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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel</title>
   <pubDate>Wed, 02 Apr 2014 09:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1988, "Les Vaisseaux du cœur" de Benoîte Groult défrayait la chronique, créait la polémique par la crudité pleinement assumée de la description d'une relation/passion extra-conjugale où l'amour physique avait une place centrale, étant à la fois le pivot et le moteur explosif de cette union magique, à la fois dévastatrice et constructive... mais véritablement poignante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782731.jpg?v=1396423837" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Vingt-cinq ans plus tard, Josiane Pinson adapte le texte à la scène et nous offre ainsi un moment rare, profondément émouvant de théâtre où la chaleur torride des ébats amoureux n'enlève rien à la densité passionnelle de l'amour qui unit deux êtres quasi &quot;extraterrestre&quot; l'un à l'autre : George, l'intello parisienne, et Gauvain, le rustre marin breton...        <br />
              <br />
       Une liaison aussi improbable que le mariage de la carpe et du lapin mais qui va se construite sur une fusion charnelle intense et, au fil des vies dissociées, connaîtra à chaque rencontre (espacée souvent de plusieurs années) la renaissance du phénix sur les centres du feu ardent précédent, happés par le désir régénéré des étreintes splendides, effervescentes de l'amour impossible, au quotidien mortel mais aux récurrentes retrouvailles vivifiantes, joyeuses, intenses et chatoyantes... et redoutablement, épuisement sexuelles !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782732.jpg?v=1396423947" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Un bel amour puissant, pérenne, qui passe d'abord par le corps, par les vaisseaux des émotions fiévreuses, des jouissances physiques... Qui, au-delà des mots, passe par les eaux ardentes échangées... prendre la mer des sentiments amoureux où les embruns, parfums sensuels, enivrent les âmes et les corps brûlant de désirs. L'histoire d'une passion qui dure toute une vie... jusqu'à la mort, mais par séquences violentes, passionnelles, éphémères mais pleine de vie, de rire, de bonheur révélé.       <br />
              <br />
       Si la beauté de l'histoire - avec son incroyable et insolente liberté -, et la densité, la force de l'écriture de Benoîte Groult sont acquises, cela n'occulte en rien l'incroyable, profonde et talentueuse interprétation de Josiane Pinson et Serge Riaboukine... évoluant avec aisance dans la mise en scène intelligente, éclairée, quasi chorégraphique de Jean-Luc Tardieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782777.jpg?v=1396424782" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Superbe, puissante interprétation de Serge Riaboukine, toute en retenue, pleine de pudeur, de sensibilité et d'attention, gommant petit à petit le côté bourru, presque rustre du personnage. Avec un jeu plein de subtilité, Serge Riaboukine apporte une finesse intérieure, plus complexe qu'il n'y paraît, à ce marin emporté par la passion, les flux et reflux émotionnels doublés d'une force  sensuelle très physique donnant aux échanges sexuels l'allure de performances olympiennes mais empreintes d'un amour indescriptible.       <br />
              <br />
       Josiane Pinson, de son côté, n'a pas que réussi l'adaptation du très moderne et féministe texte de Benoîte Groult... Elle nous donne à lire, à voir, à entendre une &quot;George&quot; bouleversante, terriblement féminine, vibrant d'un amour solaire sur les braises ardentes de sa relation physique avec Gauvain - vivre le sexe comme un feu d'artifice - et troublante, émouvante sur le chemin de ce voyage amoureux où la passion se conjugue sur les modes de l'indépendance, de la fougue et de la spontanéité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782805.jpg?v=1396424869" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      &quot;Comment vais-je vous raconter mon histoire ?