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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…</title>
   <pubDate>Sat, 16 Aug 2025 18:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Gérard de Nerval évoquait ce soleil noir régnant sur le royaume des fantasmes… Ce soir, dans la nuit de la Carrière mythique de Boulbon, il brillait de mille éclats à l’instar de "la valse à mille temps" de l’auteur, compositeur, interprète… Brel tel qu’en lui-même revivait projeté sur les anfractuosités de la falaise modulant son corps dégingandé et animant son visage défiguré par les contorsions, alors que sa voix, amplifiée naturellement par le lieu, nous saisissait sous l’effet des arabesques chorégraphiées par le duo Anne Teresa de Keersmaeker et Soral Mariotte, son jeune complice. L’une et l’autre "imprégnés" du grand Jacques, le faisant revivre chacun avec son propre langage dansé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90530901-63824594.jpg?v=1752679834" alt=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      Comme selon l’adage populaire, dans la vie (et celle de Brel en est le vivant exemple…) tout commence par une chanson, c’est &quot;le Diable&quot; qui ouvre le bal par la litanie rythmée des catastrophes en chaîne égrenées avec une énergie… démoniaque. Les lettres géantes de &quot;ça va, ça va&quot; glissent en nappes régulières du haut de la falaise, accompagnant en contrepoint nos dérèglements diaboliques. Une manière pour Anne Teresa de Keersmaeker, elle qui dans ses années d’études avait choisi Antonin Artaud comme sujet de dissertation, de faire entendre que, dans les chansons retenues, celles portant le sceau de la folie des hommes auront toute leur place.       <br />
              <br />
       Après une suspension du temps (qui se répétera entre chaque écoute), les notes lancinantes de &quot;Sur la place chauffée au soleil/Une fille s'est mise à danser&quot; s’élèvent, envoûtantes, dans l’air du soir. La chorégraphe, immobile de dos dans son costume, les pieds (ar)rimés au sol, épouse imperceptiblement les vibrations de l’air incandescent prenant possession de son corps animé par les frémissements du désir. Hymne au désir brûlant, supplice de la tentation pour les hommes rangés arrimés à leur médiocrité tranquille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90530901-63824595.jpg?v=1752679912" alt=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Quand on a que l’amour à s’offrir en partage&quot; qui lui succède, explose ses notes, libérant les corps des interprètes liés par l’énergie que seul le sentiment amoureux procure… avant que &quot;La valse à mille temps&quot; nous entraine dans un tourbillon – digne du vent d’autan – déferlant sur le plateau nu. La vie, exaltante et exaltée par le corps du danseur décuplant l’énergie de l’orchestration musicale… Quant aux &quot;Flamandes&quot;, ce clin d’œil adressé aux origines du chanteur belge et reçue comme une provocation par la communauté flamande, elle est dansée avec une énergie espiègle, la danseuse n’hésitant pas comme Brel ne manquait pas de le faire à grossir le trait dans des grimaces significatives, tandis que le danseur scande à tue-tête &quot;Les fla, les fla, les flamandes&quot;.       <br />
              <br />
       Quand s’élèvent les premières paroles de &quot;Ne me quitte pas… Il faut oublier… Oublier le temps des malentendus…&quot;, trouant le silence de la nuit noire qui nous enveloppe, le souffle est suspendu. Dans une chorégraphie traversée par une ligne de faille, la danseuse mise à nu par l’amour blessé, le visage du chanteur projeté sur son corps frissonnant, les yeux rivés sur les images tremblantes de Brel en concert, occupe la place de l’amant délaissé. Une émotion redoublée ensuite par les accents de &quot;Marieke&quot;, chantée en flamand.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90530901-63824596.jpg?v=1752680226" alt=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      Des visages et des paysages… Tandis qu’en surimpression défilent les paysages en noir et blanc du &quot;Plat pays qui est le mien&quot;, la danseuse esquisse quelques pas légers, emportée comme dans un rêve éveillé par la poésie des vagues… &quot;Bruxelles&quot; puis &quot;Les Bourgeois&quot; lui succèdent, mettant le feu. Le danseur se lance alors dans un numéro de break dance à décoiffer les notaires, jusqu’à ce que son pantalon tombe de manière clownesque sur ses talons, montrant ravi son cul aux bourgeois… dont Brel reconnaissait humblement faire partie, la férocité dirigée aussi à son encontre.       <br />
              <br />
       &quot;La Fanette&quot; aux accents mélancoliques d’un amour noyé dans la déception et dont la charge émotionnelle submerge dans ses vagues successives, offre les ombres des danseurs projetées sur les rochers avant que &quot;les Vieux&quot;, cristallisation du temps qui passe, ne viennent nous rappeler &quot;la pendule d’argent qui ronronne au salon, et puis qui nous attend&quot;. Le visage déformé de Brel, projeté, et de ses mains tremblantes, trouvent leur écho dans les danseurs gagnés par les mêmes transes, elle et lui se cherchant désespérément du bout des yeux.       <br />
