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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-15T08:38:45+02:00</dc:date>
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   <title>Les scrutateurs des comportements humains mis à la question</title>
   <pubDate>Wed, 14 Nov 2018 10:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une équipe de trois sociologues français part en Afrique de l'Ouest pour une mission d'évaluation et d'analyse du travail des ONG sur place et leur impact sur les populations locales. Elles sont deux femmes… et un homme, ce dernier, chef du projet. Nous les suivons depuis le départ de Paris jusqu'à la fin de leur voyage et l'éclatement progressif de leur groupe face aux réalités externes mais surtout aux conflits internes et intimes de ces trois chercheurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27629906-27713353.jpg?v=1542193079" alt="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" title="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" />
     </div>
     <div>
      C'est en immersion totale dans les univers psychologiques de ses personnages que l'autrice Alexandra Badea construit sa pièce. L'accent est mis sur la personnalité de chacun : son caractère, ses doutes, ses peurs, ses hontes, ses traumatismes d'enfance, ses manières de conjurer les paniques et d'ensevelir ses malaises sous une apparente conformité, ses manipulations. Comme dans une enquête menée par un policier féru de psychothérapie, la pièce distille peu à peu les indices et les révélations que ce voyage d'études provoque chez les trois sociologues.       <br />
              <br />
       Pourtant, la mise en scène de Vincent Dussart donne l'étrange sensation que les trois universitaires n'ont pas vraiment quitté la zone de transit. Tout se déroule dans l'espace immaculé et comme désinfecté d'un cube en forme de container. De ces containers qui flottent empilés comme des immeubles sur les cargos des océans.       <br />
              <br />
       Celui-là, symbolique, agit en prison, en lieu clos, en enfermement, reflet de l'enfermement psychologique des trois intellectuels. Même si le déracinement, la confrontation au concret de l'Afrique nourrit leurs discours, c'est dans la nudité de leurs esprits qu'ils se retrouvent, amputés des béquilles de leurs vies ordinaires : amis, amours, distractions, familles… ils sont en zone de transit, en purgatoire laïc… Et nous ne saurons rien de ces vies d'avant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27629906-27713423.jpg?v=1542193304" alt="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" title="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" />
     </div>
     <div>
      Mais l'heure n'est pas au pathétique. L'analytique prime. L'intellect. Et le jeu des comédiens, la mise en scène, ainsi qu'une partition sonore et une conduite lumière, dynamiques et chiadées, donnent le rythme et l'organique nécessaire. Tout ici est extrêmement précis. Le geste chorégraphié, les bascules entre adresses directes au public et continuité dramatique, soliloque intérieur scandant les scènes, le ballet vain des corps dans un jeu décalé des sentiments…       <br />
              <br />
       À la fin, nulle délivrance. Il s'agit d'un constat sensible de l'éternel conflit entre cérébral, repères d'enfance et corps. La construction du texte est elle-même une dichotomie mentale des personnages, à la manière de ce que fait Anja Hilling, où ceux-ci brisent l'action pour partager avec le public ses raisons, ses sentiments, tout verbaliser dans un temps, et laisser le corps exprimer l'indicible ensuite.       <br />
              <br />
       &quot;Je ne marcherai plus dans les traces de tes pas&quot; est une révolte qui rêve de s'exprimer, un cri de liberté que l'on brandit, une gifle donné aux despotes qu'ils soient modèles, supérieurs ou pères, la bannière du continent dans son combat légitime contre l'Occident, la revanche sur tous les donneurs d'ordre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu au Mail - Scène culturelle de Soissons.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je ne marcherai plus dans les traces de tes pas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27629906-27713434.jpg?v=1542193338" alt="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" title="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexandra Badea, chez L'Arche Éditeur (commande d'écriture).       <br />
       Mise en scène : Vincent Dussart.       <br />
       Avec : Roman Bestion, Juliette Coulon, Xavier Czapla, Laetitia Lalle Bi Bénie.       <br />
       Scénographie et Lumières : Frédéric Cheli.       <br />
       Chorégraphie : France Hervé.       <br />
       Musique : Roman Bestion.       <br />
       Costumes : Lou Delville.       <br />
       Régie Générale : Quentin Régnier.       <br />
       Régie : Clément Janvier.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Par la Compagnie de l'Arcade.       <br />
       <a class="link" href="http://www.compagnie-arcade.com/" target="_blank">&gt;&gt; compagnie-arcade.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27629906-27713476.jpg?v=1542193477" alt="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" title="Les scrutateurs des comportements humains mis à la question" />
     </div>
     <div>
      <b>En tournée</b>       <br />
       Le projet a reçu le soutien de la Fédération d'Associations de Théâtre Populaire (FATP).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 novembre 2018 :</span> Amis du Théâtre Populaire (ATP), Avignon (84).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 février 2019 :</span> ATP, Épinal (88).       <br />
       19 février 2019 : ATP, Nîmes (30).       <br />
       21 février 2019 : ATP, Uzès (30).       <br />
       12 mars 2019 : ATP, Aude (11).       <br />
       15 mars 2019 : Théâtre de la Manufacture, Saint-Quentin (02).       <br />
       2 avril 2019 : ATP, Poitiers (86).       <br />
       4 avril 2019 : ATP, Dax (40).       <br />
       6 avril 2019 : ATP, Villefranche-de-Rouergue (12).       <br />
       9 avril 2019 : ATP, Millau (12).       <br />
       12 avril 2019 : ATP, Roanne (42).       <br />
       16 avril 2019 : ATP, Lunel (34).       <br />
