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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T10:29:10+02:00</dc:date>
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   <title>"Rumba" David Murgia fait voltiger les mots et donne aux délaissés de nos sociétés des allures de saints</title>
   <pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cela commence presque comme une réunion associative, ou plutôt comme une assemblée dominicale avec le curé qui fait, un peu à la Pagnol, le décompte des ouailles présentes, désignant dans le public l'étudiant, le commerçant, le retraité, le vieux, la vieille, le traine-savate, le chapardeur de fruits sur le marché, le voleur de marges sur les marchés et la prostituée, le flic qui lui gâche la vie, et le ministre qui a fait voter la loi contre la prostitution, qui sont aussi des clients réguliers de celle-ci, bref une flopée de personnages qui regroupe la quasi-totalité de la société d'aujourd'hui comme d'hier. Public d'un théâtre imaginaire ou réel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93720019-65454577.jpg?v=1768515892" alt=""Rumba" David Murgia fait voltiger les mots et donne aux délaissés de nos sociétés des allures de saints" title=""Rumba" David Murgia fait voltiger les mots et donne aux délaissés de nos sociétés des allures de saints" />
     </div>
     <div>
      Mais ce n'est pas un curé qui fait ainsi le décompte des spectateurs, mais un des deux personnages de &quot;Rumba&quot;, celui qui raconte, celui qui va nous emporter dans un débit narratif d'intensité brûlante dans une histoire qui enjambe les siècles et fait surgir sur le béton de ce parking désert le souvenir de Saint-François d'Assise, saint du dépouillement et de la pauvreté voulue parmi les pauvres, les déshérités et les mis-à-l'écart de nos sociétés modernes à l'égalité douteuse.       <br />
              <br />
       &quot;Rumba&quot;, dernier volet du triptyque initié avec Laïka (2017) et Pueblo (2020) par la compagnie Kukaracha, prend pied dans le même univers : un HLM avec vue sur le parking d'un supermarché et sur le centre logistique d'une plateforme de livraison dans une périphérie. Mais dans ces histoires, il n'y a pas que les constructions qui soient en périphérie de la ville, il y a surtout ceux qui y vivent, y travaillent, y survivent, en périphérie de la vie citadine moderne, du monde et de la réussite sociale comme on dit.        <br />
              <br />
       La fougue, l'énergie vertigineuse et une parole qui semble chevaucher parfois un cheval fou sont les armes que David Murgia possède pour emporter le public dans l'imaginaire du texte d'Ascanio Celestini.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93720019-65454578.jpg?v=1768515941" alt=""Rumba" David Murgia fait voltiger les mots et donne aux délaissés de nos sociétés des allures de saints" title=""Rumba" David Murgia fait voltiger les mots et donne aux délaissés de nos sociétés des allures de saints" />
     </div>
     <div>
      Tel un conteur survitalisé, il fera surgir sur la scène, presque nue, les différentes figures déshéritées de cette périphérie : Joseph l'immigré devenu clochard, Job l'analphabète, les quatre clients permanents du bistro scotchés en permanence à l'écran télé, la voisine qui a la tête branlante, et même le petit chef du centre logistique qui dirige les sans-papiers corvéables de cette entreprise, Giovanni, qui n'hésite pas à se déclarer fasciste et raciste, surtout envers les gitans qu'il méprise. Même ce dernier, le texte d'Ascanio Celestini parvient à lui donner voix quand l'envie serait forte de le laisser dans l'ombre et le silence. Mais il est des mots et des maux qu'il faut entendre.       <br />
              <br />
       L'argument est fragile comme une feuille d'automne : le narrateur entraîne son colocataire, Pierre (incarné par le musicien Philippe Orivel), sur le parking en ce soir de Noël pour y répéter un spectacle, dans l'espoir qu'un car de pèlerins en escale viendra y passer la nuit.       <br />
              <br />
       Quel spectacle ? Un spectacle sur la vie de Saint-François d'Assise, patron des franciscains qui prôna et pratiqua le dépouillement et la pauvreté. Un pauvre volontaire parmi les pauvres de circonstances, la différence est énorme. Mais le seul parallèle qui se révèle à mesure du spectacle est le regard que ce dernier, décidant d'abandonner sa vie bourgeoise pour vivre dehors, pieds nus et en haillons, porte sur ces pauvres, ces mendiants, ces marginaux de la société d'hier qui sont aussi exilés intérieurs que les exploités et les mis au ban d'aujourd'hui. Un regard bienveillant, une écoute pleine qui parvient à anoblir chaque être, car chaque être porte une histoire belle comme un livre, qui mérite d'être entendue. David Murgia en fait ici la preuve éclatante.       <br />
              <br />
       Des histoires que la faconde du comédien et l'articulation vive du texte teinte de joie, d'ironie, de poésie, ou bien en fait ressortir le drame terrible, le tragique, telle l'histoire de la migration de Joseph depuis l'Afrique en passant par l'esclavage, le ventre dévorant de la Méditerranée et le froid de la rue. Ainsi, le spectacle suit une trajectoire qui passe par la poésie, la beauté, la cruauté, le drame et la désolation.           <br />
