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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour</title>
   <pubDate>Thu, 04 Apr 2019 08:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! Pour Henriette et Armande, c'est l'heure de l'émancipation. Ces deux jeunes femmes ont reçu une très bonne éducation, s'expriment avec précision et même élégance, jouissent d'une évidente aisance matérielle au sein d'une famille solide et traditionnelle. La mère tient en effet la culotte en son ménage et le père est gentil quoique un peu faible…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506217.jpg?v=1546689970" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Elles ont trouvé l'oiseau rare. Clitandre. Un jeune homme beau comme un comédien, certes un peu pauvre mais qui a la tête bien faite et de grandes espérances car il est poussé à la cour…       <br />
              <br />
       L'ainée a approfondi Descartes, le dualisme ainsi que les stoïciens, et conteste l'institution du mariage. La cadette à l'évidence, dans sa capacité à conjuguer plaisir et amour dans une perspective de mariage heureux, a compris Lucrèce et son &quot;de natura rerum&quot;.       <br />
              <br />
       Leur mère Philaminte et leur tante Belise se sont piquées des dernières connaissances scientifiques logiques et poétiques. Leur apprentissage encore naïf pèse sur l'ordonnancement de la maison. Voulant être savantes pour se montrer savantes, elles se sont entichées d'un Tartuffe au petit pied, un Trissotin pédant et à la pointe de la mode qui en veut à leur richesse. L'histoire frise la catastrophe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506218.jpg?v=1546690057" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Écrite (et avec quel brio) par Molière, la pièce &quot;Trissotin ou Les Femmes Savantes&quot; démontre par la satire que la femme partage avec l'homme un même désir de pédanterie, de vanités et de capacités d'aveuglements. Elle souligne aussi par son ironie joyeuse que le droit à la connaissance est partagé entre les deux sexes et que, l'avenir de l'un sans l'autre étant bien sombre, il vaut mieux que l'un et l'autre s'acceptent mutuellement pour un optimisme de la vie.       <br />
              <br />
       Car tout cela n'est que comédie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Macha Makeïeff impose des conventions fortes tout en évitant le piège de tourner en ridicule. Elle s'appuie sur une dimension foldingue frapadingue parfaitement assumée. En décrivant minutieusement une bourgeoisie artiste immergée dans l'air du temps, frappée au coin de la mode rétro soixante-dix et des meubles vintages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506219.jpg?v=1447751012" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène épouse le texte et ses personnages avec leurs alexandrins. Exploitant tous les effets de miroirs qui relient et opposent les personnages.       <br />
              <br />
       Les deux sœurs se font face et s'opposent en de quasi duels : l'une coquette, l'autre sage.       <br />
              <br />
       En vis-à-vis, le père Chrysale et son frère Ariste, déjà vieux ingénus qui veulent conserver l'apparence d'une jeunesse, jouent de leur complicité pour recoudre les liens familiaux et fomentent une farce la farce finale qui confondra le méchant.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de Bélise et Trissotin, personnages les plus excessifs, la metteure en scène joue sur les effets de travestissement.       <br />
              <br />
       Bélise est une vieille fille portée par un comédien dont la virilité de ténor ne peut être contestée et qui sait admirablement moduler toutes les gammes d'une féminité vouée, par ses excès de coquetteries érotisées, à la perdition dans des paradis imaginaires, romanesques et merveilleux. Le rôle est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Trissotin est conçu comme un Conchita Wurst muté en rêve de John Galliano, il est un personnage redoutablement inquiétant de sophistication. Plus intello, fat, germanopratin et esthète, on meurt.       <br />
              <br />
       Quant à la mère, digne héritière des Branquignols et des Saintes Chéries, elle glisse de crises de folie en crise d'autorité, frôlant la perte de sa distinction et de sa conscience dans une fantaisie et une liberté de gammes à donner le vertige.       <br />
              <br />
       En réponse, la servante Martine est une jeune femme à la colère d'aujourd'hui, franche et directe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506220.jpg?v=1447751378" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Le texte est joué avec un tel degré d'intériorisation qu'aucun effet de surface, aucun anachronisme ne peut altérer les situations et si la pièce et sa mise en scène tire à farce, à satire, scéniquement la fluidité est parfaite. Le parler populaire et le parler élégant se fondent dans le geste et le mouvement.       <br />
