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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-13T02:41:02+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial</title>
   <pubDate>Sun, 21 Jun 2026 16:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 14 septembre 1898, Célestine R., jeune femme de chambre, prend sa nouvelle place de domestique, au Mesnyl-Roy en Normandie, dans une famille bourgeoise et décide de tenir son journal en se promettant de n'employer aucune réticence, pas plus vis-à-vis d'elle que des autres, notamment ses employeurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97069547-67636179.jpg?v=1689849892" alt="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Observant ses maîtres par le petit trou de la serrure, fouillant dans le linge sale, elle nous dévoile, derrière le masque de respectabilité de tout ce petit monde, un profond cloaque empli de bassesses et de laideur morale, de misère affective et sexuelle, de vilenies, mesquineries, cruautés, fourberies, tant des maîtres que des serviteurs, de turpitudes sociales et politiques, de perversions et dépravations en tous genres et autres ignominies.       <br />
              <br />
       Entreprise de démolition et de démystification, ce roman nous révèle l'envers du décor et nous amène à faire nôtre le constat vengeur de Célestine : <span style="font-style:italic">&quot;Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant que les honnêtes gens&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Certes, le résumé ci-dessus est une parfaite vitrine de ce célèbre roman écrit par Octave Mirbeau et publié en 1900. Pourtant, le choix de Patrick Valette, metteur en scène, auteur et directeur de la Compagnie l'Escabotée, s'est porté exclusivement sur le prisme particulier de l'identité féminine incarnée dans le roman par Célestine, cette employée de maison battante, lucide face aux choses de sa vie et profondément sensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97069547-67636180.jpg?v=1689849928" alt="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Pas de circonstances atténuantes pour la gent masculine dans cette adaptation, mais un très bel hommage à la femme, à ses combats opiniâtres, ses abnégations, ses sacrifices.       <br />
              <br />
       Comment ne pas avoir cerné, à ce point, le combat de cette femme lors de nos études universitaires en littérature comparée et comment être passée à côté de ce qui constitue de toute évidence la substantifique moelle du roman : le cri d'une femme engluée dans un ordre social dévastateur dont les rêves et l'amour permettent de tenir debout et de se battre ! Une chambrière, le double de Mirbeau s'il en est, à travers laquelle le romancier va réaliser l'objectif qu'il s'était fixé dès 1877 : obliger la société <span style="font-style:italic">&quot;à regarder Méduse en face&quot;</span> et à <span style="font-style:italic">&quot;prendre horreur d'elle-même&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Quel magnifique travail d'adaptation réalisé là par Patrick Valette. On se dit qu'il a dû être considérable. Mais une adaptation pour le théâtre n'est rien bien entendu, aussi brillante soit-elle, tant qu'elle n'est pas incarnée par les comédiens et les comédiennes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97069547-67636181.jpg?v=1689849952" alt="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Ici, de comédienne, il n'y en a qu'une sur scène, Dorothée Hardy, formidablement convaincante dans son rôle de femme, proie de la laideur morale du bourgeois et plus globalement de l'humanité toute entière, esclave de la domesticité et du regard des mâles. Il est fort probable qu'Octave Mirbeau serait fier de cette pièce à voir ainsi évoluer ainsi son personnage dans la misère affective et sexuelle.       <br />
              <br />
       Dorothée Hardy en Célestine rit beaucoup. D'aucuns(es) ont reproché à cette direction d'acteurs un trop-plein dérangeant et redondant. Mais il n'en est rien. Le rire de la comédienne, particulièrement sensible et superbement interprété, accorde à son personnage un geste libératoire et ô combien émancipateur.       <br />
              <br />
