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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-17T02:08:52+02:00</dc:date>
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   <title>"Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre</title>
   <pubDate>Wed, 18 May 2022 07:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Agrippine, mère de Néron, s'aperçoit que ce prince qu'elle n'avait élevé au trône que pour régner sous son nom, est décidé à gouverner par lui-même. Ambitieuse et affamée de pouvoir, elle consent à marier Junie à Britannicus, fils de l'empereur Claude, son premier mari, et frère adoptif de Néron, dans le but de se concilier l'affection de ce jeune prince et de s'en servir au besoin contre Néron…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298706.jpg?v=1652773890" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Il ne faut pas plus de quelques vers à Racine pour poser l'intrigue et ses personnages : une famille disloquée que le public surprend en plein trauma, avec un empereur fuyant et sa mère qui reste sur le pas de la porte. Pièce écrite deux ans après le triomphe d'Andromaque et après l'intermède des Plaideurs et première pièce pour Racine s'inspirant d'un sujet romain.       <br />
              <br />
       Il s'agit pour Néron non pas d'échapper à l'amour castrateur de sa mère, mais de lutter contre le pouvoir qu'elle continue de lui imposer. Néron n'est pas d'emblée le tyran sanguinaire que l'on connaît par la légende. C'est un jeune empereur apprécié du peuple, qui n'a pas encore brûlé Rome ni tué sans femme, ni encore sa mère.       <br />
              <br />
       Soit les ouvertures de pièces de théâtre <span style="font-style:italic">in media res</span> captivent, soit elles dérangent. C'est selon la sensibilité de chaque spectateur. Il n'y a pas de juste milieu… En tout cas, c'est le choix qu'a fait Racine en nous présentant d'emblée Agrippine, mère de l'empereur Néron, exultant dans une fureur extrême, violente, autoritaire et ambitieuse. De toute évidence, c'est ce qui a peut-être séduit, entre autres, le metteur en scène Olivier Mellor de la Compagnie du Berger en choisissant d'adapter &quot;Britannicus&quot;, pièce dont les sujets sont l'usurpation, le pouvoir ou encore la trahison.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette cour, tout ce qu'on dit est loin de ce qu'on pense !&quot;.</span> Nous sommes pourtant en 1669… Le XXIe s'en serait-il inspiré ?       <br />
              <br />
       La pièce se joue dans la splendide et fastueuse salle en pierre du Théâtre de l'Épée de Bois. Quel autre lieu aurait pu accueillir avec autant de faste une pièce comme celle-ci ? Tout y est magnifié, sublimé, surtout quand la mise en scène regorge de trouvailles scéniques et scénographiques exceptionnelles. Le public restreint de cette soirée &quot;presse&quot; du vendredi 6 mai s'en est aperçu bien vite, si tant est qu'il ne la connaissait pas déjà.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298725.jpg?v=1652773970" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Dans cette pièce, Racine nous plonge au cœur de l'action par les paroles prononcées par la comédienne Marie-Laure Boggio interprétant le rôle d'Agrippine, et c'est comme si la conversation avait déjà commencé avant. Le metteur en scène, quant à lui, quelques minutes avant le début de la représentation, nous prévient : <span style="font-style:italic">&quot;C'est du Dallas, mais en pire… !&quot;.</span> En quelque sorte, la représentation a déjà commencé. L'ouverture en live par quatre musiciens talentueux captive et les interprètes impressionnent par leurs notes lumineuses au saxo, violon, contrebasse et violoncelle et si l'on a l'oreille fine, on y repère tantôt des accents épiques, tantôt des thèmes originaux de Philippe Sarde ou de Claude Sautet.       <br />
              <br />
       Le ton est donné ! Puis la vidéo vient se mêler au décor mais n'opère rien d'ostentatoire comme cela peut être souvent le cas, le dispositif tri-frontal de la scénographie y étant certainement pour quelque chose. Sur les images latérales, des aperçus d'arbres, de nature ou de fourmis gesticulantes en noir et blanc, a priori quelque peu décalées par rapport à ce qui se trame sur scène et dans les âmes humaines. Mais l'être humain n'est-il pas souvent décalé et à la recherche de lui-même, quitte à faire de nombreux détours sur lui-même et envers les autres ?       <br />
              <br />
