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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme</title>
   <pubDate>Wed, 12 Nov 2025 19:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Blanche-Neige… et les sept nains… tous dans la même maison ! C'est quoi ce conte ? Une histoire de coloc ? Sept mecs et une nana, c'est space… Non ? Et celle-ci offerte à un inconnu… un soi-disant "prince" ! À l'heure de #metoo, ça craint ! Le temps du procès est venu… fictif évidemment, mais ancré dans les interrogations et les avancées du XXIe siècle. Nous allons enfin pouvoir savoir qui est vraiment cette Blanche-Neige (une étrangère ?) Et d'où sort cette histoire qui a traversé innocemment les siècles. Une manière joyeuse et insolente de confronter la traditionnelle littérature enfantine à une modernité convoquant de nouvelles prises de paroles, notamment celles des femmes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92510693-64848046.jpg?v=1762971621" alt=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" title=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" />
     </div>
     <div>
      Tout le monde en scène à l'entrée du public. Un grand écran vidéo, des fauteuils et sept personnages qui attendent, on l'apprendra très vite, leur passage dans la salle d'audience… pour le procès (en forme de cabaret… quand même !) d'un conte enfantin – presque innocent – qui va nous plonger au cœur de questions tout à fait actuelles sur des comportements pas si innocents que ça ! Et celle posée – &quot;Et les sept nains ? – invite à lire entre les lignes, à éclairer les non-dits du conte, à dévoiler les secrets, peut-être inavouables, de cette bande de travailleurs, formatés avant l'heure &quot;boulot, métro, dodo&quot;, qui doivent gérer l'arrivée inattendue d'une femme plutôt &quot;canon&quot; dans leur quotidien routinier.       <br />
              <br />
       Ces sept prévenus, cloîtrés et fusionnels, vivant sous le même toit et en communauté de labeur, se retrouvent forcément bousculés, bouleversés par la présence inopinée de cette jeune femme, une étrangère, une &quot;autre&quot;. Pour la protéger, ils l'enferment chez eux et lui confient la réalisation des tâches ménagères pendant qu’ils partent bosser, la fleur à la pioche. Mais au regard des révolutions et des évolutions survenues au XXIe siècle, ces traditions surannées s'opposent incontestablement à notre modernité, même si celle-ci est loin d'être parfaite. De plus, nos sept mâles ont, dans une entente collective coupable, l'idée inconséquente d'offrir, post mortem, le corps de celle-ci au premier prince charmant qui passait dans le coin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92510693-64848063.jpg?v=1762971663" alt=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" title=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" />
     </div>
     <div>
      Sont ainsi appelés à la barre des témoins, les uns après les autres, les sept nains… simplement identifiés comme N1, N2, N3, etc. Et les questions fusent : &quot;Racontez votre rêve à la cour&quot;. Après N1, c'est au tour de N3. À chaque fois des accusations différentes. À N4 : &quot;Ce rêve serait donc à l'origine du conte ?&quot;. À N2 : &quot;Comment cela a-t-il commencé ? Comment vous vous êtes retrouvés liés tous les sept ?&quot;. À N7 : &quot;Dites-nous ce qui vous lie tous les sept ?&quot;. À N5 : &quot;Quelle place l'amitié a-t-elle dans votre vie ?&quot;.       <br />
              <br />
       Chaque séquence &quot;interrogatoire&quot; est &quot;séparée&quot; par un son différent, de furtifs éclairs et des mouvements lents des nains qui apparaissent plus ou moins déformés sur l'écran vidéo. La bande son/musique devient parfois forte, voire désagréable auditivement parlant. Chaque nain est interrogé et chaque scène est marquée par des symboliques récurrentes. Ce procédé, bien maîtrisé, donne une rythmique particulière à la pièce, faisant penser à un mouvement staccato d'une partition imaginaire. Si ce procédé surprend, il donne par ailleurs un étrange fluidité à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Face à ce récit qui a traversé, en toute impunité, les siècles en narrant à nos enfants des attitudes et des comportements plus que discutables aujourd'hui, Charlie Windelschmidt et la Cie Dérézo nous convie à un procès – en forme de cabaret un brin déjanté –, entre rêve et réalité, où se met en place un appareil judiciaire investigateur visant à décortiquer les faits pour en étudier les potentielles déviances tout en apportant un regard humoristique sur les mécanismes qui construisent un conte, avec ses incohérences, ses logiques romantiques douteuses, ses fausses bonnes intentions, entre autres. Mais, ici, le rire est aussi convoqué à la barre, car, au-delà des impératifs initiés, l'indispensable remise à niveau des rapports homme-femme, l'impertinence, l'humour et l'insolence sont nécessaires pour &quot;digérer&quot; cet héritage culturel et accepter de nouvelles éthiques à imprimer au monde d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Finalement, la création de Charlie Windelschmidt vient percuter à dessein notre monde en pleine mutation, disséquer nos petites mesquineries, nos malines hypocrisies, nos morales à deux poids deux mesures (quel que soit le domaine : l'autre, la femme, etc.) et pose sur le plateau nos interrogations existentielles actuelles : faut-il écouter ses désirs ou laisser la société les choisir à notre place ? Ne sommes-nous que des objets jetés en pâture à la jouissance des autres ? Qui est responsable des chaos ambiants, la société ou l'individu ? Quelle est la part de responsabilité du collectif ? Quel est le pouvoir de la transmission et peut-on lutter contre les traditions, orales ou pas, fictionnelles ou réelles ?       <br />