       &quot;Célestine Mirbeau&quot; aurait très bien pu être la lanceuse d'alerte du mouvement #MeToo ou de &quot;Balance ton porc&quot; tant la mise en scène et l'interprétation de Dorothée Hardy, portée par l'adaptation de Patrick Valette, sonnent juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97069547-67636182.jpg?v=1689850011" alt="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Derrière la simple figure féminine soumise, qui est une femme purement et simplement, la pièce qui se joue au Verbe Fou met aussi en exergue le thème du domestique, être déclassé, de son instabilité (les femmes de chambre sont ballottées de place en place, au gré des caprices des maîtres et des employeurs), humiliées comme du cheptel, aliénées idéologiquement. De nombreux exemples contemporains pourraient abonder largement dans ce sens. <span style="font-style:italic">&quot;Et dire qu'il existe une ligue de défense des droits des animaux&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Le Journal intime d'une femme de chambre&quot;, à l'affiche du Théâtre de la Tache d'Encre, nous offre, en ce 60ᵉ festival Off, une remarquable adaptation du roman de Mirbeau.       <br />
              <br />
       Courez-y. Vite, vite avant qu'il ne soit trop tard…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le journal d'une femme de chambre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97069547-67636183.jpg?v=1689850036" alt="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2026• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Texte : Patrick Valette, d'après Octave Mirbeau.       <br />
       Mise en scène : Patrick Valette.       <br />
       Avec : Dorothée Hardy.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1h 05.       <br />
       Par la Compagnie l'Escabotée.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 24 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de la Tache d'Encre, Salle du Coq, 1, rue de la Tarasque, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 97 13.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/spectacle/le-journal-d-une-femme-de-chambre-403886" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.latachedencre.com/produit/le-journal-dune-femme-de-chambre-4/" target="_blank">>> latachedencre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97069547-67636182.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-journal-d-une-femme-de-chambre-Quand-une-seule-en-scene-redore-et-condense-joliment-l-ouvrage-initial_a4592.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2025• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur</title>
   <pubDate>Mon, 26 May 2025 07:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud. Quel plaisir de boucler une année en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776993-62827404.jpg?v=1670786001" alt="•Off 2025• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" title="•Off 2025• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" />
     </div>
     <div>
      Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier &quot;Ma bohème&quot; dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.       <br />
              <br />
       Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !       <br />
              <br />
       C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. <span style="font-style:italic">&quot;Il s'en va, seul, les poings sur son guidon, à défaut de ne pas avoir de cheval …&quot;.</span> Et il raconte l'histoire d'un homme &quot;brûlé&quot; par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776993-62827405.jpg?v=1670786025" alt="•Off 2025• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" title="•Off 2025• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" />
     </div>
     <div>
      Pourquoi Rimbaud ? Parce qu'avant de quitter le navire professionnel, il lance cette phrase à son &quot;N+1&quot;, autrement dit son supérieur : <span style="font-style:italic">&quot;Je vais acheter un cheval et m'en aller&quot;</span>. Cette même réplique, Rimbaud l'a écrite en 1881 dans une lettre. Romuald, le personnage de ce seul en scène l'ignorait et c'est une femme – Christelle – son assistante qui lui tend cette nouvelle. Elle lui glisse au passage un livre avec à l'intérieur un marque-page : &quot;Le bateau ivre&quot;. Romuald va lire, <span style="font-style:italic">&quot;Et dès lors, je me suis baigné dans le poème&quot;</span> aurait-il pu dire. Car c'est bien cela que le comédien partage avec nous, son voyage pour rencontrer Rimbaud. À vélo.       <br />
              <br />
       Romain Puyuelo incarne à la perfection chacun des personnages, il est, suit, poursuit et vit Rimbaud. Le spectateur rencontre alors la mère, la sœur, les amis, sans oublier Paul Verlaine et leur passion brûlante et mortelle. Coup de maître et bel hommage à ce &quot;Prince des poètes&quot; comme l'exprimera son ami d'enfance, Ernest Delahaye.       <br />