              <br />
       La mise en scène est emportée avec précision, légèreté, vivacité, gaité, dégage des pouvoirs étranges, engendre comme un miracle de cohérence. Toutes les conventions théâtrales se fondent dans une atmosphère de vraisemblance et donnent à chacun son instant et son instinct de vérité. Le spectateur à chaque instant se retrouve complice de cette famille et ne peut railler.       <br />
              <br />
       Par ce travail de comédie de mœurs, démonstration est faite scéniquement que dans un monde où les femmes se piquent d'être à l'égal des hommes, d'être des auteur(e)s, des savant(e)s, la pensée de mondes séparés (celui des sexes, des fonctions sociales, de la raison et de la déraison pourtant communément admise) est fausse. Démonstration est faite que d'authentiques chimères se concrétisent sur scène, forgeant l'union du corps et de l'esprit par l'amour et le désir et l'humour. Le théâtre en est le laboratoire et le rire s'épanouit en sourire d'aise, et conserve les volutes de la gaité qui ont déferlé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trissotin ou Les Femmes Savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506221.jpg?v=1447751436" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Gaëlle Hermant et Camille de la Guillonnière.       <br />
       Avec : Marie-Armelle Deguy, Vincent Winterhalter, Jeanne-Marie Levy, Geoffroy Rondeau, Vanessa Fonte, Caroline Espargilière, Arthur Igual ou Ivan Ludlow (en alernance), Philippe Fenwick, Pascal Ternisien, Louise Rebillaud, Bertrand Poncet, Arthur Deschamps (sous réserve).       <br />
       Lumières : Jean Bellorini, assisté d'Olivier Tisseyre.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar, assistée de Judith Scotto.       <br />
       Arrangements musicaux : Macha Makeïeff et Jean Bellorini.       <br />
       Assistante à la scénographie et accessoires : Margot Clavières.       <br />
       Construction d’accessoires : Patrice Ynesta.       <br />
       Assistante aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Régisseur Général : André Neri.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506222.jpg?v=1447751675" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Iconographe : Guillaume Cassar.       <br />
       Studio son : Sébastien Trouvé.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Production La Criée Théâtre national de Marseille.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 avril au 10 mai 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h sauf mardi 16 et jeudi 18 avril à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       La Scala, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.com/programmation/trissotin-ou-les-femmes-savantes/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29466782-28506217.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trissotin-Union-du-corps-et-de-l-esprit-par-l-amour-le-desir-et-l-humour_a2315.html</link>
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   <title>Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit</title>
   <pubDate>Tue, 17 Nov 2015 09:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! Pour Henriette et Armande, c'est l'heure de l'émancipation. Ces deux jeunes femmes ont reçu une très bonne éducation, s'expriment avec précision et même élégance, jouissent d'une évidente aisance matérielle au sein d'une famille solide et traditionnelle. La mère tient en effet la culotte en son ménage et le père est gentil quoique un peu faible…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424059.jpg?v=1451577552" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
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      Elles ont trouvé l'oiseau rare. Clitandre. Un jeune homme beau comme un comédien, certes un peu pauvre mais qui a la tête bien faite et de grandes espérances car il est poussé à la cour…       <br />
              <br />
       L'ainée a approfondi Descartes, le dualisme ainsi que les stoïciens, et conteste l'institution du mariage. La cadette à l'évidence, dans sa capacité à conjuguer plaisir et amour dans une perspective de mariage heureux, a compris Lucrèce et son &quot;de natura rerum&quot;.       <br />
              <br />
       Leur mère Philaminte et leur tante Belise se sont piquées des dernières connaissances scientifiques logiques et poétiques. Leur apprentissage encore naïf pèse sur l'ordonnancement de la maison. Voulant être savantes pour se montrer savantes, elles se sont entichées d'un Tartuffe au petit pied, un Trissotin pédant et à la pointe de la mode qui en veut à leur richesse. L'histoire frise la catastrophe.
