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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T17:54:50+02:00</dc:date>
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   <title>"La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !</title>
   <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un mariage artistique mêlant Flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe et danseur Rubén Molina donne une couleur autant tragique que profonde à une lutte politique des minorités dans un espace de jeu où le théâtre corporel donne la répartie au 6ᵉ art andalou.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65062349.jpg?v=1764748694" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un rideau aux trois quarts baissé où apparaissent quatre paires de jambes allongées au sol, habillées de leurs robes faisant des taconeos<span style="font-style:italic">(1)</span>, chacune à leur façon, dans des positions différentes accompagnées de vocalisations copulatoires.       <br />
              <br />
       Puis, quand le rideau se lève complètement, la scène est baignée de clairs-obscurs dans lesquels se détachent, côté cour, quatre femmes habillées de robes noires. Les lumières sont tamisées et donnent une atmosphère à la fois romantique et tragique. Côté jardin, assis un peu à l'ombre, le guitariste Marc Lopéz joue de son instrument, avec près de lui un djembé et une autre percussion. Les corps sont figés, la scénographie et les premières gestiques sont très théâtrales avant que les chorégraphies n'investissent les planches.       <br />
              <br />
       Rubén Molina, castagnettes aux mains, avance, du fond de scène, le tronc en avant, les jambes serrées, attaquant ses taconeos, la gestuelle à dessein en tension, proche du tronc et des hanches. Avec les castagnettes, les éventails, les palmas<span style="font-style:italic">(2)</span> et le braceo<span style="font-style:italic">(3)</span>, tous les fondamentaux traditionnels du Flamenco sont réunis et le chorégraphe danseur cordouan les marie avec le théâtre et une musique nourrie de percussions qui sortent du pré carré que l'on retrouve souvent, et avec plaisir !, Avec le cajon introduit dans les années soixante-dix par le légendaire guitariste Paco de Lucia (1947-2014).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65062350.jpg?v=1764748729" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;La Salida&quot;, le contemporain s'immisce avec, par moment, une gestuelle aérienne, ample et des membres supérieurs aux gestes élancés. Le tempo est différent et se marie très bien avec le rythme beaucoup plus cadencé du Flamenco. Cette dichotomie artistique apporte des ruptures entre tableaux et au sein de ceux-ci.       <br />
              <br />
       En plus du 6ᵉ art andalou, la danse contemporaine et le théâtre sont incarnés par Paloma Lopez, Araceli Molina, Lori La Armenia et Caroline Pastor. La chanteuse flamenca Ana Brenes les accompagne scéniquement alors que Rubén Molina et Marc Lopez restent dans une approche artistique uniquement andalouse. Aussi, durant une bonne partie de la représentation, tout en ayant une cohérence et une homogénéité dramaturgiques, une césure scénique se dessine entre ce qui fait théâtre et ce qui fait Flamenco, ce qui fait musique et ce qui fait chant, ce qui est danse de groupe et ce qui est solo au travers d'une démarcation marquée d'un côté par une forme de solitude, et de l'autre, par une configuration grégaire d'être ensemble.       <br />
              <br />
       Toutefois, cette démarcation s'estompe, les tableaux se recentrant au milieu du plateau ensuite, avec le théâtre et le Flamenco se mariant comme dans cette séquence où, bâton à la main, les danseuses remontent côté cour vers côté jardin, comme prêtes à lutter ou se faire entendre alors que la guitare et le chant sont en appui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65062380.jpg?v=1764748841" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      La chanteuse Ana Brenes, à la tessiture grave et profonde, donne un cachet tragique au spectacle. Appuyée par la guitare de Marc Lopéz, son timbre incarne la voix d'un combat collectif, représentée par les danseuses sous une forme dramaturgique dans laquelle les gestuelles et les gestiques flamencas et contemporaines alternent. Un visage à la Janus se dessine par le biais de celles-ci, avec, pour les premières, une incarnation des minorités dites invisibilisées et pour les secondes, celle d'une actualité toujours présente de leurs luttes.       <br />
              <br />
