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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-13T11:52:30+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jun 2026 12:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Elle est slameuse, il est rappeur... Leur union artistique s'est construite sur leur passion commune pour la poésie, se concrétisant par une écriture rageuse, mais exigeante, limpide et au phrasé envoûtant. Tous deux se rejoignent dans l'urgence de dire et d'agir, de dénoncer et de lutter avec pour cibles le sexisme, les discriminations, le racisme, l'exil, l'ignorance, les luttes ouvrières... Avec pour socle leur histoire, leurs questionnements, mais aussi leurs espérances, leurs mots sont des leviers d'émancipation et une revendication à l'amour, l'espoir et la vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97028258-67613566.jpg?v=1781781234" alt="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" title="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le ventre sait mieux que la tête, il ne triche pas, ne ment pas. Il crie famine, se tord face aux injustices, accueille les papillons (…)&quot;</span>       <br />
       Pas de meilleur extrait du spectacle que celui-ci pour définir <b>&quot;Ce que le ventre dit&quot;</b>, la création de Lisette Lombé et Marc Nammour. Elle est slameuse, a la double nationalité belge et congolaise, et elle est une artiste pluridisciplinaire très active en Belgique. Militante féministe et &quot;afroféministe&quot;, elle est cofondatrice de L-SLAM, un collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel. Sa vocation reste l'émancipation des femmes partout dans le monde.       <br />
              <br />
       Marc Nammour est rappeur, franco-libanais, membre du groupe La Canaille. Reconnu pour ses performances alliant hip-hop underground et chanson à texte, il occupe une place singulière dans le rap français. Son dernier projet, &quot;Projet crachés&quot; (janvier 2026), a été réalisé avec le chanteur Loïc Antoine. Par ailleurs, grand amateur des textes d’Aimé Césaire, performeur reconnu, il dresse, en usant d'une écriture ciselée et remarquablement séquencée, le portrait d’une société malade et épingle férocement l’injustice et la bêtise. Son association avec Lisette Lombé est, tout au long du spectacle, d'une insolente évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97028258-67613567.jpg?v=1781781396" alt="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" title="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" />
     </div>
     <div>
      Tous les deux se sont rencontrés il y a un an. De cette rencontre est né un duo inédit où leurs langues se mêlent pour raconter féminisme, masculinité, virilité, amitié, famille, exil, lutte et résistance : <span style="font-style:italic">&quot;Ma langue, c'est langue de feu contre langue de bois&quot;</span>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lisette et Marc en ont dans le ventre. Qu'elle slame ou qu'il rappe, les mots jaillissent de leurs tripes pour claquer haut et fort. Dans cette création à deux, il et elle racontent, tour à tour ou ensemble, leur histoire, leurs colères, leurs deuils, leurs questionnements, leurs renoncements, leurs espérances aussi. La qualité de l'écriture est bluffante, la langue est belle, poétique, généreuse et enflammée, parfois brûlante suivant les sujets abordés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Danse ma fille, danse… et tourne le démon en dérision.&quot;</span>       <br />
       Leurs textes évoquent sans détours les relations toxiques, le masculinisme renaissant, la quête de l'émancipation des femmes toujours à venir, le couple, l’amitié, la sexualité, l’égalité, le racisme, le métissage, le transfert de classe, l'esclavage, l’exil, l’ignorance, l’indignation, la résistance, la quête de sens, la soif de vivre, la joie. Jouée en live (Jérôme Boivin aux claviers et machines), la musique électronique de Marc Nammour alterne rythmiques précises et samples triturés, donnant encore plus de corps à leurs deux voix. Ensemble, Lisette et Marc délivrent un féminisme affirmé : <span style="font-style:italic">&quot;J'étais comme les autres, marquée au fer rouge de la domination&quot; ; &quot;Encore un keuf sur qui sa meuf n'a pas pu compter. Comme les autres&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et pour finir cette étonnante performance, à ne surtout pas louper au Théâtre des Doms à Avignon, Marc Nammour scande une version enflammée, explosive et enthousiaste, du slogan &quot;Siamo tutti Antifasciti&quot;… reprise d'une seule voix et avec énergie par la salle… comme un hymne !       <br />
       &quot;Ce que le ventre dit&quot; est une barre d'énergie pure, une ode vive et tonique, pleine d’espoir en des temps qui en manquent, une fusion artistique et un feu musical à mettre dans toutes les oreilles.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ce que le ventre dit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97028258-67613569.jpg?v=1781781553" alt="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" title="•Off 2026• "Ce que le ventre dit" Langue de feu contre langue de bois… Celle de Lisette Lombé et Marc Nammour, un duo de choc à découvrir d'urgence" />