              <br />
       L’exaltation de &quot;Mathilde est revenue&quot;, visant à contenir l’anxiété que le retour inespéré de la femme aimée suscite, donne lieu à une série rageuse de break dance où le danseur exalte les élans qui le traversent. L’impossible de l’amour – thème récurrent chez Brel – se retrouve encore magistralement dans le personnage de Frida extraite de &quot;Ces gens-là&quot;, où les performances théâtrales et dansées atteignent des sommets expressifs à la hauteur des portraits taillés au scalpel prenant figure dans les contorsions dansées. Frida et son amant séparés à jamais par la bêtise crasse des rustres, elle et lui dos à dos.       <br />
              <br />
       &quot;Dans le port d’Amsterdam&quot; éclate ses notes colorées des lumières rouges déversées sur le plateau, tandis que Brel en concert apparait projeté sur les rochers, salué par un tonnerre d’applaudissements enregistrés. Les marins danseurs referment leur braguette, avant que d’autres chansons n’amplifient la violence des sentiments… &quot;Je viens rechercher mes bonbons&quot;, donnera lieu là encore à des interprétations très théâtralisées des deux danseurs se réappropriant la gestuelle débridée du Grand Jacques. &quot;La chanson des vieux amants&quot; fera entendre ses accents lyriques pendant que mots et lettres se déformeront comme des vagues glissant du haut de la falaise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90530901-63824597.jpg?v=1752680248" alt=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      Mais il se fait tard… de &quot;chrysanthème en chrysanthème nos amitiés sont en partance&quot;, &quot;J’arrive&quot; déverse la rage de sentir que la mort – jamais citée, toujours présente – pointe son nez à l’horizon du temps qui passe, déclenchant sur le plateau le soulèvement des danseurs claquant avec force leur veste sur le sol, elle défaisant ses cheveux, lui rageur… Expérience universelle de l’existence telle qu’elle s’éc(r)oule, &quot;Non Jef t'es pas tout seul&quot; donne l’opportunité aux danseurs, lui les bras en croix au sol, elle le tirant par la jambe pour le relever, de se lancer dans des figures effrénées où elle tournoie, couchée sur son épaule, comme dans un tourbillon célébrant très haut l’amitié, bôme à laquelle s’arrimer lorsque tout se dérobe autour de vous.       <br />
              <br />
       La pendule égrène inexorablement ses heures comptées… L’amour et la mort, liés indissolublement, jusque dans leur graphie où une seule lettre les sépare, sont exaltés dans &quot;Les Marquises&quot;. Enfin, &quot;Jojo&quot; résonnera dans le noir complet. La danse est finie, seule la voix emplit l’espace où bientôt le chanteur rejoindra son ami disparu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90530901-63824598.jpg?v=1752680570" alt=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      Que dire de cette traversée, de ce voyage au pays de Brel effectué en compagnie de deux danseurs aussi investis et libres que lui ? Si ce n’est le pur bonheur d’avoir été emporté par leur souffle dansé… Avec eux, l’amour, la vieillesse, la mort, l’amitié, la haine des existences ratatinées, le désir ardent jusqu’à se brûler les ailes, prennent corps dans des chorégraphies réglées au millimètre. La trame géométrique au sol garantissant la liberté du propos, la chorégraphie épousant ou contredisant le texte en suivant la logique de sa propre écriture, accomplit le miracle du Verbe se faisant Chair. Un miracle laïc conduisant, sous le soleil noir de Boulbon, à une épiphanie partagée.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le lundi 14 juillet à la Carrière de Boulbon, Boulbon (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Brel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90530901-63824599.jpg?v=1752680603" alt=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title=""Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle Danse Belgique-France.       <br />
       Concept, chorégraphie et danse : Anne Teresa De Keersmaeker, Solal Mariotte.       <br />
       Chansons : Jacques Brel.       <br />
       Lumière : Minna Tiikkainen, assistée de Marla Van Kessel.       <br />
       Scénographie : Michel François.       <br />
       Costumes : Aouatif Boulaich.       <br />
       Dramaturgie : Wannes Gyselinck.       <br />
       Direction des répétitions et assistant : Johanne Saunier, Nina Godderis.       <br />
       Recherche danse : Pierre Bastin.       <br />
       Recherche musicale : France Brel - Fondation Jacques Brel, Filip Jordens.       <br />
       Son : Alex Fostier.       <br />
       Création vidéo : Stijn Pauwels.       <br />
       Montage vidéo : Lennert De Taeye.       <br />
       Coordination artistique et planning : Anne Van Aerschot.       <br />
       Assistant à la direction artistique : Martine Lange.       <br />
       Costumes : Veerle Van den Wouwer, assistée de Chiara Mazzarolo et Els Van Buggenhout.       <br />
       Habillage : Ella De Vos.       <br />
