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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-06T22:29:31+02:00</dc:date>
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   <title>Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar</title>
   <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 10:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Audrey Scotto</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En juillet, tandis qu'Avignon se transforme en scène ouverte où les récits se croisent, Julie Lang-Willar invite à une autre forme de représentation. Avec Acte III : Le Bleu est à l'œuvre, le vocabulaire du théâtre devient celui d'une traversée sensible : ici, les mots, les photogrammes, les vidéos et les installations se répondent pour composer une œuvre où chacun est libre d'inventer son propre parcours. Artiste pluridisciplinaire, plasticienne, auteure et vidéaste, elle a grandi dans un univers de cinéastes où le regard et la narration occupaient une place essentielle. De cette filiation est née une pratique singulière, à la frontière des disciplines, qui privilégie l'expérience à la démonstration. Chez Julie Lang-Willar, le bleu n'est pas seulement une couleur : il est une présence, une matière vivante qui invite chacun à retrouver une manière plus sensible d'habiter le monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794002.jpg?v=1783933034" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      <b>Votre exposition réunit textes, photogrammes, vidéos et installations. Pourquoi avoir choisi de faire dialoguer plusieurs médiums ?</b>       <br />
              <br />
       <b> Julie Lang-Willar :</b> À l'origine, tout est parti d'une écriture consacrée à la rencontre de deux artistes et à leur processus de création commun. C'est le cœur du projet. Très vite, j'ai eu envie d'élargir l'espace de lecture en proposant au visiteur d'autres portes d'entrée ; des images qui prolongeraient cette écriture sans en être une simple illustration.       <br />
              <br />
       Je ne voulais ni photographie, ni dessin, ni croquis, mais une forme plus libre, plus vivante, capable de traduire le mouvement même de la création. C'est ainsi que je me suis tournée vers le cyanotype, plus précisément vers le photogramme. Cette technique, avec son bleu si particulier, s'est imposée comme le prolongement naturel du texte.       <br />
              <br />
       Les deux artistes dont je parle, une réalisatrice et un compositeur-violoniste, sont entièrement imaginaires. Ce qui m'intéresse n'est pas leur histoire, mais ce qui se joue intérieurement lorsqu'une œuvre se construit tels que les doutes, les élans, les intuitions, les fragilités. Toute l'exposition est née de cette écriture, qui est d'ailleurs toujours en cours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794082.jpg?v=1783933359" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      <b>Le visiteur a le sentiment de traverser votre exposition comme un récit. Cherchez-vous à raconter une histoire ou à faire vivre une expérience ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Je dirais plutôt une expérience. J'aimerais que chacun puisse entrer dans un espace où l'on accepte de lâcher prise. Rien n'est imposé ; certains commencent par les films, d'autres par les textes ou les images. Chacun invente son propre parcours.       <br />
              <br />
       Les œuvres sont autonomes, mais elles demeurent reliées par un fil invisible, celui du ressenti. Ce lien ne s'explique pas ; il se découvre peu à peu, au fil de la déambulation. Récemment, une visiteuse a pris le temps de parcourir l'exposition avant de revenir vers moi, profondément émue. Elle avait construit son propre chemin, différent du mien, et c'est précisément ce qui m'intéresse. Une œuvre ne prend véritablement vie que lorsqu'elle est réinventée par celui qui la regarde. Cette rencontre-là est sans doute le plus beau cadeau qu'un artiste puisse recevoir.       <br />
              <br />
       <b>Vos textes possèdent une véritable dimension littéraire. Lorsque naît une idée, savez-vous immédiatement si elle deviendra un texte, une image ou une vidéo ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Non, jamais. Je crois même que mes textes sont déjà des images. J'écris beaucoup à partir des mots, de leurs résonances, de leurs glissements, dans une langue assez contemporaine mais volontairement soutenue.       <br />
              <br />
       Je ne décide pas à l'avance de la forme que prendra une idée. À un moment donné, une évidence s'impose. C'est très intuitif. Je laisse simplement le processus de création suivre son propre chemin.       <br />
              <br />
