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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T17:33:23+02:00</dc:date>
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   <title>"Novecento Pianiste" Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle</title>
   <pubDate>Fri, 29 Apr 2022 08:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment démarrer cette chronique ? Par une citation ? "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé", Lamartine. Oui ! Qu'en dirait Laurent Orry ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64128876-46068985.jpg?v=1651229721" alt=""Novecento Pianiste" Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle" title=""Novecento Pianiste" Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle" />
     </div>
     <div>
      Ah ! Oui. Laurent Orry, c'est l'acteur impeccable vêtu d'un vieux manteau usé et poussiéreux qui, pendant 1 h 15, déploie toute sa force, son énergie mais surtout sa palette d'émotions au service de ce délicieux texte écrit par Alessandro Baricco : &quot;Novecento&quot;.       <br />
              <br />
       Il interprète Tim Tooney, trompettiste, qui pendant plusieurs années jouera aux côtés de son grand ami Novecento, pianiste génial et hallucinant dont les notes dépasseront même l'océan !       <br />
              <br />
       Novecento est donc le héros. C'est dans un carton à chaussures déposé sur le piano de la salle de bal d'un paquebot que Novecento commence sa vie, recueilli par un homme d'équipage… et c'est là que démarre l'histoire.       <br />
              <br />
       Et ! Quand Novencento rencontre Tim Tooney, comme une tempête en pleine mer, la secousse est grande, les oreilles agitées et le regard fixe pour ne rien manquer de ce spectacle de vague… à l'âme…       <br />
              <br />
       Si ! Car le cœur de Tim Tooney est lourd de peine quand il repense à son ami disparu qui jamais n'avait de son vécu touché la terre ferme. Novecento, sa vie, c'était le paquebot, la mer, les visages des voyageurs entre l'Europe et l'Amérique qui l'inspiraient et ont fait de lui un virtuose mais aussi un homme perdu au milieu de l'océan qui n'a jamais su d'où il venait, qui il était et, de la terre ferme, en a développé une vraie névrose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64128876-46068986.jpg?v=1651229772" alt=""Novecento Pianiste" Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle" title=""Novecento Pianiste" Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle" />
     </div>
     <div>
      Dans la peau de Tim, Laurent Orry est troublant, glaçant, épatant. D'ailleurs, il sort parfois de son costume pour endosser d'autres personnages parfaitement représentés et en cela réside une belle prouesse. Récréer l'atmosphère d'une salle de bal de première classe avec tous ces visages qui observent et se délectent à écouter cet orchestre, le temps d'une traversée.       <br />
              <br />
       Mal-être, mélancolie, mais joie aussi. Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle. Et ils sont beaux, ils sont chauds, comme les lumières qui vont et viennent sur le plateau. On ne quitte pas des yeux ce comédien à la performance incroyable tant il est habité, tant cette histoire le touche intrinsèquement et passionnément. Tant le monde peut parfois paraître effrayant… et que sur une scène, il est si bon de sentir vivant.       <br />
              <br />
       Comment terminer cette chronique ? Par une citation ?       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On perd tout quand on perd un ami fidèle&quot;</span>, Pierre Corneille.       <br />
              <br />
       C'est aussi ce à quoi je pense après avoir assisté au seul en scène et à cette performance. Il n'y a rien que de plus revigorant, le temps d'un instant, que se remémorer les jours heureux auprès de ceux qui nous ont fait le plus grand bien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Novecento Pianiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64128876-46068987.jpg?v=1651229813" alt=""Novecento Pianiste" Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle" title=""Novecento Pianiste" Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alessandro Baricco (aux éditions Folio Gallimard).       <br />
       Traduction : Françoise Brun.       <br />
       Mise en scène : Laurent Orry.       <br />
       Interprétation : Laurent Orry.       <br />
       Production : Compagnie Les Âmes Errantes.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 mai au 26 juin 2022.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64128876-46068985.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Novecento-Pianiste-Les-souvenirs-comme-les-feuilles-mortes-se-ramassent-a-la-pelle_a3234.html</link>
