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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-16T10:53:15+02:00</dc:date>
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   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083177.jpg?v=1757602212" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes, jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083178.jpg?v=1757602255" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083179.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083180.jpg?v=1757602463" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre La Scala, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083181.jpg?v=1757602664" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la puissance&quot;</b>       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaborations artistiques : Vladimir Perrin, David Délis, Élise Roth, Clément Le Disquay, Romain Compingt.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Production : Reine Blanche Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2025.</span>       <br />
       Les 12, 13, 26 et 27 septembre à 19 h 15. Ensuite les mercredi et jeudi à 19 h 15, sauf le 9 octobre, le 13 novembre, les 24 et 25 décembre.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0588/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0588&amp;EventId=504&amp;request=QcE+w0WHSuAwDrjYKaOhXK1tPUt/ScCGgvngMd7IDZM+mRWjmLi7jhdHxmXauC6X4dzE0jK95FskGw0ni2Y4ZAqnciLsiijr471fDoVCKHsTwjkEvZMhoQ==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91045683-64083177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a4354.html</link>
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   <title>•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jun 2024 14:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442568.jpg?v=1716401121" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes – jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue, ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442569.jpg?v=1716401158" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. L'an dernier, Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442570.jpg?v=1716401188" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442571.jpg?v=1716401225" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre de la Reine Blanche, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
              <br />
       Pour ma part, j'ai une pensée très très émue pour un ami proche trop tôt disparu, homme brillant à plusieurs niveaux, qui aurait certainement ovationné lui aussi cet extraordinaire moment de théâtre. Il s'y serait retrouvé à de nombreux égards, sans doute. Il n'a pas eu la chance de Mickaël ! Salut, Sébastien R.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 15 mai 2024 à la Reine Blanche à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la Puissance&quot;</b>       <br />
       Seul-en-scène autobiographique.       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : David Délis et Vladimir Perrin.       <br />
       Consultant choégraphique : Clément Le Disquay.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Par la Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@scenesblanches.com')" >reservation@scenesblanches.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon/la-fete-du-slip" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie sur la masculinité. Le précédent, &quot;Le Premier Sexe, ou la grosse arnaque de la virilité&quot;, se jouera aux mêmes dates à 20 h 15, toujours à la Reine Blanche d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81058495-58442568.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a3957.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-80453606</guid>
   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2024 19:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069345.jpg?v=1716401121" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes – jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue, ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069348.jpg?v=1716401158" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. L'an dernier, Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069372.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069377.jpg?v=1716401225" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre de la Reine Blanche, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
              <br />
       Pour ma part, j'ai une pensée très très émue pour un ami proche trop tôt disparu, homme brillant à plusieurs niveaux, qui aurait certainement ovationné lui aussi cet extraordinaire moment de théâtre. Il s'y serait retrouvé à de nombreux égards, sans doute. Il n'a pas eu la chance de Mickaël ! Salut, Sébastien R.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 15 mai 2024 à la Reine Blanche à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la Puissance&quot;</b>       <br />