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     </div>
     <div>
      Écrite (et avec quel brio) par Molière, la pièce &quot;Trissotin ou Les Femmes Savantes&quot; démontre par la satire que la femme partage avec l'homme un même désir de pédanterie, de vanités et de capacités d'aveuglements. Elle souligne aussi par son ironie joyeuse que le droit à la connaissance est partagé entre les deux sexes et que, l'avenir de l'un sans l'autre étant bien sombre, il vaut mieux que l'un et l'autre s'acceptent mutuellement pour un optimisme de la vie.       <br />
              <br />
       Car tout cela n'est que comédie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Macha Makeïeff impose des conventions fortes tout en évitant le piège de tourner en ridicule. Elle s'appuie sur une dimension foldingue frapadingue parfaitement assumée. En décrivant minutieusement une bourgeoisie artiste immergée dans l'air du temps, frappée au coin de la mode rétro soixante-dix et des meubles vintages.
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      La mise en scène épouse le texte et ses personnages avec leurs alexandrins. Exploitant tous les effets de miroirs qui relient et opposent les personnages.       <br />
              <br />
       Les deux sœurs se font face et s'opposent en de quasi duels : l'une coquette, l'autre sage.       <br />
              <br />
       En vis-à-vis, le père Chrysale et son frère Ariste, déjà vieux ingénus qui veulent conserver l'apparence d'une jeunesse, jouent de leur complicité pour recoudre les liens familiaux et fomentent une farce la farce finale qui confondra le méchant.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de Bélise et Trissotin, personnages les plus excessifs, la metteure en scène joue sur les effets de travestissement.       <br />
              <br />
       Bélise est une vieille fille portée par un comédien dont la virilité de ténor ne peut être contestée et qui sait admirablement moduler toutes les gammes d'une féminité vouée, par ses excès de coquetteries érotisées, à la perdition dans des paradis imaginaires, romanesques et merveilleux. Le rôle est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Trissotin est conçu comme un Conchita Wurst muté en rêve de John Galliano, il est un personnage redoutablement inquiétant de sophistication. Plus intello, fat, germanopratin et esthète, on meurt.       <br />
              <br />
       Quant à la mère, digne héritière des Branquignols et des Saintes Chéries, elle glisse de crises de folie en crise d'autorité, frôlant la perte de sa distinction et de sa conscience dans une fantaisie et une liberté de gammes à donner le vertige.       <br />
              <br />
       En réponse, la servante Martine est une jeune femme à la colère d'aujourd'hui, franche et directe.
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     <div>
      Le texte est joué avec un tel degré d'intériorisation qu'aucun effet de surface, aucun anachronisme ne peut altérer les situations et si la pièce et sa mise en scène tire à farce, à satire, scéniquement la fluidité est parfaite. Le parler populaire et le parler élégant se fondent dans le geste et le mouvement.       <br />
              <br />
       La mise en scène est emportée avec précision, légèreté, vivacité, gaité, dégage des pouvoirs étranges, engendre comme un miracle de cohérence. Toutes les conventions théâtrales se fondent dans une atmosphère de vraisemblance et donnent à chacun son instant et son instinct de vérité. Le spectateur à chaque instant se retrouve complice de cette famille et ne peut railler.       <br />
              <br />
       Par ce travail de comédie de mœurs, démonstration est faite scéniquement que dans un monde où les femmes se piquent d'être à l'égal des hommes, d'être des auteur(e)s, des savant(e)s, la pensée de mondes séparés (celui des sexes, des fonctions sociales, de la raison et de la déraison pourtant communément admise) est fausse. Démonstration est faite que d'authentiques chimères se concrétisent sur scène, forgeant l'union du corps et de l'esprit par l'amour et le désir et l'humour. Le théâtre en est le laboratoire et le rire s'épanouit en sourire d'aise, et conserve les volutes de la gaité qui ont déferlé.
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     <div><b>"Trissotin ou Les Femmes Savantes"</b></div>
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      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Avec : Marie-Armelle Deguy, Arthur Deschamps, Karyll Elgrichi, Vanessa Fonte, Camille de La Guillonnière, Vincent Winterhalter, Arthur Igual en alternance avec Philippe Fenwick, Atmen Kelif, Ivan Ludlow, Geoffroy Rondeau, Thomas Morris, Maud Wyler.       <br />
       Lumière : Jean Bellorini assisté d’Olivier Tisseyre.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Gaëlle Hermant et Camille de la Guillonnière.       <br />
       Assistanat à la scénographie et accessoires : Margot Clavières.       <br />
       Construction d’accessoires : Patrice Ynesta.       <br />
       Assistante aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Durée : 2 h 10.