&quot;, ainsi débute la pièce. Et elle raconte cette passion, de celles, enflammées, incompréhensibles, qui brûlent les corps et les âmes mais qui sont alimentées par la tendresse, la complicité fusionnelle, la douceur et une immense attention de l'autre. &quot;Les Vaisseaux du cœur&quot; est simplement une très belle histoire d'amour, tantôt tempête charnelle, tantôt ouragan des sentiments tendres et éternels empreints de la poésie de l'âme amoureuse... Un beau moment de liberté qui nous fait mettre les voiles sur la beauté universelle de l'amour !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Vaisseaux du cœur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6486571-9782807.jpg?v=1396424869" alt="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" title="Des vaisseaux du cœur monte l'extraordinaire et torride sève de l'amour passionnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Benoîte Groult.       <br />
       Adaptation : Josiane Pinson.       <br />
       Mise en scène : Jean-Luc Tardieu.       <br />
       Avec : Josiane Pinson et Serge Riaboukine.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis.       <br />
       Musique : Michel Winogradoff.       <br />
       Décors : Pierre-Yves Le Prince.       <br />
       Costumes : Marie Credou.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 31 mai 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre du Petit Montparnasse, Paris 14e, 01 43 22 77 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.petitmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; petitmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Un couple presque parfait</title>
   <pubDate>Fri, 01 Feb 2013 16:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est drôle un couple. Il en est beaucoup question en ce moment. Dans la rue justement. L’autre jour, un dimanche à paris. Sous un ciel bleu, j’ai côtoyé des couples en hiver, des couples divers. Un homme et une femme, un homme et un homme, une femme et une femme. Des couples quoi. Qui s’aiment. Avec des hauts avec des bas. Oui aux ébats, aux combats mais à bas, les débats. Cela devient pénible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737259.jpg?v=1359735618" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Ils s’aiment et il n’y a rien à dire. Ou presque.       <br />
       Oui. Tiens ! Parlons-en de l’amour. À l’heure où chacun y va de son refrain, il y a quelque part dans une salle à Paris, la comédie Bastille, un  couple très drôle. Un homme et une femme qui se prennent la tête. Rien d’anormal ! Quand on s’aime. Il y a des hauts et puis des bas. Débats, sur le plateau du théâtre : il y en a. Une fois n’est pas coutume, ceux-là sont irrésistibles.       <br />
              <br />
       Ils s’aiment et là, j’ai très envie de l’écrire.       <br />
              <br />
       De la Place de la Bastille à la Comédie Bastille, il y a quelques pas. Sur la place, ça se chamaille en criant, au théâtre ça se titille en chantant. Et quand vient le final, tout rendre dans l’ordre. Ou presque, évidemment.       <br />
              <br />
       L’amour c’est ça : des hauts, des bas. Au théâtre c’est tout cela. Ce couple presque parfait qui en impose est, du début à la fin, en totale symbiose. Un homme, une femme et de nombreux personnages incarnés avec brio.       <br />
              <br />
       La femme, les femmes plutôt, sont jouées par la &quot;bellissima&quot; Camille Bardery. Superlatif italien qui lui va bien.       <br />
              <br />
       Ah ! Camille. Que de belles choses ce prénom me rappelle. Un prénom qui, j’avoue, lui sied à merveille.       <br />
              <br />
       J’aime bien ce prénom : Camille. Il va aussi bien aux garçons qu’aux filles et me rappelle de bons moments. Je dis Camille, j’écris ton nom et je me revois comme une gamine devant toi. Toi qui chantes : <span style="font-style:italic">&quot;j’ai sur le bout de la langue un mot qui me brûle, un mot qui m’embrouille&quot;.</span> Ah ! Amour, toujours. Définitivement j’aime ce prénom. Camille. Surtout chez ce garçon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737414.jpg?v=1359737479" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Et la fille maintenant. Camille Bardery. Silhouette élancée, allure stylée, port de tête assuré. Camille, comédienne chic aux talents multiples. Si j’étais une femme qui aimait les femmes,  j’aimerais être son capitaine. Ses yeux brillants, inlassablement, me guideraient et je serais la plus heureuse des &quot;women&quot;. Voilà qui est dit, Camille. Elle regarde la vie plutôt du bon côté. Cela saute aux yeux, Comédie Bastille. Elle nous embarque et nous donne en retour ce que le théâtre a offert de plus beau aux femmes : des répliques bien écrites et admirablement ciselées. Maîtrisées sur la scène avec subtilité et finesse. Camille Bardery, je dois aussi l’avouer, possède cette diction impeccable dont beaucoup d’acteurs, sortis tous droit des écrans de télé, devraient s’inspirer. Être acteur, c’est un métier. Si le couple est &quot;presque&quot; parfait, les comédiens sont quant à eux, entièrement pros à n’en pas douter.       <br />