       <b>Votre exposition s'intitule Acte III : Le Bleu est à l'œuvre. Est-ce vous qui travaillez le bleu ou est-ce lui qui travaille votre regard ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Les deux, sans hésiter. Le bleu est une couleur qui me porte depuis longtemps. C'est celle du ciel, des océans, de notre planète ; une couleur profondément universelle. Elle me traverse autant que je la travaille.       <br />
              <br />
       Je l'aime dans toutes ses nuances, parce qu'il est infini. Chaque bleu raconte quelque chose de différent. J'aime dire que chacun porte son propre bleu en lui ; certains seront sensibles à un bleu Majorelle, d'autres à un bleu Klein ou à un bleu céleste. Cette couleur touche à quelque chose de très intime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794118.jpg?v=1783933928" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      <b>Le bleu semble occuper une place centrale dans votre travail. Pourriez-vous un jour explorer d'autres couleurs ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Oui, bien sûr. Le jaune ou le vert m'intéressent beaucoup, mais chacun ouvre un territoire sensible différent.       <br />
              <br />
       Le vert évoque davantage la nature, la fraîcheur, quelque chose de terrestre. Le jaune, lui, possède une dimension très lumineuse, presque intellectuelle. Sa vibration est extrêmement puissante.       <br />
       J'aimerais poursuivre cette recherche grâce aux anthotypes, un procédé utilisant des pigments naturels comme le curcuma, le thé ou d'autres végétaux afin de créer de nouveaux photogrammes où les couleurs dialogueraient entre elles. Pour l'instant, je poursuis encore mon exploration du bleu, mais cette évolution fait déjà partie de mes projets.       <br />
              <br />
       <b>Votre travail semble inviter le visiteur à ralentir son regard. Pensez-vous que l'art puisse encore nous apprendre à voir, dans un monde saturé d'images ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> J'en suis convaincue. J'en ai pris pleinement conscience lors de ma première exposition. Les textes étaient manuscrits et, pour moi, leur présence allait de soi. En revanche, je ne m'attendais pas à ce que les visiteurs prennent autant de temps pour les lire. Ce fut une véritable révélation.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui encore, je vois des personnes entrer, s'arrêter, observer, lire, puis revenir sur leurs pas. Elles prennent le temps. Je crois que c'est précisément là que l'art retrouve sa place ; non pas comme une consommation rapide de l'image, mais comme une expérience sensible.       <br />
              <br />
       L'art n'est pas un objet que l'on regarde avant de passer à autre chose. Il met en relation avec des territoires très intimes de nous-mêmes. C'est pourquoi, dans cette exposition, même les œuvres de grand format restent à hauteur d'homme. Cette proximité est essentielle, car c'est elle qui permet la rencontre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794173.jpg?v=1783934055" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      Quand une personne me dit simplement : <span style="font-style:italic">&quot;Cette exposition m'a fait du bien&quot;</span>, je considère que l'œuvre a atteint son but. Peu importe qu'elle ait tout vu, tout lu ou tout compris. Pendant quelques instants, elle s'est rendue disponible à une autre expérience du monde.       <br />
              <br />
       J'aime cette idée d'un art qui prend soin. L'art devient utile lorsqu'il ouvre un espace de respiration, lorsqu'il permet à chacun de retrouver une part sensible de lui-même. Sans cette possibilité de partage, il perd une part de sa raison d'être.       <br />
              <br />
       Comme l'écrivait Hannah Arendt, <span style="font-style:italic">&quot;l'art est ce qui demeure&quot;</span>. Cette phrase m'accompagne souvent. Mais je crois aussi qu'un artiste ne crée jamais seul. Pour ma part, je ne pourrais pas réaliser ce travail sans le soleil. Il est mon partenaire silencieux. Il donne naissance aux photogrammes, il éclaire les pigments, il accompagne chaque œuvre. Finalement, il y a toujours un peu de jaune dans mon bleu.       <br />
              <br />
       <b>Votre exposition s'intitule Acte III. Peut-on déjà imaginer un quatrième acte ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Oui, je l'espère. Il est encore à l'état d'esquisse, mais une partie est déjà en train de prendre forme.       <br />
              <br />
       J'aimerais surtout que cette aventure se poursuive ailleurs, dans d'autres villes, auprès d'autres publics. Mon souhait est que cette proposition artistique continue son chemin, rencontre de nouveaux regards et suscite, ailleurs encore, ces moments de partage qui donnent tout son sens à mon travail.       <br />
       Propos recueillis par <b>◙ Audrey Scotto</b>       <br />
              <br />
       <b>Acte III : Le bleu est à l’œuvre</b>       <br />
       Par Julie Lang-Willar.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 26  juillet 2026.</span>       <br />