       Seul-en-scène autobiographique.       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : David Délis et Vladimir Perrin.       <br />
       Consultant choégraphique : Clément Le Disquay.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Par la Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">8 mai au 14 juin 2024.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Salle Marie Curie, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@scenesblanches.com')" >reservation@scenesblanches.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie sur la masculinité. Le précédent, &quot;Le Premier Sexe, ou la grosse arnaque de la virilité&quot;, se jouera aux mêmes dates à 20 h 15, toujours à la Reine Blanche d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80453606-58069345.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a3912.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…</title>
   <pubDate>Wed, 07 Dec 2022 08:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "… par de pareils objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées", plaçait Molière dans la bouche de son Tartuffe de 1669 à propos d'un innocent sein découvert... L'autrice suédoise Liv Strömquist, dans une BD époustouflante faisant appel à un humour décapant au service d'un contenu rigoureusement documenté, parcourt en 2014 des siècles de représentation des organes génitaux féminins pour en donner à voir les connotations "scandaleuses". En 2022, ces vignettes d'un corps féminin placé sous le joug d'un patriarcat bardé de ses ignorances, les jeunes comédiens et comédiennes - sous l'impulsion de Claire-Aurore Bartolo, elle aussi issue de la promotion 5 de l'éstba du TnBA - s'en saisissent avec ferveur pour présenter, sur un plateau, la vérité de l'histoire du lieu où s'origine l'humanité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562548.jpg?v=1670398236" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Mais qu'a-t-elle grand Diable de si maléfique en soi cette vulve honnie au point de disparaître encore en 1972 (cf. sonde spatiale Pioneer de la Nasa) de la représentation d'un homme (muni d'un sexe éloquent) et d'une femme (sans rien à montrer) gravés sur une plaque en aluminium à destination des extraterrestres ? Serait-ce parce que des détenteurs d'un savoir officiel (religieux, médecins, philosophes ; par hasard tous de sexe masculin…) l'ont stigmatisé en règle, cet organe féminin externe, en développant à son égard un rejet tel que les rapports entre hommes et femmes en sont profondément contaminés ?       <br />
              <br />
       Et c'est là qu'entrent en jeu les trublions contemporains de cette jeune génération d'artistes n'ayant pas froid aux yeux. S'emparant à bras le corps du sujet maudit, dans un flux ininterrompu de complicités ludiques (d'emblée l'actrice butant savoureusement sur l'interdit du mot sexe) et de danses endiablées, ils redonnent vie à ces risibles imposteurs au service d'eux-mêmes, et du patriarcat auquel ils doivent leur situation de dominant. Parmi eux, le célèbre docteur John Harvey Kellogg (incarné avec son paquet en mains) qui, en plus des cornflakes dont il est l'illustre inventeur, avait pour passe-temps favori l'étude obsessionnelle du sexe féminin à protéger… des femmes elles-mêmes, tentées d'y toucher inopinément.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562556.jpg?v=1670398298" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      L'onanisme féminin étant, selon cet éminent savant, la cause de toutes les déficiences mentales et physiques, il n'eut de cesse de vouloir préserver la gent féminine de son penchant diablement nuisible. Ses efforts aboutirent à la prescription d'un remède d'une efficacité reconnue : une application d'acide phénique pur sur le clitoris… L'homme de science mourut en 1943. Bien lui en a pris. Cela lui a évité d'entendre l'un des slogans des féministes de 2022 contre les violences sexistes : <span style="font-style:italic">&quot;Ne me touche pas ! Je m'en charge…&quot;</span>.       <br />
              <br />
       D'autres tableaux tout aussi haut en couleur s'enchaînent. Ainsi le prêche d'un apôtre de la Sainte Église catholique, apostolique et romaine, le dénommé Saint-Augustin (magnifié par sa cape théologique) qui, après avoir confessé avoir pratiqué le sexe dans sa folle jeunesse, renoue avec la fable du péché originel élisant le sexe féminin comme lieu de la dépravation suprême. Sexe marque du diable affectionnant la succion de l'excroissance clitoridienne dans la satanée liturgie des &quot;in-femmes&quot; tentatrices, à la différence des fidèles avalant elles l'hostie consacrée avec la dévotion requise. Pas étonnant alors que la chasse aux sorcières ait conduit au bûcher nombre de ces impies, dotées d'une &quot;mamelle&quot; entre les cuisses, et ce, dans un but de pure prophylaxie chrétienne. Amen.