              <br />
       Surtout une belle générosité, car ces délaissés ne sont pas des naufragés volontaires, mais des prisonniers : prisonniers de leurs handicaps, de leurs lacunes, de leurs défauts de papiers, de leurs inadaptations sociales. Reste que l'envie de révolte contre ces injustices gronde, sinon dans les cœurs des personnages qui se cognent aux murs, mais peut-être dans celui des spectatrices et des spectateurs.       <br />
              <br />
       Un mot sur l'accompagnement musical de Philippe Orivel, très présent, très varié, une musique de Gianluca Casadei qui donne à chaque portrait ses couleurs soit grâce aux touches du piano, soit grâce à celles de l'accordéon et ses mélodies fortes et organiques. Et c'est sur un chant de révolte populaire espagnol que se termine le spectacle Viva la Quinta Brigada dont le refrain rôde dans toutes les têtes : Rumbala Rumbala Rum…       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rumba"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93720019-65454613.jpg?v=1768516628" alt=""Rumba" David Murgia fait voltiger les mots et donne aux délaissés de nos sociétés des allures de saints" title=""Rumba" David Murgia fait voltiger les mots et donne aux délaissés de nos sociétés des allures de saints" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;L'âne et le bœuf de la crèche de Saint-François sur le parking du supermarché&quot;</b>       <br />
       Texte : Ascanio Celestini.       <br />
       Mise en scène : Ascanio Celestini.       <br />
       Avec : David Murgia et Philippe Orivel (musicien).       <br />
       Création musicale : Gianluca Casadei.       <br />
       Traduction et adaptation : Patrick Bebi et David Murgia.       <br />
       Direction technique et régie générale : Philippe Kariger.       <br />
       Production Kukaracha ASBL.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 17 janvier 2026.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, jeudi et samedi à 19 h, vendredi à 20 h.       <br />
       Théâtre Joliette, 2, place Henri Verneuil, Marseille 2e.       <br />
       Téléphone : 04 91 90 74 28.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrejoliette.notre-billetterie.fr/billets?kld=2526" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrejoliette.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrejoliette.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 au 23 janvier 2026 :</span> Théâtre, Namur (Belgique).       <br />
       26 janvier 2026 : Centre Culturel de Soumagne, Soumagne  (Belgique).       <br />
       6 février 2026 : Arrêt 59 – Centre Culturel, Péruwelz (Belgique).       <br />
       11 février 2026 : Centre Culturel, Ciney (Belgique).       <br />
       12 février 2026 : Centre Culturel, Verviers (Belgique).       <br />
       13 février 2026 : Centre Culturel de Seraing, Seraing (Belgique).       <br />
       Du 17 au 21 février 2026 : La Maison des Métallos, Paris.       <br />
       12 mars 2026 : Centre Culturel, Soignies (Belgique).       <br />
       13 mars 2026 : Centre Culturel MCFA, Marche-en-Famenne (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93720019-65454577.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Rumba-David-Murgia-fait-voltiger-les-mots-et-donne-aux-delaisses-de-nos-societes-des-allures-de-saints_a4453.html</link>
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   <title>"Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !</title>
   <pubDate>Thu, 29 Oct 2020 09:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ne devoir son salut qu'à un légume à bulbe blanc et à longues feuilles vertes, brandi sous le nez d'un vigile expert en roulade arrière dissuasive, marque le point de bascule de ce jeune homme - peu recommandable, il est auteur de BD - venant de commettre l'impensable : ne pas avoir été en mesure de présenter sa carte de fidélité à la caissière ! Telle est l'origine de la folle cavale du "héros" échappé de l'album éponyme de Fabcaro pour être porté sur la scène par Angélique Orvain, réalisant là une prouesse propre à rendre lumineuse toute grisaille.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51005414-39245054.jpg?v=1603961970" alt=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" title=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" />
     </div>
     <div>
      Dans un dispositif immergeant le spectateur au cœur de l'action effrénée - pas moins de quatre podiums disposés en cercle, éclairés tour à tour, incluent le public dans des tableaux vivants -, l'épopée du fuyard décrété ennemi numéro 1 par la vox populi reprenant en chœur les voix des médias et des représentants de l'ordre va être vécue de manière haletante. L'occasion pour l'auteur et la metteure en scène, fins observateurs des travers contemporains, de croquer à pleines dents les errements hilarants des conduites dites &quot;ordinaires&quot;.       <br />
              <br />