              <br />
       Mais ce procès analysant, déconstruisant, le conte des frères Grimm est en réalité une étonnante expression théâtrale radicale et humoristique, irrévérencieuse et jouissive pour rire des conventions, des raideurs traditionnelles et désacraliser les fardeaux et les lourdeurs portés par les siècles passés. Il est temps de s'amuser et de révolutionner nos vieillissantes banalités !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"… Et les 7 nains ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92510693-64848064.jpg?v=1762971686" alt=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" title=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" />
     </div>
     <div>
      Autrices : Morgane Le Rest, Lisa Lacombe et Garance Bonotto.       <br />
       Mise en scène : Charlie Windelschmidt.       <br />
       Avec : Véronique Héliès, Anne-Sophie Erhel, Alice Mercier, Anaïs Cloarec, Ronan Rouanet, Farid Bouzenad, Nikita Faulon.       <br />
       Lumière : Gaidig Bleinhant.       <br />
       Son : Guillaume Tahon.       <br />
       Costumière : Youna Vigneault.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été créé du 4 au 7 novembre 2025 au Quartz - Scène nationale à Brest (29).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 novembre 2025 :</span> Théâtre du Pays de Morlaix, Morlaix (29).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 décembre 2025 :</span> L'Atelier à Spectacle - Scène conventionnée, Vernouillet (78).       <br />
       2 avril 2026 : L'Archipel - Pôle d'action culturelle, Fouesnant (29).       <br />
       9 avril 2026 : Le Manège - Scène nationale, Maubeuge (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"</title>
   <pubDate>Thu, 27 Feb 2025 09:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dénommer "Léviathan" une fiction théâtrale ayant pour sujet les comparutions immédiates devant la 23ᵉ chambre de justice est, à plus d'un titre, pourvoyeur de sens. En effet, convoquer la créature biblique monstrueuse surgie des zones obscures de la psyché pour éclairer les rapports conflictuels qu'entretiennent la justice et le justiciable n'est en rien innocent. Les donner à voir au travers d'une représentation théâtrale l'est encore moins et vaut son pesant d'or. Sur les deux plateaux de la "Balance de la Justice", lequel, du monstre destructeur dévorant les justiciables, ou de l'autre visage du Léviathan, gardien de la paix, réparateur sociétal et protecteur des victimes réclamant justice, aura le plus de poids ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699620.jpg?v=1721744281" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, sous le portrait en majesté de Louis XIII dit &quot;le Juste&quot;, on est introduit dans l'antre de la 23ᵉ chambre recomposée théâtralement. Le cérémonial qui va s'y dérouler est donné en accéléré… au travers du ralenti utilisé comme focale de distanciation, conférant le statut de personnages (et non plus de personnes) aux juge, procureur, avocats et prévenus, tous se voyant de plus affublés d'un bas sur la tête ou d'un masque recouvrant leurs traits.       <br />
              <br />
       Tous sauf un qui échappe à toute déformation. Homme énigmatique, en costume de ville, dévisageant longuement la foule dans les gradins, avant de livrer un regard critique sur le fonctionnement d'une justice expéditive, performative au niveau de l'abattage, moins efficiente au niveau de la &quot;réparation&quot;. Si une association était permise, on pourrait dire qu'il occupe à lui seul la place du Chœur dans les tragédies grecques.       <br />
              <br />
       La première audience (deux autres lui succéderont) projette, sous les ombres et lumières des projecteurs, les rouages huilés de la machine judiciaire (cf. l'hypnotique &quot;Ballet mécanique&quot; de Fernand Léger) broyant avec méthode et application un pauvre hère ne possédant ni les codes, ni le langage, pour articuler une défense constructive, son attitude hors sol décrédibilisant d'emblée son avocat commis d'office. Pour conduite illégale d'une moto, sans permis et sans casque, pour consommation d'alcool et de stupéfiants (cannabis) avouée, le Procureur, fort du rôle qu'il hérite de sa fonction de représentant du Ministère Public, requerra une peine d'un an de prison, peine assortie de six mois de sursis, afin que justice soit rendue… dans l'intérêt supérieur du prévenu… afin de le remettre dans le droit chemin. Le couperet tombera : six mois ferme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699621.jpg?v=1721744403" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      Pendant l'interlude, l'homme énigmatique témoigne, les yeux plantés dans les nôtres. Ce qu'il a à faire entendre est nourri par son expérience de cette chambre jugeant les flagrants délits. Quelques petites minutes à accorder à chaque cas et le verdict à la suite. Un verdict qui ne répond pas aux critères d'une justice réparatrice, transformatrice, mais à celle punitive, répressive, sacrificielle, offrant le condamné aux statistiques du système pénal. Sa voix forte et posée résonne, mettant en abyme le théâtre se déroulant sous nos yeux et la réalité vécue.       <br />
