homme beau comme un comédien, certes un peu pauvre mais qui a la tête bien faite et de grandes espérances car il est poussé à la cour…       <br />
              <br />
       L'ainée a approfondi Descartes, le dualisme ainsi que les stoïciens, et conteste l'institution du mariage. La cadette à l'évidence, dans sa capacité à conjuguer plaisir et amour dans une perspective de mariage heureux, a compris Lucrèce et son &quot;de natura rerum&quot;.       <br />
              <br />
       Leur mère Philaminte et leur tante Belise se sont piquées des dernières connaissances scientifiques logiques et poétiques. Leur apprentissage encore naïf pèse sur l'ordonnancement de la maison. Voulant être savantes pour se montrer savantes, elles se sont entichées d'un Tartuffe au petit pied, un Trissotin pédant et à la pointe de la mode qui en veut à leur richesse. L'histoire frise la catastrophe.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424070.jpg?v=1447750927" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
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      Écrite (et avec quel brio) par Molière, la pièce &quot;Trissotin ou Les Femmes Savantes&quot; démontre par la satire que la femme partage avec l'homme un même désir de pédanterie, de vanités et de capacités d'aveuglements. Elle souligne aussi par son ironie joyeuse que le droit à la connaissance est partagé entre les deux sexes et que, l'avenir de l'un sans l'autre étant bien sombre, il vaut mieux que l'un et l'autre s'acceptent mutuellement pour un optimisme de la vie.       <br />
              <br />
       Car tout cela n'est que comédie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Macha Makeïeff impose des conventions fortes tout en évitant le piège de tourner en ridicule. Elle s'appuie sur une dimension foldingue frapadingue parfaitement assumée. En décrivant minutieusement une bourgeoisie artiste immergée dans l'air du temps, frappée au coin de la mode rétro soixante-dix et des meubles vintages.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424112.jpg?v=1447751012" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
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      La mise en scène épouse le texte et ses personnages avec leurs alexandrins. Exploitant tous les effets de miroirs qui relient et opposent les personnages.       <br />
              <br />
       Les deux sœurs se font face et s'opposent en de quasi duels : l'une coquette, l'autre sage.       <br />
              <br />
       En vis-à-vis, le père Chrysale et son frère Ariste, déjà vieux ingénus qui veulent conserver l'apparence d'une jeunesse, jouent de leur complicité pour recoudre les liens familiaux et fomentent une farce la farce finale qui confondra le méchant.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de Bélise et Trissotin, personnages les plus excessifs, la metteure en scène joue sur les effets de travestissement.       <br />
              <br />
       Bélise est une vieille fille portée par un comédien dont la virilité de ténor ne peut être contestée et qui sait admirablement moduler toutes les gammes d'une féminité vouée, par ses excès de coquetteries érotisées, à la perdition dans des paradis imaginaires, romanesques et merveilleux. Le rôle est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Trissotin est conçu comme un Conchita Wurst muté en rêve de John Galliano, il est un personnage redoutablement inquiétant de sophistication. Plus intello, fat, germanopratin et esthète, on meurt.       <br />
              <br />
       Quant à la mère, digne héritière des Branquignols et des Saintes Chéries, elle glisse de crises de folie en crise d'autorité, frôlant la perte de sa distinction et de sa conscience dans une fantaisie et une liberté de gammes à donner le vertige.       <br />
              <br />
       En réponse, la servante Martine est une jeune femme à la colère d'aujourd'hui, franche et directe.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424148.jpg?v=1447751378" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
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     <div>
      Le texte est joué avec un tel degré d'intériorisation qu'aucun effet de surface, aucun anachronisme ne peut altérer les situations et si la pièce et sa mise en scène tire à farce, à satire, scéniquement la fluidité est parfaite. Le parler populaire et le parler élégant se fondent dans le geste et le mouvement.       <br />
              <br />