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      Reprise du 29 septembre au 7 octobre 2016.       <br />
       Mercredi à 19 h, jeudi et vendredi à 20 h.       <br />
       La Criée Théâtre national, Marseille, 04 91 54 70 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-lacriee.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-lacriee.com</a>       <br />
              <br />
       Du 11 au 29 novembre 2015.       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       2 au 5 décembre 2015 : MAC - Scène Nationale, Créteil (94).       <br />
       8 au 11 décembre 2015 : NTA Nouveau Théâtre d’Angers, Angers (49).       <br />
       16 décembre 2015 au 17 janvier 2016 : Théâtre National La Criée, Marseille (13).       <br />
       20 au 29 janvier 2016 : Centre Dramatique Régional, Tours (37).       <br />
       3 au 5 février 2016 : Le Théâtre - Scène Nationale, Saint-Nazaire (44).       <br />
       8 et 9 février 2016 : Le Parvis - Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Tarbes (65).       <br />
       12 et 13 février 2016 : Le Domaine d’O, Montpellier (34).       <br />
       23 et 24 février 2016 : Le Manège, Maubeuge (59).       <br />
       27 février 2016 (date à confirmer) : Théâtre en Dracénie, Draguignan (83).       <br />
       2 au 4 mars 2016 : Théâtre Liberté, Toulon (83).       <br />
       8 et 9 mars 2016 : Théâtre de l’Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée 2017</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 au 17 février 2017 :</span> Comédie de Clermont-Ferrand - CDN, Clermont-Ferrand (42).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 février 2017 :</span> Théâtre le Forum, Fréjus (83).       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 mars 2017 :</span> Théâtre La Colonne, Miramas (13).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 au 10 mars 2017 :</span> Comédie de Béthune - CDN, Béthune (62).       <br />
       15 et 16 mars 2017 : Théâtre Le Carreau, Forbach (57).       <br />
       29 et 30 mars 2017 : Théâtre Jean Vilar, Saint-Quentin (02).       <br />
       5 et 6 avril 2017 : Théâtre du Beauvaisis, Beauvais (60).       <br />
       20 avril 2017 : Espace Zinga Zanga de Béziers (34).       <br />
       25 avril 2017 : Le Cadran - Scène Nationale d’Evreux (27).       <br />
       29 avril 2017 : Le Pian'ocktail, Théâtre du Bouguenais, Bouguenais (44).       <br />
       3 au 5 mai 2017 :  Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines - Scène Nationale,  Saint-Quentin en Yvelines (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8530936-13424059.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Femmes-Savantes-par-Makaieff-Amour-desir-et-humour-forgent-l-union-du-corps-et-de-l-esprit_a1484.html</link>
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   <title>"Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole</title>
   <pubDate>Tue, 07 Oct 2014 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le personnage de Liliom, de la pièce éponyme de Ferenc Molnár, est un fait divers ambulant à lui tout seul, il monte même au ciel et en redescend. À la fête foraine où, entre douceurs et brutalités, l'on vient de fort loin pour rêver à de forts lointains, il a mauvaise réputation Liliom. À la fête foraine, il est le boni-menteur que toutes les filles s'arrachent, y compris la patronne du manège.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7054711-10797810.jpg?v=1412666071" alt=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" title=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" />
     </div>
     <div>
      À la loterie de la vie, certains y gagnent tendresse et stabilité comme Balthazar et Marie qui deviennent couple. D'autres comme Liliom et Julie s'accolent et ne gagnent que fatalité et violence. Liliom bat Julie. Ils font une enfant sans trop savoir. Tous deux emmurés dans leurs silences butés ne trouvent pas les mots et se trouvent séparés.       <br />
              <br />
       Cette histoire est si noire que même le commissaire du Bon Dieu, après la mort tragique de Liliom, ne peut la corriger après 16 ans de purgatoire…       <br />
              <br />
       Miracle d'un théâtre qui sait faire grincer le social dans une forme d'humour propre aux comédies dramatiques, &quot;Liliom&quot; peut être désopilante et tragique tout à la fois et sa réussite dépend d'une certaine manière de raconter et de montrer. Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole et qui est art de théâtre. Ce que la mise en scène de Jean Bellorini, dans une grande sensibilité pour un art populaire, sait faire dans un bel équilibre entre le réel et l'imaginaire, les affects de rire et de larmes.       <br />
              <br />