       De 9 h à 18 h.       <br />
       La Manutention, rue des escaliers Sainte-Anne (en face des cinémas Utopia).       <br />
       <b>Entrée libre.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale</title>
   <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 18:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Serge Noyelle et Marion Coutris reprennent "La Porte d'Ensor", leur création de 2024 qui baguenaude avec délectation sur les sentiers de l'art pictural et explore la théâtralité et la dramaturgie des œuvres du courant "expressionniste" belge, entre autres, de la fin du XIXᵉ au début XXᵉ, représentée par James Ensor (1) et Félicien Rops qui, tous deux, firent partie du Groupe des Vingt (2). Seront aussi convoqués, pour leurs spécificités imaginatives et leurs esthétiques expressionnistes et/ou surréalistes, Paul Delvaux, René Magritte, Munch…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431977.jpg?v=1711826046" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      En fond de scène, au centre, comme peinte au milieu de nulle part, une porte à deux battants fermée. Que va-t-il en surgir ? Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Qui va en franchir le seuil ? Très vite, un à un, parfois à deux, des hommes habillés en noir, empruntant chacun des attitudes différentes, vont passer ce gué, entrer puis sortir, discrètement ou pas, effarouché ou pas, parfois jouant d'une gestuelle burlesque, générant étrangeté, curiosité… Y a-t-il, dans cet acte, dans ce cortège insolite, un secret, un imaginaire à dévoiler ?       <br />
              <br />
       Sans aucun doute, celui-ci se construisant par la succession de simulacres visuels fantasmagoriques, cortège d'images fugaces, intemporelles, représentations oniriques ou insolites, parfois décalées, burlesques ou inscrites dans des réalités créatrices passées, toutes ces propositions, de manière compréhensible ou pas – selon la connaissance que chacun peut avoir des artistes susnommés –, faisant référence à des expressions picturales existantes, à des œuvres concrètes, dont le champ esthétique libre et singulier se définit comme un hommage avéré à James Ensor, l'homme et son histoire, l'œuvre bien sûr, mais aussi les influences initiées par ses admirations pour ses pairs et l'environnement artistique de son époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431978.jpg?v=1711826072" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Ces tableaux vivants ainsi représentés sont entrecoupés parfois de monologues descriptifs, d'échanges de répliques entre différents personnages et James Ensor. Pour exemple, une jeune fille (surprenante et talentueuse Camille Noyelle), parée d'étoffes, de dentelles et de bottines blanches, surgit, repart, ressurgit, visage étonné, gestes mécaniques, se mouvant en pas glissants. S'ensuit, dans une manière de soliloque, un autoportrait d'Ensor qui passe de la description détaillée de son visage à celle, très imagée, de haut en bas, de l'ensemble de son corps. La jeune fille en blanc réapparaîtra régulièrement, dessinant un cercle de confettis blanc ou déambulant dans des attitudes somnambulesques, voire inquiétantes, ou encore donnant la réplique à Ensor et son parapluie.       <br />
              <br />
       Puis de nouvelles séquences se succèdent, sans cohérence apparente… mais toutes génèrent une forme de surprise ludique alimentant l'attention du spectateur… Arrivée d'une violoniste, puis d'un accordéoniste chanteur (Rémy Brès-Feuillet) à la voix magnifiquement maîtrisée de contre-ténor. Suivent quatre danseurs, tous en marcel… exécutant une chorégraphie élégamment désordonnée. Un autre, élancé, en robe noire, gracieux, exécutera de longs mouvements rapides et aériens. Les scènes sont nombreuses et inventives, toutes étudiées avec une précision plastique réussie. On va sans cesse de surprises en surprises, chacune jouant d'effets surprenants et imprévus. On n'est jamais dans l'attendu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431979.jpg?v=1711826096" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Ce mode d'expression, très visuel, est, par excellence, la marque de fabrique de Serge Noyelle, étant par sa formation tout autant plasticien que metteur en scène. Celle-ci met ici en exergue la capacité des peintres à s'appuyer, à user – souvent de façon subtile et délicate – d'une dramaturgie, &quot;canevas&quot; guidant, de manière inconsciente ou pas, de nombreuses créations picturales. En retour, le théâtre et ses unités de temps, de lieu et d'action ont cette faculté à donner un supplément de vivacité à l'inerte… à leur donner de nouvelles tournures métaphoriques dans l'interprétation de ces sens ou non-sens. Cette approche singulière est particulièrement évidente dans la dernière partie du spectacle où s'effectue un changement d'ambiance avec une atmosphère plus rock – riffs de guitare en fond sonore – et plus lumineuse.       <br />