              <br />
       La réussite tient aussi sur la fluidité de la mise en scène, la sobriété d'un décor, le son travaillé à la perfection. Inutile d'être un féru de poésie du XIXe pour assister à ce spectacle. C'est un road trip moderne sous couvert de rimes et de vers avec des mots d'aujourd'hui qui nous reviennent quand Romuald voit en Christelle une femme qui pourrait être celle qu'il aime et à qui, maintenant, il saura déclamer de beaux poèmes tant l'ivresse de ce voyage, au cœur de ce poète de génie, l'aura transformé et grandi et moi aussi !       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rimbaud Cavalcades !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776993-62827406.jpg?v=1670786056" alt="•Off 2025• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" title="•Off 2025• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" />
     </div>
     <div>
      Texte : Romain Puyuelo et Nicolas Vallée.       <br />
       Mise en scène : Nicolas Vallée.       <br />
       Avec : Romain Puyuelo.       <br />
       Création musicale : Carlos Bernardo.       <br />
       Création lumière :  Nicolas Laprun.       <br />
       Par la Compagnie Dhang Dhang.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 30. Relâche le ?.       <br />
       Théâtre de la Tache d'Encre, Salle du Rat, 1, rue de la Tarasque, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 97 13.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('la.tache.dencre@wanadoo.fr')" >la.tache.dencre@wanadoo.fr </a>        <br />
       <a class="link" href="https://www.latachedencre.com/categorie-produit/theatre/" target="_blank">>> latachedencre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88776993-62827404.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Rimbaud-Cavalcades--Voyage-cycliste-au-coeur-du-poetique-pays-d-Arthur_a4226.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jun 2024 07:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 14 septembre 1898, Célestine R., jeune femme de chambre, prend sa nouvelle place de domestique, au Mesnyl-Roy en Normandie, dans une famille bourgeoise et décide de tenir son journal en se promettant de n'employer aucune réticence, pas plus vis-à-vis d'elle que des autres, notamment ses employeurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154335-58497984.jpg?v=1689849892" alt="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Observant ses maîtres par le petit trou de la serrure, fouillant dans le linge sale, elle nous dévoile, derrière le masque de respectabilité de tout ce petit monde, un profond cloaque empli de bassesses et de laideur morale, de misère affective et sexuelle, de vilenies, mesquineries, cruautés, fourberies, tant des maîtres que des serviteurs, de turpitudes sociales et politiques, de perversions et dépravations en tous genres et autres ignominies.       <br />
              <br />
       Entreprise de démolition et de démystification, ce roman nous révèle l'envers du décor et nous amène à faire nôtre le constat vengeur de Célestine : <span style="font-style:italic">&quot;Si infâmes que soient les canailles, ils ne le sont jamais autant que les honnêtes gens&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Certes, le résumé ci-dessus est une parfaite vitrine de ce célèbre roman écrit par Octave Mirbeau et publié en 1900. Pourtant, le choix de Patrick Valette, metteur en scène, auteur et directeur de la Compagnie l'Escabotée, s'est porté exclusivement sur le prisme particulier de l'identité féminine incarnée dans le roman par Célestine, cette employée de maison battante, lucide face aux choses de sa vie et profondément sensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154335-58497985.jpg?v=1689849928" alt="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Pas de circonstances atténuantes pour la gent masculine dans cette adaptation, mais un très bel hommage à la femme, à ses combats opiniâtres, ses abnégations, ses sacrifices.       <br />
              <br />