       À la réalité tangible du décor authentique d'un manège d'autos tamponneuses fait écho la puissance du deus ex machina venu des cintres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7054711-10797811.jpg?v=1412666137" alt=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" title=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" />
     </div>
     <div>
      À la partition musicale qui fusionne musique et voix humaine dans une plainte douce à la limite du cri fait écho la parole claire et précise d'un conteur distancié à l'action et porteur de l'imagination des didascalies.       <br />
              <br />
       Dans ce dispositif à l'inverse d'un effort de conjonction des contraires, les personnages entrent en vibration et semblent animés par des pôles qui les aimantent. Estompés de blanc et de rose comme par mimétisme, ils semblent naître du décor forain lui-même pour conduire les deux héros à ce point de concrétion qui, de glissements en glissements (de métonymie en métonymies), atteint le point de la collision amoureuse. À la limite, là où justement s'exprime l'attraction, son silence, son trouble et son mystère, à ce point hésitant de la fatalité.       <br />
              <br />
       Qui fait que le mot amour ne vient pas pour Liliom car pour lui le point critique est déjà dépassé, pour Julie aussi car la collision a déjà eu lieu trop tôt pour que le mot existe.       <br />
              <br />
       Dans cette mise en scène Jean Bellorini tient la fable et la parabole. Il raconte au spectateur comment, après un tour d'auto tamponneuse, une grande roue peut vous faire rejoindre la voute céleste. Ou pas. À condition de savoir y faire.       <br />
              <br />
       La morale de cette histoire est que Liliom ne sait pas y faire.       <br />
              <br />
       La démonstration par la mise en scène et le jeu éblouit. Le public applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liliom ou la vie et la mort d'un vaurien"</b></div>
     <div>
      Texte : Ferenc Molnár.       <br />
       Traduction : Kristina Rády, Alexis Moati, Stratis Vouyoucas.       <br />
       Mise en scène : Jean Bellorini.       <br />
       Avec : Julien Bouanich, Amandine Calsat, Julien Cigana, Delphine Cottu, Jacques Hadjaje, Clara Mayer, Teddy Melis, Marc Plas, Lidwine de Royer Dupré, Hugo Sablic, Sébastien Trouvé, Damien Vigouroux       <br />
       Costumes : Laurianne Scimemi, assistée de Marta Rossi.       <br />
       Musique : Jean Bellorini, Lidwine de Royer Dupré, Hugo Sablic, Sébastien Trouvé.       <br />
       Maquillage : Laurence Aué.       <br />
       Durée  : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 septembre au 12 octobre 2014.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe, salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7054711-10797810.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Liliom-par-Bellorini-Une-certaine-maniere-de-faire-se-rejoindre-la-fable-et-la-parabole_a1214.html</link>
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   <title>"J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues</title>
   <pubDate>Sat, 06 Apr 2013 12:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Je cours de Saint-Denis à Paris. Je cours pour retrouver mon clavier, taper sur les touches avec énergie. Atteindre mon objectif, sans me faire mal, sans glisser sur la chaussée. Courir. Vite. Bien. Puis écrire. Ce qu’il me vient à l’esprit. Avant de dormir…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5391666-8043278.jpg?v=1365243747" alt=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" title=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" />
     </div>
     <div>
      L’angoisse de la maladie. Somatiser après avoir regardé un foutu programme médicalisé à la télé. Somatiser et choisir la pire des maladies, évidemment. Celle qui noue le ventre. Qui fait trembler les jambes. Celle qui empêche de respirer, de rêver au lit. L’impossible maladie à prononcer. L’orpheline qu’on ne peut pas traiter. Celle qu’on garde pour soi, pour ne pas se faire charrier. Celle qui nous fait courir, toujours pour rien, chez le médecin. Celle qui nous fait pleurer le matin. L’incurable. L’insurmontable. La maladie fatale. Une maladie imaginaire qui nous accable : l’hypocondrie.       <br />
              <br />
       Puis petit à petit, elle est partie, je m’en moque à présent, en tapant sur mon clavier. Fini l’hypocondrie. Pour oublier les maux : accouchons de mots. Ils courent très vite et très souvent dans mon cerveau. C’est fantastique de pouvoir écrire des chroniques.       <br />
              <br />
       Grâce à la compagnie Les Sans Cou, je vais réussir un exploit. Celui  de parler d’un ex-trauma - la peur de la maladie - tout en citant noir sur blanc celle sur laquelle, il m’est arrivé de somatiser, souvent : la tumeur au cerveau. Passetemps moyennement rigolo.       <br />
              <br />
