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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-01T03:48:54+02:00</dc:date>
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   <title>Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création</title>
   <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 07:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il faut d'abord parler de la musique. C'est elle qui accueille le public entre concert et dancing dans la salle du Théâtre 14. Musiques et chants donnés en live par Natalia Bacalov et Martin Sevrin qui performent à la contrebasse et la guitare. Ambiance de fête et d'affranchissement des contraintes sociales, pulsations rythmiques qui stimulent les pulsions physiques, sensuelles. Comme si la fièvre tentait de s'emparer de tout.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95917454-66942032.jpg?v=1775651803" alt="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" title="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Rose Noël s'appuie essentiellement sur cet accompagnement musical et vocal pour insuffler une unité à la pièce de Koltès, faite d'une quinzaine de séquences qui se déroulent dans différents lieux. Ainsi la prison, la maison familiale, la cuisine de la Gamine, le quartier des putes, le square sont évoqués à la fois par cette musique, ces sons, ces ambiances et la présence constante des deux musiciens en fond de scène, dans une aura de fumigènes, donnent l'impression que le monde entier, vu par les yeux de Roberto Zucco, est une sorte d'immense Lunapark, une fête foraine où l'on passe le temps à éprouver son courage, à se faire peur, à se faire trembler.       <br />
              <br />
       C'est également une manière de mettre une distance esthétique avec la cavale meurtrière de Roberto Zucco, personnage né de la rencontre de Koltès avec un avis de recherche pour un tueur en série, qui traversa la chronique en 1987. Un personnage que le dramaturge a voulu élever au rang de mythe. Cette pièce choqua une partie de la société lorsqu'elle fut montée pour la première fois quelques années plus tard, puisqu'elle mettait en scène la cavale d'un tueur que le récit raconté par Koltès ne semblait pas condamner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95917454-66942041.jpg?v=1775651930" alt="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" title="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" />
     </div>
     <div>
      Car il n'y a pas de psychologie dans Roberto Zucco. Des faits, des actes, des pensées aussi rugueuses et aiguisées que des actes, des illusions aussi, de l'instant. Toutes les rencontres entre les personnages de la pièce sont des chocs, des percussions et tous les personnages sont comme surchargés de tâches, de devoirs, de rôles à tenir dans la société, dans leurs vies, qui les entravent, qu'ils endossent, mais qu'ils détestent au fond d'eux-mêmes. Lorsqu'ils croisent la route de Roberto Zucco, c'est comme si celui-ci les libérait de ces charges. Sans pour cela leur redonner vie.       <br />
              <br />
       Rose Noël réussit une belle proposition de mise en scène en faisant déborder l'action de cette cavale dans tout l'espace de la salle, du plateau, des coulisses et des cintres. Elle parvient à intégrer à plusieurs endroits le public à l'histoire, le transformant en témoin vaguement complice. Et tous les interprètes, ils sont neuf sur scène, parviennent à donner corps avec énergie et sincérité aux multiples personnages de la pièce. La pièce originale est pourtant tronquée de quelques séquences, dont le meurtre brutal d'un enfant. On peut se demander pourquoi censurer cet acte, pic de l'effroyable et de la monstruosité ? Roberto Zucco y perd de sa dimension hors norme et la mère de l'enfant, toute profondeur dramatique, hélas.       <br />
              <br />
       Ces coupes et l'envie de rendre hommage à la belle écriture de la pièce rendent ce spectacle un peu trop sage quand le désir, la mort, le désir de la mort et le sexe ne cessent de parcourir en filigrane tout ce récit. Des thématiques que Bernard-Marie Koltès porte dans plusieurs de ses textes, comme cette urgence à dire, à faire, que l'on retrouve dans la fièvre portée par Roberto Zucco, lui qui rêve des neiges éternelles du Kenya pour l'apaiser enfin…       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Roberto Zucco"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95917454-66942105.jpg?v=1775651964" alt="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" title="Un "Roberto Zucco" d'une belle esthétique, mais très loin du scandale de sa création" />
     </div>
     <div>
      Texte : Bernard-Marie Koltès.       <br />
       Mise en scène : Rose Noël.       <br />
       Collaboration artistique : Simon Cohen.       <br />