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   <title>Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…</title>
   <pubDate>Mon, 10 Jan 2022 07:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment démarrer cette chronique ? Par une citation ? "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé", Lamartine. Oui ! Qu'en dirait Laurent Orry ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61492433-44807149.jpg?v=1641725850" alt="Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…" title="Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…" />
     </div>
     <div>
      Ah ! Oui. Laurent Orry, c'est l'acteur impeccable vêtu d'un vieux manteau usé et poussiéreux qui, pendant 1 h 15, déploie toute sa force, son énergie mais surtout sa palette d'émotions au service de ce délicieux texte écrit par Alessandro Baricco : &quot;Novecento&quot;.       <br />
              <br />
       Il interprète Tim Tooney, trompettiste, qui pendant plusieurs années jouera aux côtés de son grand ami Novecento, pianiste génial et hallucinant dont les notes dépasseront même l'océan !       <br />
              <br />
       Novecento est donc le héros. C'est dans un carton à chaussures déposé sur le piano de la salle de bal d'un paquebot que Novecento commence sa vie, recueilli par un homme d'équipage… et c'est là que démarre l'histoire.       <br />
              <br />
       Et ! Quand Novencento rencontre Tim Tooney, comme une tempête en pleine mer, la secousse est grande, les oreilles agitées et le regard fixe pour ne rien manquer de ce spectacle de vague… à l'âme…       <br />
              <br />
       Si ! Car le cœur de Tim Tooney est lourd de peine quand il repense à son ami disparu qui jamais n'avait de son vécu touché la terre ferme. Novecento, sa vie, c'était le paquebot, la mer, les visages des voyageurs entre l'Europe et l'Amérique qui l'inspiraient et ont fait de lui un virtuose mais aussi un homme perdu au milieu de l'océan qui n'a jamais su d'où il venait, qui il était et, de la terre ferme, en a développé une vraie névrose.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61492433-44807153.jpg?v=1641725888" alt="Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…" title="Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…" />
     </div>
     <div>
      Dans la peau de Tim, Laurent Orry est troublant, glaçant, épatant. D'ailleurs, il sort parfois de son costume pour endosser d'autres personnages parfaitement représentés et en cela réside une belle prouesse. Récréer l'atmosphère d'une salle de bal de première classe avec tous ces visages qui observent et se délectent à écouter cet orchestre, le temps d'une traversée.       <br />
              <br />
       Mal-être, mélancolie, mais joie aussi. Les souvenirs, comme les feuilles mortes, se ramassent à la pelle. Et ils sont beaux, ils sont chauds, comme les lumières qui vont et viennent sur le plateau. On ne quitte pas des yeux ce comédien à la performance incroyable tant il est habité, tant cette histoire le touche intrinsèquement et passionnément. Tant le monde peut parfois paraître effrayant… et que sur une scène, il est si bon de sentir vivant.       <br />
              <br />
       Comment terminer cette chronique ? Par une citation ?       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On perd tout quand on perd un ami fidèle&quot;</span>, Pierre Corneille.       <br />
              <br />
       C'est aussi ce à quoi je pense après avoir assisté au seul en scène et à cette performance. Il n'y a rien que de plus revigorant, le temps d'un instant, que se remémorer les jours heureux auprès de ceux qui nous ont fait le plus grand bien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Novecento : Pianiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61492433-44807154.jpg?v=1641725924" alt="Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…" title="Piquer en plein cœur au théâtre La Flèche, Paris, Jeudi 6 Janvier, 21 heures…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alessandro Baricco (aux éditions Folio Gallimard).       <br />
       Traduction : Françoise Brun.       <br />
       Mise en scène : Laurent Orry.       <br />
       Interprétation : Laurent Orry.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 janvier au 17 mars 2022.</span>       <br />
       Jeudi à 21 h.       <br />
       Théâtre La Flèche, Paris 11e, 01 40 09 70 40.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelafleche.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelafleche.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61492433-44807149.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Piquer-en-plein-coeur-au-theatre-La-Fleche-Paris-Jeudi-6-Janvier-21-heures_a3141.html</link>