     </div>
     <div>
      Musique et Poésie urbaine.       <br />
       Texte et voix : Lisette Lombé.       <br />
       Musique, texte et voix : Marc Nammour.       <br />
       Claviers et machines : Jérôme Boivin.       <br />
       Régie son : Olivier Bergeret.       <br />
       Création lumière : Grégoire Pineau.       <br />
       Production déléguée : La Canaille-Emmanuelle Sagnier.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 15. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       La billetterie pour les spectacles du Off 2026 ouvrira le 15 juin à 12 h.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms-festivaloff.mapado.com/event/749396-ce-que-le-ventre-dit-lisette-lombe-et-marc-nammour" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/spectacle/ce-que-le-ventre-dit/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       1ᵉʳ octobre 2026 : Maison de la Poésie, Namur (Belgique).       <br />
       6 octobre 2026 : Le Grand R, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       25 novembre 2026 : Salle Europe, Colmar (68).       <br />
       2 décembre 2026 : Chabada, Angers (49).       <br />
       3 décembre 2026 : Théâtre, Châtillon (92).       <br />
       5 décembre 2026 : Service Culturel, Coulaines (72).       <br />
       21 janvier 2027 : Festival Le Goût des Autres, Le Havre (76)       <br />
       22 mai 2027 : Malraux Scène Nationale, Chambéry (73).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97028258-67613566.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Ce-que-le-ventre-dit-Langue-de-feu-contre-langue-de-bois-Celle-de-Lisette-Lombe-et-Marc-Nammour-un-duo-de_a4589.html</link>
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   <title>Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap</title>
   <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fin avril, la Machinerie (Scène conventionnée d'intérêt national - Art et Création, Écriture urbaine et contemporaine) de Vénissieux organisait son premier Raffut. Ce temps fort novateur fut notamment marqué par le duo (créé pour l'occasion) constitué de la slameuse Lisette Lombé et le rappeur Marc Nammour pour une performance intitulée "Ce que le ventre dit". En préambule, une cinquantaine de spectatrices et spectateurs, installés(es) dans des transats et équipés(es) de casques, étaient invités(es) à vivre une expérience d’écoute immersive de "Poésie couchée #1" imaginée par le chanteur et comédien Xavier Machault, ici accompagné par la clarinettiste Hélène Duret.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67504919.jpg?v=1780571076" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      Tout d'abord, qu'est-ce que La Machinerie ? Dirigée depuis septembre 2024 par Duniému Bourobou, la Scène nationale de Vénissieux associe, dans un projet commun, deux lieux : le Théâtre de Vénissieux et la salle de concert &quot;Bizarre!&quot;. L'assemblage singulier de ces équipements offre différents espaces (de la scène de théâtre au studio d'enregistrement en passant par trois salles de répétition et un studio de danse) où les écritures urbaines et contemporaines et les cultures hip-hop occupent une place centrale. En matière de représentations, sont mises à disposition une salle de spectacle de 500 places assises (au Théâtre) et une salle de concert de 390 places debout (à Bizarre!).       <br />
              <br />
       À travers la diversité de ses actions, La Machinerie présente une nouvelle façon de découvrir et de rencontrer les univers artistiques des musiques et des expressions chorégraphiques actuelles. À travers des ateliers, des stages, des visites, des débats, des pratiques partagées – et des spectacles ou performances, bien sûr –, la population de Vénissieux et de toute l'agglomération lyonnaise peut assister, entrer dans la création et/ou y participer par les différentes portes de la pratique. Autre point fort, deux programmes d'accompagnement des artistes sont proposés : Plan B et Draft. Le premier est dédié aux artistes rap et musiques urbaines afin de soutenir le développement de leurs projets. Le second est à destination des compagnies de danse hip-hop émergentes pour les accompagner dans la concrétisation de leurs créations chorégraphiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67507656.jpg?v=1780584550" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      La Machinerie aspire donc à être une maison dans laquelle chacun se sent chez soi, un lieu où toute la diversité des voix peut se dire et se faire entendre ; et où spectateurs, habitants et artistes s’inventent un récit commun. Et Raffut dans tout ça ? Une nouvelle manière d'affirmer sa singularité en prouvant que peut imaginer un espace, un point de rassemblement où coexistent, s'expriment toutes les formes de poésies, du slam au rap, du concert poétique à la performance, des paroles scandées à celles murmurées, de l'expression littéraire à celle plus engagée, plus militante… C'est ainsi qu'est née la première édition du festival Raffut. Trois jours, à la croisée du théâtre, de la musique et de la parole, pour amplifier les voix des poètes d'aujourd'hui, faire résonner les mots aux rythmes de la musique.       <br />