       La mise en scène est emportée avec précision, légèreté, vivacité, gaité, dégage des pouvoirs étranges, engendre comme un miracle de cohérence. Toutes les conventions théâtrales se fondent dans une atmosphère de vraisemblance et donnent à chacun son instant et son instinct de vérité. Le spectateur à chaque instant se retrouve complice de cette famille et ne peut railler.       <br />
              <br />
       Par ce travail de comédie de mœurs, démonstration est faite scéniquement que dans un monde où les femmes se piquent d'être à l'égal des hommes, d'être des auteur(e)s, des savant(e)s, la pensée de mondes séparés (celui des sexes, des fonctions sociales, de la raison et de la déraison pourtant communément admise) est fausse. Démonstration est faite que d'authentiques chimères se concrétisent sur scène, forgeant l'union du corps et de l'esprit par l'amour et le désir et l'humour. Le théâtre en est le laboratoire et le rire s'épanouit en sourire d'aise, et conserve les volutes de la gaité qui ont déferlé.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trissotin ou Les Femmes Savantes"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424194.jpg?v=1447751436" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
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     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Avec : Marie-Armelle Deguy, Arthur Deschamps, Karyll Elgrichi, Vanessa Fonte, Camille de La Guillonnière, Vincent Winterhalter, Arthur Igual en alternance avec Philippe Fenwick, Atmen Kelif, Ivan Ludlow, Geoffroy Rondeau, Thomas Morris, Maud Wyler.       <br />
       Lumière : Jean Bellorini assisté d’Olivier Tisseyre.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Gaëlle Hermant et Camille de la Guillonnière.       <br />
       Assistanat à la scénographie et accessoires : Margot Clavières.       <br />
       Construction d’accessoires : Patrice Ynesta.       <br />
       Assistante aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Durée : 2 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424235.jpg?v=1447751675" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Reprise du 29 septembre au 7 octobre 2016.       <br />
       Mercredi à 19 h, jeudi et vendredi à 20 h.       <br />
       La Criée Théâtre national, Marseille, 04 91 54 70 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-lacriee.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-lacriee.com</a>       <br />
              <br />
       Du 11 au 29 novembre 2015.       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       2 au 5 décembre 2015 : MAC - Scène Nationale, Créteil (94).       <br />
       8 au 11 décembre 2015 : NTA Nouveau Théâtre d’Angers, Angers (49).       <br />
       16 décembre 2015 au 17 janvier 2016 : Théâtre National La Criée, Marseille (13).       <br />
       20 au 29 janvier 2016 : Centre Dramatique Régional, Tours (37).       <br />
       3 au 5 février 2016 : Le Théâtre - Scène Nationale, Saint-Nazaire (44).       <br />
       8 et 9 février 2016 : Le Parvis - Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Tarbes (65).       <br />
       12 et 13 février 2016 : Le Domaine d’O, Montpellier (34).       <br />
       23 et 24 février 2016 : Le Manège, Maubeuge (59).       <br />
       27 février 2016 (date à confirmer) : Théâtre en Dracénie, Draguignan (83).       <br />
       2 au 4 mars 2016 : Théâtre Liberté, Toulon (83).       <br />
       8 et 9 mars 2016 : Théâtre de l’Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée 2017</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 au 17 février 2017 :</span> Comédie de Clermont-Ferrand - CDN, Clermont-Ferrand (42).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 février 2017 :</span> Théâtre le Forum, Fréjus (83).       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 mars 2017 :</span> Théâtre La Colonne, Miramas (13).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 au 10 mars 2017 :</span> Comédie de Béthune - CDN, Béthune (62).       <br />
       15 et 16 mars 2017 : Théâtre Le Carreau, Forbach (57).       <br />
       29 et 30 mars 2017 : Théâtre Jean Vilar, Saint-Quentin (02).       <br />
       5 et 6 avril 2017 : Théâtre du Beauvaisis, Beauvais (60).       <br />
       20 avril 2017 : Espace Zinga Zanga de Béziers (34).       <br />
       25 avril 2017 : Le Cadran - Scène Nationale d’Evreux (27).       <br />
       29 avril 2017 : Le Pian'ocktail, Théâtre du Bouguenais, Bouguenais (44).       <br />
       3 au 5 mai 2017 :  Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines - Scène Nationale,  Saint-Quentin en Yvelines (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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