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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France</title>
   <pubDate>Tue, 12 Sep 2017 14:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le concert inaugural de la saison 2017-2018 de l'Auditorium de Radio France était aussi celui d'Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France. Dans un programme mi-germanique mi-français, le nouveau directeur musical de l'une des premières phalanges françaises a dessiné la voie du futur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17116961-21651964.jpg?v=1505218863" alt="Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France" title="Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France" />
     </div>
     <div>
      Premier chef titulaire français de l'ONF depuis le départ de Jean Martinon en 1973, Emmanuel Krivine est l'homme bienveillant, érudit et plein d'humour que l'on connaît. Ce violoniste, devenu chef de l'Orchestre National de Lyon (1987-2000), de l'Orchestre Français des Jeunes et de l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg (2006-2015), fondateur de La Chambre Philharmonique, prend donc en main cette année le destin d'une des premières phalanges françaises. Son premier concert dans le bel Auditorium de Radio France était donc très attendu.       <br />
              <br />
       Il avait choisi pour la circonstance la &quot;Passacaille pour orchestre&quot; opus 1 d'Anton Webern, les &quot;Quatre derniers Lieder&quot; (opus 150) de Richard Strauss et la Symphonie en ré mineur de César Franck - qu'il avait déjà dirigée en 1995 à la tête de l'ONF. L'occasion de mettre en pratique sa philosophie de chef : un musicien qui partage son amour des œuvres avec l'orchestre dans un climat de confiance mutuelle.       <br />
              <br />
       La &quot;Passacaille&quot; - seule œuvre tonale (avec l'opus 2) du compositeur de la Seconde École de Vienne, élève d'Arnold Schönberg de 1904 à 1910 - pose les principes d'écriture typiques de Webern avec ses constants renouvellements, l'utilisation du silence et sa concision. D'une durée d'une dizaine de minutes, cette passacaille (une danse de cour au XVIIe siècle) est l'une des partitions les plus longues du compositeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17116961-21651983.jpg?v=1505218900" alt="Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France" title="Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France" />
     </div>
     <div>
      L'énergie rageuse, les oppositions rythmiques de la première œuvre assumée d'Anton Webern trouve ses excellents interprètes avec les musiciens du National. Son lyrisme fiévreux s'épanouit dans une orchestration subtile qui met en valeur tous les pupitres. Le violon de Luc Héry <span style="font-style:italic">(1)</span> chante dès l'entrée dans un solo superbe.       <br />
              <br />
       Composés entre mai et septembre 1948, quelques mois avant sa mort, les &quot;Vier Letzte Lieder&quot; de Richard Strauss forment un cycle testamentaire <span style="font-style:italic">(2)</span> sublime, du Printemps (&quot;Frühling&quot;) au Crépuscule (&quot;Im Abendrot&quot;) telle une vie qui jette un dernier regard  sur son passé et ses tragédies intimes. Ultime chant du post-romantisme, l'œuvre pour soprano et orchestre (vrai composé alchimique pour la voix et l'orchestre) fascine par son lyrisme ténébreux et les prestiges ensorcelants d'une élévation rare.       <br />
              <br />
       Si les musiciens déroule ce superbe tapis sonore legato - notons les merveilleux solos du cor de Hervé Joulain et le bouleversant violon de Luc Héry (&quot;Beim Schlafengehen&quot;), les interventions des cuivres, des bois et en particulier des flûtes si décisives (&quot;Im Abendrot&quot;) - la soprano Ann Petersen déçoit. Lignes musicales parfois approximatives en décalage avec l'orchestre, aigus assez stridents, vibrato envahissant, tout se révèle insuffisant - jusqu'à un timbre peu séduisant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17116961-21651987.jpg?v=1505218931" alt="Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France" title="Nouvelle donne : Emmanuel Krivine à la tête de l'Orchestre National de France" />