              <br />
       Entre le 23 et le 25 avril dernier, le public a vu passer sur scène Adama Diop, Diatty Diallo, Lisette Lombé, Marc Nammour, Hartigan, Xavier Machault, Laura Tirandaz, Collectif Les Palpitantes, etc. Notre présence le premier jour du festival nous a permis de découvrir une performance poétique, &quot;Poésie couchée #1&quot;, et un concert littéraire, &quot;Ce que le ventre dit&quot;.       <br />
              <br />
       Allongés(es) sur des transats disposés en cercle ovale, casque sur les oreilles, cinquante spectatrices et spectateurs s'apprêtent à vivre une expérience d'écoute immersive, entre concert et lecture habitée. Aux commandes, le chanteur et comédien Xavier Machault. Pour ce premier opus de <b>&quot;Poésie couchée sur Musique en Transat&quot;</b>, celui-ci a invité la clarinettiste Hélène Duret à explorer une forme musicale et poétique singulière. (À noter qu'un numéro 2 sera créé en juillet).       <br />
              <br />
       Entre voix profonde tonique et improvisation musicale voyageuse, tous deux dopées par des effets sonores &quot;envoûtants&quot; – d'où l'utilité des casques, en plus de leur propriété à générer un univers sonore &quot;fermé&quot; –, leur dialogue invite à écouter autrement les textes choisis par Xavier Machault dont le thème est &quot;poèmes de chevet&quot;, représentant les influences majeures de son écriture et de sa façon de regarder le monde. Immergé ainsi dans un univers onirique, nous nous laissons emporter par les murmures, par la charge poétique des écrits de Christophe Tarkos, Laura Vazquez, Gaston Miron, Cécile Coulon, Louise Labé, Charles Pennequin, Jacques Prévert, Grisélidis Réal ou encore Pierre Barouh. Une forme réussie de sieste tout en vers, proses et notes sauvages. Repos et enrichissement intellectuel garantis !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67507713.jpg?v=1780584610" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le ventre sait mieux que la tête, il ne triche pas, ne ment pas. Il crie famine, se tord face aux injustices, accueille les papillons (…)&quot;</span>       <br />
       Pas de meilleur extrait du spectacle que celui-ci pour définir <b>&quot;Ce que le ventre dit&quot;</b>, la création de Lisette Lombé et Marc Nammour. Elle est slameuse, a la double nationalité belge et congolaise, et elle est une artiste pluridisciplinaire très active en Belgique. Militante féministe et &quot;afroféministe&quot;, elle est cofondatrice de L-SLAM, un collectif de poétesses, multiculturel et intergénérationnel. Sa vocation reste l'émancipation des femmes partout dans le monde.       <br />
              <br />
       Marc Nammour est rappeur, franco-libanais, membre du groupe La Canaille. Reconnu pour ses performances alliant hip-hop underground et chanson à texte, il occupe une place singulière dans le rap français. Son dernier projet, &quot;Projet crachés&quot; (janvier 2026), a été réalisé avec le chanteur Loïc Antoine. Par ailleurs, grand amateur des textes d’Aimé Césaire, performeur reconnu, il dresse, en usant d'une écriture ciselée et remarquablement séquencée, le portrait d’une société malade et épingle férocement l’injustice et la bêtise. Son association avec Lisette Lombé est, tout au long du spectacle, d'une insolente évidence.       <br />
              <br />
       Tous les deux se sont rencontrés il y a un an. De cette rencontre est né un duo inédit où leurs langues se mêlent pour raconter féminisme, masculinité, virilité, amitié, famille, exil, lutte et résistance : <span style="font-style:italic">&quot;Ma langue, c'est langue de feu contre langue de bois&quot;</span>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lisette et Marc en ont dans le ventre. Qu'elle slame ou qu'il rappe, les mots jaillissent de leurs tripes pour claquer haut et fort. Dans cette création à deux, il et elle racontent, tour à tour ou ensemble, leur histoire, leurs colères, leurs deuils, leurs questionnements, leurs renoncements, leurs espérances aussi. La qualité de l'écriture est bluffante, la langue est belle, poétique, généreuse et enflammée, parfois brûlante suivant les sujets abordés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Danse ma fille, danse… et tourne le démon en dérision.&quot;</span>       <br />
       Leurs textes évoquent sans détours les relations toxiques, le masculinisme renaissant, la quête de l'émancipation des femmes toujours à venir, le couple, l’amitié, la sexualité, l’égalité, le racisme, le métissage, le transfert de classe, l'esclavage, l’exil, l’ignorance, l’indignation, la résistance, la quête de sens, la soif de vivre, la joie. Jouée en live (Jérôme Boivin aux claviers et machines), la musique électronique de Marc Nammour alterne rythmiques précises et samples triturés, donnant encore plus de corps à leurs deux voix. Ensemble, Lisette et Marc délivrent un féminisme affirmé : <span style="font-style:italic">&quot;J'étais comme les autres, marquée au fer rouge de la domination&quot; ; &quot;Encore un keuf sur qui sa meuf n'a pas pu compter. Comme les autres&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et pour finir cette étonnante performance, à ne surtout pas louper au Théâtre des Doms à Avignon, Marc Nammour scande une version enflammée, explosive et enthousiaste, du slogan &quot;Siamo tutti Antifasciti&quot;… reprise d'une seule voix et avec énergie par la salle… comme un hymne !       <br />