       Après l’avenue Montaigne où j’ai traîné mes guêtres, pour finir larmes au coin des yeux, devant une des plus belles mises en scène de l’année : &quot;Le Porteur d’histoire&quot; (Studio des Champs-Élysées), je reviens sur le soir où j’ai activé mes gambettes du côté de Saint-Denis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5391666-8043283.jpg?v=1365245340" alt=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" title=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" />
     </div>
     <div>
      Avec le théâtre, c’est formidable, on visite du pays. Saint-Denis, Paris huitième… c’est la folie ! Au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis, ce soir-là, je venais découvrir la nouvelle création d’une compagnie qui tisse sa toile artistique dont, je crois, elle ne descendra pas. Du moins je ne l’espère pas.       <br />
              <br />
       &quot;J’ai couru comme dans un rêve&quot;, titre tout aussi attirant que porteur… porteur d’une autre histoire à la hauteur de celle vue l’autre soir.       <br />
              <br />
       Assise non loin d’un acteur de la troupe - c’est une habitude chez eux de se positionner près du public -, je me suis demandée ce qu’une fois encore, Les Sans Cou allaient nous concocter.       <br />
              <br />
       Rares sont les fois où ils m’ont déçue au théâtre. Ils grimpent Les Sans cou, ils grimpent dans le cœur des gens. Voir cette troupe au théâtre, c’est surtout s’assurer de passer un bon moment. Garantie sans cou, garantie panache. Pas de publicité mensongère. Un immense talent et un sacré savoir-faire.       <br />
              <br />
       Les &quot;Sans Cou&quot; aux corps et têtes bien faites. Des acteurs vivants. Des acteurs du XXIe siècle.       <br />
              <br />
       Même pour parler de la mort ils sont vivants. Ça court beaucoup dans cette pièce. Je vous l’ai dit : titre oblige, on ne ment pas sur la marchandise.  Ça court, ça danse, ça rit et ça parle… un peu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5391666-8043322.jpg?v=1365245341" alt=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" title=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" />
     </div>
     <div>
      Pas de &quot;blablabla&quot; inutile, de phrases faciles, de décor super &quot;in&quot;, de crise d’égo, de caricature, d’expérimentation. Non. Une troupe, un ensemble de comédiens qui joue. Point. Et une émotion de taille. Sans rentrer dans les détails, la performance de l’acteur principal - Martin - est remarquable. Lui aussi m’a fait sortir les larmes. Différentes des larmes versées au théâtre de l'Avenue Montaigne à Paris. Les larmes du théâtre de Saint-Denis étaient plus coriaces. Comme cette angoisse de la maladie : tenace.       <br />
              <br />
       Tenaces, mes larmes, mais pas désagréables. Loin de là.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Quand ça vous prend, ça vous colle au corps, ça vous gratte partout, tout l'temps…&quot;</span> Louise Attaque.       <br />
              <br />
       Dans les paroles de cette chanson, il est question d’heure aussi. L’heure. Une question que je ne me suis pas posée. Pas une seule seconde. C’est le cas de le dire. Jusqu’aux dernières répliques. Jusqu’aux derniers mots. Jusqu’à la fin du mal qui ronge notre acteur principal, le spectateur se tient là, sage, attentif, le souffle coupé. Comme une course qui ne finirait jamais.       <br />
              <br />
       Et pourtant, les acteurs s’offrent un break. Pause méritée. Pour respirer. Nous avec. Mon cerveau, lui, a continué. Revenant tour à tour sur les prestations des acteurs, sur cette danseuse touchée par la grâce, sur cette troupe et à toute l’originalité du spectacle qui se joue devant nous.       <br />
              <br />
       La course reprend. Je suis avec eux. En plein dedans. Me délectant de chaque mot, expression, mouvement. C’est si beau. Si vrai. Si émouvant. Troublant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5391666-8043335.jpg?v=1365245341" alt=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" title=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" />
     </div>
     <div>
      C’est efficace cette façon de parler de la maladie. Du monde autour. De ce qui fait souffrir. Des mots qu’on ne peut pas dire. Des sentiments qu’on ne peut pas décrire. Des cris qu’on veut retenir. De l’amour qui ne cesse de grandir… au fil des jours au rythme de cette grosseur impalpable et pourtant si présente, carnassière. Ce mal qu’on aimerait faire taire.       <br />
              <br />
       Ah ! J’écris et je repense… et je reprends le fil de la chronique. Mes doigts se remettent à courir et mon clavier va exploser.       <br />
              <br />
       En sortant avec des larmes plein les yeux, j’ai attendu l’auteur. Pour lui dire : bravo. Je ne le fais pas souvent. Parce que l’auteur n’est pas toujours présent évidemment. Mais là, il met en scène aussi. Quelle troupe ! Je vous l’ai déjà dit ?       <br />