       Le spectacle, porté par une très belle scénographie, joue sur les aspects autant traditionnels que modernes du 6ᵉ art avec des interprètes utilisant des expressions autant corporelles que faciales pour exprimer une revendication universelle, celle de faire valoir ses droits.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Claquement des talons au sol de façon rythmée.       <br />
       (2) Battement des mains pour donner le rythme.       <br />
       (3) Mouvements gracieux des mains et des bras.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Salida"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92976970-65063161.jpg?v=1764752998" alt=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" title=""La Salida" Rubén Molina mêle avec maestria art et politique !" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie, idée originale : Rubén Molina.       <br />
       Mise en scène : Rubén Molina.       <br />
       Musique live : Marc Lopéz.       <br />
       Création Sonore : Christine Diger.       <br />
       Lumières : James Angot.       <br />
       Son : Octave Train.       <br />
       Costumes : Maria Molina.       <br />
       Création florale : Celine Argente.       <br />
       Assistante répétitrice : Araceli Molina.       <br />
       Danseuses et danseurs, musiciennes et musiciens à la création : Rubén Molina, Paloma Lopéz, Caroline Pastor, Araceli Molina, Lori la Armenia, Marc Lopéz et Ana Brenes.       <br />
       Production : Compagnie La Nueva.       <br />
       Avec le soutien de la Consejeria de Cultura de la Embajada de España en Paris, du CND, Centre national de la danse.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       La représentation a eu lieu le 25 novembre 2025 à la Scala Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92976970-65062349.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !</title>
   <pubDate>Wed, 05 Feb 2020 06:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Chaillot se déroule actuellement la quatrième biennale d'art flamenco. Avec "¡ Fandango !", c'est un grand coup d'éclat talentueux qui est donné, le temps d'un spectacle, à cet art avec son allure presque d'opéra, sa théâtralité qui s'associent avec gourmandise à une musique à la fois moderne et classique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42462947-35393592.jpg?v=1580841841" alt="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" title="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" />
     </div>
     <div>
      C'est une fable, un conte qui se déroule sous nos yeux, dans une lumière au contour sombre qui découpe et enveloppe la scène ronde dans un voile lumineux. Le temps, le silence, la pause font partie intégrante du spectacle. Les émotions tissent un lien entre les interprètes, dans un rapport physique allant au-delà des mouvements de flamenco. Nous sommes dans un Ailleurs où la musique, le chant et la danse prennent leur place dans une histoire avec ses rebondissements, ses joies, ses peines et ses humeurs. Le théâtre est très présent autour des attitudes et de la gestique. Celles-ci incarnent des sentiments dont la gestuelle est la caisse de résonance.       <br />
              <br />
       La représentation est découpée en différents tableaux donnant une articulation presque d'opéra avec des moments forts de scénographie comme ce plateau recouvert subitement d'un voile noir dans lequel se découvre en relief la courbure d'une femme. C'est un enchaînement où la beauté est chaque fois au rendez-vous. Tout est poétique, autant dans l'esthétisme des couleurs que dans les mouvements.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42462947-35393602.jpg?v=1580841841" alt="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" title="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" />
     </div>
     <div>
      Les séquences se suivent avec pour chacune sa scénographie, ses lumières, ses costumes. Là, un marcel, plus loin un veston, une chemise ou une longue robe. Cela débute avec un ensemble de cinq artistes qui longe la frontière, délimitant la scène, en lançant leurs avant-bras et leurs mèches de cheveux vers l'avant, puis les faisant revenir à eux. Le corps parle au-deçà de ses composantes flamenquistes. Les palmas, sur les jambes et le tronc, viennent accompagner les taconeos avec David Coria, le principal protagoniste, et Rafael Ramírez. Chacun avec son style.       <br />
              <br />
