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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité</title>
   <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 09:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Formé de deux pièces distinctes de l'auteur suédois Jonas Hassen Khemiri ("≈ [Presque égal à]" et "J'appelle mes frères"), "Presque égal, presque frères" sonde le pouvoir de l'argent et la peur de l'autre au cœur de nos sociétés occidentales. Deux pièces, deux thèmes, mais qui, associés par le metteur en scène Christophe Rauck, deviennent un condensé des peurs et des injonctions qui traversent nos sociétés, des peurs et des injonctions capables d'augurer des jours sombres, mais qui, dès maintenant, font naître injustices, clivages entre les citoyens, inégalités admises. Un constat à la fois lucide et lumineux qui agit comme un appel urgent à réagir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757522.jpg?v=1770797590" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Quatre personnages au milieu de l'univers suffisent, dans cette première partie &quot;≈ [Presque égal à]&quot;, pour incarner l'humanité. Une humanité harcelée par le pouvoir de l'argent. De la réussite. Une humanité en lutte pour rester humaine, vivante et pour parvenir à se façonner encore quelques rêves. Rien de triste dans ce chaos des âmes si bien organisé, rien qu'un constat où l'amertume s'adoucit parfois au sucré de la beauté profonde des personnages, une beauté pathétique comme la vue de poissons se débattant dans une flaque à quelques mètres de la rive océanique.       <br />
              <br />
       Le dispositif bi-frontal, qui oblige le public à voir son double de l'autre côté de la scène, permet au metteur en scène Christophe Rauck de mettre, au milieu des spectateurs, les comédiens, les personnages, les histoires imaginées par Jonas Hassen Khemiri. Des scènes à hauteur d'homme, comme si elles se passaient dans la rue d'à côté, dans son immeuble. Car les héros de ces histoires ont des vies ordinaires : des vies dont les courbes ont été, au fil des ans, de plus en plus infléchies et détournées par ce besoin d'argent que l'existence sociale nécessite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757562.jpg?v=1770797741" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Les myriades d'étoiles couvrant la salle, du sol au plafond, et le globe terrestre féérique suspendu en son centre disparaissent vite pour laisser place à ces personnages, pieds enfoncés dans le bitume des villes. Microcosme qui se croise quotidiennement, le SDF hâbleur et inventif, le jeune diplômé en recherche d'un premier emploi, la buraliste sur-qualifiée et sous-payée, la femme licenciée injustement, l'assistant suppléant en histoire économique qui, un peu à l'image de cette planète et de ce globe, situe dès l'ouverture le centre du spectacle dans l'univers des problèmes économiques et de la rentabilité. La rentabilité comme seul critère de choix pour toutes les activités de la vie : voilà le programme que cette société impose. Rentabilité du travail, mais aussi rentabilité de tout le reste du temps : loisirs, éducation des enfants, spectacles.       <br />
              <br />
       Construite en strates disposées les unes après les autres sans ordre chronologique, mais plutôt par la ressemblance de l'état de lassitude des personnages, &quot;≈ [Presque égal à]&quot; suit la lutte de ces vies qui tentent d'accepter la longue usure de leurs espoirs, une lutte qui transforme l'autre, celui que l'on côtoie pourtant chaque jour, non pas en camarade, mais au contraire en rival ou en miroir humiliant, car il n'y a pas d'égalité possible dans cette compétitivité pour la rentabilité. Une fascinante chute des destins qui les mène vers le désir de briser les règles. De s'en affranchir. Quitte à se mettre en marge de cette société aux faux airs d'honnêteté.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757570.jpg?v=1770797765" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Car les soi-disantes règles économiques qui veulent tendre à l'universel (que le suppléant universitaire déchu de sa titularisation explique, prenant exemple de théories de rentabilité qui remontent à monsieur Van Houten, l'inventeur du chocolat du même nom au XIXᵉ siècle), ces règles sont, dans la réalité, vérolées, perverties en permanence. Pour la buraliste, jeune mère, payée au noir, après des études universitaires, pour le jeune diplômé, qui porte un nom aux assonances arabes et se voit refuser tous les postes, pour la femme licenciée à cause de son âge, pour le SDF que l'on ne croit jamais même lorsqu'il dit la vérité…       <br />
              <br />