       Puis, plus tard, apparaîtra un visage de marbre sur lequel coule paisiblement un filet de sang <span style="font-style:italic">&quot;pour voir ce qu'il y a à entendre&quot;</span>, comme le précise le metteur en scène car, bien entendu, il y a aussi la force majestueuse de l'alexandrin qui, à n'en point douter, réclame aux spectateurs une attention de chaque seconde. D'aucuns pourraient penser que le spectateur n'a pas besoin d'être ainsi pris par la main pour &quot;entendre&quot; ce qui se joue sur scène, mais point de débat là-dessus car, ici, l'ensemble est plastiquement harmonieux et très efficace comme, par exemple, la modernité de la scénographie par les live des musiciens ou encore le son finement travaillé et les lumières bien présentes qui renforcent incontestablement l'éternelle beauté du vers héroïque.       <br />
              <br />
       Et les comédiens dans tout cela, penserez-vous ? Eh bien ils jouent ! On le sent, ils aiment ça ! Ils se connaissent bien qui plus est. Olivier Mellor confie que <span style="font-style:italic">&quot;choisir des actrices et des acteurs propres à la compagnie donne la sensation d'une saga familiale&quot;.</span> Le spectateur ressent cela de façon subtile. Chaque comédien assume le rôle de son personnage avec une aisance sans failles, tantôt illuminé sous les feux de projecteurs qui se balancent au-dessus de leur tête jusqu'à s'immobiliser pour leur donner toute la place qu'ils méritent, tantôt séparés par des taps de voile blanc qui s'écroulent bien visibles au milieu du plateau et qui claquent bruyamment sur le sol en pierre. L'effet sonore n'étant probablement pas recherché au départ, mais produisant le meilleur effet dans cette salle en pierre de l'Épée de Bois. Cinq taps qui délimitent chaque acte pour séparer symboliquement sans doute les personnages entre eux, et ce, jusqu'à la fin. Sous la houlette d'Olivier Mellor, on ne peut imaginer un simple effet purement esthétique…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298735.jpg?v=1652774022" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Aucun comédien ne bascule dans l'excès, chacun incarnant avec élégance son propre personnage. L'ensemble de l'intrigue racinienne étant, quant à elle, restituée sur scène dans une explosion artistique sensible et flamboyante.       <br />
              <br />
       L'intrigue de &quot;Britannicus&quot; n'est pas des plus simples. Les choix scénographiques et scéniques d'Olivier Mellor non plus ! Mais les choses complexes produisent parfois leurs plus beaux effets car, bien souvent, elles questionnent, dérangent, mais en tout cas ne laissent jamais de marbre.       <br />
              <br />
       La représentation est dynamique et allie avec finesse la parole héroïque de l'alexandrin aux gestes et aux mouvements amplement révélateurs de la disposition sentimentale des personnages. Il se passe toujours quelque chose sur scène qui occupe le regard du spectateur. Aucun temps mort. Et lorsque l'action tragique tend à s'apaiser un peu pour mieux rebondir aussitôt, la présence remarquée du chœur interprétée par François Decayeux, plus légère mais néanmoins efficace, fait parfois sourire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un personnage sympathique, un pendant à l'intrigue qui a des allures de magicien maladroit ou qui au contraire s'assimile à une main divine.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez pas cette création de &quot;Britannicus&quot; par Olivier Mellor et la Compagnie du Berger qui milite pour un théâtre de troupe, d'énergie, de musique et de textes. &quot;Compagnie associée&quot; depuis 2012 au Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes, Olivier Mellor et ses comédiens partagent avec ce théâtre à nul autre pareil une idée commune d'un théâtre engagé et populaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298739.jpg?v=1652774166" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Dramaturgie : Julia de Gasquet.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Caroline Corme, Vincent do Cruzeiro, Marie-Laure Desbordes, Hugues Delamarlière, Rémi Pous, Stefen Szekely, François Decayeux.       <br />
       Musiciens : Thomas Carpentier, Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Adrien Noble, Louis Noble.       <br />
       Scénographie, machineries : François Decayeux, Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, avec le concours du collectif La Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Vidéo : Mickaël Tritent.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy.       <br />