       Avec : Natalia Bacalov, Lola Blanchard, Simon Cohen ou Vincent Odetto, Laurence Côte, Maxime Gleizes ou Thomas Rio ou Pierre Loup Mériaux, Axel Granberger, Akrem Hamdi ou Julien Gallix, Rose Noël ou Milena Sansonetti, Martin Sevrin et Suzanne Dauthieux.       <br />
       Création Musicale : Natalia Bacalov et Martin Sevrin.       <br />
       Lumière : Enzo Cescatti.       <br />
       Scénographie : Mathilde Juillard.       <br />
       Son : Mateo Esnault et Tom Beauseigneur.       <br />
       Costume Cloé Robin.       <br />
       Surtitrage vidéo : Katell Paugam.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 mars au 18 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 20 h, jeudi à 19 h, samedi à 16 h.       <br />
       Théâtre 14, 20, avenue Marc Sangnier, Paris 14ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 45 45 49 77.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre14.mapado.com/event/622259-roberto-zucco" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre14.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre14.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle se jouera au Théâtre du Girasole à 18 h 50 lors du Festival Off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95917454-66942032.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Roberto-Zucco-d-une-belle-esthetique-mais-tres-loin-du-scandale-de-sa-creation_a4526.html</link>
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   <title>Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels</title>
   <pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Librement adaptée du récit d'Adélaïde Bon, "La Petite Fille sur la banquise", par Pauline Bureau, la pièce suit deux parcours : l'enquête policière et la quête de vérité d'Alma. Cette dernière a été victime d'une agression sexuelle alors qu'elle avait 9 ans. Un viol. Dans l'escalier de son immeuble. Par un inconnu. La pièce commence trente ans après cet événement dont Alma n'a pas de souvenir conscient. L'enquête brise alors le sarcophage de glace où la petite fille puis la jeune femme avaient enfermé ce trauma.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922293.jpg?v=1775474193" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      Pendant un peu plus de deux heures, nous allons suivre le travail des enquêtrices qui décident de rouvrir un cold-case, une série d'agressions de petite fille dans une rue de Paris, des années auparavant. Une enquête qui les mène sur la piste d'un agresseur en série après la découverte de dizaine de cas semblables. Alma est l'une de ces victimes. Parallèlement à l'enquête, la pièce nous emporte à la suite d'Alma dans la découverte des séquelles qui ont transformé une partie de sa vie en enfer, sans que jusqu'à alors, elle n'en comprenne la cause.       <br />
              <br />
       C'est tout le domaine de l'inconscient, de la mémoire du corps qui est en acte alors. Provoquant insomnies, boulimies, prises de poids, crises d'angoisse… et toutes sortes de mal-être, de difficultés à vivre, de difficultés sociales, de non-dit. Lorsque l'une des enquêtrices annonce à Alma que leur démarche a abouti à l'interpellation d'un homme et que la plainte déposée avec ses parents lorsqu'elle avait 9 ans a été requalifiée en viol sur mineur, la déflagration de cette annonce est telle que tout ce qui entravait sa vie sans qu'elle comprenne pourquoi, déchire soudain le voile impénétrable qui recouvrait ce passé, et libère soudain la parole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922297.jpg?v=1775474236" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      C'est par la parole, la possibilité de mettre des mots sur la violence effroyable subie dans l'enfance, qu'Alma parvient à supporter les épreuves du procès du pédocriminel. En finir s'il vous plaît avec le terme pédophile (&quot;qui aime les enfants&quot; étymologiquement) et le remplacer par pédocriminel ! C'est l'un des souhaits que finit par réclamer Alma. Un souhait qui déchire enfin un silence de trente années.       <br />
              <br />
       Le sujet de &quot;Entre parenthèses&quot; est effroyable et délicat. La mise en scène de Pauline Bureau dispose de trois espaces sur scène. D'un côté le bureau des inspectrices, de l'autre la maison d'Alma et, au centre, un espace qui sera plus dévolu à l'intime, le cheminant d'Alma vers ce lieu de silence qui git dans son être. Une scène vaste qui laisse de grands espaces devant un immense mur de fond de scène ; si haut, si large, et qui devient par moment support de projections qui emportent la scène dans la chambre d'enfant ou dans des paysages glaciaux de banquise (en écho à la blessure enfouie). Tous les personnages paraissent étrangement petits dans ces grands espaces.       <br />
              <br />