       Pourtant, à la fin de ce constat qui leur promet un avenir de misère, un avenir dévalorisé, l'auteur Jonas Hassen Khemiri ose une lueur d'espoir, de révolte, une révolte euphorique, passagère qui mène inévitablement vers le pire, vers la trahison de ses convictions, vers la condamnation et la perte du peu de droits qui restent.       <br />
              <br />
       Dans la deuxième partie du spectacle se joue la pièce dont le titre original est &quot;J'appelle mes frères&quot;. La scénographie transforme la scène centrale en rue enneigée avec, à l'une de ses extrémités, une voiture blanche. Tout est immaculé, même les deux immenses murs latéraux qui se transformeront en écran géant, zoomant sur certaines scènes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757582.jpg?v=1770797793" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      &quot;J'appelle mes frères&quot; est une cavale, une cabale, une immersion dans la peur, celle du personnage principal, Amor, un soir, ou plutôt au petit matin où il sort de boîte, étourdi, où il apprend qu'une explosion a eu lieu dans la nuit, une voiture a explosé dans la ville, une déflagration terrible qui va jusqu'à secouer son esprit et laisser place à une avalanche de paranoïa aiguë. Pourquoi cette paranoïa ? À cause de son apparence ? À cause de son nom ? À cause de son origine ? De l'endroit où il habite ? De sa communauté ? Peut-être parce que presque inconsciemment cette communauté est montrée du doigt dès qu'il s'agit de délinquance, de vol, de crime ?       <br />
              <br />
       Le texte de Jonas Hassen Khemiri ne s'attarde pas à donner des raisons à cette peur, il suit plutôt l'évolution de celle-ci dans l'âme d'Amor devenu fuyard malgré lui au travers des rues de la ville, entraînant avec lui ses rencontres, ses amis, sa famille. J'appelle mes frères pour les mettre en garde : &quot;Planquez-vous !&quot;, &quot;Fondez-vous dans la masse !&quot; La peur que ce temps de la terreur à visage découvert ne soit arrivé. On ne peut s'empêcher de penser, bien qu'aucun rapport n'existe à la création du texte, aux traques menées par l'ICE qui ont lieu en ce moment à Minneapolis et ailleurs aux USA. Penser à ce jour où la majorité se jettera comme des loups sur les minorités.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757615.jpg?v=1770797847" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      De rues en rues, de rencontres en appels, d'apparitions en hallucinations, on suit la course affolée d'Amor et de ses sœurs, de ses frères, de sa famille, et lentement s'insinue dans nos pensées la présence obsédante de cette voiture qui, autonome, se déplace d'elle-même, et la crainte qu'elle devienne, elle aussi, explosion, accident, alors qu'elle est, dans la mise en scène de Christophe Rauck, l'abri temporaire de ceux qui n'ont pas d'autres endroits pour un peu d'intimité.       <br />
              <br />
       Ces deux pièces données ensemble donnent un panorama terrible de l'univers. L'univers social totalement dominé par les impératifs de l'argent, l'univers social où la liberté que le système ne cesse de clamer comme sa devise, où la liberté est anéantie constamment : discrimination, racisme, élitisme par la richesse. Avec ces deux textes de Jonas Hassen Khemiri, Christophe Rauck dresse un bilan glacial des injustices sociales des sociétés européennes où l'égalité des chances ne parle qu'à ceux qui n'ont justement pas besoin de la chance pour réussir leurs rêves.       <br />
              <br />
       Toute sa mise en scène, associée à une scénographie qui enveloppe le public (Simon Restino) et une lumière d'une précision chirurgicale (Olivier Oudiou), prend sa force dans les performances des comédiennes et des comédiens qui interprètent tous plusieurs rôles avec une intensité, une crédibilité qui rend tangible chaque mot de ce texte qui oscille sans cesse entre le présent et la narration. Une forme littéraire qui donne dans le même temps l'action et l'intention, la parole et la pensée, et qui permet d'être sans une seconde de répit dans une fébrilité fascinante.        <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Presque égal, presque frères"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757616.jpg?v=1770797872" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Textes : Jonas Hassen Khemiri.       <br />
       Traduction du suédois : Marianne Ségol.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Achille Morin.       <br />
       Avec : Virginie Colemyn, Servane Ducorps, David Houri, Mounir Margoum, Julie Pilod, Lahcen Razzougui, Bilal Slimani et Aymen Yagoubi et Wassim Jraidi (en alternance).       <br />
       Dramaturgie, collaboration artistique : Marianne Ségol.       <br />