       25 avril 2019 : ATP, Orléans (45).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27629906-27713353.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"À la trace"… de l'un et l'autre</title>
   <pubDate>Wed, 16 May 2018 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur un texte d'Alexandra Badea, Anne Théron, au travers d'une mise en scène qui propose une double exposition de jeu, intérieur/extérieur, s'immisce dans les rapports humains où les personnages, par le biais du Net ou d'une recherche dans le passé, sont à la recherche une identité toujours fuyante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043081.jpg?v=1526479970" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      &quot;À la trace&quot;, c'est presque ce qu'il s'agit de faire pour suivre les fluctuations des personnages puisque s'entremêlent, dans le bon sens du terme, plusieurs plans, sur les planches et en extérieur où le jeu est filmé, dans un dialogue où l'espace géographique est aboli. L'ailleurs devient aussi ici.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre une habitation avec un rez-de-chaussée et deux étages au-dessus. Des escaliers extérieurs permettent de passer de l'un à l'autre niveau. Il n'y a aucun mur, permettant ainsi de visualiser les intérieurs. Cette &quot;maison&quot; est souvent vide, élément scénographique et dramaturgique non anodin. Il y a Clara (Liza Blanchard), presque une narratrice, toujours en mouvement, à la recherche d'une femme, Anna Girardin (Nathalie Richard). Quand l'une, Clara, est à l'extérieur de l'appartement, à la recherche de ses origines, de son identité, l'autre, Anna Girardin, est à l'intérieur comme fuyant la sienne.       <br />
              <br />
       La disposition scénique est un résumé de la trame dramaturgique. Les personnages, avec Anna Girardin, communiquent par ordinateur sur des sites de rencontres. On recherche l'amitié d'une conversation avec une personne dont on ignore qui elle est et quelle relation on peut entretenir avec elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043103.jpg?v=1526480007" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      Tout est affaire de rapport… biaisé, toujours contourné, jamais frontal. Comme s'il y avait un manque à chaque fois pour Anna Girardin, un vide qui n'est pas comblé, une identité qui se cherche, perdue dans ses pérégrinations, à la recherche d'un autre, hommes sur des sites, pour y trouver un écho.       <br />
              <br />
       Ses propos sont tissés de demi-vérités et de demi-mensonges. L'oscillation est constante entre ce qu'elle dit et ce qu'elle réfute. Un focus est fait à chaque fois au démarrage des discussions sur le Net entre les protagonistes. On apprend ainsi le contexte social, géographique ou civil de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Comme un rappel de ce qu'ils sont, de leur identité, jamais la même, toujours mouvante pour Anna Girardin, jamais au même endroit, ni avec le même métier ou le même statut civil. C'est sur ces flottements, ces dérivations multiples qu'au centre, Clara recherche un indice sur l'histoire de son père, devenu celle de sa propre histoire qui pourrait l'éclairer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043132.jpg?v=1526480088" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      D'un point de vue scénographique, la découpe entre la vidéo et le plateau est très bien articulée. La discussion entre ses deux champs distincts, autant temporel que géographique, est très bien orchestrée avec un tempo bien assuré. La mise en scène donne au silence une place importante, ce qui fait que la pièce peut manquer parfois de rythme, à certains moments, avec aussi quelques longueurs.       <br />
              <br />
       Clara est dans une diction (narration) totale en disant également, en plus de la conversation qu'elle engage, ce qu'elle ressent intérieurement dans un dialogue qui est toujours réel, noué dans un vis-à-vis avec son interlocutrice.       <br />
              <br />
       Nous sommes ainsi dans deux champs &quot;conversationnels&quot; différents. L'un où la personne, avec Anna Girardin, dit les choses à &quot;moitié&quot;, l'autre, avec Clara, où elle dit les choses en totalité. Transparence contre propos biaisés, ces deux rapports ne se recoupant jamais, donnant ainsi à la thématique de la pièce sa couleur verbale et son mystère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À la trace"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043144.jpg?v=1526480117" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexandra Badea.       <br />
       Mise en scène : Anne Théron.       <br />
       Avec : Liza Blanchard, Judith Henry, Nathalie Richard, Maryvonne Schiltz.       <br />
       Et à l'image : Yannick Choirat, Alex Descas, Wajdi Mouawad, Laurent Poitreneaux.       <br />
       Collaboration artistique : Daisy Body.       <br />
       Stagiaire assistant à la mise en scène : César Assié.       <br />
       Scénographie et costumes : Barbara Kraft.       <br />
       Stagiaire scénographie et costumes : Aude Nasr.       <br />
       Lumières : Benoit Théron.       <br />
       Son : Sophie Berger.       <br />
       Musique : Jeanne Garraud (piano), Mickael Cointepas (batterie), Raphaël Ginzburg (violoncelle).       <br />
       Prise de son : Marc Arrigoni, Paon Record.       <br />
       Accompagnement au chant : Anne Fischer.       <br />
       Images : Nicolas Comte.       <br />
       Monteuse : Jessy Jacoby-Koaly.       <br />
       Régie générale, lumières et vidéos : Mickaël Varaniac-Quard.       <br />
       Figuration films : Romain Gillot Ragueneau, Elphège Kongombe Yamale (élève de l'école du TNS).       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 26 mai 2018.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline Théâtre national, Grande salle, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       [&gt;&gt; colline.fr]urlblank :http://www.colline.fr/fr/spectacle/a-la-trace
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22257792-25043189.jpg?v=1526480253" alt=""À la trace"… de l'un et l'autre" title=""À la trace"… de l'un et l'autre" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22257792-25043081.jpg</photo:imgsrc>
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