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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Être pris, le temps d'une représentation, dans les rets de l'imaginaire et de la magie théâtrale</title>
   <pubDate>Wed, 15 Jun 2016 10:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Henri-René Lenormand (1882 1951) est bien oublié et pourtant… Célèbre auteur de l'avant-garde lorsqu'il était joué par Gaston Baty et les Pitoëff et avait découvert Freud et lu Strindberg , ce qui n'est pas rien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9681123-15593556.jpg?v=1465978461" alt="Être pris, le temps d'une représentation, dans les rets de l'imaginaire et de la magie théâtrale" title="Être pris, le temps d'une représentation, dans les rets de l'imaginaire et de la magie théâtrale" />
     </div>
     <div>
      Sous le titre &quot;Déjà la fin&quot;, Patrice Bigel et Alison Cosson retravaillent, dans les murs de l'ancienne usine Hollander, &quot;le crépuscule du théâtre&quot;, pièce écrite en 1934 qui, du côté de l'entrée des artistes, retrace la vie d'un théâtre qui périclite. Tout juste  avant que ses murs ne soient transformés en cinéma. Fin d'un imaginaire. Autre imaginaire.       <br />
              <br />
       Le texte est émondé de ses éléments les plus vieillis. Servi par un jeu tenu, économe de ses effets mais dont la fluidité et le mouvement continu ne laissent aucun vide, la mise en scène de Patrice Bigel rend tangible une forme de tension entre la réalité des murs et un besoin de théâtralité commun à tous.       <br />
              <br />
       Les comédiens conscients d'eux-mêmes et du monde savent appuyer en toute élégance des moments fugaces de danse et de Théâtre Pur. Chaque personnage a sa part de grâce : la diva, l'auteur incompris, le metteur en scène révolutionnaire, les comédiens dévoués, le directeur et sa caissière perdus dans leurs rêves routiniers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9681123-15593565.jpg?v=1465978552" alt="Être pris, le temps d'une représentation, dans les rets de l'imaginaire et de la magie théâtrale" title="Être pris, le temps d'une représentation, dans les rets de l'imaginaire et de la magie théâtrale" />
     </div>
     <div>
      Il se produit pour le spectateur comme un effet d'étrangeté qui a juste la densité d'une durée, l'épaisseur d'une pensée, la dimension d'un effacement et son désir concomitant (et accompli) de chaleur. Le spectateur, comme pris dans les rets de l'imaginaire et du temps, appartient, le temps d'une représentation, à l'espace bien vivant et mythique du phénix qui renaît de ses cendres.       <br />
              <br />
       La boucle est bouclée : de l'entrée des artistes à l'île magique, le théâtre, éphémère, ne meurt jamais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Déjà la fin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9681123-15593585.jpg?v=1465978737" alt="Être pris, le temps d'une représentation, dans les rets de l'imaginaire et de la magie théâtrale" title="Être pris, le temps d'une représentation, dans les rets de l'imaginaire et de la magie théâtrale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Henri-René Lenormand, Alison Cosson.       <br />
       Mise en scène : Patrice Bigel.       <br />
       Avec : Mara Bijeljac, Simon Cadranel, Raphaële Carril, Roland Dupouy, Karl-Ludwig Francisco, Mirjana Kapor Huerre, Charly Hamel, Martine Lamy, Émilie Olivier, Valentine Riedinger, Gilles Van Bunnen, Éloïse Vereecken.       <br />
       Scénographie, lumières, costumes : Jean-Charles Clair.       <br />
       Son : Patrice Bigel, Clément Mathis.       <br />
       Compagnie La Rumeur.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 au 19 juin 2016.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 20 h 30.       <br />
       Usine Hollander, Choisy-le-Roi (94), 01 46 82 19 63.       <br />
       <a class="link" href="http://usinehollander.blogspot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; usinehollander</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Etre-pris-le-temps-d-une-representation-dans-les-rets-de-l-imaginaire-et-de-la-magie-theatrale_a1617.html</link>
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   <title>Savoir conjurer par l'état de l'Art le mauvais état du monde</title>