       Maquillages : Karine Prodon.       <br />
       Par la Compagnie du Berger (Amiens).       <br />
       Durée : 2 h 25 (avec entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 29 mai 2022.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64650120-46298706.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Ou-comment-rendre-compte-de-la-naissance-d-un-monstre_a3245.html</link>
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   <title>"Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !</title>
   <pubDate>Fri, 08 Apr 2022 16:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Dominique Debeauvais</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Polar tendu sur la trahison et le pardon, entre thriller d'horreur et dissection psychologique d'un rapport humain… Entre Rebecca et Paul… Lui a trahi, ils veulent faire le point, mais la tension monte… "Je pense que je veux que tu aies mal. Je suis désolé mais c'est ce que je veux. Je veux que tu aies réellement mal."     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63646382-45839638.jpg?v=1649428713" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Rebecca et Paul se sont isolés dans une cabane à la montagne… pour tenter de sauver leur couple, pour faire le point après une trahison encore ardente. À moins que l’un des deux ait d’autres projets en tête. Ils ont décidé de se retrouver seuls, à l’écart du monde, de s’offrir du temps et de l’espace pour être honnêtes et s’écouter. À moins qu’ils ne soient pas seuls.       <br />
              <br />
       Après &quot;Nature morte dans un fossé&quot;, précédent succès du groupe Vertigo, &quot;Black Mountain&quot; de Brad Birch est dans la même lignée, un spectacle noir mais non dénué d'humour, avec suspense et ambiances légèrement horrifiques… dans une forme légère pour s'adapter à toutes types de lieux.       <br />
              <br />
       Ici, Guillaume Doucet, Bérangère Notta et Alice Vannier du groupe Vertigo ont respecté les volontés (didascalies) de l'auteur en matière de scénographie. Ainsi on découvre un décor minimaliste avec pour seule structure délimitant l'espace un cube composé de ses seules arêtes (sans parois), mais matérialisé en fond par un mur de planches de bois simplement percé d'une fenêtre rectangulaire avec un rideau noir, seul élément composé, concret, suggérant la cuisine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63646382-45839639.jpg?v=1649428781" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Ne voulant pas divulgâcher l'intrigue, je ne peux pas vous narrer le déroulement de cette pièce… mais sachez qu'il y a une maison dans la montagne au milieu des sapins, un oiseau mort, une douche qui coule, une hache qui disparaît… Autant de clins d’œil aux maîtres du suspens, de l'intrigue, comme Alfred Hitchcock, Michael Haneke, Stephen King ou David Lynch.        <br />
              <br />
       Tout est suggéré, se déroulant dans ce simple cube en bois. C'est en réalité le jeu des trois comédiens qui concrétise, donne la consistance à cette histoire qui pourrait sembler être qu'une simple dispute de couple à la suite d'une trahison conjugale, de l'un, des deux... Qui sait ! Mais sont-ils vraiment là pour se réconcilier ? Ou les dés sont-ils pipés d'avance ? Chacun sera à même de se faire sa propre opinion.       <br />
              <br />
       La mise en scène, la scénographie jouent la proximité avec les spectateurs, proche de la réalité du moment vécu. Le choix du décor, la direction d'acteurs et la mise en espace permettent une adaptation à différents lieux hors du cadre d'un théâtre conventionnel ou de lieux culturels limités au plateau. Les représentations dans des environnements variés, populaires ou symboliques - café, cantine universitaire, médiathèque, place centrale d'un quartier, etc. - peuvent interpeller des publics non coutumiers de la sphère &quot;théâtre et culture&quot; officielle !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63646382-45839640.jpg?v=1649428851" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Ce concept &quot;hors les murs&quot; prend, avec &quot;Black Mountain&quot;, un sens complémentaire du fait même de son genre &quot;thriller psychologique&quot;. Ce dernier, style classé littérature populaire, est sans aucun doute apprécié par des personnes pensant souvent que le théâtre ne s'adresse qu'aux gens &quot;cultivés&quot;… Elles sont donc peu enclines en général à entrer spontanément dans un théâtre. Le travail du groupe Vertigo peut ainsi se définir par une démarche visant à faire venir dans l'espace théâtral des personnes qui n'y vont pas habituellement, mais qui sont attirées ici par la forme du thriller. Thriller et hors les murs : deux façons réunies pour amener, attirer, un public vers l'expression dramatique.       <br />