              <br />
       Succède à la barre de la comparution immédiate, un SDF bénéficiant de l'allocation adulte handicapé. La Présidente du tribunal, tandis que s'affiche en gros caractères le sablier du temps défilant, chante avec entrain la ritournelle des délits dont il est accusé, accentuant théâtralement l'aspect jeu de rôles de cette Cour où rien, ni personne, ne peut échapper au tempo de la dramaturgie écrite. Souffrance à fleur de peau de l'homme à la dérive, criant, pleurant, hurlant sa détresse et violence qu'il a peine à contenir (tableaux vivants dignes des peintres expressionnistes, cf. &quot;Le Cri&quot; d'Edvard Munch) et rencontrant pour réponses la légèreté chantonnante de la Présidente et la froideur analytique du Procureur qui, au nom des pouvoirs qui lui sont conférés, etc. etc. etc. Son avocate aura beau plaider la situation de paria de son client, justifier la détention du poing américain par les dangers d'une existence passée à la rue dont il doit constamment se protéger, il écopera de huit mois ferme. Amen, la Justice a parlé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699622.jpg?v=1721744431" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      Une jeune femme aux abois lui succède. Serrant sous son bras une poupée de chiffon désarticulée, elle ne semble pas elle-même dans un état normal… On a retrouvé dans son sac – elle n'avait pas encore franchi la barrière de la caisse – des habits taille 6 à 8 ans et autres accessoires. Si l'enseigne de vente de vêtements pas chers a retiré sa plainte, le Parquet, lui, non. Tentant de protester, elle allait régler ses achats, elle se heurte au questionnement de la Présidente la mettant sur le gril. Et les CB ? Et ce casier judiciaire où l'on peut lire <span style="font-style:italic">&quot;condamnée pour non-présentation d'enfant&quot;</span> ?        <br />
              <br />
       La seule échappatoire possible à la violence institutionnelle, elle qui ne tient debout que plombée de tranquillisants, est de se réfugier dans un monde onirique hors de portée… sous les traits d'un vrai cheval qu'elle enlace de ses bras tremblants dans la salle d'audience. L'avocate aura beau apporter à la connaissance de la Cour les raisons de non-présentation de l'enfant – un crime réitéré commis par celui même qui en a obtenu la garde exclusive – la force doit rester à la Loi. Quatre mois ferme.       <br />
              <br />
       Quant à la chute, elle sera prise en charge par l'homme énigmatique, ancien prévenu lui-même, livrant sa propre expérience (seize minutes vingt-quatre secondes conclues par douze mois ferme) afin de mettre en perspective ces fictions théâtrales jouées devant nous, &quot;jeux dramatiques&quot; inspirés de faits, eux bien réels… L'atmosphère malodorante (en garde à vue, on ne se lave pas), la loterie de l'avocat commis d'office, la salle d'attente peuplée de cabossés de l'existence (une Cour des Miracles)… de ça, il peut parler. En revanche, pas question pour lui de rejouer au théâtre l'expérience de l'incarcération. Le temps ne se rattrape pas, il est perdu à jamais. Et les yeux plantés dans les nôtres, un silence, très long silence, distillant goutte à goutte le temps volé…       <br />
              <br />
       La force de cette proposition artistique sur les rouages d'une justice expéditive (tableaux expressionnistes impressionnants) résulte de l'observation in vivo réalisée en amont. À partir d'heures passées dans la vingt-troisième chambre, celle des comparutions immédiates, du tribunal correctionnel de Paris, le travail théâtral initié par Lorraine de Sagazan vient refondre avec un talent fou les matériaux bruts recueillis pour en exhaler l'essence.       <br />
              <br />
       Ainsi, il sera désormais compliqué de détourner le regard sur une vérité que nous repoussons par ce qu'elle est impensable. À voir la population paumée concernée par ces jugements à l'emporte-pièce, à voir la lourdeur des peines (doloristes et non réparatrices) prononcées à son encontre, on se dit que tout le monde n'est pas égal devant la Justice. L'inscription gravée fièrement sur le frontispice des édifices de notre République – &quot;Liberté, Égalité, Fraternité&quot; – reste un idéal que la réalité dément. Notre justice est, et demeure, une justice de classe.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 19 juillet 2024 au Gymnase du Lycée Aubanel à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Léviathan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699623.jpg?v=1721747627" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      France - Création Festival d'Avignon 2024.       <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Texte : Guillaume Poix (texte inspiré de faits réels).       <br />
       Collaboration au texte : Lorraine de Sagazan.       <br />
       Conception et mise en scène : Lorraine de Sagazan.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Avec : Khallaf Baraho, Jeanne Favre, Felipe Fonseca Nobre, Jisca Kalvanda, Antonin Meyer-Esquerré, Mathieu Perotto, Victoria Quesnel, Éric Verdin.       <br />
       Dramaturgie : Agathe Charnet, Julien Vella.       <br />
       Chorégraphie : Anna Chirescu.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre, assisté de Camille Vitté.       <br />