       Couture : Sylvie Borremans, Lisa Fayt, Francesca Pisano.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 août 2025.</span>       <br />
       Mercredi et jeudi à 20 h.       <br />
       <b>L'Intime Festival - du 27 au 31 août 2025.</b>       <br />
       Théâtre, Grande Salle, Namur (Belgique).       <br />
       Réservation : +32 81 226 026.       <br />
       <a class="link" href="https://shop.utick.net/?module=CATALOGUE&pos=INTIMEFESTIVAL" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://intime-festival.be/" target="_blank">>> intime-festival.be</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 et 9 novembre 2025 : Internationaal Theater Amsterdam, Amsterdam (Pays-Bas).       <br />
       Du 26 au 29 novembre 2025 : De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       10 et 11 décembre 2025 : La Comète - Scène nationale, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       19 et 20 décembre 2025 : Teatro Central, Séville (Espagne).       <br />
       Du 7 au 18 janvier 2026 : Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Bruxelles (Belgique).       <br />
       Du 31 mars au 2 avril 2026 : Viernulvier, Gand (Belgique).       <br />
       5 mai 2026 : Cultuurcentrum Hasselt, Hasselt (Belgique).       <br />
       Du 11 au 20 mai 2026 : Théâtre de la Ville, Paris (75).       <br />
       4 juin 2026 : Leietheater, Deinze (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•In 2025• "Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…</title>
   <pubDate>Wed, 16 Jul 2025 17:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Gérard de Nerval évoquait ce soleil noir régnant sur le royaume des fantasmes… Ce soir, dans la nuit de la Carrière mythique de Boulbon, il brillait de mille éclats à l’instar de "la valse à mille temps" de l’auteur, compositeur, interprète… Brel tel qu’en lui-même revivait projeté sur les anfractuosités de la falaise modulant son corps dégingandé et animant son visage défiguré par les contorsions, alors que sa voix, amplifiée naturellement par le lieu, nous saisissait sous l’effet des arabesques chorégraphiées par le duo Anne Teresa de Keersmaeker et Soral Mariotte, son jeune complice. L’une et l’autre "imprégnés" du grand Jacques, le faisant revivre chacun avec son propre langage dansé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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      Comme selon l’adage populaire, dans la vie (et celle de Brel en est le vivant exemple…) tout commence par une chanson, c’est &quot;le Diable&quot; qui ouvre le bal par la litanie rythmée des catastrophes en chaîne égrenées avec une énergie… démoniaque. Les lettres géantes de &quot;ça va, ça va&quot; glissent en nappes régulières du haut de la falaise, accompagnant en contrepoint nos dérèglements diaboliques. Une manière pour Anne Teresa de Keersmaeker, elle qui dans ses années d’études avait choisi Antonin Artaud comme sujet de dissertation, de faire entendre que, dans les chansons retenues, celles portant le sceau de la folie des hommes auront toute leur place.       <br />
              <br />
       Après une suspension du temps (qui se répétera entre chaque écoute), les notes lancinantes de &quot;Sur la place chauffée au soleil/Une fille s'est mise à danser&quot; s’élèvent, envoûtantes, dans l’air du soir. La chorégraphe, immobile de dos dans son costume, les pieds (ar)rimés au sol, épouse imperceptiblement les vibrations de l’air incandescent prenant possession de son corps animé par les frémissements du désir. Hymne au désir brûlant, supplice de la tentation pour les hommes rangés arrimés à leur médiocrité tranquille.
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      &quot;Quand on a que l’amour à s’offrir en partage&quot; qui lui succède, explose ses notes, libérant les corps des interprètes liés par l’énergie que seul le sentiment amoureux procure… avant que &quot;La valse à mille temps&quot; nous entraine dans un tourbillon – digne du vent d’autan – déferlant sur le plateau nu. La vie, exaltante et exaltée par le corps du danseur décuplant l’énergie de l’orchestration musicale… Quant aux &quot;Flamandes&quot;, ce clin d’œil adressé aux origines du chanteur belge et reçue comme une provocation par la communauté flamande, elle est dansée avec une énergie espiègle, la danseuse n’hésitant pas comme Brel ne manquait pas de le faire à grossir le trait dans des grimaces significatives, tandis que le danseur scande à tue-tête &quot;Les fla, les fla, les flamandes&quot;.       <br />
              <br />
       Quand s’élèvent les premières paroles de &quot;Ne me quitte pas… Il faut oublier… Oublier le temps des malentendus…&quot;, trouant le silence de la nuit noire qui nous enveloppe, le souffle est suspendu. Dans une chorégraphie traversée par une ligne de faille, la danseuse mise à nu par l’amour blessé, le visage du chanteur projeté sur son corps frissonnant, les yeux rivés sur les images tremblantes de Brel en concert, occupe la place de l’amant délaissé. Une émotion redoublée ensuite par les accents de &quot;Marieke&quot;, chantée en flamand.