              <br />
       Et cela marche… Après l'avoir démontré avec leur précédente création (plus de 130 dates), Bérengère Notta, Alice Vannier et Guillaume Doucet démontrent avec succès leurs capacités à occuper l'espace public et/ou urbain en proposant un spectacle de qualité, exigeant, ne tombant pas dans la facilité et emmenant les spectateurs dans une narration les prenant à bras le corps, comme témoin d'une possible, vraisemblable et inquiétante réalité !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le 12 octobre 2019.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Black Mountain"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63646382-45839641.jpg?v=1649428893" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Brad Birch.       <br />
       Traduction : Guillaume Doucet.       <br />
       Mise en scène, régie et jeu : Chloé Vivarès (en remplacement d'Alice Vannier), Bérangère Notta, David Maisse (en remplacement de Guillaume Doucet).       <br />
       Regard extérieur : Gaëlle Héraut.       <br />
       Production Le groupe Vertigo.       <br />
       Coproduction La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.legroupevertigo.net/spectacles/black-mountain/" target="_blank">&gt;&gt; Groupe Vertigo</a>       <br />
              <br />
       A été représenté à Saint-Brieuc (22) du 8 au 12 octobre 2019 dans différents lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63646382-45839642.jpg?v=1573129943" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">26 avril 2022 :</span> Salle Roc'h Morvan, La Roche-Maurice (29).       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 avril 2022 :</span> Salle Kerjadenn, Logonna-Daoulas (29).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril 2022 :</span> Salle de théâtre du Lycée Saint-Sébastien, Landerneau (29).       <br />
       Ces trois représentations sont organisées par L'Atelier Culturel de Landerneau.       <br />
       11 mai 2022 : L'Excelsior, Allonnes (72).       <br />
       24 et 25 mai 2022 : Le Studio - Scène nationale, Dieppe (76).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63646382-45839638.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Black-Mountain-Polar-psychologique-theatral-tout-terrain-_a3220.html</link>
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   <title>"Le Roi Lear"… Conte en contemporain</title>
   <pubDate>Wed, 17 Nov 2021 06:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Classique d'entre les classiques, Georges Lavaudant s'attaque, pour la troisième fois, à cette "pièce-monde" avec une distribution remarquable de comédiens dont Jacques Weber dans une mise en scène où il met en valeur la contemporanéité de l'œuvre, au travers de ces intrigues qui, au fil des siècles, peuvent toujours trouver un écho.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165786.jpg?v=1637094442" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le Roi Lear&quot; est considéré par beaucoup de critiques théâtraux et littéraires comme l'œuvre la plus aboutie de Shakespeare. Supposée avoir été écrite sur trois années (1603-1606) et jouée le 26 décembre 1606 devant Jacques 1er (1567-1625), roi d'Angleterre et d'Irlande, mais aussi d'Écosse sous le nom de Jacques VI, elle mêle intrigues politique et familiale avec deux trames qui se superposent et se renforcent.       <br />
              <br />
       Avec cette pièce, Jacques Weber, après &quot;Cyrano de Bergerac&quot; en 1990, s'attaque à un autre pic théâtral. La modernité de celle-ci frappe dès les premiers instants avec des costumes, de ville souvent, très contemporains. Le noir et le blanc sont les deux couleurs qui dominent la scénographie comme le revers et l'avers d'une même face, celle d'une passion humaine où le pouvoir de Lear (Jacques Weber) est soutenu par la fidélité de Gloucester (François Marthouret) en dépit de Kent (Babacar M'Baye Fall) son supérieur. L'amour filial, le désamour et la trahison restent aussi les axes de cette création avec, pour la dernière, Edgar (Thibault Vinçon), le fils illégitime contre son père Gloucester.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165787.jpg?v=1637094513" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      Le personnage éponyme est incarné dans la force, le combat, la maladie et la mort où différents tableaux jalonnent la représentation, entrecoupée par un voile de couleur ocre brillant suspendu à un simple fil. Ainsi la scénographie montre l'autre pendant du théâtre, celui du vide dans lequel rien ne se passe. La scène est délimitée ainsi par une aire de jeu ne recouvrant pas toute son étendue. Comme si cet entre-soi était le lieu d'une &quot;confession&quot;, d'un aparté rendu secrètement publique. Georges Lavaudant amène le public à entrer dans des propos qui ont une connotation confidentielle. Ce qui se dit semble être parfois uniquement pour l'oreille attentive du spectateur.       <br />