       Musique : Pierre-Yves Macé.       <br />
       Scénographie : Anouk Maugein, assisté de Valentine Lê.       <br />
       Lumière : Claire Gondrexon.       <br />
       Assistante à la lumière : Amandine Robert.       <br />
       Costumes : Anna Carraud.       <br />
       Assistantes aux costumes : Marnie Langlois, Mirabelle Perot.       <br />
       Vidéo : Jérémie Bernaert.       <br />
       Mise en espace cheval : Thomas Chaussebourg.       <br />
       Masques : Loïc Nebreda.       <br />
       Perruques : Mityl Brimeur.       <br />
       Travail vocal : Juliette de Massy.       <br />
       Travail masque : Lucie Valon.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Katherine Mendelsohn (anglais).       <br />
       Musique enregistrée interprétée par Silvia Tarozzi (violon) et Maitane Sebastián (violoncelle).       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 7 mars 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 30.       <br />
       ThéâtredelaCité - CDN Toulouse Occitanie, Toulouse (31), 05 34 45 05 05.        <br />
       <a class="link" href="https://theatre-cite.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-cite.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86829205-61699624.jpg?v=1721748108" alt=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title=""Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       18 mars 2025 : L'Estive - Scène nationale de Foix et de l'Ariège, Foix (09).       <br />
       25 au 28 mars 2025 : La Comédie - CDN, Saint-Étienne (42).       <br />
       2 au 6 avril 2025 : Théâtre Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       10 et 11 avril 2025 : MC2 - Scène nationale, Grenoble (38).       <br />
       16 et 17 avril 2025 : La Comédie - CDN Drôme-Ardèche, Valence (26).       <br />
       2 au 23 mai 2025 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86829205-61699620.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Leviathan-Justice-et-theatre-deux-mondes-de-representation-ou-les-felures-de-l-ame-deviennent-enjeux-dramatiques_a4159.html</link>
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   <title>•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"</title>
   <pubDate>Tue, 23 Jul 2024 15:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dénommer "Léviathan" une fiction théâtrale ayant pour sujet les comparutions immédiates devant la 23ᵉ chambre de justice est, à plus d'un titre, pourvoyeur de sens. En effet, convoquer la créature biblique monstrueuse surgie des zones obscures de la psyché pour éclairer les rapports conflictuels qu'entretiennent la justice et le justiciable n'est en rien innocent. Les donner à voir au travers d'une représentation théâtrale l'est encore moins et vaut son pesant d'or. Sur les deux plateaux de la "Balance de la Justice", lequel, du monstre destructeur dévorant les justiciables, ou de l'autre visage du Léviathan, gardien de la paix, réparateur sociétal et protecteur des victimes réclamant justice, aura le plus de poids ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81729863-58819653.jpg?v=1721744281" alt="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
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      D'emblée, sous le portrait en majesté de Louis XIII dit &quot;le Juste&quot;, on est introduit dans l'antre de la 23ᵉ chambre recomposée théâtralement. Le cérémonial qui va s'y dérouler est donné en accéléré… au travers du ralenti utilisé comme focale de distanciation, conférant le statut de personnages (et non plus de personnes) aux juge, procureur, avocats et prévenus, tous se voyant de plus affublés d'un bas sur la tête ou d'un masque recouvrant leurs traits.       <br />
              <br />
       Tous sauf un qui échappe à toute déformation. Homme énigmatique, en costume de ville, dévisageant longuement la foule dans les gradins, avant de livrer un regard critique sur le fonctionnement d'une justice expéditive, performative au niveau de l'abattage, moins efficiente au niveau de la &quot;réparation&quot;. Si une association était permise, on pourrait dire qu'il occupe à lui seul la place du Chœur dans les tragédies grecques.       <br />
              <br />
       La première audience (deux autres lui succéderont) projette, sous les ombres et lumières des projecteurs, les rouages huilés de la machine judiciaire (cf. l'hypnotique &quot;Ballet mécanique&quot; de Fernand Léger) broyant avec méthode et application un pauvre hère ne possédant ni les codes, ni le langage, pour articuler une défense constructive, son attitude hors sol décrédibilisant d'emblée son avocat commis d'office. Pour conduite illégale d'une moto, sans permis et sans casque, pour consommation d'alcool et de stupéfiants (cannabis) avouée, le Procureur, fort du rôle qu'il hérite de sa fonction de représentant du Ministère Public, requerra une peine d'un an de prison, peine assortie de six mois de sursis, afin que justice soit rendue… dans l'intérêt supérieur du prévenu… afin de le remettre dans le droit chemin. Le couperet tombera : six mois ferme.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81729863-58819654.jpg?v=1721744403" alt="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      Pendant l'interlude, l'homme énigmatique témoigne, les yeux plantés dans les nôtres. Ce qu'il a à faire entendre est nourri par son expérience de cette chambre jugeant les flagrants délits. Quelques petites minutes à accorder à chaque cas et le verdict à la suite. Un verdict qui ne répond pas aux critères d'une justice réparatrice, transformatrice, mais à celle punitive, répressive, sacrificielle, offrant le condamné aux statistiques du système pénal. Sa voix forte et posée résonne, mettant en abyme le théâtre se déroulant sous nos yeux et la réalité vécue.       <br />