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562618.jpg?v=1670398334" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Après le temps des Religions, vient le temps des Lumières. Changement de discours, mais effets similaires. La femme n'est certes plus un épigone de Satan, mais devient éduquée et instruite, un être &quot;idéal&quot; sans désirs sexuels... Et que penser de l'axiome de la binarité des sexes (scène d'anthologie de la fabrique du genre sur des poupées castrées à la chaîne) eu égard au cas de la Reine Christine de Suède, dont le tombeau fut ouvert en 1965 pour statuer sur son intersexuation, sa nature de pseudo-hermaphrodite ? Et du cas de la Princesse Marie Bonaparte, jugée elle frigide par le père de la psychanalyse, Sigmund Freud (cigare à la bouche), sous prétexte qu'elle n'atteignait pas l'orgasme vaginal lors des pénétrations assurées par le prince Georges de Grèce et du Danemark en personne… alors que l'orgasme clitoridien qu'elle se procurait par ses propres moyens lui apportait tout le plaisir souhaité ?       <br />
              <br />
       La scène reconstituant en direct le dialogue entre la susmentionnée Princesse, faussement effarée, et son Georges de Prince, imperturbable, relève d'un humour désopilant, l'un des points d'orgue de cette représentation qui ne manque jamais d'esprit facétieux pour faire rire des postures mâles consternantes. À l'égale de celle mettant en scène le père de l'existentialisme, Jean-Paul Sartre (regard divergent chaussé d'épaisses lunettes et pipe à la bouche), assurant dans &quot;L'être et le néant&quot; la nature &quot;trouée&quot; de la femme qui <span style="font-style:italic">&quot;de par la configuration de son sexe physiologique appelle une chair étrangère, la transformant en plénitude d'être par pénétration et dilution&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562620.jpg?v=1670398365" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Est-ce à dire que toutes ces perles, enfilées avec l'assurance tranquille d'hommes bénéficiant de l'infaillibilité masculine, représentent l'ensemble des représentations du sexe féminin ? Que nenni, l'exception étant toujours là pour confirmer la règle… Sont projetées sur grand écran les statuettes de déesses grecques et égyptiennes exhibant fièrement leur vulve ou, plus près de nous, à Poitiers, ornant les colonnes médiévales d'un couvent, les sculptures de vulves offertes généreusement au toucher des passant(e)s. Et pour rappeler les mystères d'Éleusis où les femmes réunies dans le temple de Déméter se montraient joyeusement leurs parties intimes en dégustant des gâteaux en forme de vulve, les officiant(e)s distribuent au public, mis en appétit, des &quot;vulvettes&quot; à déguster sur place.       <br />
              <br />
       Alors pourquoi donc la vulve fut-elle ostracisée, pour ne pas dire frappée d'interdit, jusqu'à refuser de la nommer ? Peut-être parce que, située stratégiquement au cœur du plaisir sexuel féminin, elle détrône l'homme de ses pouvoirs fantasmés, magnifiant l'autonomie de la femme jusque dans sa jouissance, et lui rendant ainsi un statut d'égalité qui lui avait été dérobé. Un dernier épisode traitera - sur le même ton allègre - des représentations des menstruations dans l'imaginaire collectif, représentations une fois de plus ancrées &quot;à l'encre rouge&quot;  par les stigmatisations de la culture patriarcale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562623.jpg?v=1670398397" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Ce qui ressort de cette immersion flamboyante dans le royaume des organes intimes féminins, c'est le plaisir libérateur d'être invité à la décapitation d'incongruités sur un plateau de théâtre en liesse. Être ainsi les témoins privilégiés de scènes dévoilant les mille et une vertus du sexe &quot;difemmmé&quot; a forte valeur pédagogique. Une leçon culte d'éducation sexuelle enjouée à partager joyeusement en famille comme l'on dit des productions grand public.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le vendredi 2 décembre 2022 au Studio de création du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'origine du monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69440334-48562784.jpg?v=1670399373" alt=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" title=""L'Origine du Monde" Oh mesdames couvrez cette vulve "con" ne saurait voir…" />
     </div>
     <div>
      Librement inspirée de la bande dessinée éponyme de Liv Strömquist, publié en français chez Rackham éditions.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Claire-Aurore Bartolo/Compagnie Il fait belle.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Rémi Fransot.       <br />
       Avec : Mathéo Chalvignac, Margot Delabouglise, Barthélémy Maymat-Pellicane, Danaé Monnot,  Ariane Pelluet.       <br />
       Lumières : Véronique Galindo.       <br />
       Son : Léon Blomme.       <br />
       Régie générale : Pierre Martigne.       <br />