              <br />
       Le jeu de Weber est dans une plénitude d'émotions, d'action, d'abattement, de déception et de réconciliation. Passant d'un registre à l'autre, il incarne, via son personnage, une large gamme de sentiments, en donnant en partage son royaume à ses trois filles, mais Cordélia (Bénédicte Guilbert), sa préférée, lui avoue sobrement qu'elle devra un jour la moitié de son amour à un futur mari bien qu'elle aime sincèrement son père. C'est sur cette principale trame, une franchise que n'apprécie guère ce dernier, que toute l'intrigue se joue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165871.jpg?v=1637095445" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      C'est un rapport au verbe où, même si une séquence met en scène un duel à l'épée plutôt théâtral, des répliques humoristiques fusent avec d'autres familières autour de la poésie de Shakespeare. Et c'est fait avec beaucoup d'à propos. Le début de la pièce était sous des dehors assez rigides, le contexte s'y prêtant avec une certaine forme de légèreté parfois malgré le contexte. Les trois filles du roi Lear sont très différentes les unes des autres autant par le physique que par l'attitude. On ne s'embarrasse pas de ressemblance qui donne à chacune d'elles une relation au père toujours tranchée comme ne faisant pas partie de la même famille avec Régane (Grace Seri) dans un rapport frontal quand Goneril (Astrid Bas) est plus froide et Cordélia (Bénédicte Guilbert) plus discrète.       <br />
              <br />
       Dans la première scène s'avancent tous nos personnages. Ou presque. Au centre, Weber avec sa stature, sans ironie, de commandeur, ou presque, du théâtre Français. Rapport au corps et au verbe haut avec une présence scénique évidente, naturelle. Tout est rupture de jeu.       <br />
              <br />
       Chacun semble être son propre îlot, sans recours aucun à implorer un dieu, un maître ou un protecteur même si les intrigues foisonnent. Ils existent dans une relation souvent imbriquée, de tensions, de douleur, de déception mais parfois aussi de légèreté. De même, se dégagent du désespoir, de l'intrigue, de la &quot;folie&quot; comme elle est nommée mais qui ressemble plutôt à une perte de repères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165936.jpg?v=1637095480" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      Le corporel devient la première signature de toutes ses émotions. Les regards également, souvent intenses. Le toucher, sauf quand il y a duel à l'épée, oscille entre le bannissement, la tape amicale, voire la prise au corps comme celle du père pour sa fille. Mais la distance est de règle, le rapport à l'autre, quand le sentiment existe, est toujours empreint soit d'une suspicion, soit de quelque chose de non évident, peu naturel, voire assez froid. Se tient aussi une dimension politique qui est particulièrement soulignée avec des personnages, dans leur pré carré familial ou extra-familial, qui existent, en dehors de Cordélia, dans une revendication… ou une confrontation. L'autre est un miroir de ce qu'ils peuvent avoir ou non.       <br />
              <br />
       La mise en scène est très moderne, dans l'approche du texte notamment qui est parfois un peu bousculée tout en gardant un accent tragique shakespearien souligné par intermittence par de l'humour. Il fallait bien ça pour apporter à la mise en scène ce dernier petit plus, comme un pied-de-nez à cette grande tragédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Roi Lear"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165968.jpg?v=1637095779" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène : Georges Lavaudant.       <br />
       Assistante mise en scène : Fani Carenco.       <br />