     </div>
     <div>
      La sympathie (au sens étymologique) perceptible entre Emmanuel Krivine et son orchestre se confirme avec la &quot;Symphonie en ré mineur&quot; de César Franck. Appartenant à la troisième (et meilleure) époque créative du compositeur (en 1888), elle influencera durablement l'écriture de la génération suivante. Cyclique par son architecture, mélancolique et de haut ton, elle n'est pourtant guère passionnante ici. En cause un sentiment de statisme à l'écoute du Finale (guère mystique ici) et ses récapitulations des deux premiers mouvements.        <br />
              <br />
       Mais Emmanuel Krivine entame seulement sa recherche sonore avec l'ONF et son travail (avec les cordes par exemple) est un gage pour l'avenir. À l'écoute de cette transparence coloriste et raffinée - l'apanage des Français comme on le sait - la superbe &quot;Barcarolle&quot; d'Offenbach, le bis choisi par le chef, en offre la promesse la plus émouvante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Luc Héry est l'excellent premier violon de l'ONF.       <br />
       (2) L'ordre des Lieder fut arrêté à la création de l'œuvre (posthume).</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert disponible pendant six mois sur les sites de France Musique et Arte Concert.</span>       <br />
              <br />
       <b>Programme complet de l'Auditorium de Radio France :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondelaradio.fr/" target="_blank">&gt;&gt; maisondelaradio.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondelaradio.fr/concerts-classiques/orchestre-national-de-france" target="_blank">&gt;&gt; Programme de l'Orchestre National de France</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Jean-Claude Casadesus et les 40 ans de l'Orchestre National de Lille… toujours la note juste</title>
   <pubDate>Sat, 12 Dec 2015 13:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le chef d'orchestre, fondateur il y a quarante ans de l'Orchestre National de Lille, fête également cette année ses quatre-vingts ans et ses cinquante ans de carrière. Cet humaniste passionné et intègre a en cela relevé un vrai défi : donner une identité musicale forte à la région Nord Pas-de-Calais en portant haut des valeurs sur lesquelles il n'a jamais transigé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8649190-13645585.jpg?v=1449922166" alt="Jean-Claude Casadesus et les 40 ans de l'Orchestre National de Lille… toujours la note juste" title="Jean-Claude Casadesus et les 40 ans de l'Orchestre National de Lille… toujours la note juste" />
     </div>
     <div>
      Et c'est sans surprise que le chef lillois - né à Montmartre en 1935 dans une famille d'artistes - s'est exprimé fortement ces derniers jours pour manifester toute son horreur d'une installation du Front National à la tête de la région qu'il a si bien servie au nom de sa devise de toujours : <span style="font-style:italic">&quot;Porter la musique partout où elle peut être reçue&quot;</span>. C'est au nom d'une éthique solide et d'une exigence artistique irréfragable que ce percussionniste de formation, grand représentant de la tradition française de direction, s'est révélé un pionnier à divers titres depuis quarante ans.       <br />
              <br />
       Quand il est appelé en 1976 dans une région Nord Pas-de-Calais frappée de plein fouet par la crise - après avoir étudié la direction d'orchestre avec Pierre Dervaux et Pierre Boulez, puis dirigé au Théâtre du Châtelet, à l'Opéra Comique et à l'Opéra de Paris - tout est à construire sur <span style="font-style:italic">&quot;les restes moribonds d'une formation radiophonique&quot;</span>. Tout est à créer : un orchestre, un répertoire, un public, une identité. Un pionnier ? Certes. Jean-Claude Casadesus comprend que, sur ces terres connues pour son histoire tragique, ses sacrifices mais aussi pour sa grande générosité, il faut aller à la rencontre de tous les publics et convaincre ceux qui sont les plus éloignés de la culture qu'ils ont aussi droit à la grande musique - qu'ils peuvent même aimer ce répertoire français (entre autres) dont l'ONL se fera