       &quot;Ce que le ventre dit&quot; est une barre d'énergie pure, une ode vive et tonique, pleine d’espoir en des temps qui en manquent, une fusion artistique et un feu musical à mettre dans toutes les oreilles.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fesival Raffut 1ʳᵉ édition</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96843419-67508182.jpg?v=1780592189" alt="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" title="Festival Raffut, première édition... Entre concerts littéraires, performances musicales, sieste poétique, une partition innovante pour le slam et le rap" />
     </div>
     <div>
      <b>A eu lieu du 23 au 25 avril 2026.</b>       <br />
       La Machinerie à Vénissieux (69)       <br />
       Théâtre, Maison du Peuple, 8, boulevard Laurent Gérin.       <br />
       Bizarre!, 9, rue Louis Jouvet (accès concerts) et 68, boulevard Joliot Curie (accès jour).       <br />
       Téléphone : 04 72 90 86 68.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lamachinerie-venissieux.fr/" target="_blank">>> lamachinerie-venissieux.fr</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poésie couchée #2"</strong></span>       <br />
       Idée originale et voix : Xavier Machault.       <br />
       Musique sur scène : Mélanie Loisel (contrebassiste) (pour les dates ci-dessous).       <br />
       Création et régie son : Johan Caballé.       <br />
       Création et régie lumière : Manue Joubier.       <br />
       Dramaturgie et conseil artistique : Émilie Le Roux.       <br />
       Compagnie Le Grille Pain.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       <a class="link" href="https://legrillepain.org/spectacles/poesie-couchee/" target="_blank">>> legrillepain.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 juillet 2026 :</span> Château de Caramagne, Chambéry (73).       <br />
       5 juillet 2026 : Jazz à Vienne (complet), Vienne (38).       <br />
              <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ce que le ventre dit"</strong></span>       <br />
       Musique et Poésie urbaine.       <br />
       Texte et voix : Lisette Lombé.       <br />
       Musique, texte et voix : Marc Nammour.       <br />
       Claviers et machines : Jérôme Boivin.       <br />
       Régie son : Olivier Bergeret.       <br />
       Création lumière : Grégoire Pineau.       <br />
       Production déléguée : La Canaille-Emmanuelle Sagnier.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 15. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, 1 bis, rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 14 07 99.       <br />
       La billetterie pour les spectacles du Off 2026 ouvrira le 15 juin à 12 h.       <br />
       <a class="link" href="https://billetteriedoms-festivaloff.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lesdoms.eu/spectacle/ce-que-le-ventre-dit/" target="_blank">>> lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96843419-67504919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Raffut-premiere-edition-Entre-concerts-litteraires-performances-musicales-sieste-poetique-une-partition_a4575.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce</title>
   <pubDate>Thu, 30 May 2024 11:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une superbe création, Angelin Prejlocaj crée un univers mêlant différents styles de danse et de musique. Autour du contemporain, du classique et de l'urbain, le chorégraphe marie, entre autres, Bach et Mozart à System of a Down, Jóhannsson et des chants médiévaux. Chaque tableau est un moment de théâtre corporel où le chorégraphe marie le geste aux notes et, parfois, à la parole de Deleuze.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172532.jpg?v=1717065951" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      C'est une pièce pour dix-neuf danseurs avec, au démarrage, trois filets, comprenant chacun un protagoniste à l'intérieur, suspendus au-dessus d'un cercle d'interprètes pour chacun d'entre eux. Ceux-ci ont les bras tendus vers ce personnage emprisonné comme pour se mettre en communion avec lui. Qui est-il pour autant ? Nous sommes presque dans une scène à connotation religieuse, dans une sorte de recueillement, avec les bras tendus comme pour rentrer en résonance avec un au-delà, du moins avec une présence lointaine ou non accessible.        <br />
              <br />