       Plateau : Margot Vincent.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Production Théâtre national de Bordeaux Aquitaine.       <br />
       Projet accompagné par l’éstba dans le cadre du dispositif Culture Pro 2022 du ministère de la Culture.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 10 décembre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 14 h 30 et 19 h.       <br />
       TnBA, Studio de création, Bordeaux, 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69440334-48562548.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Origine-du-Monde-Oh-mesdames-couvrez-cette-vulve-con-ne-saurait-voir_a3464.html</link>
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   <title>•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant</title>
   <pubDate>Tue, 23 Jul 2019 09:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2019]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Suspendu par des harnais à des cordes d'alpiniste, un petit groupe revêtu de combinaisons noires tapisse d'immenses lés le mur du fond de L'Autre Scène du Grand Avignon. La gigantesque photographie reconstituée révèle deux jeunes femmes entièrement nues, le corps magnifiquement cambré, posant fièrement sur chacun des deux pans d'un toit dominant en arrière-plan les immeubles d'une métropole contemporaine. C'est par cette œuvre, que l'on attribue à Ren Hang, que le spectateur est accueilli.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256814.jpg?v=1563869649" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      Ainsi &quot;Outside&quot; se présente-t-il d'emblée comme la fête des corps sensuels mis à nu par l'objectif du dissident chinois faisant éclater le corset de la Chine psycho(f)rigide. La liberté des créations photographiques de l'artiste iconoclaste (non pas au sens premier de &quot;qui condamne le culte des images&quot;, mais au sens second de &quot;qui attaque violemment les traditions établies&quot;), esthète de l'art &quot;porno&quot; (sic) autant dans ses clichés que dans ses poèmes, l'exposera à une surveillance en règle de la part du régime politique de Pékin.       <br />
              <br />
       Un autre dissident, Russe celui-ci, Kirill Serebrennikov, actuellement assigné à Moscou pour un procès kafkaïen à qualifier de &quot;politique&quot;, met en scène les tableaux vivants de son ami chinois avec lequel des correspondances électives existent au-delà de son suicide. En effet, si la rencontre entre ces deux hommes est restée virtuelle, alors qu'une ébauche de projet théâtral était en cours, c'est que - à quarante-huit heures près - la mort par défenestration du Chinois en a interdit la réalisation.       <br />
              <br />
       Quand, sur une petite musique envoûtante jouée en live, la lumière ouatée se fait, baignant de sa douce étrangeté le plateau, un homme les jambes repliées devant lui regarde derrière une fenêtre donnant sur les toits. Comme dans un flash, le tableau d'Edward Hopper, Morning Sun - où une femme dans une posture similaire, figée dans la solitude, dirige son regard fixe vers une fenêtre, l'intérieur et l'extérieur étant saisis dans le même instant - se superpose. Énigmatique, l'ombre étalée aux pieds de l'homme va délivrer son secret.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256821.jpg?v=1563869684" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      La référence à l'allégorie de la caverne platonicienne pose les conditions de la liberté de l'être, condamné à l'enfermement dans un espace clos <span style="font-style:italic">&quot;tu ne vois que le mur du fond… tu ne vois que ton ombre… le savoir est dehors…&quot;</span>. Ombres et lumières, dédoublement du dissident Kirill Serebrennikov condamné à voir la vie de sa fenêtre ; et pensant, par l'avatar de son ombre, à l'existence interrompue de l'autre dissident, Ren Hang, photographiant ses sujets nus sur les toits avant de se défénestrer.       <br />
              <br />
       Si la rencontre n'a pu s'effectuer dans la réalité, elle sera rendue effective sur le plateau où le poète chinois mort revit dans un échange direct avec son metteur en scène, incarné lui aussi par un prodigieux comédien du Gogol Center, troupe de Kirill Serebrennikov &quot;retenu&quot; à Moscou. Les deux histoires à distance, réunies par la magie de la représentation, sont si intriquées que l'une répond à l'autre.       <br />
              <br />