              <br />
       Paraissent alors neuf personnages en robes de couleur, portant des masques <span style="font-style:italic">(3)</span>, tous différents, horrifiques ou grotesques ou burlesques… au-delà du fantastique ! Chacun, se voyant attribué une chaise, effectue un jeu burlesque autour de celle-ci. Puis Ensor nous rappelle son ancrage à Ostende, sa ville de naissance (&quot;J'aime revenir à Ostende, la nuit&quot;) avant que les masques tombent. Le final se met en place en une forme de déménagement, avec une mise en place sur le plateau plus ou moins désordonnée d'accessoires, d'objets variés : fauteuils, canapé, malle, valises, plantes vertes, petites volières, bassine, seau, skis, portant avec vêtements, etc., comme une composition picturale improvisée… ou pas ! Dans le cadre de la porte, en fond, projection de détails de tableaux de James Ensor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431980.jpg?v=1712168236" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      L'art de la création hors cadre de Serge Noyelle et Marion Coutris est ici à son summum et la puissance de leur inspiration s'exprime pleinement dans leur hommage à James Ensor (&quot;Les masques scandalisés&quot;, &quot;L'intrigue&quot;, &quot;L'entrée du christ à Bruxelles&quot;, etc.), mais aussi dans les références à Félicien Rops (&quot;Pornokratès&quot;, 1878), aux femmes en robe blanche de Paul Delvaux et à l'univers de Magritte.        <br />
              <br />
       Et l'un des points forts de la mise en scène de Serge Noyelle et de l'apport dramaturgique de Marion Coutris réside dans la construction spectaculaire et maîtrisée des différentes séquences, dans leur enchaînement, dans la subtile mécanique qui associe, avec justesse, scènes purement visuelles et interventions textuelles. Un autre est sans conteste l'intelligence du choix des comédiennes, comédiens, musiciennes et musiciens qui sont ici tous à la bonne place pour exprimer totalement leurs talents.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) James Ensor est un peintre belge né à Ostende le 13 avril 1860 et mort dans cette même ville le 19 novembre 1949.       <br />
       (2) Cercle artistique belge d'avant-garde créé en 1883 à Bruxelles par Octave Maus. Après sa dissolution en 1894, celui-ci deviendra La Libre Esthétique.       <br />
       (3) Ces masques – ceux du carnaval d'Ostende – sont très présents dans les toiles d'Ensor, occupant une place de choix dans la thématique de l'artiste. On les trouve dans &quot;L'intrigue&quot;, &quot;The troubled masks (Les masques intrigués)&quot;, &quot;Les masques singuliers&quot;, &quot;Ensor aux masques&quot;, par exemple.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Porte d'Ensor"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431981.jpg?v=1712168279" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Création Théâtre des Calanques mars-avril 2024.       <br />
       Texte et dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Serge Noyelle.       <br />
       Avec : Rémy Brès-Feuillet, Marion Coutris, Pascal Delalée, Nino Djerbir, Andrés García Martínez, Camille Noyelle, Hugo Olagnon, Leonardo Santini, Geneviève Sorin, Bellkacem Tir.       <br />
       Bande sonore : Patrick Cascino (piano), Didier Lévêque (accordéon), Magali Rubio (clarinette), Marco Quesada (guitare), Charly Thomas (contrebasse).       <br />
       Adaptation lyrique et accordéon : Rémy Brès-Feuillet.       <br />
       Composition musicale : Marco Quesada, Patrick Cascino et Purcell, Monteverdi, Vivaldi, Haendel.       <br />
       Lumières : Serge Noyelle et Loane Mathey.       <br />
       Vidéo : Cédric Cartaut.       <br />
       Son : Alexandre Pierre.       <br />
       Régisseur général : Thibault Arragon de Combas.       <br />
       Co-production Théâtre des Calanques et Groupe 444, soutien à la production Fransbrood Production (Gent).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">12, 13 et 14 mars 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, 35, traverse de Carthage, Marseille 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@theatredescalanques.com')" >reservation@theatredescalanques.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/la-porte-densor" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94843324-66431978.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Porte-d-Ensor-Dans-une-forme-d-imaginaire-plastique-et-theatral-devoiler-la-dramaturgie-inherente-a-toute-oeuvre_a4485.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé</title>