              <br />
       Succède à la barre de la comparution immédiate, un SDF bénéficiant de l'allocation adulte handicapé. La Présidente du tribunal, tandis que s'affiche en gros caractères le sablier du temps défilant, chante avec entrain la ritournelle des délits dont il est accusé, accentuant théâtralement l'aspect jeu de rôles de cette Cour où rien, ni personne, ne peut échapper au tempo de la dramaturgie écrite. Souffrance à fleur de peau de l'homme à la dérive, criant, pleurant, hurlant sa détresse et violence qu'il a peine à contenir (tableaux vivants dignes des peintres expressionnistes, cf. &quot;Le Cri&quot; d'Edvard Munch) et rencontrant pour réponses la légèreté chantonnante de la Présidente et la froideur analytique du Procureur qui, au nom des pouvoirs qui lui sont conférés, etc. etc. etc. Son avocate aura beau plaider la situation de paria de son client, justifier la détention du poing américain par les dangers d'une existence passée à la rue dont il doit constamment se protéger, il écopera de huit mois ferme. Amen, la Justice a parlé.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81729863-58819791.jpg?v=1721744431" alt="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
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      Une jeune femme aux abois lui succède. Serrant sous son bras une poupée de chiffon désarticulée, elle ne semble pas elle-même dans un état normal… On a retrouvé dans son sac – elle n'avait pas encore franchi la barrière de la caisse – des habits taille 6 à 8 ans et autres accessoires. Si l'enseigne de vente de vêtements pas chers a retiré sa plainte, le Parquet, lui, non. Tentant de protester, elle allait régler ses achats, elle se heurte au questionnement de la Présidente la mettant sur le gril. Et les CB ? Et ce casier judiciaire où l'on peut lire <span style="font-style:italic">&quot;condamnée pour non-présentation d'enfant&quot;</span> ?        <br />
              <br />
       La seule échappatoire possible à la violence institutionnelle, elle qui ne tient debout que plombée de tranquillisants, est de se réfugier dans un monde onirique hors de portée… sous les traits d'un vrai cheval qu'elle enlace de ses bras tremblants dans la salle d'audience. L'avocate aura beau apporter à la connaissance de la Cour les raisons de non-présentation de l'enfant – un crime réitéré commis par celui même qui en a obtenu la garde exclusive – la force doit rester à la Loi. Quatre mois ferme.       <br />
              <br />
       Quant à la chute, elle sera prise en charge par l'homme énigmatique, ancien prévenu lui-même, livrant sa propre expérience (seize minutes vingt-quatre secondes conclues par douze mois ferme) afin de mettre en perspective ces fictions théâtrales jouées devant nous, &quot;jeux dramatiques&quot; inspirés de faits, eux bien réels… L'atmosphère malodorante (en garde à vue, on ne se lave pas), la loterie de l'avocat commis d'office, la salle d'attente peuplée de cabossés de l'existence (une Cour des Miracles)… de ça, il peut parler. En revanche, pas question pour lui de rejouer au théâtre l'expérience de l'incarcération. Le temps ne se rattrape pas, il est perdu à jamais. Et les yeux plantés dans les nôtres, un silence, très long silence, distillant goutte à goutte le temps volé…       <br />
              <br />
       La force de cette proposition artistique sur les rouages d'une justice expéditive (tableaux expressionnistes impressionnants) résulte de l'observation in vivo réalisée en amont. À partir d'heures passées dans la vingt-troisième chambre, celle des comparutions immédiates, du tribunal correctionnel de Paris, le travail théâtral initié par Lorraine de Sagazan vient refondre avec un talent fou les matériaux bruts recueillis pour en exhaler l'essence.       <br />
              <br />
       Ainsi, il sera désormais compliqué de détourner le regard sur une vérité que nous repoussons par ce qu'elle est impensable. À voir la population paumée concernée par ces jugements à l'emporte-pièce, à voir la lourdeur des peines (doloristes et non réparatrices) prononcées à son encontre, on se dit que tout le monde n'est pas égal devant la Justice. L'inscription gravée fièrement sur le frontispice des édifices de notre République – &quot;Liberté, Égalité, Fraternité&quot; – reste un idéal que la réalité dément. Notre justice est, et demeure, une justice de classe.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 19 juillet 2024 au Gymnase du Lycée Aubanel à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Léviathan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81729863-58820858.jpg?v=1721747627" alt="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
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      France - Création Festival d'Avignon 2024.       <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Texte : Guillaume Poix (texte inspiré de faits réels).       <br />
       Collaboration au texte : Lorraine de Sagazan.       <br />