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      Des visages et des paysages… Tandis qu’en surimpression défilent les paysages en noir et blanc du &quot;Plat pays qui est le mien&quot;, la danseuse esquisse quelques pas légers, emportée comme dans un rêve éveillé par la poésie des vagues… &quot;Bruxelles&quot; puis &quot;Les Bourgeois&quot; lui succèdent, mettant le feu. Le danseur se lance alors dans un numéro de break dance à décoiffer les notaires, jusqu’à ce que son pantalon tombe de manière clownesque sur ses talons, montrant ravi son cul aux bourgeois… dont Brel reconnaissait humblement faire partie, la férocité dirigée aussi à son encontre.       <br />
              <br />
       &quot;La Fanette&quot; aux accents mélancoliques d’un amour noyé dans la déception et dont la charge émotionnelle submerge dans ses vagues successives, offre les ombres des danseurs projetées sur les rochers avant que &quot;les Vieux&quot;, cristallisation du temps qui passe, ne viennent nous rappeler &quot;la pendule d’argent qui ronronne au salon, et puis qui nous attend&quot;. Le visage déformé de Brel, projeté, et de ses mains tremblantes, trouvent leur écho dans les danseurs gagnés par les mêmes transes, elle et lui se cherchant désespérément du bout des yeux.       <br />
              <br />
       L’exaltation de &quot;Mathilde est revenue&quot;, visant à contenir l’anxiété que le retour inespéré de la femme aimée suscite, donne lieu à une série rageuse de break dance où le danseur exalte les élans qui le traversent. L’impossible de l’amour – thème récurrent chez Brel – se retrouve encore magistralement dans le personnage de Frida extraite de &quot;Ces gens-là&quot;, où les performances théâtrales et dansées atteignent des sommets expressifs à la hauteur des portraits taillés au scalpel prenant figure dans les contorsions dansées. Frida et son amant séparés à jamais par la bêtise crasse des rustres, elle et lui dos à dos.       <br />
              <br />
       &quot;Dans le port d’Amsterdam&quot; éclate ses notes colorées des lumières rouges déversées sur le plateau, tandis que Brel en concert apparait projeté sur les rochers, salué par un tonnerre d’applaudissements enregistrés. Les marins danseurs referment leur braguette, avant que d’autres chansons n’amplifient la violence des sentiments… &quot;Je viens rechercher mes bonbons&quot;, donnera lieu là encore à des interprétations très théâtralisées des deux danseurs se réappropriant la gestuelle débridée du Grand Jacques. &quot;La chanson des vieux amants&quot; fera entendre ses accents lyriques pendant que mots et lettres se déformeront comme des vagues glissant du haut de la falaise.
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     <div>
      Mais il se fait tard… de &quot;chrysanthème en chrysanthème nos amitiés sont en partance&quot;, &quot;J’arrive&quot; déverse la rage de sentir que la mort – jamais citée, toujours présente – pointe son nez à l’horizon du temps qui passe, déclenchant sur le plateau le soulèvement des danseurs claquant avec force leur veste sur le sol, elle défaisant ses cheveux, lui rageur… Expérience universelle de l’existence telle qu’elle s’éc(r)oule, &quot;Non Jef t'es pas tout seul&quot; donne l’opportunité aux danseurs, lui les bras en croix au sol, elle le tirant par la jambe pour le relever, de se lancer dans des figures effrénées où elle tournoie, couchée sur son épaule, comme dans un tourbillon célébrant très haut l’amitié, bôme à laquelle s’arrimer lorsque tout se dérobe autour de vous.       <br />
              <br />
       La pendule égrène inexorablement ses heures comptées… L’amour et la mort, liés indissolublement, jusque dans leur graphie où une seule lettre les sépare, sont exaltés dans &quot;Les Marquises&quot;. Enfin, &quot;Jojo&quot; résonnera dans le noir complet. La danse est finie, seule la voix emplit l’espace où bientôt le chanteur rejoindra son ami disparu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89943181-63520375.jpg?v=1752680570" alt="•In 2025• "Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title="•In 2025• "Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      Que dire de cette traversée, de ce voyage au pays de Brel effectué en compagnie de deux danseurs aussi investis et libres que lui ? Si ce n’est le pur bonheur d’avoir été emporté par leur souffle dansé… Avec eux, l’amour, la vieillesse, la mort, l’amitié, la haine des existences ratatinées, le désir ardent jusqu’à se brûler les ailes, prennent corps dans des chorégraphies réglées au millimètre. La trame géométrique au sol garantissant la liberté du propos, la chorégraphie épousant ou contredisant le texte en suivant la logique de sa propre écriture, accomplit le miracle du Verbe se faisant Chair. Un miracle laïc conduisant, sous le soleil noir de Boulbon, à une épiphanie partagée.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le lundi 14 juillet à la Carrière de Boulbon, Boulbon (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Brel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89943181-63520376.jpg?v=1752680603" alt="•In 2025• "Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" title="•In 2025• "Brel" Sous le soleil noir de Boulbon, une féérie chorégraphiée…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle Danse Belgique-France.       <br />
       Concept, chorégraphie et danse : Anne Teresa De Keersmaeker, Solal Mariotte.       <br />
       Chansons : Jacques Brel.       <br />
       Lumière : Minna Tiikkainen, assistée de Marla Van Kessel.       <br />
       Scénographie : Michel François.       <br />
       Costumes : Aouatif Boulaich.       <br />
       Dramaturgie : Wannes Gyselinck.       <br />