       Avec : Jacques Weber, Astrid Bas, Frédéric Borie, Thomas Durand, Babacar Mbaye Fall, Clovis Fouin-Agoutin, Bénédicte Guilbert, Manuel Le Lièvre, François Marthouret, Laurent Papot, José Antonio Pereira, Grace Seri, Thomas Trigeaud, Thibault Vinçon.       <br />
       Créateur son : Jean-Louis Imbert.       <br />
       Créateur lumières : Cristobal Castillo Mora et Georges Lavaudant.       <br />
       Traduction et dramaturgie : Daniel Loayza.       <br />
       Décor et costumes : Jean-Pierre Vergier.       <br />
       Assistante costumes : Siegrid Petit-Imbert.        <br />
       Maquillages, coiffures et perruques : Sylvie Cailler et Jocelyne Milazzo.       <br />
       Maître d'armes : François Rostain.       <br />
       Durée : 3 h 20 (avec un entracte de 20 minutes).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 28 novembre 2021.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche 15 h.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Martin (Théâtre de la Ville hors les murs), Paris 10e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       7 décembre 2021 : Théâtre Edwige Feuillère, Vesoul (70).       <br />
       Du 14 au 21 octobre 2022 : La Criée - Théâtre national, Marseille (13).       <br />
       Du 5 au 20 novembre 2022 : TNP, Villeurbanne (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60315910-44165786.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Roi-Lear-Conte-en-contemporain_a3102.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-53085182</guid>
   <title>"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins</title>
   <pubDate>Fri, 15 Jan 2021 10:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288253.jpg?v=1610703053" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      L'auteur et metteur en scène d'&quot;Ysteria&quot;, présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire &quot;entendre&quot; le vers shakespearien retraduit.       <br />
              <br />
       Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288275.jpg?v=1610703326" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      Dans ce droit fil, ce sont à des actrices que seront dévolus les personnages du courtisan Guildenstern et du spectre. Si, pour le premier, on peut être simplement surpris du choix de casting sans que cela perturbe outre mesure la lisibilité de l'intrigue, pour le deuxième, il en va différemment. En effet, comment croire un instant à la crédibilité du fantôme erratique du vieil Hamlet lorsque, son casque retiré, on découvre la brune chevelure somptueuse encadrant le visage aux traits fins de l'actrice éclatante de jeunesse censée l'incarner ? Toutes les justifications entourant ce choix - délibérément assumé eu égard aux libertés originelles - peuvent apparaître, pour un spectateur contemporain, purs produits de l'intellect.       <br />
              <br />
       D'autre part, si la direction d'acteurs(trices) traduit avec force - et justesse - l'agitation s'emparant des protagonistes soumis à la déferlante de leurs tourments ne leur offrant aucun espoir de rémission, la tentative du metteur en scène de réintroduire l'exubérance des représentations de l'époque shakespearienne, l'amène parfois à quelques excès qui peuvent laisser pantois le spectateur du XXIe siècle. Ainsi certains gestes isolés, de grotesque provocation sexuelle ou de scansion hystérisée prêtés à la Reine, auraient plus pour effet de desservir le propos en le &quot;divertissant&quot; qu'à servir l'intention. Ou alors aurait-il fallu aller encore plus loin en lâchant bel et bien le frein de la bienséance pour libérer le &quot;dé-lire&quot; ?       <br />
              <br />
       Ces réserves étant posées, cette &quot;représentation&quot;, pour être restée intentionnellement au milieu du gué - entre fantaisie contenue et drame lié à la souillure incestueuse des hommes soumis à la volonté de puissance -, présente l'intérêt d'être nourrie par une réflexion de haut vol mettant en exergue le théâtre et son double, la comédie humaine des passions ravageuses exposées en pleine lumière.       <br />
              <br />
       En effet, comment ne pas être &quot;atteint&quot; une nouvelle fois par la scène en miroir du Roi et de la Reine de comédie ? Comment ne pas être &quot;bousculé&quot; par les fulgurances d'Hamlet sur les obscénités humaines, le non-sens de l'existence, l'avidité poussant les hommes à mourir pour un lopin de terre, les privilèges - jusque dans la mort - du rang social (cf. la mise au tombeau d'Ophélie), ou encore sur ces <span style="font-style:italic">&quot;acteurs qui déambulent et beuglent si fort qu'ils imitent l'humain avec beaucoup d'abomination&quot;</span>.       <br />