       Scénographie Simon Restino.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Vidéo : Arnaud Pottier.       <br />
       Durée estimée : 3 h 30 (1 h 45, entracte de 30 minutes, 1 h 15).       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 21 février 2026.</span>       <br />
       Mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Mardi 17 février à 19 h 30.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amandiers - CDN, 7, avenue Pablo-Picasso, Nanterre (92).       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.nanterre-amandiers.com/selection/event/date?productId=10229283339680&amp;gtmStepTracking=true" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94274235-65757522.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Presque-egal-presque-freres-Sous-la-clarte-des-etoiles-et-sur-la-blancheur-de-la-neige-un-regard-perplexe-sur-une_a4476.html</link>
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   <title>•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?</title>
   <pubDate>Mon, 03 Jul 2023 10:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le véritable remède contre le chômage est qu'il n'y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société", Albert Jacquard. Huit comédiennes et comédiens viennent nous bousculer sur ce magnifique plateau de l'Épée de bois, dont je suis ressortie émue et touchée. Dans cette pièce, écrite par l'engagé Rémi De Vos, il est question de travail, de vie brisée et de ce que cela entraîne auprès des premiers concernés par cette "casse" sociale : les licenciés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825360-51354075.jpg?v=1688288455" alt="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" title="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" />
     </div>
     <div>
      Celles et ceux qui ont donné un pan de leur vie à l'entreprise pour laquelle ils ont été embauchés, pour laquelle ils se sont dévoués privilégiant parfois leur vie familiale, l'amour et la santé. Surtout la santé ! Tout donner et soudain être &quot;cassés&quot;. (Oser) dire &quot;ciao&quot; à l'employé par mail ou par courrier avec ou sans indemnité ! Et la vie après ? Qui pour s'en soucier ?       <br />
              <br />
       &quot;Christine&quot;, excellemment interprétée et totalement incarnée par Valérie Durin, déboule, très énervée car elle vient d'être licenciée. À la fois déprimée, survoltée et épuisée, elle ne s'arrête plus de parler pendant que son amie, déjantée et hallucinante &quot;Anne-Sophie Pathé&quot; dans le rôle de Cathy, est rivée sur ses pensées. Tout commence à ce moment précis. Que va devenir Christine qui perd son travail et va donc devoir apprendre à retrouver une vie sans ce rythme qui lui donnait un supplément de chair et d'argent ces vingt-cinq dernières années.       <br />
              <br />
       Son mari, lui, travaille encore, mais que fait-il exactement ? Que va-t-il advenir de ce quotidien où, soudain, Christine semble vivre avec un étranger. Se connaissent-ils vraiment ? S'aiment-ils réellement ? Et, dans tout ça, l'argent ? Comment survivre ? Comment vivre tout simplement. Sainement. Qui sont ces gens qui vivent à côté, qui rentrent et sortent à leur habitude en niant que quelque chose a changé chez leur voisine Christine. L'arrivée tonitruante du médecin, étonnant, rafraîchissant et si drôlement joué par &quot;Salvatore Caltabiano&quot; vient frapper du burlesque et de la fantaisie rondement menés dans ce chaos à la fois cocasse et déprimant. K-O et mouvement ; ça fuse de partout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825360-51354084.jpg?v=1688288522" alt="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" title="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" />
     </div>
     <div>
      Tous, ces personnages haut en couleur viennent nous rappeler que la vie ne tient à qu'à un fil. Ce voisin qui semble totalement déconnecté de toute réalité avec ses blagues approximatives et sa solitude ancrée. Ce syndicaliste, à la voix singulière, qu'Armand Éloi porte avec toute sa sensibilité de grand acteur. Personnage complètement dépassé par les événements, qui ne sait plus quoi faire tant ces licenciements à la pelle sont bien trop lourds à porter. C'est un vrai bordel que vit cette mini-société qui n'est autre que le miroir de la grande, celle dans laquelle le monde entier gravite et dont il serait temps de se préoccuper.       <br />
              <br />