       Comment ne pas avoir cerné, à ce point, le combat de cette femme lors de nos études universitaires en littérature comparée et comment être passée à côté de ce qui constitue de toute évidence la substantifique moelle du roman : le cri d'une femme engluée dans un ordre social dévastateur dont les rêves et l'amour permettent de tenir debout et de se battre ! Une chambrière, le double de Mirbeau s'il en est, à travers laquelle le romancier va réaliser l'objectif qu'il s'était fixé dès 1877 : obliger la société <span style="font-style:italic">&quot;à regarder Méduse en face&quot;</span> et à <span style="font-style:italic">&quot;prendre horreur d'elle-même&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Quel magnifique travail d'adaptation réalisé là par Patrick Valette. On se dit qu'il a dû être considérable. Mais une adaptation pour le théâtre n'est rien bien entendu, aussi brillante soit-elle, tant qu'elle n'est pas incarnée par les comédiens et les comédiennes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154335-58497986.jpg?v=1689849952" alt="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Ici, de comédienne, il n'y en a qu'une sur scène, Dorothée Hardy, formidablement convaincante dans son rôle de femme, proie de la laideur morale du bourgeois et plus globalement de l'humanité toute entière, esclave de la domesticité et du regard des mâles. Il est fort probable qu'Octave Mirbeau serait fier de cette pièce à voir ainsi évoluer ainsi son personnage dans la misère affective et sexuelle.       <br />
              <br />
       Dorothée Hardy en Célestine rit beaucoup. D'aucuns(es) ont reproché à cette direction d'acteurs un trop-plein dérangeant et redondant. Mais il n'en est rien. Le rire de la comédienne, particulièrement sensible et superbement interprété, accorde à son personnage un geste libératoire et ô combien émancipateur.       <br />
              <br />
       &quot;Célestine Mirbeau&quot; aurait très bien pu être la lanceuse d'alerte du mouvement &quot;Me Too&quot; ou de &quot;Balance ton porc&quot; tant la mise en scène et l'interprétation de Dorothée Hardy, portée par l'adaptation de Patrick Valette, sonnent juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154335-58497987.jpg?v=1689850011" alt="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Derrière la simple figure féminine soumise, qui est une femme purement et simplement, la pièce qui se joue au Verbe Fou met aussi en exergue le thème du domestique, être déclassé, de son instabilité (les femmes de chambre sont ballottées de place en place, au gré des caprices des maîtres et des employeurs), humiliées comme du cheptel, aliénées idéologiquement. De nombreux exemples contemporains pourraient abonder largement dans ce sens. <span style="font-style:italic">&quot;Et dire qu'il existe une ligue de défense des droits des animaux&quot;.</span>       <br />
              <br />
       &quot;Le Journal intime d'une femme de chambre&quot;, à l'affiche du Théâtre de la Tache d'Encre, nous offre, en ce 58ᵉ festival Off, une remarquable adaptation du roman de Mirbeau.       <br />
              <br />
       Courez-y. Vite, vite avant qu'il ne soit trop tard…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le journal d'une femme de chambre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154335-58497988.jpg?v=1689850036" alt="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" title="•Off 2024• "Le journal d'une femme de chambre" Quand une "seule en scène" redore et condense joliment l'ouvrage initial" />
     </div>
     <div>
      Texte : Patrick Valette, d'après Octave Mirbeau.       <br />
       Mise en scène : Patrick Valette.       <br />
       Avec : Dorothée Hardy.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1h 05.       <br />
       Par la Compagnie l'Escabotée.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre de la Tache d'Encre, Salle du Rat, 1, rue de la Tarasque, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 97 13.       <br />
       <a class="link" href="https://www.latachedencre.com/categorie-produit/theatre/" target="_blank">&gt;&gt; latachedencre.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81154335-58497984.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Le-journal-d-une-femme-de-chambre-Quand-une-seule-en-scene-redore-et-condense-joliment-l-ouvrage-initial_a3966.html</link>
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   <title>•Off 2024• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jun 2024 07:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées…", Arthur Rimbaud. Quel plaisir de boucler une année 2022 en voyageant au XIXe siècle ! Après Albert Einstein, je me retrouve face à Arthur Rimbaud. Qu'il était beau ! Le comédien qui lui colle à la peau s'appelle Romain Puyuelo et le moins que je puisse écrire, c'est qu'il a réchauffé corps et cœur au théâtre de l'Essaïon pour mon plus grand bonheur !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154877-58498270.jpg?v=1670786001" alt="•Off 2024• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" title="•Off 2024• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" />