       L'enjeu de la pièce est sans aucun doute de prendre conscience de la lutte qu'il faut à ces victimes enfant pour se lever chaque jour, se coucher chaque soir, après avoir traversé des jours parfois frappés de troubles, d'angoisses, de mal qui cherchent des appuis, et tiennent debout dans une solitude incassable. Ce sont 72 petites filles qui ont déposé plainte, victimes du même pédocriminel qui a sévi durant trente ans. Dix-neuf témoignent aux assises.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Entre Parenthèses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922298.jpg?v=1775474256" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pauline Bureau.       <br />
       Librement adapté de &quot;La Petite Fille sur la banquise&quot; d'Adélaïde Bon (Éditions Livre de poche - mars 2019).       <br />
       Mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Haelters.       <br />
       Avec : Sabrina Baldassarra, Salomé Benchimol, Maxime Dambrin, Rébecca Finet, Héloïse Janjaud, Sergio Longobardi, Céline Milliat-Baumgartner, Coraly Zahonero de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie et accessoires : Emmanuelle Roy.       <br />
       Costumes : Alice Touvet.       <br />
       Composition musicale et sonore : Victor Belin et Raphaël Aucler.       <br />
       Vidéo : Clément Debailleul.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Collaboration artistique Sabrina Baldassarra.       <br />
       Maquillages et perruques : Françoise Chaumayrac.       <br />
       Cheffe opératrice tournage : Florence Levasseur.       <br />
       Fabrication des décors : Paradis Décors et les ateliers de La Colline.       <br />
       Fabrication des accessoires : les ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922299.jpg?v=1775474282" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 27 mars au 19 avril 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand théâtre, 15, rue Malte-Brun, Paris 20ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.colline.fr/fr/manifestation/166/entre_parentheses" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril 2026 :</span> Scène nationale 61- Alençon-Flers-Mortagne, Flers (61).       <br />
       6 et 7 mai 2026 : Maison des Arts, Créteil (94).       <br />
       17 au 22 novembre 2026 : CentQuatre-Paris, Paris 19ᵉ.       <br />
       13 et 14 janvier 2027 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       21 et 22 janvier 2027 : Théâtre de Sartrouville - CDN, Sartrouville (92).       <br />
       29 janvier 2027 : Théâtre Roger Barat, Herblay-sur-Seine (95).       <br />
       11 et 12 mars 2027 : Théâtre du Beauvaisis - Scène nationale, Beauvais (60).       <br />
       18 et 19 mars 2027 : Bateau feu - Scène nationale, Dunkerque (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95871048-66922293.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Entre-Parentheses--Pauline-Bureau-prend-a-bras-le-corps-les-blessures-ouvertes-et-les-traumas-causes-par-les_a4524.html</link>
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   <title>"Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène</title>
   <pubDate>Wed, 15 Jan 2025 18:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Trois petits cochons et un grand méchant loup… Trois petits cochons s'en vont pour construire leur maison, comme un voyage vers l'émancipation, vers le stade d'adulte, nécessitant d'affronter ses peurs intimes, celles-ci étant représentées par le loup… De ce conte pour enfants, Marion Pellissier nous donne une version à destination des grands où les terreurs convoquées sont plus de l'ordre du doute, de la solitude, de l'incertitude lors de nos choix fondamentaux… Ainsi, la fable prend une nouvelle dimension entre nos frayeurs archaïques et celles liées à la complexité de nos vies actuelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984586.jpg?v=1736965587" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      À la mort de leur mère, Andréa Cochon, les enfants quittent le foyer familial et partent bâtir leur propre maison. La fille aînée héritera des peurs de ses parents et se protégera sans cesse d’une menace invisible. Son frère cadet et sa sœur benjamine vont se rapprocher, partager les joies de leur nouvelle vie. Mais quand la menace arrivera, quand le loup apparaîtra – où le danger qu'il représente –, il faudra se préparer à l'affronter. Est ainsi évoqué ici l'effroi des personnages et des acteurs face au doute et à la terreur, à ce qui nous unit et ce qui nous met face à notre solitude, à notre rapport à la monstruosité… Car les monstres courent toujours !       <br />
              <br />