       Le tout est baigné dans un clair-obscur de toute beauté, dans une lumière blanche et éclatante qui éclaire les trois groupes d'artistes alors que leur protagoniste respectif emprisonné est dans une semi-obscurité. Puis cela se poursuit par des couples de danseurs alignés sur trois rangées différentes aux mouvements élancés, les bras jetés vers le haut avec les corps qui se replient ou s'étendent selon les couples en se déplaçant longitudinalement. Il y a une synchronisation qui est effectuée entre couples d'une même ligne.       <br />
              <br />
       Le spectacle est une succession de tableaux où décors, costumes et mise en scène sont propres à chacun d'eux. C'est, à chaque fois, une histoire, réelle ou imaginée, car participant à une construction de fable qui est racontée corporellement, même si une voix off, celle de Gilles Deleuze, intervient. Pas de fil rouge en particulier, les univers étant très variés, multiples et hétérogènes. Ceux-ci sont accompagnés d'une kyrielle de styles de musiques, autant classiques que contemporains.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172535.jpg?v=1717065991" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      On y découvre ainsi, entre autres, Mozart, Bach, System of a Down, Jóhannsson et des chants médiévaux. Les chorégraphies ont des gestuelles autant courbes, que brisées et hachées quand elles ne sont pas angulaires. D'amplitudes plus ou moins étendues, elles participent aussi à donner un poids, une gravité, dans un contexte dramaturgique à chaque fois différent, à des corps qui peuvent, selon les tableaux, être animés de légèreté ou de force, voire d'agressivité.       <br />
              <br />
       Ainsi, &quot;Requiem(s)&quot; peut être appréhendé comme une pièce de théâtre corporel avec sa trame et ses décors. Car Angelin Preljocaj décline sa création dans une démarche autant dansée, musicale que théâtrale, avec des touchers, des prises, des élans et des chutes où les corps fuient, roulent, courent ou restent fixes dans des gestiques toujours très empreintes d'expressivité. C'est un cocktail de mouvements dont l'allure et la trajectoire sont souvent surprenantes, les contextes dramaturgiques s'enchaînant dans un ensemble de scènes avec des ruptures artistiques pour chacun d'eux. Il n'y a, à dessein, aucune linéarité entre elles, donnant ainsi à voir des artistes dans différents rôles, le geste donnant presque lieu à une réplique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172546.jpg?v=1717066015" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      Il y a une évolution autant artistique qu'émotionnelle dans le spectacle, comme si les tableaux étaient une succession à différents stades d'une histoire racontée dans une échelle de temps longue et brisée comme appartenant à différents lieux et espaces-temps. Là, ce sont des corps qui sont allongés comme des feuilles fragiles, ici, c'est tout en force que les déplacements se font, ailleurs, les danseurs se recueillent comme en prière quand, plus loin, ils courent pour fuir ou pour atteindre quelque chose.       <br />
              <br />
       Difficile de présenter des moments en particulier tant chacun a son propre cachet, aussi, nous n'en listons que quelques-uns comme celui où les mouvements sont par à-coups avec un interprète qui met ses deux poignets sur son tronc, avec les coudes brisés en angle droit, suivi par d'autres gestiques synchronisées et de même acabit quand autour les danseurs sont statiques puis sont pris par une même contagion artistique les uns après les autres.       <br />
              <br />
       Ailleurs, ce sont deux personnages qui s'effleurent, se prennent, se touchent, avec l'un d'eux allongé quand l'autre est debout, prêt à la prendre, mais qui l'effleure et de son corps la recouvre comme une gisante. Puis la scène qui suit, c'est avec le visage masqué d'un collant noir que d'autres protagonistes arrivent et prennent d'autres, allongés, dans des mouvements vifs.       <br />
              <br />
       La création est d'une grande richesse chorégraphique. La légèreté et la force sont présentes à chaque moment, faisant de chaque artiste un baromètre émotionnel de l'instant joué avec une gestuelle déclinée dans une expressivité superbe de grâce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Requiem(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80633273-58172560.jpg?v=1717066050" alt=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" title=""Requiem(s)" L'art dans toutes ses tendances et toute sa grâce" />
     </div>
     <div>
      Création 2024.       <br />
       Chorégraphie : Angelin Preljocaj.       <br />
       Danseurs : Lucile Boulay, Elliot Bussinet, Araceli Caro Regalon, Leonardo Cremaschi, Lucia Deville, Isabel García López, Mar Gómez Ballester, Paul-David Gonto, Béatrice La Fata, Tommaso Marchignoli, Théa Martin, Víctor Martínez Cáliz, Ygraine Miller-Zahnke, Max Pelillo, Agathe Peluso, Romain Renaud, Mireia Reyes Valenciano, Redi Shtylla, Micol Taiana.       <br />
       Musiques : György Ligeti, Mozart, System of a Down, Bach, Hildur Guðnadóttir, Gilles Deleuze, Chants médiévaux (anonymes), Olivier Messiaen, Georg Friedrich Haas, Jóhann Jóhannsson, 79D.       <br />
       Lumières : Éric Soyer.       <br />
       Costumes : Eleonora Peronetti.       <br />
       Vidéo : Nicolas Clauss.       <br />