              <br />
       &quot;Hamlet&quot; reste définitivement la pièce des pièces et Gérard Watkins a le mérite d'assumer ses choix de metteur en jeu en en proposant une interprétation personnelle située dans un décor vintage inspiré des sixties et dans une scénographie restant, finalement, peut-être encore trop &quot;polie&quot; pour traduire l'exubérance shakespearienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le reste est silence&quot;</span>, comme conclut le personnage titre expirant sous un ciel vide, purgé - pour un temps - des miasmes des intrigants. Un silence troué présentement par le plaisir &quot;essentiel&quot; de renouer avec le théâtre vivant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288410.jpg?v=1610703983" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      Texte, William Shakespeare.       <br />
       Traduction et mise en scène : Gérard Watkins.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Lucie Epicureo et Lola Roy.       <br />
       Avec : Anne Alvaro, Solene Arbel, Salomé Ayache, Gaël Baron, Mama Bouras, Julie Denisse,       <br />
       Basile Duchmann, David Gouhier, Fabien Orcier, Gérard Watkins.       <br />
       Lumières : Anne Vaglio.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Son : François Vatin.       <br />
       Costumes : Lucie Durand.       <br />
       Production : Cie Perdita Ensemble.       <br />
       Durée : 3 h 15 (avec entracte).       <br />
       Création au TnBA, les 7 et 8 janvier 2021, représentations réservées aux professionnels et à la presse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dates prévisionnelles de tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288419.jpg?v=1610704281" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      <span style="text-decoration: line-through">Du 2 au 14 février 2021 (sous réserve).</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête (salle Serreau), Cartoucherie, Paris XIIe, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       Du 21 au 22 avril 2021, à 19h, Comédie de Caen.       <br />
       Tournée la saison prochaine (à ce jour) : Besançon, Lorient, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288483.jpg?v=1610704505" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53085182-40288253.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hamlet--encore-et-toujours-dans-une-mise-en-je-de-Gerard-Watkins_a2862.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-39216569</guid>
   <title>"Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !</title>
   <pubDate>Thu, 07 Nov 2019 10:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Dominique Debeauvais</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Polar tendu sur la trahison et le pardon, entre thriller d'horreur et dissection psychologique d'un rapport humain… Entre Rebecca et Paul… Lui a trahi, ils veulent faire le point, mais la tension monte… "Je pense que je veux que tu aies mal. Je suis désolé mais c'est ce que je veux. Je veux que tu aies réellement mal."     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39216569-33848616.jpg?v=1573121592" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Rebecca et Paul se sont isolés dans une cabane à la montagne… pour tenter de sauver leur couple, pour faire le point après une trahison encore ardente. À moins que l’un des deux ait d’autres projets en tête. Ils ont décidé de se retrouver seuls, à l’écart du monde, de s’offrir du temps et de l’espace pour être honnêtes et s’écouter. À moins qu’ils ne soient pas seuls.       <br />
              <br />
       Après &quot;Nature morte dans un fossé&quot;, précédent succès du groupe Vertigo, &quot;Black Mountain&quot; de Brad Birch est dans la même lignée, un spectacle noir mais non dénué d'humour, avec suspense et ambiances légèrement horrifiques… dans une forme légère pour s'adapter à toutes types de lieux.       <br />
              <br />
       Ici, Guillaume Doucet, Bérangère Notta et Alice Vannier du groupe Vertigo ont respecté les volontés (didascalies) de l'auteur en matière de scénographie. Ainsi on découvre un décor minimaliste avec pour seule structure délimitant l'espace un cube composé de ses seules arêtes (sans parois), mais matérialisé en fond par un mur de planches de bois simplement percé d'une fenêtre rectangulaire avec un rideau noir, seul élément composé, concret, suggérant la cuisine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39216569-33848636.jpg?v=1573121624" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Ne voulant pas divulgâcher l'intrigue, je ne peux pas vous narrer le déroulement de cette pièce… mais sachez qu'il y a une maison dans la montagne au milieu des sapins, un oiseau mort, une douche qui coule, une hache qui disparaît… Autant de clins d’œil aux maîtres du suspens, de l'intrigue, comme Alfred Hitchcock, Michael Haneke, Stephen King ou David Lynch.        <br />