       Puis, Christine a une idée : faire passer son mari pour mort. Il se serait suicidé. L'assurance décès pourrait combler les dettes et permettre au couple de partir loin de tout ce désordre pour revivre sereinement, amoureusement… Car, oui, ils s'aiment. Le mari marche donc dans la combine de Christine. Les langues se délient. Le médecin, fou d'amour pour Christine, avoue aussi être jaloux du voisin dont les blagues tombent rapidement dans l'oubli. Cathy se lâche et finit, elle aussi, par être licenciée. Mais ce qu'elle cherche, c'est l'amour et peu importe avec qui, du moment qu'elle se sent aimée.        <br />
              <br />
       L'amour, toujours. N'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ? Un vrai bazar sur le plateau de l'Épée de Bois dans un décor d'une totale sobriété soutenu par une mise en scène simple laissant toute la place aux acteurs shootés à l'élixir du jeu et du plaisir. &quot;Cassé&quot; est une réflexion intelligente où l'humour mène le tempo malgré la tragédie sociale.  Ces huit comédiennes et comédiens reprendront du service sur le plateau de la Chapelle des Italiens à Avignon cet été ! Très bonne idée.       <br />
              <br />
       Je ne peux que vous conseiller chaleureusement (mais au frais) cette reconnexion à la réalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cassé"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73825360-51354088.jpg?v=1688288664" alt="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" title="•Off 2023• "Cassé" L'amour… n'est-ce pas cela le bon chemin pour une vie apaisée ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rémi De Vos.       <br />
       Mise en scène : Nikson Pitaqaj.       <br />
       Avec : Lina Cespedes, Henri Vatin, Anne­ Sophie Pathé, Valérie Durin, Salvatore Caltabiano, Armand Eloi, Sébastien Lanz, Yves Sauton.       <br />
       Par la Cie Libre d'Esprit.        <br />
               <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 24 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 45. Relâche le mardi.       <br />
       La Chapelle des Italiens, 33, rue Paul Sain, Avignon.       <br />
       Téléphone : 06 76 80 73 42 - 06 62 57 71 53.       <br />
       <a class="link" href="https://chapelledesitaliens.fr/ACCUEIL" target="_blank">&gt;&gt; chapelledesitaliens.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       12 août 2023 : Festival Grand Large, Scène Vauban, Gravelines (59).       <br />
       17 et 18 novembre 2023 : Théâtre Transversal, Avignon (84).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73825360-51354075.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Casse-L-amour-n-est-ce-pas-cela-le-bon-chemin-pour-une-vie-apaisee_a3638.html</link>
  </item>

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   <title>Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif</title>
   <pubDate>Fri, 27 May 2022 07:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Choisir "La Ruche" comme rôle-titre de ce festival initié par le TnBA est tout sauf un hasard tant la colonie d'artistes qui y trouve refuge entend faire son miel de cet espace voué à la création artistique. Pour sa deuxième édition, sept collectifs d'artistes - jeunes pour certains, moins pour d'autres - prennent le risque d'exposer une étape de leur travail au long cours, dans un esprit de partage activant le désir de découvertes tous azimuts…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435829.jpg?v=1653586361" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Motel"</strong></span>, du MAR Collectif, propose une plongée hitchcockienne dans les frissons d'un thriller revisitant "Psychose". C'est d'ailleurs par une scène mythique, projetée en noir et blanc sur grand écran - le fond de scène - que s'ouvre le rideau… de la douche. Une femme, poignardée sous un pommeau haute pression, crève l'écran. Seule l'ombre de sa meurtrière brandissant l'arme du crime se détache, avant que - cette fois sur l'avant-scène - une actrice dont l'ombre se découpe, elle aussi, sur le rideau n'exfiltre du plateau le cadavre enroulé dans le plastique du rideau. Le générique défile alors assurant le continuum entre film mythique et théâtre présent.       <br />
              <br />
       Les similitudes de lieu (motel surplombé d'une vieille demeure), de situation (un couple illégitime se retrouve dans cette chambre isolée), de jour (c'est un vendredi, mais non de date et de pays, on est dans la France de 2022 et non plus en Arizona), étant marquées, on va assister à une parodie délirante et loufoque de la "scène primitive" déclinée en rebondissements introduisant un humour décalé aux effets recherchés. La musique et les jeux de lumière étayent le propos pour le donner à entendre et à voir en plein accord avec ses attendus. Un vrai travail - encore à l'ébauche - qui a à cœur de multiplier les références et les savoir-faire, sans les fondre toutefois dans une écriture pouvant apparaître "fabriquée".