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   <title>J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude</title>
   <pubDate>Fri, 19 Feb 2021 09:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rébecca Dereims, Comédienne</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Je suis intermittente du spectacle. Ce n'est pas mon métier, mon métier, c'est comédienne. Intermittente, c'est juste mon régime d'indemnisation du chômage. C'est aussi une pratique d'emploi : je travaille à la mission, souvent avec des contrats très courts, pour différents employeurs. D'où un régime d'indemnisation adapté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54038901-40757615.jpg?v=1613725702" alt="J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude" title="J'ai peur de ne pas renouveler mes droits… Eux en ont la certitude" />
     </div>
     <div>
      J'exerce bien évidemment au théâtre, parfois au cinéma, à la TV ou pour la pub, souvent dans l'événementiel. Je travaille aussi régulièrement dans un lieu culturel important qui n'est pas un lieu de spectacle. Pas mal de mes collègues artistes travaillent aussi dans les parcs d'attractions et de loisir.       <br />
              <br />
       Pourquoi ce constat ? Parce que quel que soit le secteur où j'exerce, je travaille régulièrement avec des collègues &quot;extras&quot; de la restauration et de l'événementiel, des professionnels du &quot;catering&quot;, des agents d'accueil, de sécurité, et des salariés du tourisme, embauchés à la mission, en CDDU, exactement comme moi. Comme pour moi, leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt total. Or, eux, n'ont pas de régime spécifique. Ou plutôt, n'en ont plus <span style="font-style:italic">(1)</span>.       <br />
              <br />
       Avec la crise que nous vivons, j'ai bénéficié d'une mesure de maintien de mes droits. Elle est ce qu'elle est, elle est imparfaite, mais l'&quot;année blanche&quot; me garde la tête hors de l'eau jusqu'en août 2021.       <br />
              <br />
       Eux, comptent les jours sans travail, pas simplement pour &quot;refaire leurs heures&quot;, mais parce que chaque jour qui passe est un capital <span style="font-style:italic">(2)</span> qui s'effrite - quand ils n'ont pas déjà eu la malchance de perdre leurs indemnités avant la crise, suite à la réforme monstrueuse de 2019 <span style="font-style:italic">(3)</span>. Leur indemnité chômage s'épuise sans se recharger depuis 10 mois. Pour beaucoup d'entre eux, c'est déjà le RSA.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Moi, j'ai encore 7 mois pour voir venir.       <br />
       Eux ne voient déjà plus rien venir depuis plus de 10 mois.       <br />
       Moi, j'ai peur de ne pas pouvoir renouveler mes droits,       <br />
       Eux en ont la certitude.       <br />
       Moi, j'ai un régime spécifique.       <br />
       Eux, ils sont désormais au régime général, un régime qui ne tient pas compte de leurs pratiques d'emploi discontinu.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Nous, nous sollicitons ensemble 500 000 signatures pour une pétition déposée sur le site de l'Assemblée nationale demandant l'examen en urgence d'un projet de proposition de loi "pour une reconnaissance de l'activité des intermittents du travail en restauration, hôtellerie et événementiel."</strong></span>       <br />
              <br />
       <b>500 000 signatures sont indispensables pour que la pétition soit automatiquement débattue au Parlement.</b> Prendre 2 minutes pour signer la pétition anonymement en vous connectant avec "France Connect", l'application officielle de l'administration publique, pourrait bien tout changer à la catastrophe qui s'annonce pour eux et, à terme, pour tous les intermittents de l'emploi.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3552_proposition-loi#" target="_blank">>> Consulter la proposition de loi n° 3552.</a>       <br />
       <a class="link" href="https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-296?fbclid=IwAR22ZGINoowDTswKAJY6SxG0McdBTGqXiQs8T7mxCTYixiVJ4JERq2yKJWM" target="_blank">>> Signer la pétition.</a>       <br />
              <br />
       Faisons en sorte que la solidarité interprofessionnelle à l'origine de nos droits ne soit pas à sens unique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) L'annexe 4 au régime général de l'assurance-chômage a été supprimée lors de la réforme de 2017.       <br />
       (2) L'ARE du régime général de l'assurance-chômage s'épuise chaque jour non travaillé, contrairement à l'ARE des annexes 8 et 10 à ce même régime qui prend fin à date fixe.       <br />