       David Coria enchaîne un ensemble de solos aux compas différents. Les taconeos, alternés de pause, caressent presque le sol dans des tapotements de pieds qui refusent la technicité pure et dure préférant son enrobé poétique. Le contact au sol est particulier, ni trop vif, ni trop tranchant car baigné d'émotions, dans un rapport à la scène toujours incarnée. Ce n'est pas uniquement le danseur qui est sur les planches mais surtout le personnage d'un drame, d'une tragédie.        <br />
              <br />
       Les talons ne tapent pas le sol comme si celui-ci ne devait pas faire uniquement écho à ce geste. Il l'accompagne plutôt dans une continuité corporelle où les sentiments sont à fleur de peau. Les répliques, somatiques, sont serties de taconéos, comme des éléments de langage avec des braceos toujours sobres, assez proches du tronc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42462947-35393644.jpg?v=1580841900" alt="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" title="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" />
     </div>
     <div>
      Rafael Ramírez est dans une attitude, à dessein, plus ramassée, souvent droite, légèrement penchée sans montrer, à la différence de David Coria, plein d'émotion. C'est la sobriété et la tenue qui guident la gestique avec des pieds presque joints pour donner une dynamique rapide. Autant le second porte la tragédie avec lui, autant le premier porte le destin de celle-ci, son inéluctabilité. Ses déplacements via les taconéos font de ceux-ci un langage qui donne, à chacune de ses tapes, un écho vers l'autre. La communication passe par le flamenco avec, plus loin, des castagnettes, éléments caractéristiques du fandango, qui font résonner sa culture ancestrale. Celui-ci, en plus d'être un style musical, est une danse traditionnelle de couple dont les mouvements sont vifs.       <br />
              <br />
       Plus loin, chaque danseur se déplace aux quatre coins de la scène en l'attaquant avec les talons décollant des planches et les pointes en l'air de façon synchronisée. C'est une gestuelle théâtrale avec ses répliques corporelles, ses emplacements, ses postures, son chant où, pour chaque tableau, le compas est toujours autre, habillé de couleurs souvent différentes, du rouge au noir en passant par le blanc comme reflets émotionnels.       <br />
              <br />
       Un saxophone taquine dès le début du spectacle une guitare flamenca, donnant à l'atmosphère un accent à la fois enrobé de chaleur et de tragique, appuyé aussi par une clarinette qui contrebalance à dessein un tempo où les castagnettes, durant toute une chorégraphie, secouent de leurs rias un traditionnel qui s'allie à une composition musicale très moderne et originale. Un pur bonheur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"¡ Fandango !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42462947-35393660.jpg?v=1580841935" alt="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" title="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" />
     </div>
     <div>
      Création à Chaillot.       <br />
       Direction artistique : David Coria, David Lagos.       <br />
       Chorégraphie : David Coria en collaboration avec Eduardo Martinez.       <br />
       Direction musicale : David Lagos.       <br />
       Mise en scène : David Coria.       <br />
       Avec David Coria, Rafael Ramírez, Paula Comitre, Florencia Oz, Marta Gálvez.       <br />
       Répétitrice : Paula Comitre.       <br />
       Concept musical : Hodierno (David Lagos, Alfredo Lagos, Juan Jiménez, Daniel Muñoz &quot;Artomatico&quot;).       <br />
       Lumières : Gloria Montesinos (A.A.I.).       <br />
       Costumes : Belén de la Quintana, Pili Cordero.       <br />
       Création sonore : Ángel Olalla.       <br />
       Régie, assistant de production : Jorge Limosnita.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Production Artemovimiento.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 26 et 28 janvier dans la salle Jean Vilar du Théâtre national de Chaillot (Paris) dans le cadre de la Quatrième Biennale d'Art Flamenco.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42462947-35393666.jpg?v=1580841991" alt="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" title="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" />
     </div>
     <div>
      <b>Quatrième Biennale d'Art Flamenco</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 janvier au 13 février 2020.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 45.       <br />
       Jeudi à 19 h 45 et 20 h 30.       <br />
       Samedi à 20 h 30.       <br />
       Dimanche à 15 h 30.       <br />
       Chaillot - Théâtre national de la Danse, Paris 16e, 01 53 65 31 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme</b>       <br />