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435830.jpg?v=1653586431" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"À quel type de drogue je corresponds ? Une initiation"</strong></span>, avec Bénédicte Simon comme subtile interprète de ce texte performatif de Kai Hensel mis en scène par Sandrine Hutinet. Embarquée dans un trip à hautes résonances psychédéliques, la vraie fausse conférencière cheminant de références documentées en anecdotes personnelles, va livrer sa traversée du miroir pour tenter de trouver une image d'elle plus… moins… enfin une autre elle-même dont elle serait enfin le sujet. Et pris dans sa narration lui échappant à l'envi, où maîtrise du discours et fragilité sous-jacente s'entrelacent, on est embarqué à sa suite à la recherche de paradis artificiels créateurs d'illusions à cultiver comme succédanés à une existence trop prévisible.       <br />
              <br />
       En adoptant un point de vue décalé sur l'usage des drogues, le propos - superbement porté par la comédienne jouant de tous les ressorts d'une approche sensible de cette femme en sororité - s'annonçant comme un panégyrique des substances hallucinogènes susceptibles de redonner des couleurs à des vies dominées par des nuances de gris, se déroule imparablement pour monter avec humour en puissance… jusqu'à flirter avec le tragique du quotidien. En effet, la logique consumériste d'un bien-être vendu à grand renfort de messages subliminaux (ou pas), fixant le taux de satisfaction vital à atteindre pour éprouver le sentiment de réussite, a pour corollaire la chute dans l'effondrement des illusions ; ce que les notices "médica-menteuses" dénomment pudiquement "effets secondaires indésirables". Et la chute sera d'autant plus sévère que l'altitude atteinte aura été élevée…       <br />
              <br />
       Si les citations de Sénèque Le Philosophe - dont la plus célèbre d'entre elles : <span style="font-style:italic">"Ce n'est pas parce que les choses nous paraissent difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles nous paraissent difficiles"</span> - émaillent gaiement le discours savoureux, c'est qu'elles participent grandement, au même titre que les régulières lampées du breuvage mystérieux scandant les prises (de paroles), à créer la distance de l'humour propre à "réfléchir" un propos à questionner lui avec sérieux. Une réussite artistique "pleine de sens" que l'on a hâte de découvrir dans sa version plénière…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435921.jpg?v=1653586841" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pop corn Protocole"</strong></span>, une création azimutée d'Annabelle Chambon, Cédric Charron, Jean-Emmanuel Belot, Mari Lanera et Émilie Houdent. Le moins que l'on puisse dire - à observer l'état cataclysmique du plateau à la fin de cette (d)ébauche performative… - c'est que l'énergie développée par les deux danseurs chorégraphes, portés par les pulsations convulsives des claviers électroniques de leurs deux complices sur scène, constitue le carburant enrichi de cette odyssée au royaume du maïs décliné sous toutes ses formes.       <br />
              <br />
       Comment un modeste épi vivrier, apparu il y a quelques milliers d'années au Mexique et sur les hauts plateaux du Pérou, a pu conquérir le statut quasi religieux de "Mère des Aliments" - chez les peuples amérindiens - avant d'envahir l'espace contemporain pour devenir un enjeu "capital" des économies libérales bâtissant sur son dos de gigantesques profits ? Telle est la question posée (en filigrane) par les deux mousquetaires-escrimeurs coiffés d'une couronne d'épis de maïs portée fièrement en totem.       <br />
              <br />
       Rivalisant de créativité à tous crins, altiers sur les pointes de leurs sabots de bois à l'ancienne (maïs d'antan) ou croisant le fer (guerre actuelle pour l'approvisionnement en céréales), dévidant (pour mieux la piétiner) la ribambelle des drapeaux de la mondialisation du commerce juteux, ils juxtaposent - au risque parfois de nous perdre en chemin - les grandeurs et misères d'un "épi-phénomène" aux multiples visages. De ressource vivrière vitale adulée comme un don du ciel, à l'enjeu actuel que le "dieu-paillein" Maïs représente pour les multinationales aucunement soucieuses des environnements humain et naturel, les tableaux s'enchaînent à la vitesse du son jusqu'à l'apocalypse finale… Comme des grains de pop-corn qui exploseraient sous l'effet de la chaleur, sous l'œil carnassier de leurs complices, des gerbes jaillissent du corps des danseurs dégorgeant la précieuse manne aux effets délétères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46435922.jpg?v=1653586870" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Horace"</strong></span>, de Heiner Müller, interprétée et mise en jeu judicieusement par Claire Théodoly. Imaginez ce qui, lors du procès d'Horace, ne pouvait être envisagé par le maître ès-tragédies du XVIIe siècle… En effet, comment le grand Corneille aurait-il pu dans sa pièce éponyme transgresser les lois du genre - l'honneur d'État supplantant ipso facto l'état de passion amoureuse - en remettant en jeu… "l'en-jeu" du procès ? Comment aurait-il pu condamner la bravoure du jeune Horace, vainqueur du combat singulier l'ayant opposé aux Curiaces, défendant coûte que coûte l'honneur de sa patrie romaine, jusqu'à envoyer au trépas sa sœur, Camille, s'étant plainte que ce duel "héroïque" la prive à jamais de son amant albain ?       <br />
              <br />