   <pubDate>Wed, 03 Sep 2025 14:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Grâce à une drôle de conférencière, plutôt autoritaire et désabusée, mais pleine d'humour, découvrez les secrets de ce gigantesque tableau du Louvre qui choqua et ébranla le trône en 1819, sous le règne de Louis XVIII. Revivez parallèlement les bouleversements artistiques et politiques du début du XIXe siècle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90876998-64002708.jpg?v=1719916013" alt=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" title=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" />
     </div>
     <div>
      Décidément, le théâtre en a du pouvoir ! Ce n'est pas le Festival d'Avignon qui nous dira le contraire. Pouvoir notamment de nous émerveiller, encore et encore, d'élargir nos connaissances, de nous émouvoir jusqu'aux larmes, de nous faire rire, ou aussi de nous enrager, parfois.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas non plus le spectacle d'Alexandre Delimoges, interprété par Anne Cangelosi, qui le démentira. Car on en apprend des choses durant ces soixante minutes de &quot;spectacle conférence&quot; centrées sur l'analyse exhaustive du célèbre tableau &quot;Le Radeau de la méduse&quot; de Géricault. C'est en effet un flot d'informations qui nous submerge, semblable à l'énorme vague présente en arrière-plan du tableau.       <br />
              <br />
       &quot;Le déferlement d'une vague, c'est terrible ! Qui maîtrise une vague dévastatrice ? Le choc ! Sauve qui peut&quot;. Alors, trop d'informations, me direz-vous ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90876998-64002709.jpg?v=1719916045" alt=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" title=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" />
     </div>
     <div>
      Que nenni ! Cette conférence, menée de main de maître par Anne Cangelosi, &quot;Croix de la Légion des Arts et Lettres, Chevalier, Princesse troubadour&quot;, cheveux courts grisonnants et grandes lumières carrées, est un moment de théâtre remarquable à plusieurs niveaux. Ce seul(e) en scène interactif avec le public, &quot;déjà conquis, déjà sous le charme&quot;, censé décrocher son &quot;Diplôme du Radeau de la méduse&quot;, est pensé de façon tout à fait érudite, et se construit sur un fil conducteur pour le moins original : &quot;où sont les femmes ?&quot;.       <br />
              <br />
       Le texte d'Alexandre Delimoges, interprété brillamment par Anne Cangelosi, mêle références historiques, circonstances créatives du tableau, évocations biographiques, digressions contemporaines et personnelles fines et intelligemment dosées. Tout simplement ! Enfin, c'est une expression ! Car rien n'est simple au Théâtre, surtout lorsqu'on doit jouer seule sur le plateau pendant une heure, sans que le public ne s'ennuie une seconde.       <br />
              <br />
       Qui plus est, l'écriture de la pièce est construite avec panache et érudition, ce qui confère à ce spectacle une grande qualité théâtrale. Tout comme la lumière au plateau, en phase avec le clair-obscur de la toile.       <br />
              <br />
       Le processus créatif nous a toujours passionné et avouons qu'ici, c'est particulièrement le cas ! L'auteur de la pièce est un passionné d'Histoire. Comédien, metteur en scène et aussi producteur, il dirige le Théâtre &quot;Le Bout et l'École&quot; du one-man-show à Paris et a reçu le Prix du Meilleur auteur en 2018 au Festival d'Avignon pour sa pièce &quot;Gustave Eiffel, en fer et contre tous&quot;.       <br />
              <br />
       Quant à Anne Cangelosi, que nous avons déjà vu jouer dans un spectacle d'un tout autre genre &quot;On est tous le vieux de quelqu'un&quot;, avec laquelle il collabore régulièrement, elle a reçu plusieurs prix dont celui du &quot;Coup de Cœur&quot; de l'Académie française.       <br />
              <br />
       Comment se sont-ils rencontrés, ces deux-là ? Qui a charmé l'autre en premier ? Combien de temps a duré l'écriture ? Peu importe après tout, parce que ce duo mérite de continuer à œuvrer ensemble, longtemps, pour nous séduire et nous enthousiasmer.       <br />
              <br />
       Quant à Géricault, il naît en 1791, grandit à Paris et est passionné par la folie, l'horreur, les cadavres qu'il ramène de la Salpêtrière jusqu'à son atelier pour s'en inspirer. À sa mort, il n'aura pas vendu une seule de ses grandes toiles, mais aura obtenu la notoriété grâce au &quot;Radeau&quot; qui a été perçu à l'époque comme une image de la France naufragée !       <br />
              <br />
       La maîtrise du jeu hors pair d'Anne Cangelosi, l'érudition finement dosée de l'écriture d'Alexandre Delimoges, associées à cet extraordinaire tableau de Géricault, fera à coup sûr de ces soixante minutes de spectacle un temps fort du Off d'Avignon, lequel se déroulera cette année en plein cœur d'un autre possible naufrage pour notre si beau pays…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Radeau de la méduse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90876998-64002710.jpg?v=1719916080" alt=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" title=""Le Radeau de la méduse" Traverser l'histoire de l'œuvre, entre érudition finement dosée et jeu théâtral maîtrisé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexandre Delimoges.       <br />