       Conception et mise en scène : Lorraine de Sagazan.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Avec : Khallaf Baraho, Jeanne Favre, Felipe Fonseca Nobre, Jisca Kalvanda, Antonin Meyer-Esquerré, Mathieu Perotto, Victoria Quesnel, Éric Verdin.       <br />
       Dramaturgie : Agathe Charnet, Julien Vella.       <br />
       Chorégraphie : Anna Chirescu.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre, assisté de Camille Vitté.       <br />
       Musique : Pierre-Yves Macé.       <br />
       Scénographie : Anouk Maugein, assisté de Valentine Lê.       <br />
       Lumière : Claire Gondrexon.       <br />
       Assistante à la lumière : Amandine Robert.       <br />
       Costumes : Anna Carraud.       <br />
       Assistantes aux costumes : Marnie Langlois, Mirabelle Perot.       <br />
       Vidéo : Jérémie Bernaert.       <br />
       Mise en espace cheval : Thomas Chaussebourg.       <br />
       Masques : Loïc Nebreda.       <br />
       Perruques : Mityl Brimeur.       <br />
       Travail vocal : Juliette de Massy.       <br />
       Travail masque : Lucie Valon.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Katherine Mendelsohn (anglais).       <br />
       Musique enregistrée interprétée par Silvia Tarozzi (violon) et Maitane Sebastián (violoncelle).       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été joué du 15 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 18 h.       <br />
       Gymnase du Lycée Aubanel, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81729863-58821005.jpg?v=1721748108" alt="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" title="•In 2024• "Léviathan" Justice et théâtre, deux mondes de représentation où les fêlures de l'âme deviennent enjeux "dramatiques"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       13 au 16 novembre 2024 : Théâtre national de Bretagne (dans le cadre du Festival TNB), Rennes (35).       <br />
       20 et 21 novembre 2024 : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       28 et 29 novembre 2024 : Théâtre de Sartrouville et des Yvelines - CDN, Sartrouville (78).       <br />
       5 décembre 2024 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       11 et 12 décembre 2024 : L'Azimut - Théâtre la Piscine, Châtenay-Malabry (92).       <br />
       30 janvier au 6 février 2025 : Théâtre du Nord - CDN Lille Tourcoing Hauts-de-France, Lille (59).       <br />
       25 au 27 février 2025 : La Comédie - CDN, Reims (51).       <br />
       4 au 7 mars 2025 : ThéâtredelaCité - CDN Toulouse Occitanie, Toulouse (31).       <br />
       18 mars 2025 : L'Estive - Scène nationale de Foix et de l'Ariège, Foix (09).       <br />
       25 au 28 mars 2025 : La Comédie - CDN, Saint-Étienne (42).       <br />
       2 au 6 avril 2025 : Théâtre Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       10 et 11 avril 2025 : MC2 - Scène nationale, Grenoble (38).       <br />
       16 et 17 avril 2025 : La Comédie - CDN Drôme-Ardèche, Valence (26).       <br />
       2 au 23 mai 2025 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81729863-58819653.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Leviathan-Justice-et-theatre-deux-mondes-de-representation-ou-les-felures-de-l-ame-deviennent-enjeux_a4015.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable</title>
   <pubDate>Thu, 23 Jun 2022 07:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'héroïne, dans ce puzzle des juridictions appelées à juger les délits, est… une avocate. La metteuse en scène, Périne Faivre, l'a choisie comme on élit une amie de cœur. Pendant plus d'un an, à raison d'une semaine par mois, elle l'a accompagnée dans les différents tribunaux où elle avait affaire, découvrant ainsi "de l'intérieur" ce qui se jouait entre ces murs imposants. Carnet de bord en mains, accompagnée d'une troupe de complices, elle va donner à voir - comme dans un kaléidoscope géant - des fragments de (dis)cours judiciaires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758699.jpg?v=1655923661" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Quatre heures et demie durant, sur le parvis de l'abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux où des bancs (de justice) avaient été disposés, les visiteurs (ainsi dénomme-t-on les spectateurs de salles d'audience) expérimenteront in vivo la vie &quot;ordinaire&quot; de ces lieux de justice marqués par un va-et-vient incessant, un brouhaha étourdissant. Dans un décor à ciel ouvert, afin que la justice des Hommes soit dite et entendue par tout un chacun, les cris et chuchotements inscrits à l'ordre des jours se succèderont à un rythme soutenu, croquis de justice à l'appui, programme entrecoupé de pauses dansées convoquant la force expressive du Krump.       <br />
              <br />