       (3) Dans une étude d'impact de la réforme, l'Unedic envisageait déjà, avant la crise, que le nombre de chômeurs indemnisés baisserait de 210 000 d'ici à 2022 du fait des nouvelles règles de l'assurance-chômage. Bien que leur entrée en application ait été repoussée au 1er janvier 2021, et que deux de ses dispositions aient été retoquées par le Conseil d'État, le retour aux règles antérieures ne s'est pas appliqué aux personnes privées d'emploi entre le mois de novembre 2019 et le mois d'août 2020, excluant entre 8 000 et 10 000 personnes chaque mois selon FO.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54038901-40757615.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/J-ai-peur-de-ne-pas-renouveler-mes-droits-Eux-en-ont-la-certitude_a2883.html</link>
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  <item>
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   <title>"King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée</title>
   <pubDate>Tue, 02 Dec 2014 17:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Barbara Schulz semble avoir quinze ans. Je suis allée voir "King Kong Théorie", d'abord pour elle. Voilà une comédienne qui, son nom à l'affiche d'une mise en scène, me fait traverser Paris sans problème.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102469.jpg?v=1417557584" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
     </div>
     <div>
      Barbara Schulz est une sacrée actrice, une pure comédienne, à la peau douce, aux traits fins et bien dessinés, au visage délicat au folklore d'expressions, qu'elle accommode au gré des textes qu'elle rencontre sur sa route d'artiste, angéliquement spectaculaire. Oui, Barbara a le visage d'un ange. Alors, quand j'ai appris qu'elle serait l'une des héroïnes de King Kong Théorie - adaptée au théâtre par Vanessa Larré -, j'ai eu comme un vertige. <span style="font-style:italic">She's back on stage. &quot;Barbara, vous m'avez beaucoup manqué ces dernières années ? Où, nom de Freud, étiez-vous donc passée ?&quot;</span> J'ai appris, de sa voix fort sympathique que, pendant quatre ans, elle était allée voir ailleurs, en l'occurrence aux États-Unis.       <br />
              <br />
       Me voilà rassurée. Barbara Schulz est rentrée et peut de nouveau, de son visage sublime, traverser les plateaux des plus beaux théâtres français. Quiconque a assisté au Théâtre Montparnasse à sa prestation époustouflante dans &quot;Paroles et guérison&quot; ne pourrait me contredire. Et le temps, sur elle, ne s'est pas arrêté !       <br />
              <br />
       Je fais barrière direct : je ne suis pas lesbienne. Il est possible, dans nos sociétés où tout va à vau-l'eau, où tout est critiqué, analysé, dénoncé en moins de deux, à travers (entre autres) les réseaux sociaux, qu'une femme qui admire une autre femme ne soit pas une lesbienne. Tout comme il est tout à fait envisageable qu'une femme habillée comme un chef électro du soir au matin ne soit pas non plus lesbienne, au même titre qu'il est évident qu'une femme, aussi jolie soit-elle, habillée d'une courte jupe avec des talons un peu élevés, une note de blush sur ses joues et un cuir pour agrémenter le tout, ne soit ni une prostituée ni une <span style="font-style:italic">&quot;nana qui cherche vraiment à se faire agresser&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102477.jpg?v=1417557655" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
     </div>
     <div>
      Autant dire que le &quot;King Kong Théorie&quot; de Virginie Despentes a fait de l'effet, tant elle propage et débat sur toutes ces idées reçues que cette foutue Société, <span style="font-style:italic">&quot;ô grand pouvoir masculin&quot;</span> majoritairement, tente encore au XXIe siècle de nous faire avaler. Désolée pour le verbe, je n'avais rien d'autre sous la main…       <br />
              <br />
       Virginie Despentes décrit, écrit et crie. Sur scène, c'est Anne Azoulay, magnifiquement habitée et superbement dessinée, qui se colle aux mots de l'auteure enragée. Je la cite : <span style="font-style:italic">&quot;Entre la féminité telle que vendue dans les magazines et celle de la pute, la nuance m'échappe toujours. Et, bien qu'elles ne donnent pas clairement leurs tarifs, j'ai l'impression d'avoir connu beaucoup de putes, depuis&quot;</span>. Et sur ce point, que je rejoins, je me pose souvent cette question : &quot;Comment les rédactrices en chef de magazines (ce sont pourtant des femmes) peuvent contribuer aussi à cela. Véhiculer l'image de la femme comme bout de viande, qu'on refourguerait au premier lion libéré de sa cage ? Tout comme dénoncer sur une demi-page les diktats minceur de notre époque, tout en affichant en &quot;Une&quot; la nouvelle &quot;anorexico-modèle&quot; du moment ! Contradiction totale des journaux dits &quot;féminins&quot; dont il est recommandé de s’en passer… à la fois pour les neurones et la santé.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102495.jpg?v=1417557696" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