              <br />
       J’ai quitté le théâtre. J’ai assisté à la représentation d’un spectacle de haut niveau.       <br />
              <br />
       J’ai marché. Jusqu’au métro. Vite. J’ai couru. Un peu plus vite pour ne pas rater le dernier métro. J’ai laissé les larmes couler et puis les dernières ont séché sur ma peau.       <br />
              <br />
       J’ai couru de Saint-Denis à Paris. J’ai regardé les visages dans le métro. J’ai trouvé que la vie était belle. Je n’ai pas de tumeur au cerveau. Je ne souffre plus d’hypocondrie.       <br />
       Grâce à la compagnie Les Sans Cou, je suis guérie.       <br />
              <br />
       J’ai écrit. J’ai dormi. J’ai rêvé… De la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"J'ai couru comme dans un rêve"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5391666-8043359.jpg?v=1365245341" alt=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" title=""J'ai couru comme dans un rêve" : Revenir à l'essentiel, entre rires francs et larmes retenues" />
     </div>
     <div>
      Création collective Les Sans Cou.       <br />
       Mise en scène : Igor Mendjisky.       <br />
       Avec : Éléonore Joncquez ou Camille Cottin, Esther van den Driessche, Clément Aubert, Romain Cottard, Paul Jeanson, Arnaud Pfeiffer, Frédéric van den Driessche.       <br />
       Scénographie : Claire Massard.       <br />
       Costumes : May Katrem.       <br />
       Lumières : Thibault Joulié.       <br />
       Chorégraphie : Esther van den Driessche.       <br />
       Le texte est publié aux éditions Archimbaud éditeur et Riveneuve éditions.       <br />
       Durée : 2 h 30 (avec entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 avril au 27 avril 2013.</span>       <br />
       Lundi à vendredi à 19 h 30 (relâche mardi), samedi à 18 h, dimanche à 16 h.        <br />
       Théâtre Gérard Philipe, Salle J-M Serreau, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/tgp-cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5391666-8043278.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/J-ai-couru-comme-dans-un-reve-Revenir-a-l-essentiel-entre-rires-francs-et-larmes-retenues_a875.html</link>
  </item>

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   <title>Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences</title>
   <pubDate>Thu, 25 Oct 2012 16:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il était une fois un monde dans lequel le mariage était obligatoire. Dans "Les Serments indiscrets" de Marivaux, Lucile et Damis, jeunes gens bien élevés, font le serment de lutter contre le modèle qui leur est imposé pourtant par les meilleurs pères du monde. Point de mariage forcé pour eux. Ni au nom de la raison économique, de coutumes et d’ordres reçus ni… de l’émoi sensuel qui les incline pourtant à s’accorder. Ils se mettent à l’épreuve. Déjouent les figures imposées. Dénouent les contradictions. Trouvent leur chemin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4849096-7247270.jpg?v=1351179875" alt="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" title="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" />
     </div>
     <div>
      Dans cette comédie, Marivaux, avec une ironie tout humoureuse, rappelle opportunément qu’il faut être aimable pour être aimé et que, dans le jeu de l’amour, les femmes ont plus à lutter que les hommes. Optimiste, il laisse espérer que le fils n’aura pas les mêmes défauts que le père et que la sœur cadette profitera de l’expérience de son ainée. Lucide, il sait aussi que cette philosophie du mariage n’est pas forcément comprise par les serviteurs pour lesquels il est un moyen d’acquérir une forme d’aisance.       <br />
              <br />
       Christophe Rauck qui met en scène la pièce, immerge le spectateur et ses acteurs dans une forme de fantasmagorie, une merveille de fantaisie qui met en tension le jeu et le décor. Un fin réseau de synesthésies relie les exigences contemporaines de jeunesse, de vitalité aux délicatesses et tact d’un chef d’œuvre du dix-huitième siècle.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4849096-7247275.jpg?v=1351179876" alt="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" title="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" />
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      C’est ainsi que la lueur vacillante de bougies aux branches de nombreux chandeliers épars réchauffe une pénombre qu’un mouvant jeu de rideaux de changements, en tulle et mousseline noire, manipulés à vue à la grecque, à l’italienne, à la française anime continument au rythme de l’action, de ses surprises et ses révélations. Les comédiens paraissent comme caressés par une brise, que ce soit dans les tempêtes ou dans les apaisements du cœur des amoureux.       <br />