       Mise en scène : Alexandre Delimoges.       <br />
       Avec : Anne Cangelosi.       <br />
       Compagnie Bienvenue à Cajar !       <br />
       Tout public à partir de 9 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre 2025 au 3 janvier 2026.</span>       <br />
       Lundi à 19 h, mardi à 21 h. Samedi à 15 h en septembre, à 15 h à partir d'octobre.       <br />
       Séances supplémentaires : mardi 30 septembre 2025, lundi 1er décembre et mardi 2 décembre 2025 à 19 h et pendant les vacances scolaires le jeudi 23 octobre et mercredi 29 octobre à 17 h.       <br />
       Comédie Bastille, 5, rue, Nicolas Appert, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="https://comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com/evenement/le-radeau-de-la-meduse-2eme-saison?idwl=3" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90876998-64002708.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Radeau-de-la-meduse-Traverser-l-histoire-de-l-oeuvre-entre-erudition-finement-dosee-et-jeu-theatral-maitrise_a4350.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques</title>
   <pubDate>Tue, 15 Jul 2025 15:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Tanguy n'est plus de ce monde, mais son Théâtre du Radeau poursuit sa course échevelée, confiant au vent du large ses fragments d'un discours théâtral singulier. Exit tout fil rouge l'amarrant au port, mais une succession de tableaux hauts en couleur surgissant d'un espace-temps hors de portée du commun pour saisir chacun là où il ne pensait jamais être. Un précipité burlesque de personnages déclamant des tirades empruntées à des auteurs au-dessus de tous soupçons fait bon ménage avec un cocktail de commentaires prosaïques. Une folle immersion à donner le vertige.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508162.jpg?v=1752589819" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      Il paraîtrait que des fragments d'Heinrich von Kleist, William Shakespeare, Anton Tchekhov, Fiodor Dostoïevski, Frantz Kafka, T.S.Eliot, Søren Kierkegaard, Robert Walser, Bertolt Brecht, et d'autres encore hantent le plateau… Mais le flux est tel que l'on se laisse emporter par la vague sans les reconnaître tous. Peu importe, l'essentiel est ailleurs… Il se niche quelque part au creux du caractère hypnotique de ce défilé débridé.       <br />
              <br />
       Affublés de moustaches 1900, de gros ventres, de robes de princesses et blouses de paysans, de pantalons soutenus par de grosses bretelles, de parapluies à la Mary Poppins, la cohorte en goguette traverse le plateau improbable en courant ou s'envolant, pris dans les bourrasques porteuses du vent d'autan, le vent qui – dit-on dans le Sud – rend fou…       <br />
              <br />
       Une fouine empaillée, deux appareils projecteurs diapo d'un autre temps, un vase de fleurs artificiels, tout un bazar hétéroclite d'objets dépareillés entassés attendent devant des tentures que la représentation ne débute. Des bruits lointains sont interrompus par une voix off faisant entendre un poème étrange évoquant une belle jeune fille en son balcon pouvant être une princesse ou une cantatrice d'opéra ; un lion enchaîné, une épée et une caisse d'où émerge une tête d'homme dont la bouche est fendue par un sourire complètent le tableau… Assis sur un banc, cinq personnages en quête d'histoires commentent prosaïquement la scène…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508163.jpg?v=1752589849" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      Succèderont d'autres et encore d'autres tableaux… Un Cabinet de la Montagne balayé par le vent d'autan donnant lieu à un ballet de gens nageant dans l'air (cf. tableau de Magritte)… Des chants liturgiques… Un conférencier particulièrement soulant… Un triton séducteur… Un Prince de Hombourg… Une sarabande… Un homme à l'épée… <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce que l'on vous a choisi dans la multitude des hommes pour me tuer ?&quot;</span>… <span style="font-style:italic">&quot;Peut-on savoir où Monsieur a passé la nuit ? - Dans un fossé.&quot;</span>… <span style="font-style:italic">&quot;Eh, par le bourreau, dites, compère Adam ! Que vous est-il arrivé ?&quot;</span>… <span style="font-style:italic">&quot;Et des tigres et des lions, vous en avez en Grèce ? Et des arnaques aussi ? Et des girafes, il y en a en Grèce ? Et des morilles aussi ?&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Tableaux surréalistes entrecoupés de commentaires émanant des personnages eux-mêmes et à entendre avec une double entrée, les destinataires étant aussi assis face à eux, dans la salle… <span style="font-style:italic">&quot; Vous êtes un peu sceptiques ?