       Si le projet mis en acte atteint sans conteste l'objectif annoncé en ouverture de séance - rendre compte au plus près de l'effervescence judiciaire et de l'implication humaine de celles et ceux qui la servent -, la dramatisation artistique n'étant pas une préoccupation première, le &quot;spectacle&quot; pourrait paraître un peu répétitif… Mais comment pouvoir éviter la répétition quand on sait qu'elle est au centre même des affaires traitées, avec son triangle immuable de participants éconduits (migrants - manifestants - délinquants), peuple élu des tribunaux réservant une place de choix aux démunis…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758707.jpg?v=1655923694" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, le vrai faux Tribunal, réuni ce soir dans le cadre du Festival des arts et de la parole &quot;Chahuts&quot;, recrée, incarnées à vue par onze acteurs et actrices, les minutes de scènes singulières ayant valeur d'instantanés à valeur symbolique… Du dealer récidiviste des cages d'escalier, jeune des cités populaires victime lui-même de l'exclusion et bénéficiant des minima sociaux (ainsi que d'une avocate convaincante), Périne Faivre apprend qu'une bonne plaidoirie ne fait pas nécessairement le verdict, pas plus que le Procureur ne fait le jugement.       <br />
              <br />
       Un autre jour, aux Affaires familiales, au milieu des engueulades de couples en furie et d'un autre s'embrassant à pleine bouche, une femme sombre dans le déni des violences de son conjoint, répétant inlassablement en boucle : <span style="font-style:italic">&quot;Mes enfants, je les protège&quot;</span>. Étonnement de voir les avocats feindre d'accepter la version donnée, le désir de la plaignante apparaissant alors plus fort à leurs yeux que les raisons de la Justice des Hommes. Au Tribunal pour Enfants, un ado de quinze ans et sa mère en pleine guerre intrafamiliale, elle demande que l'on lui retire ce fils ingérable. Entre eux, une éducatrice tente de rétablir le lien…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758743.jpg?v=1655923726" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Accompagnés alors d'un accordéon, une danseuse et un danseur de Krump - cette danse non violente des quartiers pauvres de Los Angeles, exprimant au-delà de la rage des visages le désir de jouissance - se lancent dans un battle épique, faisant baisser pour un temps la pression. Nouvelle audience, celle de la Chambre d'Instruction. Un homme, ayant écopé de trente ans pour assassinat de sa femme retrouvée dans un bain de sang, fait appel du jugement. Une femme jurée - devenue depuis son épouse - témoigne, visage extatique, de la fascination qu'elle éprouve pour celui qui aurait dû être acquitté… si ce n'avait été un Président retournant comme une crêpe les jurés. À quoi tient la liberté d'un prévenu ?       <br />
              <br />
       Au Tribunal Administratif, défendue par une avocate anarchiste venant plaider à vélo et en baskets, comparaît un jeune-homme originaire d'Afrique. Le juge doit statuer sur la décision du préfet ordonnant sa reconduite dans son pays d'origine pour absence de titre de séjour. La terreur passe dans ses yeux à chaque fois que le mot &quot;Soudan&quot; est prononcé par le juge. Mais, si poli soit le prévenu, sa demande est rejetée sans qu'apparemment il en saisisse la portée… De même, trois autres prévenus dans une cellule, l'un demandant avec insistance la permission de se rendre aux toilettes. Refus catégorique des policiers en faction. La vie des hommes suspendus au bon vouloir de ceux qui représentent la Loi. À qui revient la faute ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758751.jpg?v=1655923761" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Scènes de la vie judiciaire se juxtaposant les unes aux autres, entrecoupées de battles saisissants comme ceux des avocats prêtant serment ou de tableaux vivants à valeur plus récréative. Parmi les spectacles offerts par cette cour &quot;des miracles&quot;, on citera encore cette mère venant chercher de l'aide auprès d'une avocate, des policiers ayant refusé de prendre sa plainte contre son ex (policier) coupable d'attouchements sexuels sur leurs filles. Ou bien encore cette manifestante Gilet Jaune criant qu'elle a trouvé sur un rond-point - son rond-point ! - le droit à la parole qui lui avait de toujours été confisqué ; alors elle supplie le juge de ne pas la frapper… d'interdiction de manifester, sa vie tout entière en dépend.       <br />
              <br />
       Grandeurs et misères des justiciables, dévouement avéré des serviteurs de justice, tout ce monde défile à la barre dans une agitation à la hauteur des enjeux et, sans conteste, représentative du perçu engrangé par la metteuse en scène de cette &quot;justice-réalité&quot;. Cependant, malgré l'intérêt de cette longue  immersion en milieu tempéré par un regard que l'on sent d'emblée bienveillant, on reste un peu sur sa faim… En effet, la multiplication des scènes de justice, si pertinentes soient-elles, se fait au détriment d'un questionnement qui vient à manquer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758761.jpg?v=1655923797" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      La justice des hommes pourrait-elle échapper à l'ordre de la société qui la crédite ? N'est-elle pas avant tout l'outil rendu nécessaire au maintien d'équilibres sociétaux qui eux n'ont pas toujours à voir avec la pure équité ? L'empathie de la metteuse en scène pour son objet d'étude est palpable… jusqu'à, peut-être, lui bander insensiblement les yeux.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 14 juin 2022, place Renaudel à Bordeaux, dans le cadre de &quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public&quot; qui s'est déroulé du 8 au 18 juin 2022, Quartier Saint-Michel et au-delà de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Héroïne, une épopée au cœur d'un tribunal"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65574984-46758823.jpg?v=1655924435" alt="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" title="•Villeuneuve en Scène 2022• "Héroïne" Les yeux (dé)bandés de la Justice… immersion en milieu justiciable" />