       Scénographie : Adrien Chalgard.       <br />
       Assistant, adjoint à la direction artistique : Youri Aharon Van den Bosch.       <br />
       Assistante répétitrice : Cécile Médour.       <br />
       Choréologue : Dany Lévêque.       <br />
       Costumière : Tania Heidelberger.       <br />
       Direction technique : Luc Corazza.       <br />
       Régie générale/son : Martin Lecarme, Mathieu Viallon.       <br />
       Régie lumière : Anaïs Silmar.       <br />
       Régie vidéo : Fabrice Duhamel.       <br />
       Production : Ballet Preljocaj.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 mai au 6 juin 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Exceptionnellement le lundi 3 juin à 20 h et le mercredi 5 juin à 21 h.       <br />
       Grande halle de la Villette, Paris 19ᵉ, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lavillette.com/manifestations/angelin-preljocaj-3/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80633273-58172532.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Requiem-s-L-art-dans-toutes-ses-tendances-et-toute-sa-grace_a3924.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité</title>
   <pubDate>Tue, 05 Dec 2023 10:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Leur identité, ils l'ont exaltée par des noms de scène – Barro Dancer, Mademoiselle Do', Willy Kazzama, Black Woman, Salifus, Esther –, ces six superbes danseurs (trois filles et trois garçons) portant fièrement, sur eux et en eux, leurs origines africaines. Comme si, pour raconter l'histoire tourmentée de leur continent, ils éprouvaient le besoin de revêtir une dimension dépassant celle de leur propre personne. Et, effectivement, ce que nous montrent ces "personnages" est une traversée fulgurante, un voyage tous azimuts au bout de l'Afrique. Des performances époustouflantes, expressives à l'envi, sous-tendues par des tensions à vif… Tensions et intentions parfois, à notre goût, un peu trop soulignées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77164537-55975188.jpg?v=1701770131" alt=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" title=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" />
     </div>
     <div>
      Porteurs des cultures du Congo, du Cameroun, du Gabon, du Burkina Faso, ou encore de Côte d'Ivoire, et riches de toutes les ethnies que ces différents pays accueillent, ils partagent en commun un goût profond pour les cultures traditionnelles et urbaines africaines qui les font vibrer jusqu'au bout de la nuit. Ce sont eux qui constituent les &quot;matières premières&quot; à haute charge explosive de ces chorégraphies mises en jeu par Anne Nguyen et son assistant, Pascal Luce.       <br />
              <br />
       Qu'ils soient seuls, en couples ou ne faisant qu'un bloc, c'est la même détermination qui les anime, une énergie dont le désir à fleur de peau constitue le combustible inflammable. Ainsi de l'ouverture où une danseuse à l'engagement organique apparaît dans un faisceau de lumière tombé des cintres, rejointe bientôt par un danseur, le couple enlacé esquissant alors une figure de slow… avant d'être rejoint par leurs complices enchainant ensemble les rythmes connectés aux musiques afro, rap et soul déferlant sur le plateau. Violences et tendresses, unies dans les mêmes corps, à l'image de ce continent africain, réservoir d'amours contrariées par les appétits coloniaux voyant en ses terres une mine de profits à tombeau ouvert.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77164537-55975219.jpg?v=1701770175" alt=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" title=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" />
     </div>
     <div>
      Figures des violences post-coloniales héritées et dont leurs mimiques sont les porte-paroles, tout comme leurs corps traversés par des convulsions irrépressibles. Ainsi du tableau saisissant de vérité brute, où, groupés en cercle, on les voit se briser l'échine pour extraire le minerai qui profitera à d'autres qu'eux. Figures des désirs revendiqués qui éclairent les visages paysages de la vie plus forte que ce qui pourrait avoir encore la prétention de les enchainer. Des battles dont ils sortent vainqueurs, même épuisés, grâce à leur force créative que rien ni personne ne semble pouvoir endiguer.       <br />
              <br />
       Figures aussi de cette jeunesse africaine soumise à un autre prédateur, souriant celui-là, celui des portables fondant la réalité et l'image dans le même magma afin de mieux modeler l'humain selon les lois du marché. Visages hilares d'une jeunesse qui n'échappe aucunement aux travers de la jeunesse des pays nantis, la recherche du profit n'ayant là que faire des frontières.       <br />
              <br />
       Les forces en jeu &quot;transpirent&quot; magnifiquement des corps mis au travail par les histoires dont ils sont les héritiers. Et si les tableaux ancrés aux musiques africaines se succèdent plus qu'ils ne ménagent une véritable progression, c'est peut-être pour nous faire ressentir de l'intérieur que les boucles redondantes font partie de tout itinéraire d'émancipation, les lignes droites étant en la matière un leurre à l'usage des romans de gare.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77164537-55975230.jpg?v=1701770203" alt=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" title=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" />