       S'emparant à bras le corps du texte de l'écrivain allemand - mettant en tension la gloire du vainqueur, ayant terrassé l'ennemi, et son abjection d'être l'assassin de sa propre sœur, terrassée par le chagrin d'avoir perdu son amant - l'actrice, naviguant entre deux chaises, entre deux territoires, entre le glorieux et l'abject, affronte le tragique de cette situation "extra-ordinaire" pour la faire résonner en nous, ébranlant toutes constructions.       <br />
              <br />
       Tantôt Horace plantant son glaive dans la gorge du Curiace, acte salvateur commandé par l'État… Tantôt Camille gratifiant d'une accolade le vainqueur, libérateur de Rome… Le trouble gagnant la sœur lorsqu'elle reconnaît la tunique ensanglantée de son fiancé exhibée en guise de trophée par son propre frère, sa colère éperdue <span style="font-style:italic">("Rome, l'unique objet de mon ressentiment ! Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant ! Rome qui t'a vu naître et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !")…</span> jusqu'à ce que l'actrice s'écroule, transpercée par le glaive du frère meurtrier. L'illusion théâtrale poursuit son œuvre au vif…       <br />
              <br />
       Doit-il être honoré comme vainqueur… ou châtié comme assassin ? Le laurier pour le premier… ou la hache du bourreau pour le second ? Son mérite efface sa faute… ou sa faute efface-t-elle son mérite ? Le problème étant que l'un et l'autre sont indivisibles… Quant à la chute, une fois que les chiens aient fait leur travail, elle prolongera la question ad vitam aeternam. Un très beau travail théâtral porteur en soi de la question "Pourquoi le théâtre ?", à laquelle l'auteur aimait répondre qu'il cherchait à briser… les illusions des spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436020.jpg?v=1653587378" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
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      <b>Festival de La Ruche #2       <br />
       A eu lieu du 19 au 21 mai 2022.</b>       <br />
       Trois jours de théâtre : étapes de travail, performances, banquet participatif, conférence…       <br />
       TnBA, place Renaudel, Bordeaux.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/festival-ruche-2" target="_blank">>> tnba.org</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Motel"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Une création originale du MAR Collectf.       <br />
       Avec : Louis Benmokhtar, Clémence Boucon, Garance Degos, Prune Ventura.       <br />
       Création visuelle et sonore : Tom Desnos et Thomas Germanaud.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436314.jpg?v=1653589218" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"À quel type de drogue je corresponds ? Une initiation"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Texte : Kai Hensel.       <br />
       Traduction et mise en scène : Sandrine Hutinet - Cie Le meilleur des mondes.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Laura Beillard.       <br />
       Avec : Bénédicte Simon (artiste compagnonne).       <br />
       Scénographie, vidéos, costumes : Birgit Stoessel.       <br />
       Création sonore : Léa Tsamantakis.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436321.jpg?v=1653589258" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pop corn Protocole"</strong></span>       <br />
       Performance.       <br />
       Conception et réalisation : Annabelle Chambon et Cédric Charron, Jean-Emmanuel Belot et Mari Lanera, Émilie Houdent.       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Annabelle Chambon et Cédric Charron.       <br />
       Composition musicale : Jean-Emmanuel Belot et Mari Lanera.       <br />
       Création lumières : Sandie Charron Pillone.       <br />
       Production Collectif Charchahm.       <br />
       Durée : 45 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64917506-46436326.jpg?v=1653589296" alt="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" title="Festival de La Ruche #2 Épisode 1 Immersion in situ dans les créations à venir, une invitation à un work in progress transgressif" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Horace"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Texte : Heiner Müller.       <br />
       Traduction de l'allemand : Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger.       <br />
       Mise en scène, chorégraphie : Claire Théodoly - Cie La Furibonde.       <br />
       Avec : Claire Théodoly.       <br />
       Création lulière : Jean-Claude Fonkenel.       <br />
       Design et fabrication mobilier : Pascale Théodoly.        <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64917506-46435829.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-de-La-Ruche-2-Episode-1-Immersion-in-situ-dans-les-creations-a-venir-une-invitation-a-un-work-in-progress_a3256.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-62935591</guid>
   <title>"Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…</title>