     </div>
     <div>
      Texte : Périne Faivre.       <br />
       Mise en scène : Périne Faivre.       <br />
       Composition, scénographie, construction : Renaud Grémillon.       <br />
       Collaboration artistique, Nicolas Fayol.       <br />
       De et avec : Kevin Adjovi-Boco (danseur krump, comédien), Antoine Amblard (comédien), Caroline Cano (comédienne), Sophia Chebchoub (comédienne), Périne Faivre (comédienne), Renaud Grémillon (musicien, comédien), Florie Guerrero Abras (comédienne), Daiana Migale (danseuse krump, comédienne), Moreno (performeur plastique, comédien), Maril Van Den Broek (comédienne).       <br />
       Régie son, construction : Jule Vidal.       <br />
       Costumes : Anaïs Clarté.       <br />
       Sound designer : Yoann Coste.       <br />
       Experte sur l'écriture en lien avec le monde judiciaire : Laure Dilly-Pillet.       <br />
       Assistante création : Florie Guerrero Abras.       <br />
       Collaboratrice à l'écriture : Caroline Cano.       <br />
       Par Les Arts Oseurs.       <br />
       Durée : 4 h (avec entracte).       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Villeuneuve en Scène 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 21 Juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h (relâche les 15 et 18 juillet).       <br />
       École Montolivet, Villeneuve-lès-Avignon (30).       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivalvilleneuveenscene.com/" target="_blank">&gt;&gt; festivalvilleneuveenscene</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 et 3 juillet 2022 :</span> Pronomades en Haute-Garonne, Centre national des arts de la rue et de l'espace public (Cnarep), Encausse-les-Thermes (31).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 juillet 2022 au 21 juillet 2022 :</span> Festival Villeneuve en Scène, Villeneuve-lez-Avignon (30).       <br />
       29 et 30 juillet 2022 : Spectacles de Grands Chemins en Haute-Ariège, Ax-les-Thermes (09).       <br />
       17, 18 et 19 août 2022 : Festival international de théâtre de rue, Cnarep Le Parapluie, Aurillac (15).       <br />
       15 septembre 2022 : Cnarep Le Moulin Fondu et ART'R, Garges-lès-Gonesse (95).       <br />
       23, 24 et 25 septembre 2022 : Cnarep Quelques p'Arts..., Annonay (07).       <br />
       15 octobre 2022 : Les Maynats, Pouzac (65).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65574984-46758699.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Villeuneuve-en-Scene-2022-Heroine-Les-yeux-de-bandes-de-la-Justice-immersion-en-milieu-justiciable_a3301.html</link>
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   <title>Avignon Off 2022 >> "Maître vous avez la parole"</title>
   <pubDate>Wed, 15 Jun 2022 18:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Maître Sébastien Wust nous plonge, avec beaucoup d'humour, dans le quotidien de la profession d'avocat. À mi-chemin entre seul en scène et stand-up, il nous propose un "one avocat show" politiquement incorrect et cruellement drôle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65417877-46683620.jpg?v=1655311145" alt="Avignon Off 2022 >> "Maître vous avez la parole"" title="Avignon Off 2022 >> "Maître vous avez la parole"" />
     </div>
     <div>
      Il est en retard… Encore ! Mais, cette fois-ci, il n'est pas le seul.       <br />
       Lorsque l'avocat entre dans la salle d'audience, il y a du public mais pas le Tribunal. Il est pressé de repartir et il déteste attendre. Mais puisqu'il est coincé ici, il engage la discussion avec le public.       <br />
              <br />
       Malmené par une greffière acariâtre, régulièrement interrompu par les appels téléphoniques de sa secrétaire, dérangé par des messages érotiques d'inconnues et tentant de contenir son épouse qui le presse de rentrer, l'heure qu'il va passer avec ce public pourrait bien se révéler pour lui un moment de vérité.       <br />
              <br />
       Sébastien Wust égratigne sur un ton décalé et sans filtre le monde de la justice. La défense des assassins, les moyens de preuve du Moyen-Âge, les avocats de séries télé, les décisions surprenantes du Code pénal, les clients menaçants ou le Père Noël : il se moque des clichés… et surtout de lui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65417877-46683621.jpg?v=1655311185" alt="Avignon Off 2022 >> "Maître vous avez la parole"" title="Avignon Off 2022 >> "Maître vous avez la parole"" />
     </div>
     <div>
      Un one avocat show : &quot;Maître vous avez la parole&quot;       <br />
       Texte : Sébastien Wust.       <br />
       Mise en scène Laurent Bariohay.       <br />
       Avec : Sébastien Wust.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2022</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Pixel, Salle Bayaf, 10, rue de la Carreterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 07 69 15 10 11.       <br />
       <a class="link" href="https://www.pixelavignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; pixelavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65417877-46683620.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2022-Maitre-vous-avez-la-parole_a3291.html</link>
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