       En effet ces &quot;arrêts sur images&quot;, joués superbement par huit acteurs tirant parti avec intelligence des ressorts du théâtre de tréteaux et des ralentis cinématographiques, passent au scanner les dérives de la pensée commune érigée en système de pensée. Aucun milieu n'y échappe. Pas moins les complotistes avachis devant leur téloche, les bobos contents d'eux-mêmes lisant Les Inrocks ou Le Monde Diplomatique, les artistes charitables réalisant un album de soutien à l'auteur de BD à la dérive, les forces de l'ordre au képi bas, et encore moins les journalistes des chaînes d'infos en continu commentant en boucle l'absence d'infos.       <br />
              <br />
       Éberlué par tant de perspicacité bienveillante mais non moins mordante, on jubile… Rien ne nous est épargné du grotesque qui sous-tend les comportements de la meute de ces (braves) gens commentant avidement la cavale du dangereux mécréant ayant bravé l'interdit suprême des fidèles du &quot;Temple de la consumation&quot;. Et si le trait est grossi à l'envi, il déforme à peine la réalité des travers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51005414-39245074.jpg?v=1603962058" alt=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" title=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" />
     </div>
     <div>
      La caissière assurant le soutien psychologique de sa jeune collègue traumatisée par ce &quot;drame&quot;, la police scientifique chargée d'analyser le poireau pour relever l'ADN du fuyard, la famille béate chantant des bluettes sur la route des vacances avec à son bord le fuyard incognito, l'interview des incontournables spécialistes sur un plateau de télé, le micro-trottoir réalisé avec la voisine inénarrable, la journaliste commentant en direct, les pieds dans les intempéries, les non-informations, la rencontre désopilante avec son amour de jeunesse… quelques-unes des figures de style balisant ce road movie au parfum carnavalesque.       <br />
              <br />
       Quant à la chute, elle sera le point d'orgue de cette fugue musicale. Le fuyard repris de justice sera soumis à une peine le propulsant à son corps défendant là-haut sous les sunlights, éclairant du même coup les curieuses onomatopées de l'énigme initiale. Sans une once de vulgarité, avec le sens juste du décalage et de l'absurde qui en résulte, &quot;Zaï Zaï Zaï Zaï&quot; est - à plus d'un titre - une découverte réjouissante, &quot;à consommer&quot; sans réserve aucune.       <br />
              <br />
       <b>A été joué le jeudi 15 octobre 2020 au Cube à Villenave-d'Ornon (33) dans le cadre du FAB (2 au 17 octobre2020).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Zaï Zaï Zaï Zaï"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51005414-39245142.jpg?v=1603962957" alt=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" title=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Fabcaro (Édition 6 Pieds Sous Terre].       <br />
       Mise en scène : Angélique Ovain.       <br />
       Avec : Paul Audebert, Pierre Bedouet, Bertrand Cauchois, Clara Frère, Florence Gerondeau, Jeanne Michel, Valentin Naulin, Lucie Raimbault.       <br />
       Lumière : Paul Bodet, David Mastretta.       <br />
       Son : Pierre Morin, Jonathan Pervern.       <br />
       Musique : Arnaud Edel, Jean-Pierre Pavis, Amaury Romé.       <br />
       Mash-Up Production.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       À partir de 13 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée 2020/2021</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51005414-39245403.jpg?v=1603963323" alt=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" title=""Zaï Zaï Zaï Zaï" Road movie déjanté… Tout ça pour un poireau !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">9 et 10 décembre 2020 :</span> Pôle culturel des Coëvrons, Salle des Fêtes, Évron (53).       <br />
       23 janvier 2021 : Le Plessis Sévigné, Argentré-du-Plessis (35).       <br />
       1er et 2 avril 2021 : Onyx - Maison des Arts, Saint-Herblain (44).       <br />
       10 avril 2021 : Quai des Arts, Pornichet (44).       <br />
       11 mai 2021 : Espace Culturel René Monory, Loudun (86).       <br />
       21 mai 2021 : Le Quatrain, Haute-Goulaine (44).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/51005414-39245054.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Zai-Zai-Zai-Zai-Road-movie-dejante-Tout-ca-pour-un-poireau-_a2825.html</link>
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   <title>"How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux</title>
   <pubDate>Fri, 15 Feb 2019 12:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Remarquée lors de nombreux festivals à travers le monde, de Setouchi au Japon à Édimbourg en Écosse en passant par Avignon, Dresde, Busan en Corée du Sud et bien sûr le festival des arts de Taipei, la troupe du Formosa Circus Art est de passage à Paris… pour malheureusement peu de jours.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232541.jpg?v=1550230176" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
     </div>
     <div>
      Entre cirques contemporains, théâtre d'objets et performances plastiques/sculpturales, leur création &quot;How Long Is Now ?&quot; est un moment de spectacle singulier, terriblement original, ancré dans une réflexion existentielle sur la puissance de la société de surconsommation actuelle.       <br />
              <br />