              <br />
       Tout mouvement de jeu est serti au lointain de clairs de lune, de rêves de pierre de lune, de fragments d’estampes, de gravures, de souvenirs glissants et tremblants de Watteau. Les silhouettes fragiles et gracieuses de l’embarquement pour Cythère ou de l’enseigne de Gersaint sont autant de propositions raffinées d’ombres ou de miroirs offertes, en opportunité, au jeu des acteurs dont les costumes, en tissu à bâtir, cousus de fils blancs ou noirs ne sont encore que des esquisses, l’espérance de jaquettes et de robes.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4849096-7247291.jpg?v=1351179876" alt="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" title="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" />
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      L’action se déroule donc dans l’espace mental des essayages de ce mariage retardé. Moments précieux propices à la frénésie, à l’exaltation des rêves, instants de liberté avant la couturière dont on sait bien qu’il faut savoir, en pouffant de rire, les capter au caméscope.       <br />
              <br />
       Le jeu exploite avec bonheur le tempérament de chaque comédien. Chacun repère les fragilités, éprouve les solidités, les vivacités de son personnage. Chacun affirme son style dans la langue précise et élégante que lui propose Marivaux, module les intonations, façonne les élégances. Les comédiens sont tout simplement épatants et chaque réplique est un rebondissement.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4849096-7247296.jpg?v=1351179877" alt="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" title="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" />
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      Il est doux pour le spectateur de ressentir ainsi la concentration, les fractionnements de l’action, les mises à l’épreuve, de voir les entrelacs de la liberté et de l’amour contourner les obstacles, sans qu’aucun anachronisme venant du passé, ou venant du présent, sans qu’aucune mièvrerie de marivaudage* ne vienne perturber la franchise des caractères.       <br />
              <br />
       Le spectateur accompagne sans regimber les personnages jusqu’à ce point où la vérité amoureuse émerge comme une évidence contemporaine.       <br />
              <br />
       Avec ces serments indiscrets, Christophe Rauck met en œuvre une forme de naturel qui, dans un art consommé de la conversation, dans le rire et la gravité dépasse les apparences. Il y a du Mozart dans ce Marivaux-là.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Galvaudage de Marivaux.</span>
     </div>
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     <div><b>"Les Serments indiscrets"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4849096-7247304.jpg?v=1351179877" alt="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" title="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" />
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      Texte : Marivaux.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Dramaturgie : Leslie Six.       <br />
       Scénographie : Aurélie Thomas.       <br />
       Avec : Cécile Garcia Fogel (Lucile), Sabrina Kouroughli (Phénice), Hélène Schwaller (Lisette), Marc Chouppart (Frontin), Pierre-François Garel (Damis), Marc Susini (Ergaste), Alain Trétout (Orgon).       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin, assistée de Peggy Sturm.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Son : David Geffard.       <br />
       Vidéo : Kristelle Paré.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       Spectacle du 15 octobre au 2 décembre 2012.       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h (relâche le mardi), samedi à 18 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe CDN, Salle Mehmet Ulusoy, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/tgp-cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4849096-7247485.jpg?v=1351179878" alt="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" title="Les serments indiscrets... une forme de naturel qui, dans le rire et la gravité, dépasse les apparences" />
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      <span class="fluo_rose">Reprise :</span> <span class="fluo_jaune">du 4 juin au 15 juin 2014.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Relâches dimanche 8 et lundi 9 juin.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe CDN, Salle Mehmet Ulusoy, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/tgp-cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Grand Prix (meilleur spectacle théâtral de l'année) 2012/2013 du Syndicat Professionnel de la Critique de Théâtre, Musique et Danse.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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