       Ce spectacle n'est pas destiné au jeune public. <span style="font-style:italic">&quot;L'enfance se retrouve dans le jeu ludique de l'acteur et dans la part plus sombre du conte, comme dans la mythologie qui fait émerger de grandes figures dramatiques ravivant des sentiments archaïques ou, du moins, universels. Dans le conte, chacun peut s’identifier à n’importe quel personnage, même au plus dangereux. La lecture subjective ouvre une large fenêtre artistique. Le conte devient ici un outil pour tisser deux trajectoires.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984587.jpg?v=1736965621" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Répétition, vidéo de contrôle, manipulations techniques en coulisses, mise en avant des &quot;techniciens&quot;, etc., différentes formes de jeux, variétés de choix scéniques et scénographiques, tous se mélangent, allant du théâtre dans le théâtre au théâtre docu, en passant par le décryptage d'un plateau de tournage. Et les genres narratifs varient, divers codes de jeux alimentent les interventions/interprétations des comédiennes et comédiens leur permettant, selon les enjeux dramaturgiques, de donner leur point de vue sur le conte populaire, base d'inspiration, et de questionner, de façon active ou pas, notre rapport au récit.       <br />
              <br />
       Séquence crise/règlement de compte/psychodrame entre le metteur en scène et les artistes. L'impression est donnée, à plusieurs moments, d'assister à un spectacle ayant pour thème une pièce en construction – une forme avant-gardiste, nouvelle, de &quot;work in progress&quot; – où s'insèrent parfois des délires burlesques. Se déroule alors sous nos yeux un subtil enchevêtrement de réalité et de fiction. Cela a pour conséquence des propositions variées, toujours différentes et inattendues, avec l'apport de projections vidéo offrant des perspectives surprenantes, décalées.       <br />
              <br />
       Dans sa proposition, Marion Pellissier joue la distanciation, nous narre l'histoire d'une mise en scène, d'un théâtre en déliquescence. On assiste à l'utilisation des ressorts du théâtre de boulevard ou vaudeville avec rires en fond sonore, de la tension procurée par le thriller, des frayeurs provoquées par le film d'horreur… Pour ces dernières, remarquable séquence où le &quot;tueur&quot; poursuit les trois enfants Cochon, courant derrière leur voiture… ou le final, superbement et drolatiquement gore, avec le loup assassin finissant en pâté, exposé sur un grand plateau… et dévoré ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984617.jpg?v=1736965737" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, en plus d'explorer le lien qu’une fratrie établit face au mal, au danger, et d'étudier les relations entre acteurs, techniciens, leurs conflits, leur tendresse, leurs difficultés dans la pièce, leur solitude et leur émotion face à l’expérience scénique et à leur vie d’artistes, cette adaptation des &quot;Trois petits cochons&quot; explore les affres de la création, en la disséquant minutieusement, à chaque étape d'élaboration.       <br />
              <br />
       Et il n'est pas peu dire que comédiennes et comédiens s'en donnent à cœur joie pour construire et déconstruire, tisser et démailler ce récit dans lequel se trouvent mêlés les codes du théâtre, du cinéma et de la littérature, jetant une passerelle vibrante entre réel et imaginaire… entre l'art et la vie, tout simplement.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théâtre Joliette, Marseille, en novembre 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trois petits cochons - Les monstres courent toujours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984624.jpg?v=1736965714" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marion Pellissier.       <br />
       Mise en scène : Marion Pellissier.       <br />
       Avec : Yasmine Berthoin, Charlotte Daquet, Julien Derivaz, Steven Fafournoux, Morgan Lloyd Sicard, Sabine Moindrot.       <br />
       Musique et son : Thibault Lamy.       <br />
       Lumière : Jason Razoux.       <br />
       Vidéo : Nicolas Comte.       <br />
       Costumes : Julien Derivaz et Sabine Moindrot.       <br />
       Scénographie : Marion Pellissier et Gabriel Burnod.       <br />
       Construction-déco : Gabriel Burnod, Jean Bastien Savet, Denis Collas et Claire Bochet.       <br />
       Compagnie La Raffinerie.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 au 17 janvier 2025 :</span> Théâtre Jean Vilar, Grande scène, Montpellier (34).       <br />
       21 au 23 janvier 2025 : Théâtre Sorano, Toulouse (31).       <br />
       3 et 4 février 2025 : Théâtre de Châtillon, Châtillon (92).       <br />
       7 au 9 février 2025 : Le Centquatre, Paris 19e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85586221-60984586.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trois-petits-cochons-Un-conte-contemporain-pour-raconter-nos-frayeurs-modernes-et-la-difficulte-de-les-porter_a4126.html</link>
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