     </div>
     <div>
      Rimbaud ! Je me souviens encore de ses poèmes, en particulier &quot;Ma bohème&quot; dont l'intro est citée plus haut, que nous apprenions à l'école et que j'avais déclamé en chantant (et tirant sur mon pull) devant la classe et le maître d'école.       <br />
              <br />
       Beauté ! Comment imaginer qu'un jeune homme de 17 ans à peine puisse écrire de si sublimes poèmes ? Relire Rimbaud, se plonger dans sa bio et venir découvrir ce seul en scène. Voilà qui fera un très beau de cadeau de Noël !       <br />
              <br />
       C'est de saison et ça se passe donc à l'Essaïon. Le comédien prend corps et nous invite au voyage pendant plus d'une heure. <span style="font-style:italic">&quot;Il s'en va, seul, les poings sur son guidon, à défaut de ne pas avoir de cheval …&quot;.</span> Et il raconte l'histoire d'un homme &quot;brûlé&quot; par un métier qui ne le passionne plus et qui, soudain, décide de tout quitter. Appart, boulot, pour suivre les traces de ce poète incroyablement doué que fut Arthur Rimbaud.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154877-58498271.jpg?v=1670786025" alt="•Off 2024• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" title="•Off 2024• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" />
     </div>
     <div>
      Pourquoi Rimbaud ? Parce qu'avant de quitter le navire professionnel, il lance cette phrase à son &quot;N+1&quot;, autrement dit son supérieur : <span style="font-style:italic">&quot;Je vais acheter un cheval et m'en aller&quot;</span>. Cette même réplique, Rimbaud l'a écrite en 1881 dans une lettre. Romuald, le personnage de ce seul en scène l'ignorait et c'est une femme – Christelle – son assistante qui lui tend cette nouvelle. Elle lui glisse au passage un livre avec à l'intérieur un marque-page : &quot;Le bateau ivre&quot;. Romuald va lire, <span style="font-style:italic">&quot;Et dès lors, je me suis baigné dans le poème&quot;</span> aurait-il pu dire. Car c'est bien cela que le comédien partage avec nous, son voyage pour rencontrer Rimbaud. À vélo.       <br />
              <br />
       Romain Puyuelo incarne à la perfection chacun des personnages, il est, suit, poursuit et vit Rimbaud. Le spectateur rencontre alors la mère, la sœur, les amis, sans oublier Paul Verlaine et leur passion brûlante et mortelle. Coup de maître et bel hommage à ce &quot;Prince des poètes&quot; comme l'exprimera son ami d'enfance, Ernest Delahaye.       <br />
              <br />
       La réussite tient aussi sur la fluidité de la mise en scène, la sobriété d'un décor, le son travaillé à la perfection. Inutile d'être un féru de poésie du XIXe pour assister à ce spectacle. C'est un road trip moderne sous couvert de rimes et de vers avec des mots d'aujourd'hui qui nous reviennent quand Romuald voit en Christelle une femme qui pourrait être celle qu'il aime et à qui, maintenant, il saura déclamer de beaux poèmes tant l'ivresse de ce voyage, au cœur de ce poète de génie, l'aura transformé et grandi et moi aussi !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rimbaud Cavalcades !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81154877-58498272.jpg?v=1670786056" alt="•Off 2024• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" title="•Off 2024• "Rimbaud Cavalcades !" Voyage cycliste au cœur du poétique pays d'Arthur" />
     </div>
     <div>
      Texte : Romain Puyuelo et Nicolas Vallée.       <br />
       Mise en scène : Nicolas Vallée.       <br />
       Avec : Romain Puyuelo.       <br />
       Création musicale : Carlos Bernardo.       <br />
       Création lumière :  Nicolas Laprun.       <br />
       Par la Compagnie Dhang Dhang.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre de la Tache d'Encre, Salle du Coq, 1, rue de la Tarasque, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 97 13.       <br />
       <a class="link" href="https://www.latachedencre.com/categorie-produit/theatre/" target="_blank">&gt;&gt; latachedencre.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81154877-58498270.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Rimbaud-Cavalcades--Voyage-cycliste-au-coeur-du-poetique-pays-d-Arthur_a3967.html</link>
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