       Direction des répétitions et assistant : Johanne Saunier, Nina Godderis.       <br />
       Recherche danse : Pierre Bastin.       <br />
       Recherche musicale : France Brel - Fondation Jacques Brel, Filip Jordens.       <br />
       Son : Alex Fostier.       <br />
       Création vidéo : Stijn Pauwels.       <br />
       Montage vidéo : Lennert De Taeye.       <br />
       Coordination artistique et planning : Anne Van Aerschot.       <br />
       Assistant à la direction artistique : Martine Lange.       <br />
       Costumes : Veerle Van den Wouwer, assistée de Chiara Mazzarolo et Els Van Buggenhout.       <br />
       Habillage : Ella De Vos.       <br />
       Couture : Sylvie Borremans, Lisa Fayt, Francesca Pisano.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 18 juin 2025 au Concertgebouw Brugge.       <br />
       Première en France pour le Festival d’Avignon.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 6 et 7, du 9 au 11, du 13 au 15, du 17 au 20 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Carrière de Boulbon, Boulbon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 28 au 31 juillet 2025 : Akademietheater, Impulstanz, Vienne, (Autriche).       <br />
       27 et 28 août 2025 : L'Intime Festival Grande Salle, Namur (Belgique).       <br />
       8 et 9 novembre 2025 : Internationaal Theater Amsterdam, Amsterdam (Pays-Bas).       <br />
       Du 26 au 29 novembre 2025 : De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       10 et 11 décembre 2025 : La Comète Scène nationale, Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       19 et 20 décembre 2025 : Teatro Central, Séville (Espagne).       <br />
       Du 7 au 18 janvier 2026 : Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Bruxelles (Belgique).       <br />
       Du 31 mars au 2 avril 2026 : Viernulvier, Gand (Belgique).       <br />
       5 mai 2026 : Cultuurcentrum Hasselt, Hasselt (Belgique).       <br />
       Du 11 au 20 mai 2026 : Théâtre de la Ville, Paris (75).       <br />
       4 juin 2026 : Leietheater, Deinze (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89943181-63520193.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Brel-Sous-le-soleil-noir-de-Boulbon-une-feerie-choregraphiee_a4313.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89377433</guid>
   <title>"Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <pubDate>Tue, 17 Jun 2025 17:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Trente-quatrième édition irriguant les "quartiers populaires" de Bordeaux, celui de Saint-Michel sur la rive gauche de la Garonne et de La Benauge sur la rive droite, et toujours le même désir chevillé au corps des deux nouvelles codirectrices… Celui d'initier, pour et avec les habitant(e)s, un tourbillon de cultures joyeuses et débridées, chamboulant à l'envi l'ordre normé pour libérer en chacun le goût de soi… et des autres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199269.jpg?v=1750174556" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      Artistes et habitant(e)s, confondus dans la même communauté humaine, ont vécu du 6 au 14 juin (sans évoquer le travail en amont durant les mois qui ont précédé) des propositions à haute valeur vivifiante. Une cinquantaine de rendez-vous artistiques (dont une quarantaine gratuits) reliés entre eux par un puissant fil rouge : se déprendre du regard sociétal en s'affranchissant des vœux secrets déposés en nous par nos géniteurs, eux-mêmes modelés par l'héritage du patriarcat, du machisme diffus, de la colonisation des territoires et des esprits. Parmi ce foisonnement, quelques propositions à prendre comme des éclats épars de la programmation…       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Chien, la Traductrice et l'Enfant" de Lancelot Hamelin.</strong></span> Cette fiction donnant lieu à une lecture théâtralisée portée par l'auteur-acteur accompagné d'une comédienne, résulte d'un travail de terrain au long cours : deux années de collecte de données dans les quartiers de Saint-Michel et des Capucins au contact des populations dites en situation de fragilité. De ces paroles à vif, il a imaginé un récit transcendant les situations individuelles pour en exhaler l'essence. Ainsi, au travers des tribulations hautes en couleur de trois personnages de papier, se dévoile en creux "la vraie vie" des gens à la rue.       <br />
              <br />
       Il y a d'abord le Chien, commentant à sa hauteur (de chien), le comportement de son maître relogé de façon précaire par les services sociaux ; ensuite la Traductrice, prise, elle aussi, comme celles et ceux dont elle se fait le porte-parole, dans les rets infernaux du droit d'asile à faire valoir pour sa famille ; et enfin l'Enfant au "grain de santé" entre les deux yeux, ne se résignant pas aux règlements excluant ses parents d'un abri pérenne et se livrant à des actes réparateurs. La polyphonie de ces voix se faisant écho a pour effet de nous aspirer au cœur de l'existence de ces invisibles "éblouissants" en faisant entendre, avec humour et force dramatique, leurs propos fulgurants. Une performance… "fabuleuse".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199278.jpg?v=1750174653" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Parmi d'autres" de Nathalie Man et ses complices.</strong></span> La street-artiste (re)connue, donnant vie depuis de longues années aux murs de la cité bordelaise en y placardant ses propres poèmes "lumineux", a animé des ateliers d'écriture durant l'année écoulée. Véritables "ouvroirs de littérature humaine", les é-crits de ces femmes et hommes affichés sur les palissades de la Flèche Saint-Michel en rénovation résonnent comme d'authentiques appels adressés au flâneur. Curieux de ces vies inconnues déchirant la chape des non-dits pesant comme un couvercle sur nos existences caparaçonnées, le passant est saisi par leur humanité partagée. La poésie de rue érigée en mantra salvateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199317.jpg?v=1750174815" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Un jour ça servira" de la Compagnie Les Lubies.</strong></span> Immersion grandeur nature dans la maison de la mère de l'auteur-interprète, maison devenue sienne depuis son décès. Située non loin de la basilique du quartier Saint-Michel, la modeste bâtisse ayant abrité la jeunesse de Vincent Nadal exhale le parfum délicieux du temps suspendu, un passé rendu vivant par la grâce de son écriture sensible et de la mise en jeu subtile de Sonia Millot, sa complice.       <br />