              <br />
       Tout est suggéré, se déroulant dans ce simple cube en bois. C'est en réalité le jeu des trois comédiens qui concrétise, donne la consistance à cette histoire qui pourrait sembler être qu'une simple dispute de couple à la suite d'une trahison conjugale, de l'un, des deux... Qui sait ! Mais sont-ils vraiment là pour se réconcilier ? Ou les dés sont-ils pipés d'avance ? Chacun sera à même de se faire sa propre opinion.       <br />
              <br />
       La mise en scène, la scénographie jouent la proximité avec les spectateurs, proche de la réalité du moment vécu. Le choix du décor, la direction d'acteurs et la mise en espace permettent une adaptation à différents lieux hors du cadre d'un théâtre conventionnel ou de lieux culturels limités au plateau. Les représentations dans des environnements variés, populaires ou symboliques - café, cantine universitaire, médiathèque, place centrale d'un quartier, etc. - peuvent interpeller des publics non coutumiers de la sphère &quot;théâtre et culture&quot; officielle !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39216569-33848641.jpg?v=1573121894" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Ce concept &quot;hors les murs&quot; prend, avec &quot;Black Mountain&quot;, un sens complémentaire du fait même de son genre &quot;thriller psychologique&quot;. Ce dernier, style classé littérature populaire, est sans aucun doute apprécié par des personnes pensant souvent que le théâtre ne s'adresse qu'aux gens &quot;cultivés&quot;… Elles sont donc peu enclines en général à entrer spontanément dans un théâtre. Le travail du groupe Vertigo peut ainsi se définir par une démarche visant à faire venir dans l'espace théâtral des personnes qui n'y vont pas habituellement, mais qui sont attirées ici par la forme du thriller. Thriller et hors les murs : deux façons réunies pour amener, attirer, un public vers l'expression dramatique.       <br />
              <br />
       Et cela marche… Après l'avoir démontré avec leur précédente création (plus de 130 dates), Bérengère Notta, Alice Vannier et Guillaume Doucet démontrent avec succès leurs capacités à occuper l'espace public et/ou urbain en proposant un spectacle de qualité, exigeant, ne tombant pas dans la facilité et emmenant les spectateurs dans une narration les prenant à bras le corps, comme témoin d'une possible, vraisemblable et inquiétante réalité !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le 12 octobre 2019.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Black Mountain"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39216569-33850562.jpg?v=1573129917" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Brad Birch.       <br />
       Traduction : Guillaume Doucet.       <br />
       Mise en scène, régie et jeu : Guillaume Doucet, Bérangère Notta, Alice Vannier.       <br />
       Regard extérieur : Gaëlle Héraut.       <br />
       Production Le groupe Vertigo.       <br />
       Coproduction La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc.       <br />
       Durée : 1 h 30.        <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.legroupevertigo.net/spectacles/black-mountain/" target="_blank">&gt;&gt; Groupe Vertigo</a>       <br />
              <br />
       A été représenté à Saint-Brieuc (22) du 8 au 12 octobre 2019 dans différents lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée 2020</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39216569-33850574.jpg?v=1573129943" alt=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" title=""Black Mountain" Polar psychologique théâtral tout terrain !" />
     </div>
     <div>
      30 et 31 janvier 2020 : Médiathèque de Domloup en partenariat avec L'Intervalle, Noyal-sur-Vilaine (35).       <br />
       11 au 15 février 2020 : Centre culturel Athéna, Auray (56).       <br />
       19 au 23 mai 2020 : Dieppe Scène Nationale, Dieppe (76).       <br />
       Tournée 2020-2021 en construction…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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