&quot;… &quot;Donnez-moi de l'atmosphère !&quot;… &quot;Donnez-moi de la poésie !&quot;… &quot; Ils veulent montrer leur instruction, et ils disent des choses pas comprenables.&quot;… &quot;Personne ne comprend rien.&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508252.jpg?v=1752589873" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      On sort quelque peu éberlué de cette immersion dans le monde théâtral selon François Tanguy… Le vent d'Autan qui a soufflé fort sur le plateau a débordé dans la salle et sa folie nous a – nous aussi – contaminés… Entre perplexité raisonnable et adhésion sidérée, nous avons été &quot;allègrement&quot; ballottés pour, au final, ressentir la douce allégresse que procure tout lâcher-prise.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le dimanche 13 juillet au Gymnase du lycée Mistral, Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Par autan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508281.jpg?v=1752590253" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      François Tanguy - Théâtre du Radeau.       <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Mise en scène, scénographie : François Tanguy.       <br />
       Avec : Frode Bjørnstad, Samuel Boré, Laurence Chable, Martine Dupé, Erik Gerken, Vincent Joly, Anaïs Muller.       <br />
       Son : Éric Goudard, François Tanguy.       <br />
       Lumière : François Fauvel, Typhaine Steiner, François Tanguy.       <br />
       Couture : Odile Crétault.       <br />
       Construction : François Fauvel, Erik Gerken, Jean Guillet, Jimmy Péchard, Paul-Emile Perreau.        <br />
       Régie générale : François Fauvel.       <br />
       Régie lumière : François Fauvel, Typhaine Steiner.       <br />
       Régie son : Éric Goudard, Emmanuel Six.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 17 mai 2022 au Théâtre des 13 Vents - CDN de Montpellier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89921130-63508285.jpg?v=1752590163" alt="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" title="•In 2025• "Par autan" Au gré des grands vents, le fabuleux voyage d'un radeau porteur d'images stéréoscopiques" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <b>Les 12 et 14 à 12 h ; le 13 juillet 2025 à 12 h et 18 h.</b>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Gymnase du lycée Mistral, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Exposition avec la BnF</span>       <br />
       Dessins de François Tanguy pour le Théâtre du Radeau.       <br />
       Du 5 AU 27 septembre 2025       <br />
       Maison Jean Vilar, Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89921130-63508163.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Par-autan-Au-gre-des-grands-vents-le-fabuleux-voyage-d-un-radeau-porteur-d-images-stereoscopiques_a4310.html</link>
  </item>

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   <title>"Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire</title>
   <pubDate>Mon, 17 Feb 2025 18:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le théâtre est l'endroit, le chaudron, dans lequel la fiction, la poésie, l'imaginaire peuvent affronter la réalité, la questionner, la mettre à plat et poser peut-être les éléments d'une équation à résoudre pour améliorer, ou tenter de le faire, le futur, afin d'essayer d'offrir aux générations suivantes un monde plus apaisé. Le travail de la Compagnie Cipango, en plus de leurs activités artistiques (programmation de spectacle ou accueil de résidences, notamment), touche aussi aux interventions en milieu scolaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559173.jpg?v=1739817363" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Quentin et Jérémie&quot; est une de ces créations qui interroge notre société et les problématiques toxiques qu'elle peut générer… en abordant ici le sujet du harcèlement en milieu scolaire et la représente dans les lieux mêmes où sévit ce problème, c'est-à-dire dans les écoles primaires et les collèges. En effet, la pièce se déroule principalement dans une salle de classe. Ainsi, cette création peut se jouer aussi bien dans des établissements scolaires que dans des lieux dédiés au spectacle vivant.       <br />
              <br />
       Comment devenir le mec le plus populaire de sa classe, voire du collège ? C'est l'idée de départ que propose le texte créé par la Cie Cipango. On va ainsi suivre la trajectoire de Quentin et Jérémie, deux pré-adolescents de 11 ans qui entrent au collège et ne rêvent que d'être aimés par les autres. Dans ce schéma somme toute classique, il y a celui qui a ce petit truc qui fait de lui une potentielle victime et celui qui dévoile rapidement l'esquisse d'un meneur. Le résultat ne se fait pas attendre et Quentin se retrouve rapidement harcelé par toute sa classe menée par Jérémy.       <br />