              <br />
       Métamorphosant en expérience commune un épisode intime – avoir eu à trier avec sa sœur les objets de toute une vie accumulés là par une mère aimée atteinte de "la gardite" aiguë propre à celles qui ont connu les guerres – il nous entraîne avec gourmandise dans "la vie sortie des cartons"…        <br />
              <br />
       Des centaines de paires de chaussures rangées dans des boîtes, un papier portant trace de sa naissance à Saïgon devenu Ho Chi Minh, une vieille photo d'elle bébé dans les bras de sa mère sur les rives du Mékong, un t-shirt barré du logo floqué du PS "Le changement, c'est maintenant" arboré fièrement lors des élections municipales de 2012, une très ancienne lettre de la grand-mère de Tahiti, un vinyle de Colette Magny… autant de fragments d'une existence "ordinaire", tremplins pour l'imaginaire fertile du poète rêveur qui s'en saisit avec un bonheur non dissimulé. Un bonheur dont il nous fait don avec humour et sincérité, dans cette performance ayant des échos secrets avec nos propres destinées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199340.jpg?v=1750175019" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Bible du déboulonnement" de Guy Régis.</strong></span> Adepte du théâtre du réel, l'auteur-metteur en scène haïtien convoque la fiction pour mieux rendre compte d'une réalité que d'aucuns voudraient occulter. Que l'on mesure l'effet produit par la brèche temporelle libérant soudain, dans la cité de Bordeaux au passé ruisselant de l'enrichissement colonial, une horde d'esclaves noirs encapuchonnés… "Ils et Elles" sont là, ressuscité(e)s devant nos yeux, pour venir troubler le présent de La Belle Endormie…       <br />
              <br />
       Dans le cadre éminemment religieux de la Chapelle du Crous, dans son chevet à chapelles rayonnantes, vont se succéder les harangues suscitées par l'effraction dans notre monde du début du troisième millénaire de ces intrus(es) venant perturber nos consciences assoupies. Chacun, de là où il est, selon la place qu'il occupe, va se défendre d'être pour quelque chose dans le crime hérité dont il tentera de minimiser plus ou moins cyniquement la portée, ou au contraire, criera à tue-tête sa colère incoercible que des hommes et femmes aient pu être "traités" de la sorte pour l'enrichissement de ceux dont les descendants ont encore et toujours pignon sur rue. "Vigilance… Attention…", cette performance immersive invite à secouer nos tranquilles indifférences pour nous préserver du danger mortifère d'une pensée oublieuse, niant ou relativisant à bon compte le passé négrier de notre bonne ville.       <br />
       À suivre…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199372.jpg?v=1750175580" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Chien, la Traductrice et l'Enfant"</strong></span>       <br />
       Conte urbain.       <br />
       Vu au marché des Douves le samedi 7 juin à 17 h (gratuit sur réservation).       <br />
       Texte : Lancelot Hamelin.       <br />
       Interprétation : Lancelot Hamelin &amp; Lucie Monzies        <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Parmi d'autres", de Nathalie Man et ses complices</strong></span>       <br />
       Exposition à ciel ouvert.       <br />
       Vu sur la place Saint-Michel (Meynard) lors du vernissage le samedi 7 juin à16 h, a été visible jusqu'au samedi 14 juin (gratuit).       <br />
       Poèmes : Nathalie Man et ses complices.       <br />
       Avec la participation de Promofemmes, du Gem Jeunes, du centre d'animation Saint-Michel (cours de FLE) et de personnes qui ont participé aux ateliers d'écriture.       <br />
       Avec la mise à disposition de murs par InCité et la ville de Bordeaux.       <br />
       Durée : environ 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199414.jpg?v=1750175664" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Un jour ça servira"</strong></span>       <br />
       Récit.       <br />
       Vu dans une maison de Saint-Michel le dimanche 8 juin à 11 h (gratuit sur réservation).       <br />
       Compagnie Les Lubies.       <br />
       Écriture et interprétation : Vincent Nadal.       <br />
       Mise en scène, direction d'acteur : Sonia Millot.       <br />
       Dramaturgie des objets, construction marionnette : Pascal Laurent.       <br />
       Scénographie : Éric Charbeau et Philippe Casaban.       <br />
       Création lumières : Cédric Quéau.       <br />
       Traitement images vidéo (archives publiques) : Erwin Chamard.       <br />
       Traitement musiques et sons : Hervé Rigaud.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Bible du déboulonnement"</strong></span>       <br />
       Théâtre du réel.       <br />
       Vu à la chapelle du Crous le dimanche 8 juin à 17 h (seconde représentation à 17 h 30) (gratuit sur réservation).       <br />