l'ambassadeur, et de quelle noble manière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8649190-13645592.jpg?v=1449922834" alt="Jean-Claude Casadesus et les 40 ans de l'Orchestre National de Lille… toujours la note juste" title="Jean-Claude Casadesus et les 40 ans de l'Orchestre National de Lille… toujours la note juste" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, il est le premier à emmener son orchestre (formé à l'origine de trente musiciens et qui en compte désormais cent) en mission sur les routes et surtout dans les lieux les plus improbables alors : prisons, usines, hôpitaux afin d'apporter <span style="font-style:italic">&quot;de l'espérance dans des océans de souffrance&quot;</span>. Aujourd'hui, cet éternel &quot;jeune homme&quot; (selon le violoniste Renaud Capuçon et le pianiste Nelson Freire) de quatre-vingts ans se targue de sillonner chaque année 6 à 7 000 kilomètres par an dans la région touchant deux-cent-cinquante villes et villages et deux-cent mille auditeurs (dont quinze mille enfants). On mesure le chemin parcouru.       <br />
              <br />
       L'orchestre accueillera les plus grands chefs, les meilleurs solistes, initiera les résidences de jeunes compositeurs en 2001 - dont Thierry Escaich et Bruno Mantovani qui ne tarissent pas d'éloge sur l'homme et l'artiste - et s'imposera sur d'autres terres que septentrionales, à l'étranger (32 pays à ce jour) tout en enregistrant trente-cinq disques souvent primés. En tant que chef, Jean-Claude Casadesus est également l'invité des plus grandes formations internationales de Londres à Saint-Pétersbourg, de Séoul à Philadelphie, de Berlin à Montréal. Outre son incontestable art, sa légendaire et très humaine modestie - devant les œuvres, à l'écoute des musiciens, sur le sens de sa mission - lui a gagné l'estime et la reconnaissance de tous, l'amitié des stars de la musique classique comme celle du public. Autant dire que pour lui - puisque l'ONL est une autre famille -, trouver son successeur à la direction musicale ne sera pas tâche aisée - chose pourtant prévue dans le courant de l'année 2016.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8649190-13645635.jpg?v=1449923008" alt="Jean-Claude Casadesus et les 40 ans de l'Orchestre National de Lille… toujours la note juste" title="Jean-Claude Casadesus et les 40 ans de l'Orchestre National de Lille… toujours la note juste" />
     </div>
     <div>
      Permettez que cet article prenne un tour plus personnel. Comment oublier les émotions magnifiques pour la jeune étudiante abonnée que j'étais, quand l'orchestre jouait dans le vieux Palais Saint-Sauveur de Lille, puis s'installait dans l'Auditorium du Nouveau Siècle construit pour lui - avec Miguel-Angel Estrella, Maria-Joao Pires, Yehudi Menuhin, Brigitte Engerer et tant d'autres. Des moments inoubliables - comme ce concert où (le pianiste) Daniel Barenboim cessa de jouer avant de reprendre du début, furieux du bruit fait par un retardataire importun - pour une soirée beethovénienne parfaite. Alors oui, du fond du cœur merci Maestro ! Et bon anniversaire !       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts :</b>       <br />
       &quot;Noël en fête(s) : J. Strauss Fils, J. Offenbach, F. Lehar.&quot;       <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 16, lundi 21 et mardi 22 décembre 2015 à 20 h.</span>       <br />
       Auditorium du Nouveau Siècle, 03 20 12 82 40.       <br />
       30, place Mendès-France, Lille (59).        <br />
       <a class="link" href="http://www.onlille.com/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com</a>       <br />
              <br />
       Philharmonie de Paris le <span class="fluo_jaune">20 juin 2016</span>.        <br />
              <br />
       <b>● Richard Strauss, &quot;Ein Heldenleben&quot; ; Albéric Magnard, &quot;Chant funèbre&quot; opus 9 pour orchestre.</b>       <br />
       Orchestre National de Lille.       <br />
       Jean-Claude Casadesus, direction.       <br />
       Label : Naxos.       <br />
       Sortie : décembre 2015.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8649190-13645585.jpg</photo:imgsrc>
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