              <br />
       Différentes petites scènes vont construire ce chemin de descente vers l'enfer pour Quentin. Que ce soit les passages avec les parents ou ceux, en classe, avec leur professeur – principal – de français, on réalise le peu d'emprise que le cercle familial ou l'univers des enseignants peut avoir lorsque les situations douloureuses ne sont pas clairement identifiables ou ne sont pas ou peu révélées par les concernés. La séquence dans laquelle la prof intervient sur la relation entre les deux élèves, puis pour lui parler des moqueries dont il est l'objet, est très symptomatique de cette forme de non-interventionnisme. Bien sûr, elle essaye de le motiver pour qu'il se défende, mais elle coupe court à son laïus dès que Quentin veut lui parler précisément de ce qu'il subit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559174.jpg?v=1739817390" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Quentin et Jérémie&quot; s'amuse avec les codes de la représentation théâtrale et adopte un rythme énergique de comédie où les acteurs passent d'un personnage à l'autre afin de nous faire vivre de l'intérieur cette situation de harcèlement scolaire. La narration et le jeu sont très dynamiques, palliant l'absence de décor… hormis deux tableaux pivotants, noirs d'un côté, sur lequel l'on écrit à la craie, symbole de l'école ; papier peint, quelques affiches et des dessins de l'autre pour faire référence à la chambre de l'ado.       <br />
              <br />
       Les différentes situations (entre Quentin et Jérémie, avec les parents, en classe, avec la prof, etc.) sont exprimées de manière concise, mais toujours dynamique, les scènes se succédant rapidement, sans temps mort. Les comédiens Vincent Chappet et Étienne Durot sont vifs et attentifs aux réactions des élèves sans, à aucun moment, tomber dans la caricature vocale et gestuelle &quot;enfantine&quot; tout au long de leur interprétation.       <br />
              <br />
       L'autrice et metteuse en scène Yeelem Jappain use d'une écriture, d'un langage parfaitement audible pour les pré-adolescents (pièce destinée aux élèves du CM1 à la 5ᵉ) et d'une dramaturgie narrative aisément compréhensible. Tout ce qui est important à dire l'est en quarante-cinq minutes, ce qui laisse un temps de discussion important pour le &quot;bord de scène&quot; (ou de plateau, ou de tableau) qui suit chaque représentation. Les comédiens sont en permanence en contact verbal avec les élèves qu'ils interpellent, questionnent, ou dont ils sollicitent une lecture (Ovide, par exemple). Cette proximité prend presque, à certains moments, une forme de complicité.       <br />
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       À noter que lors des échanges qui suivirent la représentation de la pièce à Chagny, on s'apercevait que les élèves de 6ᵉ, avec lesquels nous étions, maîtrisaient très bien les réseaux sociaux, leurs aspects tant négatifs que positifs, et en connaissaient parfaitement les risques et leur utilisation pour harceler. De plus, les questions posées par les comédiens laissaient paraître une très bonne compréhension du spectacle et de son objectif.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
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       Vu dans une classe de 6ᵉ du Collège Louise Michel de Chagny (71) le 17 janvier 2025. À la fin de cette représentation, a été distribué à chaque élève un petit flyer édité par le département de Saône-et-Loire indiquant le numéro à appeler pour se faire aider et les sites à visiter pour s'informer, ainsi qu'une échelle de gravité des comportements conduisant au harcèlement intitulée le &quot;Harcèlomètre&quot;... Une excellente initiative !
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     <div><b>"Quentin et Jérémie"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86565414-61559214.jpg?v=1739817422" alt=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" title=""Quentin et Jérémie" Le théâtre, un outil de lutte pertinent contre le harcèlement scolaire" />
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      Texte : Yeelem Jappain.       <br />
       Mise en scène : Yeelem Jappain.       <br />
       Avec : Vincent Chappet et Étienne Durot en alternance avec Aurélien Marquet et Élie Triffault.       <br />
       Par la compagnie Cipango.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 21 février 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h et 14 h.       <br />
       Théâtre du Chariot, Paris 11ᵉ, Paris 11ᵉ, 01 48 05 52 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>
     </div>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Quentin-et-Jeremie-Le-theatre-un-outil-de-lutte-pertinent-contre-le-harcelement-scolaire_a4153.html</link>
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