       Du 29 au 30 janvier 2020 : &quot;Sin permiso - canciones para el silencio&quot;, Ana Morales.       <br />
       Du 30 au 31 janvier 2020 : &quot;La espina que quiso ser flor o la flor que soñó con ser bailaora&quot;, Olga Pericet.       <br />
       1er février 2020 : &quot;Impulso&quot; Rocío Molina.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 6 février 2020 :</span> &quot;Cuentos de Azúcar&quot; Eva Yerbabuena.       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 février 2020 :</span> &quot;Tomatito&quot;, Tomatito sextet.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 13 février 2020 :</span> &quot;Magma&quot;, Marie-Agnès Gillot, Andrés Marín, Christian Rizzo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42462947-35393676.jpg?v=1580843688" alt="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" title="¡ Fandango ! Du grand, du beau, de l'art !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42462947-35393592.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/¡-Fandango--Du-grand-du-beau-de-l-art-_a2653.html</link>
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   <title>Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !</title>
   <pubDate>Wed, 19 Sep 2018 12:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Galván bouscule à nouveau le flamenco dans l'univers circassien. Autour de danses tziganes, le spectacle s'immisce dans l'arrière-cour du cirque Romanès pour nous dévoiler la compagnie de ses chats. Le chorégraphe renverse une nouvelle fois les codes des traditions flamencas dans l'essence de sa représentation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25649341-26819061.jpg?v=1537353120" alt="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" title="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" />
     </div>
     <div>
      Israel Galván surprenant ? Ce n'est presque plus une surprise. Surprenant dans son approche et sa manière d'appréhender le flamenco, noble et viril dans sa posture et ses attitudes, par un abord où les sexes sont inversés, où la virilité n'est jamais présente au plateau sans qu'une once d'anima assumée, de féminisme avérée n'accompagne la gestuelle, le mouvement.       <br />
              <br />
       Il s'était déjà habillé en robe dans un précédent spectacle. Là, il récidive en portant des talons aiguilles. D'abord aux mains en les faisant sonner sur la scène, puis aux pieds.       <br />
              <br />
       Certaines autres performances scéniques ont beaucoup plus de cachet. Mais peu importe, le clou n'est pas forcément dans sa technique, qu'il montre depuis des années, mais dans son rapport à son art, à la place qu'il lui donne en bousculant ses rites scéniques et ses codes. Il les renverse, porte l'ambivalence sexuelle en conviant les deux sexes dans un seul corps.       <br />
              <br />
       Le flamenco évolue en devenant de plus en plus unisexe dans sa gestuelle. Galván prend le contrepied de cette approche en affirmant la transsexualité de cet art avec ses talons aiguilles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25649341-26819076.jpg?v=1537353216" alt="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" title="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" />
     </div>
     <div>
      L'approche est complètement décalée avec Israel Galván arrivant sur une planche de bois, à chaque pied. Il montre ainsi que l'habit ne fait pas le moine, la chaussure, les taconeos*, et que seuls le corps et l'attitude sont essentiels. Son entrée dans ce spectacle est ainsi aux antipodes d'un artiste de renom. Il utilise aussi des éléments d'une présence singulière sur un plateau, celui d'un rocking-chair où il joue de bascules, d'équilibres, de taconeos.       <br />
              <br />
       C'est aussi une affaire de son, de sonorité. Chez Galván, le &quot;bruit&quot; musical, la tape sur le sol ou sur un tambourin est toujours forte et rapide comme pour marquer son territoire, sonore et géométrique. Il fait du taconeo l'élément moteur de son jeu même si le geste reste un élément essentiel. Le rythme est rapide, vif, s'accélère puis la jambe se lève, bat les airs pour apporter un souffle, un repos dans ces mouvements rapides, cassant un peu le rythme.       <br />
              <br />