     </div>
     <div>
      Un regret cependant… Pourquoi avoir cru bon – tant ces &quot;matières premières&quot; sont fortes et se suffisent amplement à elles-mêmes pour exprimer l'essence des non-dits – de surligner les jeux d'oppression (biftons réclamés au public, clins d'œil appuyés à son adresse, doigts joints en forme de colt mettant en joue la foule, geste coupe-gorge, etc.) pour dire les violences vécues en les rejouant dans des pantomimes si caricaturales qu'elles peuvent apparaître maladroites. En effet, la pantomime – dans son premier sens – est un art en soi, une discipline exigeante où l'expression de sentiments, voire d'idées complexes, ne peut souffrir d'un trait trop épais.       <br />
              <br />
       Ceci dit, ce que nous retiendrons de ces performances chorégraphiées, c'est l'extrême qualité de ces danseuses et danseurs dotés d'une énergie galvanisante mise, avec grande générosité, au service d'une cause que l'on ne peut que partager sans réserve aucune : l'irrésistible désir de vivre libre, affranchi de tout assujettissement.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 28 novembre 2023 à la Manufacture CDCN de Bordeaux, lors de son unique représentation.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Matière(s) première(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77164537-55975235.jpg?v=1701770228" alt=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" title=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" />
     </div>
     <div>
      Ballet de danses africaines urbaines.       <br />
       Création mars 2023.       <br />
       Chorégraphie : Anne Nguyen.       <br />
       Assistant chorégraphe : Pascal Luce.       <br />
       Conseil artistique : Didier Boko.       <br />
       Avec : Ted Barro Boumba alias &quot;Barro Dancer&quot;, Dominique Elenga alias  &quot;Mademoiselle Do'&quot;, Mark-Wilfried Kouadio alias &quot;Willy Kazzama&quot;, Grâce Tala, Nahoua Traore alias &quot;Black Woman&quot;, Seïbany Salif Traore alias &quot;Salifus&quot;.       <br />
       Interprète saison 2023-2024 : Jeanne D'Arc Niando alias &quot;Esther&quot;.       <br />
       Lumière : Matthieu Marques, Marie Ducatez.       <br />
       Costumes : Simon Huet.       <br />
       Régisseurs de tournée (en alternance) : Flora Lastouillat, Matthieu Marques.       <br />
       Par la Compagnie par Terre.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Dans le cadre du dispositif artiste associée en partenariat avec la Cité Cirque - CRÉAC de Bègles.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77164537-55975245.jpg?v=1701770259" alt=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" title=""Matière(s) Première(s)" Six personnages en quête de leur vérité" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       18 janvier 2024 : Théâtre Molière - Scène nationale archipel de Thau, Sète (34).       <br />
       24 et 25 janvier 2024 : La Maison des Métallos, Paris (75).       <br />
       27 janvier 2024 : Théâtre Gérard-Philipe, Champigny-sur-Marne (94).       <br />
       30 janvier 2024 : Le Figuier Blanc, Argenteuil (95).       <br />
       8 mars 2024 : Festival Groove'N'Move, Théâtre Forum Meyrin, Genève (Suisse).       <br />
       4 mai 2024 : Theater im Pfalzbau, Ludwigshafen (Allemagne).       <br />
       15 mai 2024 : Théâtre Cinéma, Choisy-le-Roi (94).       <br />
       31 mai 2024 : Le ZEF, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77164537-55975188.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Matiere-s-Premiere-s-Six-personnages-en-quete-de-leur-verite_a3773.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-40609347</guid>
   <title>"À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2019 06:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est sous le prisme des danses urbaines, contemporaine et classique que la chorégraphe Anne Nguyen interroge les identités au travers du corps et de son rapport à l'espace où le waacking, le popping, le voguing, le locking et le krump portent leurs signatures au détour de pointes, de balancés, de lock et de bounce.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436177.jpg?v=1575917504" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Noir sur scène, puis un groupe se détache dans une lumière tamisée qui vient dessiner les creux de leurs silhouettes. La musique démarre à un rythme effréné. Au début, tout est homogène, ils forment une seule et même entité dans une intimité qui est balayée par le tempo musical. Comme un pied-de-nez à la sensation scénique d'un sentiment intime qui s'extériorise violemment.       <br />
              <br />