   <pubDate>Thu, 10 Mar 2022 10:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si l'Histoire nationale a retenu 1979 comme date de fermeture des deux derniers hauts fourneaux de ce haut site sidérurgique de l'est de la France, le couple de retraités formé par Georges, l'un des antihéros anonymes des aciéries d'Hagondange, et par son épouse, Marie, au destin indissolublement lié, souffre de la vacance de vies préemptées par le travail. Lorsque l'on s'est donné corps et âme, quarante-six années de labeur durant, à des tâches répétitives absorbant l'énergie vitale, que reste-t-il à espérer lorsque "l'heure de la retraite" sonne ? Loin du champ de bataille minier, les voilà désormais livrés à eux-mêmes, seuls, irrémédiablement seuls face à une ultime campagne qui n'a jamais été la leur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62935591-45491177.jpg?v=1646905070" alt=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" title=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" />
     </div>
     <div>
      Écrite en 1975 par Jean-Paul Wenzel, cette pièce &quot;sociale&quot; ne pouvait laisser indifférent Michel Allemandou, metteur en scène sensible au monde tel qu'il va, ou ne va pas. Endossant le rôle de Georges, bedaine généreuse et pantalon à bretelles pour la soutenir, il en devient le clone. Quant à sa complice coincée dans ses robes d'époque, Colette Sardet, elle est une Marie soumise à l'homme qu'elle aime en en épousant le destin. Un couple uni à la vie à la mort, avec ses moments de tendresses, de désespoirs communs et de désaccords singuliers. La banalité du mal vivre ordinaire…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Avec le temps, va, tout s'en va, l'on oublie les voix qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens&quot;</span>, chantait Léo Ferré… mais une chose ne peut s'oublier : les stigmates du travail comme plaie à vif que rien ni personne ne pourra cicatriser. Georges s'aliénant dès sept heures du matin à battre le fer dans son atelier dressé derrière la maison, comme s'il lui fallait retrouver les conditions de sa vie d'antan pour avoir droit d'exister. Une addiction propre à l'entrainer direct vers la tombe. Lui, et son épouse rudoyée par ses mots blessants lorsqu'elle se risque à le distraire de sa tâche, lui, l'éternel Sisyphe, victime maintenant de sa &quot;servitude volontaire&quot;, lui, ayant &quot;choisi&quot; de réitérer les gestes l'ayant détruit pour se faire accroire qu'il était devenu maître de son destin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62935591-45491183.jpg?v=1646905104" alt=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" title=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" />
     </div>
     <div>
      Dans un décor où les objets du quotidien font signe (Sélection du Reader's Digest et Télé 7 Jours, en guise d'objets culturels  ouvrant une fenêtre sur le monde, cf. Roland Barthes et son recueil &quot;Mythologies&quot;), en une succession de tableaux séparés par des claps noirs, lui et elle vont se donner à voir, dévoilant au travers de ce qui les occupe, les dégâts collatéraux d'une vie condamnée au labeur. Et c'est là, peut-être, que l'on reste un peu sur notre faim… En effet, si la tendresse du metteur en scène pour ses personnages, victimes d'un destin dont ils ne sont que les malheureux dépositaires, est palpable de bout en bout, la cruauté vis-à-vis de ce qui leur a volé leur existence est, elle, par trop diluée dans la narration des menus faits occupant &quot;l'avant-scène&quot;.       <br />
              <br />
       Un chauffe-eau à réparer (<span style="font-style:italic">&quot;les choses sont de moins en moins solides…&quot;</span>), un gilet à tricoter pour son homme, le quotidien tourne autour de la table en formica jaune, du fauteuil disposé devant un faux feu de bois éclairé par de petites ampoules rouges et des échos du Jeu des mille francs (&quot;Chers amis, Bonjour !&quot;) rythmant leur existence désertée. Et lorsque la visite - eux qui n'en reçoivent aucune - d'une démarcheuse à domicile se profile, cela fait figure d'événement révélant le vide relationnel de l'épouse que seule une cassette de chants enregistrés vient égayer. <span style="font-style:italic">&quot;La grande musique&quot;</span>, ainsi appelle-t-elle ces enregistrements qui lui rappellent que dans une autre existence peut-être, elle aurait pu être artiste… Quant à la Tour Eiffel éclairée - cadeau de leur fille dont les signes de vie sont pour le moins clignotants - et le tableau peint par leur petit-fils, ils sont les témoins muets de leur solitude abyssale.       <br />
              <br />
       Parler des changements de saison… Mais de quoi parler d'autre lorsque la vie est réduite comme peau de chagrin ? Et a-t-elle seulement jamais existé, la vie ? Le désir charnel, lui, éventuellement, il pourrait sporadiquement le ressentir, mais elle, non, étant devenue à son corps défendant une mère pour lui, inscrivant avec soin la posologie sur les boîtes de ses médicaments. &quot;Une vie&quot; de Maupassant, revue et corrigée à l'aune du XXe siècle industriel finissant.       <br />
              <br />
       La solitude de ces êtres broyés par une existence évidée par la loi du travail ne peut laisser indifférent, sa mise en jeu ici ne manque pas d'intérêt. Cependant, l'attachement ressenti pour ces &quot;hérauts du quotidien ordinaire&quot; prend trop visiblement le pas sur la mise en question politique de cette situation. Là où naguère un Patrice Chéreau, s'emparant du même texte, avait souhaité &quot;privilégier un face-à-face avec le désespoir qui, loin d'être complaisant, serait une force motrice engageant à sortir de l'impasse&quot;, le metteur en scène a semble-t-il choisi de mettre l'accent sur la détresse individuelle de ces vies minuscules unies par la tendresse.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 4 mars au Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux (représenté du jeudi 3 au dimanche 6 mars 2022).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Loin d'Hagondange"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62935591-45491189.jpg?v=1646905152" alt=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" title=""Loin d'Hagondange" Lorsque le travail phagocyte les vies minuscules…" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Jean-Paul Wenzel.       <br />