       Tout commence par la réalisation anodine de pop-corn au four à micro-ondes. S'ensuit un étonnant numéro pour deux comédiens et tranches de pain de mie, entre ingurgitation bourrative et esquisse d'oreiller (!). Puis entrent en scène les balais, suivis pour le numéro suivant des sprays ménagers… C'est alors que la compréhension des actes créatifs du Formosa Circus Art (FOCA) se fait plus nette.       <br />
              <br />
       Les acrobates du FOCA, s'étant débarrassés des codes circassiens classiques - et superflus à leur sens - et des accessoires/agrès du cirque traditionnel, ont mis, en éléments structurants de leurs performances, les objets de la vie quotidienne sur le devant de la scène, tous ces articles qui, provocateurs et aguicheurs, trônent sur les rayons de nos supermarchés corrupteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232550.jpg?v=1550230225" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
     </div>
     <div>
      Ici, les numéros de jonglage, d'acrobaties et d'équilibre se sont transformés en tableaux où les corps, dans des postures séquencées saccadées, des jeux gestiques, créent de multiples figures corporelles guidées par le placement des objets, sur, autour ou contre l'anatomie artistique. Et le résultat est toujours bluffant !       <br />
              <br />
       Via la liste des différents produits de consommation courante utilisés, en une variation d' &quot;Inventaire&quot; à la Prévert - chips de maïs, cintres, plaques de gazon artificiel, oranges, boîtes de conserve, table et fer à repasser, ventouse débouche évier, steak, etc. -, s'élabore un détournement artistique s'inspirant de la série des &quot;One minute sculptures&quot; de l'artiste autrichien Eric Wurm, filiation clairement revendiquée par la compagnie.       <br />
              <br />
       Mais cela convoque aussi, en approche plus &quot;politique&quot;, les travaux de Marcel Duchamp et son &quot;ready-made&quot; (associé au mouvement Dada) ou <span style="font-style:italic">&quot;objet usuel promu à la dignité d'objet d'art par le simple choix de l'artiste&quot; (1)</span>. Avec Duchamp, on l'a vu avec &quot;Roue de bicyclette&quot;, &quot;Porte-bouteilles&quot; ou &quot;Fontaine&quot;, ici on le découvre notamment avec le micro-ondes, la table de cuisine en formica ou les seaux en plastique. Tout devient dérisoire et dérision mais atteint des sommets esthétiques, comiques et expérimentaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232558.jpg?v=1550230265" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
     </div>
     <div>
      La particularité de ce spectacle est d'utiliser une construction burlesque, s'émancipant de la contrainte des rapports traditionnels entre homme et objet, où les numéros se déroulent et se succèdent dans une lenteur précieuse, comme si chaque composition demandait un maximum d'attention, de minutie, de technicité pour leur réalisation et leur réussite… Démontrant que l'expérimentation par les corps et les sens, des textures, des formes, des sons, des équilibres, de tous les architectures et sculptures possibles, offerts par les différents matériaux convoqués sur scène, revêt un enjeu particulier, celui de nouveaux apprentissages où se rencontre ce que nous transformons, ce que nous consommons et ce qui nous transforme.       <br />
              <br />
       &quot;How Long Is Now ?&quot; est un moment de cirque rare, novateur et audacieux, hors du territoire circassien habituel mais véritable œuvre artistique, muséale et terriblement talentueuse. C'est un espace nouveau s'ouvrant sur la poétique de l'objet, la chorégraphie sculpturale et la relation de l'artiste acrobate à la recherche d'une nouvelle variation de son art.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Dans le &quot;Dictionnaire abrégé du Surréalisme&quot;, André Breton, 1938.</span>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"How long is now ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232566.jpg?v=1550230317" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
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      Nouveau cirque d'objets.       <br />
       Formosa Circus Art - Taïwan.       <br />
       Direction artistique : Baboo Liao.       <br />
       Chorégraphie : Tsung-Hsuan Lee.       <br />
       Scénographie : Chi-Tsung Wu.       <br />
       Musique : Chih-Hao Ko.       <br />
       Costumes : Ping-Hao Lin.       <br />
       Lumières : Cheng-Wei Teng, Fang-Yu Guo.       <br />
       Avec : Kaun-Ting Chen, Yue-Wei Hsu, Chao-Ming Huang, Wei-Chen Chao, Yuan-Yang Lo, Ching-Te Kuo, Chien-Hao Chang.       <br />
       Production : Chih-Wei Lin.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 17 février 2019</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h, samedi à 18 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Claude Lévi-Strauss, musée du quai Branly - Jacques Chirac, Paris 7e, 01 56 61 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.quaibranly.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; quaibranly.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30748661-29232541.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/How-Long-Is-Now--un-moment-de-cirque-rare-novateur-et-audacieux_a2344.html</link>
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