       À tour de rôle, comme une réminiscence des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt, le waacking, le popping, le voguing, le locking, le krump, en appui des danses contemporaine et classique, apparaissent autour d'un socle artistique commun dans lequel chacun vient se nourrir au même humus. Des différences ? Oui, bien sûr, dans le tempo, la gestique, le rapport au corps, à la scène et à l'autre, mais tout ceci puise dans un même objectif, celle de faire communiquer une sensation, un état d'âme, une volonté farouche ou timide de montrer quelque chose sur le plateau, un ce je-ne-sais-quoi qui fait de l'artiste un buvard aux émotions qui a besoin, pour notre plus grand plaisir, de s'épancher.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436198.jpg?v=1575917559" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Chacune de ces expressions artistiques est une continuité, un point d'attache de ce qui les ressemble et les sépare. Quel point commun entre ce membre qui se raidit, cet autre qui s'élance ou celui-ci qui se décompose ? Celle d'une manifestation propre, à la fois intime et universelle pour, selon Anne Nguyen, &quot;appartenir à une communauté, pour se sentir exister&quot;.       <br />
              <br />
       Sur les planches, elles sont comme des grandes sœurs. Le tempo scénographique de l'une est différent de celui des autres permettant de les mettre en exergue. Par intermittence, les interprètes dansent leur art ou le délaissent pour adopter celui de leurs voisin(e)s.       <br />
              <br />
       D'un côté, le corps avec ses bras élancés toujours attirés vers le haut, le buste presque altier. De l'autre, il se courbe, avec des mouvements très rapides, un positionnement mi-fixe, mi-fuyant et qui revient à son centre. Deux axes apparaissent avec pour le premier, des mouvements allongés, comme tenus par le temps, étirant les membres vers un ailleurs quand le second l'est accompagné d'une latitude plus petite et rapide.       <br />
              <br />
       Des mains et des poignets aux courbures cassées tournent autour d'un visage qui reste droit. Plus loin, ce sont des mouvements de tête pris d'un raidissement qui ensuite repart dans une souplesse et une direction à l'opposé de sa position initiale. Ils sont saccadés, comme brisés, le corps semblant se décomposer en avançant. La danse contemporaine laisse voir une gestuelle des bras qui enlace le torse à distance avec des jambes aux mouvements amples et très rapides suivis par des sauts et des pointes de danse classique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436213.jpg?v=1575917623" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Cassant à dessein le rythme, les déplacements de groupe sont synchronisés et très marqués au sol, la plante des pieds tapant sur les planches. Les costumes sont variés avec, là, des baskets, ici, des plantes de pieds à découvert, plus loin, un tronc nu habillé d'une veste, quand d'autres sont en civil ou en habit très décontracté.       <br />
              <br />
       Le rapport des uns aux autres est un chacun pour soi qui devient un ensemble lié où chaque membre incarne sa propre identité tout en étant en relation avec le groupe, comme pièces d'un même puzzle. L'art montre, avec délectation et gourmandise, des différences sans les outrepasser, dépassant avec délice, les frontières des egos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À mon bel amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40609347-34436767.jpg?v=1575920834" alt=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" title=""À mon bel amour"… Urbain, classique, éclectique et artistique" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Anne Nguyen.       <br />
       Danseurs : Sonia Bel Hadj Brahim (waacking, popping), Arnaud Duprat (popping), Stéphane Gérard (voguing), Pascal Luce (popping, locking, waacking), Andréa Moufounda (danse contemporaine), Sibille Planques (danse contemporaine), Emilie Ouedraogo (krump), Tom Resseguier (danse classique).       <br />
       Musiques originales : Jack Prest.       <br />
       Stylisme : Manon Del Colle.       <br />
       Création lumière : Ydir Acef.       <br />
       Compagnie par Terre Anne Nguyen.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.compagnieparterre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; compagnieparterre.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       12 février 2020 : Theater Rotterdam, Rotterdam (Pays-Bas).       <br />
       26 février 2020 : Festival Hip Opsession, La Soufflerie, Rezé (44) .       <br />
       29 février 2020 : La ferme du Buisson - Scène nationale, Noisiel (77).       <br />
       19 mars 2020 : Festival Le Grand Bain (CDCN Roubaix), Salle Josiane Balasko, Chambly (60).       <br />
       26 mars 2020 : Festival Le Grand Bain (CDCN Roubaix), Maison Folie Wazemmes, Lille (59).       <br />
       12 mai 2020 : La Ferme de Bel Ébat, Guyancourt (78).       <br />
       15 mai 2020 : Théâtre Molière – Scène nationale, Sète (34).       <br />
       3 au 5 juin 2020 : La Villette - Salle Charlie Parker, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/A-mon-bel-amour-Urbain-classique-eclectique-et-artistique_a2619.html</link>
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