              <br />
       De Feydeau en passant par Ribes, de Tardieu à Courteline… le public jubile. On en redemande, l’hiver est si long… Rire par les temps qui courent, ce que c’est épatant, bon sang !       <br />
              <br />
       Rire avec Camille Bardery, rire toujours et encore avec David Bottet.       <br />
              <br />
       L’homme, les hommes plutôt, sont interprétés par le &quot;molto carino&quot; David Bottet. Charmant en italien. Adjectif insuffisant : époustouflant, ce comédien.       <br />
              <br />
       Si j’étais un homme, j’aimerais être son amant d’un soir, d’un soir d’hiver. Sa voix reconnaissable entre autres gens aimables me guiderait pas à pas et je serais le plus heureux des &quot;lovers&quot;.       <br />
              <br />
       Cet élan d’amour dominical et marcher pour la liberté m’ont totalement inspirée.        <br />
       C’est un comédien incroyable David Bottet. Il rentre sur scène et voilà qu’on est scotché. Il n’arrête jamais, enfile les répliques avec facilité, sachant parfaitement respirer. Encore un conseil à suivre de très près. Il est un comédien remarquable d’intensité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737477.jpg?v=1359738657" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Alors que dire d’autre de ce couple presque parfait. Qu’il fait un couple parfait en vrai, puisque pas tout à fait comme on pouvait l’imaginer avant d’entrer. Il ne ressemble à aucun autre, il est unique, c’est bien en cela que ce couple est fantastique. Camille est grande et lui plus petit, ils s’en amusent, c’est délicieux à regarder.       <br />
              <br />
       Ils s’aiment ces deux-là et reprennent à cœur joie les plus belles répliques de théâtre, ils chantent, ils crient, se cherchent et se titillent. On s’amuse. On se reconnaît même un peu. C’est la comédie à Bastille.       <br />
              <br />
       On en redemande. On revient même les voir. Quand on aime, on ne compte pas.       <br />
              <br />
       C’est beau un couple qui se chamaille, qui claque une porte puis qui se réconcilie. C’est beau et ça peut durer toute une vie.       <br />
              <br />
       Éros, dieu de l’amour, a brillé un dimanche dans les rues de Paname. Admirant de loin des couples d’hommes et de femmes s’enlacer sous un ciel bleu printanier.       <br />
              <br />
       Éros ne le sait peut-être pas mais brillaient non loin de là, sur un plateau, deux splendides comédiens. Se donnant la réplique devant un bon public et pour la deux cent cinquantième fois, au moins.       <br />
              <br />
       Quel bonheur ! De donner au public comme ça.       <br />
              <br />
       &quot;Quel plaisir quand on nous aime comme ça ! Quand on nous aime, quand on nous aime, comme ça.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un couple presque parfait"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5186159-7737502.jpg?v=1359738658" alt="Un couple presque parfait" title="Un couple presque parfait" />
     </div>
     <div>
      Une comédie mise en scène par Anne-Jacqueline Boush et David Bottet.       <br />
       D'après des textes de Ribes, Tardieu, Obaldia, Courteline et Feydeau.       <br />
       Avec : Camille Bardery et David Bottet.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 janvier au 30 mars 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Comédie Bastille, Paris 11e, 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comedie-bastille.com/appert/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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