   <pubDate>Tue, 01 Dec 2015 21:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Foi, amour, espérance" d’Ödon von Horváth est rarement jouée. Tout en épousant une forme de mélodrame et d’opérette proche d’un montage cinématographique, l’auteur décrit le destin d’une jeune femme qui veut travailler en toute indépendance et qu’une succession de faits (comme en une petite musique du malheur) accablent et poussent au suicide.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8600929-13557624.jpg?v=1449003215" alt="Savoir conjurer par l'état de l'Art le mauvais état du monde" title="Savoir conjurer par l'état de l'Art le mauvais état du monde" />
     </div>
     <div>
      Dans l’Allemagne de 1932, Horvath dissèque de manière très réaliste un cas qui n’est plus vraiment prémonitoire et fait désespérer de l’espèce humaine.       <br />
              <br />
       Les personnages évitent toute approche altruiste qui pourraient leur nuire (pensent-ils). Pas forcément reliés à la politique, ils exécutent des ordres, appliquent sans sourciller des règlements. Isolés, tout occupés à survivre, ils sont réduits à leurs pulsions. Le désir d’humour, l’ironie et le sarcasme (autant d’échappatoires pour prendre en compte et contourner le réel) achoppent. Il faut vraiment en conscience avoir foi, amour et espérance pour survivre dans cette société et contre battre la fatalité.       <br />
              <br />
       Dans la proposition de Patrice Bigel, le jeu s’appuie sur des cloisonnements, des diagonales et des médianes fortes. À jardin, un mur brut coupe toute esquive ; à cour, l’espace ouvert en éventail laisse entrer la rumeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8600929-13557634.jpg?v=1449003458" alt="Savoir conjurer par l'état de l'Art le mauvais état du monde" title="Savoir conjurer par l'état de l'Art le mauvais état du monde" />
     </div>
     <div>
      Comme mis en tension par les remugles des discours du dictateur et les montées en sourdine de chansons brechtiennes, comme pris dans un défi et un vertige, les comédiens ont la manière précise, directe et nerveuse, parlent en rafales, le corps bien présent. Dans les entre deux scènes, les mouvements tout en esquive esquissent comme des désirs de pas de danse.       <br />
              <br />
       Du lointain à l’avant- scène, le regard du spectateur glisse sans heurts. Les piliers en béton qui ponctuent la scène semblent même aimanter au lieu de séparer. Dans les mouvements et les actes, Patrice Bigel, fidèle à Horvath, affirme tout à la fois un état de désespoir (quand celui de l’espérance a disparu), affirme la tragédie et son pouvoir de stupéfaction qu’elle exerce sur les êtres et fait ressentir les battements du sensible.       <br />
              <br />
       Ce travail de laboratoire sait conjurer par l’état de l’Art l’état (le mauvais état) du monde, produit de la beauté et non de l’esthétisme. Du théâtre du vivant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Foi, amour, espérance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8600929-13557724.jpg?v=1449004391" alt="Savoir conjurer par l'état de l'Art le mauvais état du monde" title="Savoir conjurer par l'état de l'Art le mauvais état du monde" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ödön von Horváth.       <br />
       Traduction : Henri Christophe.       <br />
       Mise en scène : Patrice Bigel.       <br />
       Avec : Francis Bolela, François Chanut, Karl-Ludwig Francisco, Bettina Kühlke, Adèle Le Roux, Jean-Michel Marnet, Noémie Nael, Juliette Parmentier, William Santucci.       <br />
       Scénographie, lumière : Jean-Charles Clair.       <br />
       Stagiaires à la scénographie : Sacha Martin, Clément Mathis.       <br />
       Musique : Hanns Eisler.       <br />
       Adaptation musicale : François Chanut.       <br />
       Piano : Adèle Le Roux, Noémie Nael, François Chanut.       <br />
       Contrebasse : François Chanut.       <br />
       Par la Cie La Rumeur.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 novembre au 13 décembre 2015.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 20 h 30, dimanche à 18 h.       <br />
       Usine Hollander, 1, rue du Docteur Roux, Choisy-le-Roi (94), 01 46 82 19 63.       <br />
       <a class="link" href="http://www.compagnielarumeur.com" target="_blank">&gt;&gt; compagnielarumeur.com</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('larumeur@compagnielarumeur.com')" >larumeur@compagnielarumeur.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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