       Puis cela repart, le corps bascule vers le sol, le caresse en s'allongeant sur la jambe gauche, le tronc basculant vers la scène. C'est ainsi deux approches d'un même corps à deux instants différents qui cohabitent, le premier du talon avec les taconeos qui donnent un rythme, un souffle, une force à la scène et le second avec le corps qui la caresse de son tronc et de ses jambes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25649341-26819135.jpg?v=1537353486" alt="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" title="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" />
     </div>
     <div>
      C'est ce qui fait la force de Galván, son originalité, un talent qui l'amène à prendre pour décor tout élément du monde. Un ensemble hétéroclite dans un lieu tout aussi hétéroclite, celui du cirque Romanès avec derrière son rideau une arrière-cour de chats, de casseroles et d'ustensiles de cuisine. C'est le flamenco au plus proche de ses rapports au réel, à ce qui peut lui faire aussi obstacle qui se trouve transformé en appui.       <br />
              <br />
       Puis deux danses tziganes accompagnent le spectacle avec également un exercice d'équilibre dans les airs. La première fait tourbillonner sur son axe une danseuse aux cheveux blonds et longs. La seconde ressemble étrangement à du flamenco avec des pieds qui tapent le sol des plantes et des talons, accompagnés de claquement de mains sur les jambes.       <br />
              <br />
       Enfin, il y a Caracafé, guitare à la main, qui fait des solos donnant le tournis. L'attaque et la rapidité des accords avec leur belle sonorité donnent un cachet musical indéniable au jeu de Galván. Tout y est. Le décor, le son, la musique, la danse sanctifiés par le talent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Les taconeos sont les mouvements de pied rapides, des talons sur le sol. Ils sont faits sur les deux pieds et sont caractéristiques du Flamenco. Ils peuvent avoir différentes modulations selon le tempo musical.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gatomaquia" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25649341-26819138.jpg?v=1537353523" alt="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" title="Gatomaquia… tout un cirque… pour une bataille de chats !" />
     </div>
     <div>
      O Israel Galván bailando para cuatro gatos.       <br />
       Conception, chorégraphie : Israel Galván.       <br />
       Son : Pedro León.       <br />
       Lumières cirque : Romanès Dorin.       <br />
       Régie plateau : Balbina Parra.       <br />
       Directeur technique : Pablo Pujol.       <br />
       Danse : Israel Galvan.       <br />
       Guitare : Caracafé.       <br />
       Chant : Delia Romanès.       <br />
       Poète, récitant : Alexandre Romanès.       <br />
       Tissus aérien, trapèze : Alexandre Romanès.       <br />
       Danse : Rose-Reine Romanès.       <br />
       Hola-Hoop : Irina Romanès.       <br />
       Et les chats du cirque Romanès.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 22 septembre 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h.       <br />
       Cirque Romanès (Théâtre de la Ville Hors les murs), Paris 16e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25649341-26819061.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Gatomaquia-tout-un-cirque-pour-une-bataille-de-chats _a2240.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>FLA.CO.MEN… Galván tape du pied et fait musique !</title>
   <pubDate>Mon, 08 Feb 2016 15:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Galván est un chorégraphe qui aime bousculer le flamenco, toujours le reprendre pour en amplifier les traits ou les détourner. Dans ce spectacle, il marie musique et danse sans que l'un n'ait priorité sur l'autre. Ils s'accompagnent, se portent ou se doublent sans jamais se télescoper.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8916561-14133557.jpg?v=1454942474" alt="FLA.CO.MEN… Galván tape du pied et fait musique !" title="FLA.CO.MEN… Galván tape du pied et fait musique !" />
     </div>
     <div>
      Le titre du spectacle est une inversion de syllabes, avec un jeu de mots, montrant le désir du chorégraphe de bousculer le flamenco. Et c'est ce que fait Galván à la fois musicalement, même si ce n'est pas le seul à l'avoir fait, et dans le geste, comme à son accoutumé.       <br />
              <br />
       Le chorégraphe-danseur met la musique en avant avec, au centre de la scène, deux grosses caisses. C'est la danse qui débute avec une deuxième phase où la musique, très présente, rythme le spectacle. Saxophone, violon, flûte, guitare et percussions, accompagnés de chants, font entendre leurs partitions ensemble ou à tour de rôle.       <br />
              <br />