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     <div>
      &quot;King Kong Théorie&quot;, c'est aussi comprendre pourquoi… encore aujourd'hui, si peu de livres, de témoignages, de documentaires, de longs métrages ne parlent du viol ? Expérience et traumatisme vécus par l'auteure. Pourquoi ce trauma et ses témoins, nombreux, n'apparaissent quasi nulle part. Ou, une fois ou deux, comme ça, dans un média à qui on laisse une place de &quot;dernier invité&quot; de la soirée, quand tout le monde est déjà couché. Pourquoi, hypocritement, faire une journée spéciale de &quot;la violence faite aux femmes&quot; ? Si ce n'est pour les occulter le restant de l'année. Cela me rappelle cette &quot;Une&quot; de magazine avec un mannequin… ronde ! L'article en-dessous stipulait que ces femmes étaient d'abord des femmes, et qu'elles devaient aussi être mises en avant. &quot;Blablabla marketing&quot; qui a duré une semaine. Et depuis ? Quoi ? On continue à parler régime, à afficher des filles en <span style="font-style:italic">slim</span> 34, aspergées d'huile de coco et les rondes deviennent progressivement des minces pour se conformer à la tendance (notamment dans ce &quot;chaud business&quot;). Bref ! Je m'emporte un peu. Pendant la seconde guerre mondiale, la résistance française était composée de 15 à 20 % de femmes. Combien de temps a-t-il fallu attendre pour qu'enfin la Société toute entière le reconnaisse ? Le début des années soixante-dix et c'est elles-mêmes qui se sont donné le droit d'en parler. <span style="font-style:italic">&quot;Faut point bousculer les hommes !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Si vous n'avez pas lu &quot;King Kong Théorie&quot;, allez-voir cette pièce, conseil de chroniqueuse et de femme imparfaite. Si vous avez lu &quot;King Kong Théorie, allez-voir cette pièce car Vanessa Larré, au-delà d'avoir su bien l'adapter, l'a aussi subtilement et élégamment mise en scène. Si, comme à moi, Barbare Schulz vous a manquée, allez-voir cette pièce. Enfin, si vous êtes une femme, mariée ou pas, amoureuse ou pas, lesbienne ou pas, féministe ou pas, allez-voir cette pièce.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dites bien que sans elles la moitié de notre travail aurait été impossible&quot;</span>, Colonel Rol Tanguy (Déclaration concernant les femmes résistantes, faite après la libération).       <br />
              <br />
       Vous voyez qu'une femme sait, elle, rappeler la grande qualité que peut avoir un homme…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"King Kong Théorie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7231082-11102510.jpg?v=1417557758" alt=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" title=""King Kong Théorie", une mise en scène magnifiquement habitée qui colle aux mots de l’auteure enragée" />
     </div>
     <div>
      Texte :  Virginie Despentes.       <br />
       Adaptation : Valérie de Dietrich et Vanessa Larré.       <br />
       Mise en scène : Vanessa Larré.       <br />
       Avec : Anne Azoulay, Valérie de Dietrich et Barbara Schulz.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 2 octobre 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       La Pépinière Théâtre, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7231082-11102469.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/King-Kong-Theorie--une-mise-en-scene-magnifiquement-habitee-qui-colle-aux-mots-de-l-auteure-enragee_a1243.html</link>
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   <title>Six Reines sur un plateau...</title>
   <pubDate>Sat, 15 Oct 2011 13:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   J’ai quitté un théâtre, enchantée par le "Boléro" de Ravel, pour me retrouver quelques jours plus tard, au centre d’animation culturel Maurice Ravel... Si ce n’est pas banal ça ! Dans ce centre d’animation culturel on y trouve, plus ou moins bien indiqué, le théâtre 12 et dans ce même théâtre, on peut y voir, pour plusieurs jours encore, six comédiennes... Si ce n’est pas rare ça !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3352715-4813951.jpg?v=1318595302" alt="Six Reines sur un plateau..." title="Six Reines sur un plateau..." />
     </div>
     <div>
      Six comédiennes qui se battent pour décrocher la lune, enfin la couronne. Des femmes qui se crêpent le chignon, qui s’envoient des indélicatesses, des rancœurs, des femmes cruelles entre elles, des femmes du XVe, qu’on retrouve facilement au XXIe, pour des raisons diverses, des femmes qui se battent pour un autre genre de couronne : la présidentielle, par exemple !       <br />