       Auteur et metteur en scène : Guy Régis Jr.       <br />
       Assistant à la mise-en-scène : Vladimir Deva.       <br />
       Création et régie vidéo : Dimitri Petrovic.       <br />
       Avec : Nanténé Traoré , Frédéric Fachena , Ornella Mamba , Marcel Mankita, Roxanne Roux.       <br />
       Avec les élèves en théâtre du Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud : Aline Bonhomme, Lola Cheurfa, Natalia Gonzalez Arroyo, Yanis Lakhadir, Martin Le Clainche, Nathan Chapuis-Guntzburger, Elsa Rayan, Adam Sullivan, Sihem Kellala et Saziley Vernaton.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89377433-63199269.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4258.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-82992252</guid>
   <title>4ᵉ "Coup de théâtre à Paimpol"  Le concours d’écriture de pièce en 1 acte est réitéré par l’association Les3Coups</title>
   <pubDate>Mon, 23 Sep 2024 17:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coulisses &amp; Cie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est parti pour une nouvelle édition de "Coup de théâtre à Paimpol", le concours d'écriture de pièce de théâtre en un acte ouvert à tous les pays francophones. Le comité de lecture – composé de 12 passionnées de théâtre et d'écriture – se prépare à réceptionner les manuscrits, à valoriser votre écriture et révéler votre talent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82992252-59471697.jpg?v=1727112627" alt="4ᵉ "Coup de théâtre à Paimpol"  Le concours d’écriture de pièce en 1 acte est réitéré par l’association Les3Coups" title="4ᵉ "Coup de théâtre à Paimpol"  Le concours d’écriture de pièce en 1 acte est réitéré par l’association Les3Coups" />
     </div>
     <div>
      Vous avez jusqu'au 30 avril 2025 pour envoyer vos manuscrits. Seuls les cinquante premiers seront lus et sélectionnés pour ce concours. Cinq auteurs seront invités à la remise des prix qui se déroule sur un week-end au cours du quatrième trimestre 2025 à Paimpol.       <br />
              <br />
       Deux pièces seront sélectionnées.       <br />
       Le prix &quot;Coup de théâtre&quot; qui proposera l'édition de la pièce sélectionnée à la Librairie Théâtrale – édition Quatrième mur – et des lectures publiques.       <br />
       Le prix &quot;Les3Coups&quot; qui proposera la création de la pièce sur scène.       <br />
              <br />
       Le jury se laisse la possibilité de décerner également un prix coup de cœur.       <br />
              <br />
       Contact : Caroline Bauduin, Association Les3Coups.       <br />
       <b>Renseignements et inscriptions :</b>       <br />
       Tél. : 06 86 00 03 74.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('coupdetheatreapaimpol-concours@orange.fr')" >coupdetheatreapaimpol-concours@orange.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82992252-59471751.jpg?v=1727112779" alt="4ᵉ "Coup de théâtre à Paimpol"  Le concours d’écriture de pièce en 1 acte est réitéré par l’association Les3Coups" title="4ᵉ "Coup de théâtre à Paimpol"  Le concours d’écriture de pièce en 1 acte est réitéré par l’association Les3Coups" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Réglement complet ci-dessous >></strong></span>
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82992252-59471697.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/4ᵉ-Coup-de-theatre-a-Paimpol-Le-concours-d-ecriture-de-piece-en-1-acte-est-reitere-par-l-association-Les3Coups_a4047.html</link>
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   <title>Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle</title>
   <pubDate>Tue, 25 Feb 2020 16:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre, au-delà de la scène, du plateau, de l'expression et des mouvements de ses protagonistes, de la représentation imagée, symbolique, imaginée des décors, c'est le texte, les sons, la musique et la voix, les voix… Le théâtre peut donc être écouté… et a été écouté ! Dans l'exercice de son rôle patrimonial, la BnF (associée au CNRS) crée un site et une série de podcasts dédiés à la dimension acoustique de cet art.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683734.jpg?v=1582644264" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre est bien évidemment un art évolutif, en perpétuelle mutation. La manière dont on le perçoit a changé quand lui-même bouleverse en permanence ses manières de représentation, ses codes, ses modes internes d'expression. Mais quel était-il au XXe siècle ? Comment l'a-t-on écouté ? Comment l'entendait-on ? Comment y parlait-on ?       <br />
              <br />
       La Bibliothèque nationale de France et le CNRS s'associent donc pour explorer, grâce à des archives exceptionnelles et souvent inédites, la diversité des voix et des sons du théâtre, ainsi que leurs évolutions dans la seconde moitié du XXe siècle. De Jean Vilar à Rosy Varte, en passant par Habib Benglia, Antoine Vitez ou encore Maria Casarès, on y découvre ou redécouvre les voix puissantes, profondes et singulières de celles et ceux qui ont marqué les différentes scènes françaises.        <br />
              <br />
       Sous l'influence de la radio, du cinéma, ou encore du cabaret, les scènes françaises se sont mises, dans les années cinquante-soixante, à exposer de nouvelles façons, plus accessibles, de dire les textes dramatiques, tandis qu'étaient explorés de nouveaux territoires de l'oralité. Ce sont ces différents aspects, novateurs à l'époque, que permet de découvrir le site &quot;Entendre le théâtre&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683754.jpg?v=1582644347" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      Riche de nombreuses archives souvent peu connues, il est organisé autour de plusieurs parcours couvrant aussi bien les aspects techniques de la représentation, comme les spécificités de l'acoustique théâtrale, que les dimensions historiques, esthétiques ou socio-politiques de la voix en scène, à l'image du dossier consacré à la place des accents, populaires, régionaux ou étrangers.       <br />