       Mise en scène : Michel Allemandou.       <br />
       Avec, Colette Sardet (Marie), Muriel Machefer (Françoise), Michel Allemandou (Georges).       <br />
       Espace sonore : Jean Rousseau.       <br />
       Scénographie et lumières : Elvis Artur.       <br />
       Costumes : Estelle Couturier-Chatellain.       <br />
       Création du Gai saVoir !!! théâtre.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreponttournant.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatreponttournant.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62935591-45491177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Loin-d-Hagondange-Lorsque-le-travail-phagocyte-les-vies-minuscules_a3195.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-57391263</guid>
   <title>● Avignon Off 2021 ● Mais je suis un ours ! D'après Frank Tashlin</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jun 2021 00:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
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   Un jour, un ours s'endort dans une caverne pour l'hiver. Au printemps, quand il se réveille, une usine est construite juste au-dessus. Il ne reconnaît rien. Plus de forêt, plus d'herbes, et plus de fleurs ! Personne n'accepte de croire qu'il est un ours et on le met au travail à l'usine… et c'est ainsi que l'Ours ne sait plus qui il est… Une fable écologique qui dit l'absurdité de travail à la chaîne et de l'uniformisation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57391263-42523377.jpg?v=1624919085" alt="● Avignon Off 2021 ● Mais je suis un ours ! D'après Frank Tashlin" title="● Avignon Off 2021 ● Mais je suis un ours ! D'après Frank Tashlin" />
     </div>
     <div>
      Ce texte est l'œuvre d'un humaniste profondément engagé pour la liberté de pensée et pour l'écologie. Avec un humour, parfois cynique (cf. Tom et Jerry dont il fut un temps scénariste), Frank Tashlin s'attache à montrer les dangers de l'intolérance et de la malveillance.       <br />
              <br />
       Cette fable raconte l'aveuglement des humains qui détruisent une forêt pour bâtir une usine qui finit par… fermer ses portes. Frank Tashlin est l'inventeur d'une certaine forme d'humour, &quot;nonsense&quot;, (il fut réalisateur et scénariste pour Laurel et Hardy, Jerry Lewis…) qu'il met ici au service d'une cause universelle.       <br />
              <br />
       L'Ours est déstabilisé par le comportement aveugle des hommes. Personne ne voit qu'il est un Ours, c'est insensé ! Tout le monde lui dit qu'il n'est &quot;qu'un imbécile qui a besoin de se raser et qui porte un manteau de fourrure !&quot;. L'Ours /raconteur vit en interaction avec le régisseur du spectacle qui lui, n'a rien compris de l'histoire. Il allume au mauvais moment, met des musiques inappropriées. Bref, il est en décalage avec cette réalité que vit l'Ours dans cette histoire, au parfum d'humour british.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57391263-42523402.jpg?v=1624919419" alt="● Avignon Off 2021 ● Mais je suis un ours ! D'après Frank Tashlin" title="● Avignon Off 2021 ● Mais je suis un ours ! D'après Frank Tashlin" />
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      D'après Frank Tashlin.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Charles Lee et Patrick Dray.       <br />
       Avec : Patrick Dray.       <br />
       Lumière : Jérôme Pratx.       <br />
       Complice : Christophe Leduc.       <br />
       Musique : Patrick Dray.       <br />
       Régie : Michel Bajou.       <br />
       Editeur : Ecole des loisirs.       <br />
       Spectacle tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 35 min.       <br />
              <br />
       Une production La Troupe des Absurdistes - Aventurine &amp; Cies.       <br />
       Directrice de production : Caroline Berthod.       <br />
       Production : Marion Detienne.       <br />
       Diffusion : Chloé Tudoux.       <br />
       Communication : Nathan Lefevre.       <br />
       Presse : Samantha Lavergnolle.       <br />
              <br />
       <b>Contact pro :</b>       <br />
       Chloé Tudoux.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('diffusion@aventurine-et-compagnies.com')" >diffusion@aventurine-et-compagnies.com</a>       <br />
       06 35 19 29 73.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2021 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 31 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 45.       <br />
       Théâtre de l'Albatros (côté Jardin), 29, rue des Teinturiers, Avignon       <br />
       Réservations : 04 90 85 23 23.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.latroupedesabsurdistes.com/" target="_blank">&gt;&gt; latroupedesabsurdistes.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.aventurine-et-compagnies.com/" target="_blank">&gt;&gt; aventurine-et-compagnies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2021-●-Mais-je-suis-un-ours--D-apres-Frank-Tashlin_a2981.html</link>
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