       Galván décentre le flamenco. Il va voir ailleurs en faisant un pied-de-nez à la représentativité de cette danse où il joue à mimer les attitudes du danseur spécialiste dont il envoie paître les partitions, celles, peut-être, de ses précédents spectacles. Il s'agit de se réinventer et de réinventer le flamenco.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8916561-14133566.jpg?v=1454942516" alt="FLA.CO.MEN… Galván tape du pied et fait musique !" title="FLA.CO.MEN… Galván tape du pied et fait musique !" />
     </div>
     <div>
      Car l'expression gestuelle de Galván est composé de mouvements à la fois longilignes et anguleux comme pour casser une courbe dans ses élans ou à l'inverse l'arrondir quand il attaque ses mouvements de façon anguleuse. Le pied part en courbe pour ensuite se rabattre ou s'étendre. Ce sont sur ces finitions que la surprise peut apparaître avec un geste qui peut partir plus haut, plus fort ou bien se relâcher en pointe.       <br />
              <br />
       Il va chercher le flamenco dans sa théâtralité, dans sa noblesse, dans son aspect &quot;mâle&quot; pour le détourner, l'enjoliver, s'en amuser. Il en ajoute. Sauf que l'art sur l'art reste de l'art, voire du grand art. C'est sa marque, son empreinte. Il fait partie de ses danseurs dont le langage artistique est dans le corps, le maintien, la posture et la théâtralité. Assez banal pour un danseur flamenco sauf qu'avec lui, le tout est décuplé.        <br />
              <br />
       Techniquement, les solos sont riches avec des taconeos* rapides et très serrés. Ils sont soutenus, changent rarement de rythme, celui-ci étant porté par le haut du corps et la gestuelle des bras.       <br />
              <br />
       Quand Galván disparaît dans la nuit des projecteurs, il fait entendre sa présence durant plusieurs minutes par ses taconeos. Le talon parle quand le corps disparaît. Le danseur s'éclipse ainsi dans sa danse. Elle se fait entendre et non plus voir.       <br />
              <br />
       En pleine lumière, il revient nu-pieds. La danse devient maintenant muette avec comme unique représentation, le corps. Elle parle par mouvements, soutenue par une musique où le rythme des taconeos disparaît derrière elle. C'est Galván. Une attitude, une posture, un maintien. Quitte à disparaître derrière la musique. Puis, ce sont les autres musiciens, dont un plutôt bon danseur, qui prennent le relais. Les percussions sont très présentes. Le spectacle se prête parfois à quelques facilités, comme le jeu des grosses caisses qui apporte peu de valeur artistique.       <br />
              <br />
       Le spectacle se découpe ainsi en différents segments autour d'apparition et de disparition de Galván, de ses jeux théâtraux et de son retrait en plaçant les musiciens en avant, de la gestuelle de son corps et de son éclipse autour d'une musique l'accompagnant ou lui emboîtant le pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tout est en clair-obscur avec une face à la Janus où le corps renvoie son écho dans la musique, une musique aux différentes tonalités comme l'expression corporelle du chorégraphe. Le corps du danseur se revendique masculin pour disparaître et revenir habillé à la fin dans une robe flamenca, éminemment féminine.        <br />
       Bref, un vrai mélange des genres artistiques !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Les taconeos sont les mouvements des talons sur le sol. Ils sont faits sur les deux pieds et sont caractéristiques du Flamenco. Ils peuvent avoir différentes modulations.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"FLA.CO.MEN"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8916561-14133721.jpg?v=1454943718" alt="FLA.CO.MEN… Galván tape du pied et fait musique !" title="FLA.CO.MEN… Galván tape du pied et fait musique !" />
     </div>
     <div>
      Direction, chorégraphie et danse : Israel Galván.       <br />
       Musiciens : David Lagos, Tomás de Perrate, Eloisa Canton, Caracafe, Proyecto Lorca (Juan Jimenez Alba &amp; Antonio Moreno).       <br />
       Direction artistique et chorégraphie de Sevillanas : Pedro G. Romero.       <br />
       Mise en scène et chorégraphie de Alegrías : Patricia Caballero.       <br />
       Lumières : Rubén Camacho.       <br />
       Son : Pedro León.       <br />
       Costumes : Concha Rodríguez.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 11 février 2016.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       <b>En raison d'une blessure d'Israël Galvan, la représentation du lundi 8 février à 20 h 30 est annulée.</b>       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8916561-14133557.jpg</photo:imgsrc>
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