              <br />
       En complément, pour accompagner cette mise en ligne, une série de sept épisodes diffusés sur la chaîne de podcast de la BnF permet de revivre les grandes étapes de cette histoire, d'Ubu à l'Atelier de Création Radiophonique, et d'entendre les voix d'Antonin Artaud, Gérard Philipe, Madeleine Renaud ou Georges Aminel.       <br />
              <br />
       Au programme :        <br />
       <b>#1 - Gérard Philipe, le prince d’une génération ;       <br />
       #2 - Paul Claudel et &quot;Le Soulier de satin&quot; ;        <br />
       #3 - Antonin Artaud et la naissance de la poésie en action ;       <br />
       #4 - Le théâtre de l’altérité ;       <br />
       #5 - Le théâtre et la radio ;       <br />
       #6 - Alfred Jarry et les voix spéciales d'Ubu ;       <br />
       #7- La conscience d’écoute</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Interview croisée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683768.jpg?v=1582644369" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle de la BnF et Marie-Madeleine Mervant-Roux, directrice de recherche émérite au CNRS (THALIM).       <br />
              <br />
       <b>Comment est né le projet de ce site pédagogique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Joël Huthwohl -</b> Le projet est la dernière étape et l'aboutissement d'un programme de recherche plus large ANR-ECHO. Il marque la volonté de l'équipe scientifique et de la BnF de partager les résultats de la recherche avec un public élargi. Nous avons travaillé avec le Service des éditions multimédias de la BnF pour construire un site Internet accessible à tous, qui mette en avant la dimension sonore du théâtre et apprenne à écouter autrement.       <br />
              <br />
       <b>Marie-Madeleine Mervant-Roux -</b> Étant donné notre désir - encouragé par l'ANR - de partager nos découvertes avec des auditeurs n'appartenant pas pour la plupart aux milieux de la recherche et de l'université (enseignants et élèves du secondaire, apprentis comédiens, amateurs et professionnels du théâtre - et ceci dans toutes les francophonies), le site est apparu comme un canal approprié, permettant en particulier de proposer des extraits d'archives rares, car légitimement protégées.       <br />
              <br />
       <b>Comment avez-vous travaillé autour des archives sonores de la BnF ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. H. -</b> Le rôle de la BnF est avant tout de conserver et de décrire les collections dans ses catalogues. S'y ajoute, dans le cas des archives sonores, la nécessité de numériser les documents pour les sauvegarder et permettre aux chercheurs d'y avoir accès. Plusieurs d'entre nous ont aussi contribué par leurs propres travaux de recherche à nourrir les colloques et publications sur le sujet.       <br />
              <br />
       <b>M.-M. M.-R. -</b> Nous les avons d'abord sorties de leur long sommeil, et fait ainsi ressurgir le son dans la bibliothèque… Quatre assistants à la recherche (doctorants ou post-doctorants) ont écouté une centaine d'enregistrements (pour une cinquantaine de spectacles), ils les ont décrits et fichés, avant leur exploitation par les chercheurs. Les données collectées sont intégrées aux catalogues de la BnF ou mises en ligne. Ce travail méthodique a aussi permis d'esquisser une méthodologie de l'écoute.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43106009-35683773.jpg?v=1582644390" alt="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" title="Entendre le théâtre… Un voyage sonore dans le théâtre français au XXe siècle" />
     </div>
     <div>
      <b>Pourquoi avoir choisi le format podcast pour valoriser le projet ?</b>       <br />
               <br />
       <b>J. H. -</b> Les podcasts nous ont été proposés par le Service des éditions multimédias de la BnF. Nous avons tout de suite été enthousiastes car ils sont très familiers du public d'aujourd'hui et faciles d'accès. Ils ajoutent en outre une dimension créative au site qui donne à entendre les sons de trois manières : par des podcasts, mais aussi au fil des textes et des images, et enfin par des expériences d'écoute &quot;à l'aveugle&quot;, un jeu avec l'écoute elle-même.       <br />
              <br />
       <b>M.-M. M.-R. -</b> Après un beau début dans les années cinquante-soixante (en particulier avec la collection de petits microsillons 17 cm du TNP), le théâtre a raté le virage de la diffusion phonographique moderne. Avec les podcasts, on retrouve une forme sonore vivante, légère, et qui sonne juste. Associés au site, ils offrent en outre un troisième mode d'entrée dans les archives et - nous l'espérons - dans le plaisir particulier et savoureux que suscite leur écoute sans vision, qui peut devenir addictive…       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://classes.bnf.fr/echo/" target="_blank">Entendre le théâtre &gt;&gt; le site</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.bnf.fr/fr/actualites/entendre-le-theatre-les-voix-du-theatre-en-7-episodes" target="_blank">Écouter le théâtre &gt;&gt; une série de sept podcasts</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43106009-35683734.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Entendre-le-theatre-Un-voyage-sonore-dans-le-theatre-francais-au-XXe-siecle_a2669.html</link>
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