       Il est question de femmes dans la pièce de l’écrivain contemporain, et québécois, Normand Chaurette. Et en quittant la salle, justement, une idée m’est passée par la tête :       <br />
       &quot;Et si je m’intéressais d’un peu plus près à cet auteur ? Normand Chaurette&quot;.       <br />
       Qu’a-t-il écrit ? Qu’a-t-il écrit après <span style="font-style:italic">les Reines</span> ? Qu’a-t-il écrit avant ?       <br />
       Je suis curieuse moi, très curieuse. Je pousserais jusqu’à la chansonnette pour rencontrer les auteurs contemporains et traverserais le ciel pour me rendre jusqu’au Québec !       <br />
       Je n’ai pas trop de temps devant moi malheureusement et sans faire des kilomètres je sais au moins que l’auteur a été le premier Québécois à avoir été joué à la Comédie Française, si ce n’est pas magique ça !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3352715-4813964.jpg?v=1318595304" alt="Six Reines sur un plateau..." title="Six Reines sur un plateau..." />
     </div>
     <div>
      Nous avons donc affaire là, au théâtre 12, à cette jeune metteuse en scène, (si, elle est jeune !) qui s’attaque à un auteur venu du froid, dont le texte a été présenté au sein même de la plus grande institution de théâtre que la France connaisse, si ce n’est pas courageux ça !       <br />
       Elle met en scène et elle joue, les comédiennes du XXIe sont polyvalentes et particulièrement talentueuses, vive les femmes ! C’est un combat que de se faire remarquer dans ce métier, et pour en rajouter, le combat on y a droit aussi sur la scène du théâtre.       <br />
              <br />
       Six comédiennes en quête d’une couronne ….       <br />
              <br />
       On se moque de connaître toute l’œuvre de Shakespeare, on se moque aussi d’en savoir peu ou pas assez sur la période historique, sur <span style="font-style:italic">Richard III</span> dont la pièce est partiellement tirée. Il y a six comédiennes qui se battent avec des mots et les mots ne sont pas simples. Elles composent parfaitement bien, énergiques, combatives, colériques, cruelles, énigmatiques, elles le sont toutes. Si ce n’est pas moderne ça !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3352715-4813969.jpg?v=1318595306" alt="Six Reines sur un plateau..." title="Six Reines sur un plateau..." />
     </div>
     <div>
      Je me suis pris une claque, encore, décidément je vais finir bien mal en point à allonger ainsi mes gambettes dans toutes les salles de notre capitale. Après Amélie Nothomb, la Belge, j’ai eu droit à Normand Chaurette, le Québécois, et après….        <br />
       Oui. Après <span style="font-style:italic">les Reines</span> ? Qu’a écrit Normand Chaurette ? Et Aude Ollier, que va-t-elle nous présenter ?        <br />
       Je suis curieuse, c’est un atout dans ce métier.       <br />
       Et cette jeune femme qui a osé s’emparer d’un texte pareil, pour en faire un bel objet, j’aimerais bien qu’elle m’emmène dans une de ses valises, ces valises que le spectateur aperçoit,  alignées, comme décor, en arrière scène.       <br />
       Des valises rarement ouvertes, sauf une, partie un moment puis finalement revenue, c’est tout ce que je leur souhaite à ces (sirènes) six reines, qu’elles reviennent sur le devant de la scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Reines"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3352715-4813970.jpg?v=1318595308" alt="Six Reines sur un plateau..." title="Six Reines sur un plateau..." />
     </div>
     <div>
      (Vu le 7/10/2011)       <br />
       Texte : Norman Chaurette.       <br />
       Mise en scène : Aude Ollier.       <br />
       Avec : Sophie Cartier Dodds, Soizic Fonjallaz, Eve Herszfed, Franka Hoareau, Aude Ollier, Caroline Valentin.        <br />
       Musique : Stanislas Couix.       <br />
              <br />
       A eu lieu du 15 septembre au 16 octobre 2011.       <br />
       Au Théâtre Douze, Paris 12e.       <br />
              <br />
       <b>Reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 18 octobre au 20 décembre 2011.</span>       <br />
       Tous les mardis à 19 h. Durée : 1 h 30.       <br />
       Théâtre de Ménilmontant, Paris 20e.       <br />
       Réservations : 01 46 36 98 60.       <br />
       <a class="link" href="http://www.les-reines.com/accueil.htm" target="_blank">http://www.les-reines.com/accueil.htm</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3352715-4813951.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Six-Reines-sur-un-plateau_a366.html</link>
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