       Les toits photographiés par le Chinois où hommes et femmes confondus s'adonnent au plaisir, un couple faisant l'amour au bord du vide, la police politique débarquant pour arracher la photo gigantesque du mur, la citation de Ren Hang &quot;la liberté, c'est quand tu es prêt à tout&quot;, et la perquisition manu militari de l'appartement du russe par le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, successeur du KGB soviétique) ne font qu'un.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256827.jpg?v=1563869725" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      La scène de la fouille de l'appartement moscovite, &quot;enrichie&quot; de celle du corps de son occupant, donne lieu à une chorégraphie esthétiquement époustouflante doublée d'un humour déconcertant. Le parti pris qui traversera toute la représentation, de créer du sublime avec les corps certes, magnifiquement dénudés et érotisés jusqu'à &quot;l'incan(in)décence&quot; gaiement assumée, mais aussi avec les moments dramatiques comme celui de la perquisition ou de la défenestration, tournée en envol poétique, est d'emblée palpable.       <br />
              <br />
       Voler et mourir, mourir et rester comme suspendu dans l'air flottant, s'élancer soi-même dans le vide en étant retenu par la main du poète mort pour éprouver la même sensation. Peur du noir et du vide, peur du vagin. Les niveaux d'interprétation, les sujets s'interpénètrent comme un regard poétique ouvrant l'imaginaire au réel et les confondant tous les deux dans le même mouvement.       <br />
              <br />
       D'autres fantômes sont convoqués comme celui du danseur russe Noureev (doté ici d'un faux gros cul pour mieux dire sa grâce intérieure), figure de proue de la marginalité libertaire et réalisateur du grand saut vers la liberté pendant la guerre froide, ou encore celui de ce photographe d'outre-Atlantique au travers du tableau d'une boîte berlinoise accueillant une cérémonie SM hard sur fond de musique techno.       <br />
              <br />
       D'autres tableaux encore, mettant en scène les shooting photos du poète chinois, montrent l'éclatante beauté des corps nus mis en exergue par des compositions florales à longues tiges, sous l'œil amusé et attendri de Ren Hang. Et même lorsque les deux artistes libertaires complices vont très loin dans l'évocation du corps exalté comme une source de plaisir et de beauté fragile (vagin s'ouvrant, anus papillon tremblant au rythme des vagues du tissu pelvien, bite érigée ou affaiblie par un filet de sang qui s'en écoule), ils évitent toute trivialité tant la transcendance poétique exalte le propos.       <br />
              <br />
       L'oppression du régime dictatorial - bien présente au travers du portrait tendre de la mère du poète protégée par le déni, de celui de l'imprimeur des photographies &quot;scandaleuses&quot; tremblant d'être poursuivi, ou encore la mention du Weibo chinois veillant &quot;à la moralité&quot; des contenus échangés - est facétieusement moquée par celui qui disait de ses œuvres qu'elles étaient comme des oiseaux vivants qui, sur le Cloud, continueraient à outrepasser les frontières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256834.jpg?v=1563869760" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      Cette mise en abyme de deux histoires de reclus politiques - celui qui met en scène, celui qui est mis en scène - s'entrelaçant dans un hymne à la liberté des corps et des esprits hors de tout tabou, où poétique et politique se confondent, où souffle un esprit d'avant-garde artistique hors normes, fera sans nul doute date dans l'histoire du festival… Comme restera ancré le salut final de la troupe du Gogol Center unie autour du grand absent et arborant un immaculé t-shirt frappé de l'inscription &quot;Free Kirill&quot; soulignant le portrait du mentor &quot;empêché&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Outside"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256839.jpg?v=1563869814" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Kirill Serebrennikov (Moscou).       <br />
       Création 2019.       <br />
       Mise en scène, scénographie, dramaturgie : Kirill Serebrennikov.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anna Shalashova.       <br />
       Avec : Odin Lund Biron, Alexey Bychkov, Yang Ge, Gueorgui Koudrenko, Nikita Kukushkin, Julia Loboda, Daniil Orlov, Andrey Petrouchenkov, Andrey Poliakov, Evgeny Romantsov, Anastassia Radkova, Evgeny Sangadzhiev, Igor Sharoïko.       <br />
       Chorégraphie : Ivan Estegneev, Evgeny Kulagin.       <br />
       Musique : Ilya Demutsky.       <br />
       Costumes : Tatiana Dolmatovskaya.       <br />
       Lumière : Serguey Koucher.       <br />
       Spectacle en russe surtitré en français et anglais.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 23 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h, relâche le 18.       <br />
       <b>L'Autre Scène du Grand Avignon</b>        <br />
       Avenue Pierre de Coubertin, Vedène.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35834799-32256876.jpg?v=1563870024" alt="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" title="•In 2019• Outside Les chattes sur un toit brûlant" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35834799-32256814.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2019-Outside-Les-chattes-sur-un-toit-brulant_a2509.html</link>
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